C'est en attendant un coup de fil/texto qui ne viendra plus que je commence cette chronique de concert. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas vu the National ... et comme sur cette tournée ils ne sont pas passés par Marseille j'ai bondi de joie en voyant que leur passage a Moscou coïncidait avec mon passage la bas (pour le boulot). Apres les New York Dolls (sympa) et Tequilajazzz (plus rigolo car différent) je me fais donc une joie de retrouver les new yorkais (et l'australien) sur scène. Je suis curieux de voir si ils vont un peu faire exploser ce dernier album (Boxer) un peu trop calme a mon gout ...
On arrive au club Apelsin situé en fait dans un complexe de plusieurs étages (comme B2 un peu) avec restaurants, bowling, billards etc ... En entrant dans la salle je suis frappé par l'âge du public, assez jeune malgré le prix des places élevé (l'équivalent de 60 euros si je ne me suis pas trompé dans la conversion).
Des qu'on a franchi la porte on est accueilli par de "charmantes" hôtesses en mini jupes qui nous proposent des cigarettes (gratuites) ... sinon vous pouvez aussi aller poser entre elles devant un grand panneau de pub. Il faut dire que encore plus que les autres soirs la présence de ces schtroumpfettes est justifiée, les Ailes bleues sont le sponsor officiel de la soirée*.
Déjà pas mal de monde qui est devant, collé a la scène ... du coup j'ai du mal à m'approcher et poireaute une tres grosse demi heure en attendant des les voir enfin entrer en scène. Padma et la avec son violon et ses claviers (cool !). Cette fois pas d'analyse chronologique ... juste une impression ... un peu mitigée.
Je ne sais pas si c'est moi qui en attend trop, ou si en effet j'aime moins les nouveaux morceaux que les anciens (pour moi c'est toujours Sad Songs for Dirty Lovers) mais je n'ai pas été transporté comme j'ai pu l'être plusieurs fois. Pas de Available donc, ni de Slipping husband (on ne peut pas exiger qu'ils les jouent a vie non plus ...).
Le public était véritablement a fond, chantant la plupart des paroles, brandissant les écharpes a l'effigie des 5 membres officiels du groupe, photographiant, filmant ... devant moi un couple irlandais arrivé la veille exprès pour, certains avaient imprimé une fausse setlist d’un concert précédent et l’avaient mise au pied du micro de Matt ... bref la folie, mais une folie que je n'ai pas ressenti ce soir.
Il faut dire aussi qu'ils avaient l'air un peu crevés (ce qui se voyait naturellement plus sur Matt, obligé de carburer a la vodka - red bull ou un truc équivalent). J'espérais que le fait que ce soit leur dernière date de l'année (et leur première a Moscou) allait leur redonner un sursaut de pêche, mais la tournée marathon (34 dates en 41 jours avec de gros déplacements – la veille ils jouaient en Turquie) a du être vraiment trop épuisante ...
Du coup ce manque de patate perceptible dans les transitions et sur la fin, ou Matt a carrément arrêté de chanter des morceaux, se faisait un peu sentir. Comme la dernière fois a l'EMB finalement (ou que lors de leur passage a Clermont que je découvre en validant cette chronique) ... une impression mitigée.
Content de les avoir revu et d'avoir entendus certains morceaux, mais un peu déçu pour avoir vu des shows autrement plus énergiques, habités et à l'intensité communicative. La par moment j'ai même souffert à regarder Matt s'époumoner en essayant de s'élever vers le ciel (ca m'a toujours impressionné) ...
A la fin mémorable séance de dédicace des 4 frères qui ont signé avec le sourire disques, billets, set list, carnets, etc … d’un public aux anges. Apres un jour de repos dans la capitale russe ils rentreront pour une trêve hivernale bien méritée ... reposez vous bien et revenez nous en pleine forme.
Set list recopiée telle qu'elle : Start a war, Mistaken for strangers, Secret M, Brainy, Baby, Slow show, Squailor Victoria, Abel, all the wine, Racing like a pro, Ada, Geese of ..., Apt story, Daughters of soho riot, Fake empire // Green gloves / Mr November / Virginia (or Karen) / About today
*en fait ils ont sponsorisé une bonne partie de la tournée du groupe, à une hauteur telle que c'est ce qui leur a permis de venir si loin.