Lundi 28 mai 2012 : 9070 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD.
Festa a Ballu
Marseille du 12 au 16 Octobre Musiques et danses des fêtes populaires du sud de l’Italie. De la Fiesta des Suds aux Archives Départementales Gaston Deferre, en passant par quelque bar ou local ambiancé du coeur de la ville... autant d’occasions de s’immerger dans l’atmosphère conviviale et exutoire des fêtes méridionales, et de découvrir des cultures voisines de Marseille, là bas un peu plus loin sur le même rivage méditerranéen.
Festa a Ballu
Festa a Ballu : vos critiques de concertPrésentation complète : Musiques et danses des fêtes populaires du sud de l’Italie. A la mi Octobre 2010, le collectif de musiciens Bbonu Accussi, venu tout droit du fond de la botte, sera de retour à Marseille pour d’effervescents moments de fête et de rencontres.
Après leur premier passage à Marseille en Novembre 2009 lors de l’événement In cerchiO, cette année c’est avec le projet Festa a Ballu qu’ils entraîneront au gré de divers rendez-vous, adeptes comme néophytes dans l’oeil du cyclone, au son galvanisant des musiques de leurs terres natales.
Festa a Ballu est une proposition ancrée dans l’énergie collective des fêtes populaires du sud de l’Italie. La musique et la danse dans laquelle elle entraîne tout un peuple, sont les clés de voûte de grands rassemblements qui convoquent chaque année les foules des villes ou villages de Naples à la Calabre, à d’intenses nuits et jours de fête.
Festa Ballu vient consolider et amplifier un échange qui se développe depuis plusieurs années entre Marseille et des régions du mezzogiorno italien. Autour des cultures d’ici et de là bas, des jeunes marseillais, napolitains, calabrais, salentins, musiciens, artistes ou autre, ont créé une dynamique valorisant la rencontre humaine avant tout et la capacité des cultures populaires locales à échanger et
intégrer.
De la Fiesta des Suds aux Archives Départementales Gaston Deferre, en passant par quelque bar ou local ambiancé du coeur de la ville... autant d’occasions de s’immerger dans l’atmosphère conviviale et exutoire des fêtes méridionales, et de découvrir des cultures voisines de Marseille, là bas un peu plus loin sur le même rivage méditerranéen.Plus d'info
(critique écrite le 18/10/2010 par Pirlouiiiit)
Après un rapide coup d’œil à la Fiesta, même si il ya quelques artistes que j’aurais bien aimé (re)voir, seule la soirée d’ouverture me donne la force d’aller en vélo jusqu’au Dock des Suds, et ce pour les même raisons que le Pinguin (cf sa chronique). Beaucoup des autres artistes programmées .../...
Après un rapide coup d’œil à la Fiesta, même si il ya quelques artistes que j’aurais bien aimé (re)voir, seule la soirée d’ouverture me donne la force d’aller en vélo jusqu’au Dock des Suds, et ce pour les même raisons que le Pinguin (cf sa chronique). Beaucoup des autres artistes programmées sont déjà passés à Marseille ou passent régulièrement (comme Arno). J’arrive un peu tard … à une heure (20h40) où les autres années je serais probablement resté à faire la queue une bonne heure, mais pas cette fois ! J’arrive donc au pied de la scène "chapiteau" juste à temps pour le début du set de Mouss & Hakim.
Heureusement que leurs invités ont été annoncés car je ne suis pas sûr que je serais venu uniquement pour eux. Si je les avais déjà vus (et adorés) dans un bar (le bar de la plaine) pour leur Origines Contrôlées, en revanche quelques temps plus tôt à l’Espace Julien, en ouverture de Amadou & Mariam je n’avais pas du tout accroché.
Ce soir vu qu’il s’agissait d’un best of de leurs 20 ans de musique ce fut en effet très bon. Je vous renvoie à la chronique du Pinguin pour les détails. Pas grand-chose à dire de plus si ce n’est que les deux frères sautent toujours autant (peut être un peu moins haut que 12 ans avant, mais avec le même entrain), que Magyd est toujours aussi touchant à voir sur scène, que l’émotion et la complicité était palpable (notamment quand ils étaient penchés sur les grandes feuilles sur lesquelles étaient couchées les paroles de leurs tubes que l’assistance devaient connaître mieux qu’eux). Bonne alternance entre Zebda, 100% Collègues, Origines Contrôlées, Motivés … pour un show particulièrement long, à la hauteur de l’événement annoncé.
Ensuite je suis allé faire un tour du côté de la salle des sucres où se produisait dans l’intimité (pas mal de monde, mais par rapport à l’autre scène …) Ahamada Smis. N’ayant pas eu l’occasion d’écouter son disque (étiqueté rap / slam) je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Pourtant présent sur la scène marseillaise depuis un bon moment je ne l’avais donc jamais entendu et donc encore moins vu. Tuons tout de suite le suspens en disant que j’ai été très agréablement surpris.
Scène dépouillé, debout au milieu pieds nus (qui me faisait pensé à un mélange de deux ex Saian Supa Crew) et juste accompagné par Pierre-Laurent Bertolino (ex Dupain) à la vielle à roue et de Sibongilé Mbambo aux chant/percus chacun à un bout d’une scène inondée de bleu … il nous délivrera un set particulièrement captivant. Même si je ne serai pas à proprement captivé par tous les morceaux, c’est tout de même l’impression globale que je garderai. Slam donc (à la Abd Al Malik mais aussi parfois à la Nevchehirlian) mais pas que.
Les morceaux prennent leur temps pour se lancer. Beaucoup parlent (ou en tout cas puisent leur inspiration dans les iles) des Comores, d’où il vient. Iles qu’il nous raconte un peu entre les morceaux. Cette interprétation live avec le strict minimum de samples et une chanteuse à la voix superbe, m’a donné envie d’écouter le disque. Une bien bonne surprise.
Je me rendrai ensuite au pas de course vers la scène "chapiteau" mais serait stoppé dans mon élan par Giedre qui se produisait devant le bar (elle n’était pas censé jouer plus tard ?). Set très mis en scène avec faux gazon, petits lapins et champignons, look et attitude faussement naïf, lorsque je m’approche elle est en train de parler de culotte et de tsunami et finit je crois en disant qu’elle ne mettra plus que des culottes fendues. Chanson humoristique donc, genre Anaïs en plus trash, sinon en tout cas osé. La chanson suivant parle de mec qui bave quand il dort.
Je trouve les artifices et le jeu un peu gros/forcés (je bois du produit vaisselle) pour que je puisse rentrer dedans mais elle rencontre un succès franc. "Vous êtes gentils mais c’est parce que vous êtes bourrés" répète-t-elle dit elle assez ironiquement à un par terre de mâles conquis. L’accès au devant de scène pour Gaétan Roussel étant limité à 3 morceaux je ne resterai pas plus longtemps et n’ai donc pas eu assez de temps pour me rendre compte si comme au théâtre le côté "too much" de son jeu aurait fini par passer. Finalement elle m’a fait un peu penser à Zoé.
J’arrive de l’autre côté juste à temps … Sur scène l’ex Louise Attaque / Tarmac, Gaétan Roussel est accompagné de pas mal de monde cuivre, clavier, batterie, choristes (dont l’étonnante France Cartigny dont j’avais beaucoup aimé un des albums), basse, guitare, … Ce qui me frappe tout de suite chez Gaetan c’est comme il se lâche.
A l’époque je le trouvais trop réservé ce qui donnait aux concerts de Louise Attaque ce côté trop linéaire qui n’apportait finalement rien de plus que le disque. Là il donnait l’impression de s’amuser beaucoup plus. Musicalement j’ai trouvé que ce qu’il faisait maintenant était beaucoup plus varié et qu’il y a avait un petit côté Little Rabbits (en moins rugueux peut être mais quand même).
Beau dispositif scénique, belles lumières, gros son bien électrique, bref tout ce qu’il fallait pour un bien bon concert qui comme les précédents a fait mouche me semble t il. La deuxième bonne surprise de la soirée (je ne m’y attendais vraiment pas). Je ne resterai pas jusqu’au bout étant reparti vers l’intérieur voir si par hasard Giedre était encore là.
A sa place je trouverai un groupe brésilien Roda do Samba. 5 installés en ligne percus, chant guitare. Assez traditionnel je dirais (en tout cas ça sonnait très brésilien à mes oreilles de néophyte). Gros sourires de la part des musiciens et du chanteur qui avait un petit côté Fernandel. Un musique qui doit surement mieux s’écouter en dansant que assis en train de boire un coup …
Je finirai par un dernier tour dans la salle des sucres où la Cumbia Chichara a fini de s’installer. Là encore pas forcement le genre de musique que j’écoute habituellement mais une bonne énergie sur scène. Pas mal de monde 3 trombones, un accordéon / clavier, une trompette, un clavier, un percussionniste (ex famille Tootaphon non ?), … et une chanteuse (enceinte jusqu’aux yeux) pleine d’entrain. Chant en espagnol, rythmes extrêmement dansants … je resterai un peu plus longtemps que prévu avec le sourire scotché sur le visage … comme eux.
En me dirigeant vers la sortie je jetterai un petit coup d’œil à DJ Bobzilla qui sera au même endroit que l’année dernière. Au moment de mon passage Gari sera en train de tchatcher à côté de lui, puis il enchainera sur un medley Iam qui ne pouvait que marcher … Pour ma part je retournerai à mon vélo, non sans avoir écoulé un bon paquet de tracts (pour faire connaître Concertandco et la newsletter Liveinmarseille) toujours autant amusé par la variété des réactions des gens persuadés qu’on essaie de leur vendre un truc …
Au final une bien sympathique soirée d’ouverture avec une foule fluide, un temps clément et surtout des concerts longs et plaisants.
Plus de photos de la soirée par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Gaetan Roussel : là
et une petite de Ahamada Smis : là
et une petite de Giedre : là
et une petite de la Cumbia Chichara : là