Festival de Nîmes : Vanessa Paradis - 22 juillet 2008. - Arènes - Nimes Arrivée dans l'antre magique....les arènes, pleines à craquer..ton public est fidèle au poste Vanessa, jeunes, moins jeunes, encore moins jeunes, qui t'appercoit enfin dans une explosion de lumière et de son...Lolita est la, belle comme un sorbet à la fraise en été.
A l'aise comme une sirène dans .../...
Arrivée dans l'antre magique....les arènes, pleines à craquer..ton public est fidèle au poste Vanessa, jeunes, moins jeunes, encore moins jeunes, qui t'appercoit enfin dans une explosion de lumière et de son...Lolita est la, belle comme un sorbet à la fraise en été.
A l'aise comme une sirène dans les arènes dans ton jean et ta veste léopard, le bonheur te va bien et ca se voit.
Je me débecte de ta voix langoureuse, semblant résolument plus chaude et plus mature mais aussi de ces belles plages de guitare qui parsèment ton show qui se veut plus rock and folk que pop. Tu entremèles habilement nouveautés et morceaux plus anciens et remodèle Joe le Taxi à ta sauce jusqu'à presque l'avoir en guimik dans un coin de la tête pour le reste de la soirée. Tout comme l'hypnotique Dès que j'te vois repris en boucle (ok pas bien compliqué) par tes l'ensemble de tes admirateurs.
M, pardon, Matthieu a tué M il y a quelques temps, on dira donc Matthieu Chedid, nous fait l'immense plaisir de plusieurs solo de guitare qui enflamment les foules. Il aura la délicatesse d'à peine chantonner pour ne pas te faire ombrage, nous laissant un peu frustrés, juste assez pour aller voir sur le net la date de ses prochains concerts.
Les musiciens sont exceptionnels. Un peu plus de mises en scène aurait été les bienvenues même si pour tes fans tu te suffis à toi même, mais j'ai la surprise d'un très bon moment et enfin la confirmation que tu fais partie des jolies étoiles de notre contrée.
Festival de Nimes : Mika + Yelle - 21 juillet 2008 - Arènes - Nimes Dernière chance pour moi de voir le phénomène Mika en live lors de cette ultime date francaise, avant un peu de repos et la sortie d'un prochain album. Autant dire que j'allais pas rater ca cette fois, et juger sur pièces de la qualité scénique du bonhomme que l'on m'avait si souvent vantée. Dans .../...
Dernière chance pour moi de voir le phénomène Mika en live lors de cette ultime date francaise, avant un peu de repos et la sortie d'un prochain album. Autant dire que j'allais pas rater ca cette fois, et juger sur pièces de la qualité scénique du bonhomme que l'on m'avait si souvent vantée. Dans les formidables Arènes de Nimes qui plus est, contexte idéal.
Lorsque je me pointe vers vingt heures, une première première partie est en train de jouer, apparement un groupe du cru, francais en tous cas, répondant au nom approchant de Layne ou Lain, je sais pas, et délivrant un genre de brit pop au chant un peu lancinant et trainant, pas désagréable du tout. Les zicos envoient bien, une chance pour eux de jouer devant des Arènes sold out depuis des mois. Pas encore la folie à l'applaudimètre, mais ils repartent avec un succés d'estime sympa pour eux.
La suite, c'est quarante (longues) minutes d'attente pour une blague... Alors je sais pas s'il y a des fans de Yelle dans les parages, mais comment décrire le plus poliment possible cette Lio du pauvre ?
Quand elle se ramène avec un mec aux machines, et un autre derrière une batterie simpliste, en tenue de fitness ou presque, gigotant partout, je me demande à quoi j'ai droit... (Je ne connaissais pas par avance, je tiens à le préciser). Au bout de cinq minutes, je me demande si c'est une blague. Au bout de quinze minutes je me dis que je dois etre trop vieux pour comprendre cette blague. Au bout de trente minutes, quand la moitié de l'auditorium commence à siffler, je me dis qu je ne suis pas le seul à ne pas piger la farce... Au bout de cinquante (trés longues) minutes Yelle se barre enfin !
Ca faisait un moment que j'avais pas vu une première partie se faire siffler, et encore plus longtemps que j'avais pas crié à un groupe de dégager, mais là c'etait un peu trop. Honnêtement, même si c'est Mika qui l'a choisit apparement pour ouvrir, elle n'a rien à foutre dans ces Arènes !
Musicalement ce sont des paroles assez mysogines à l'encontre des hommes, pour le peu que j'ai compris, sur des sons technoides. Pour cacher la faiblesse de la chose, le son etait très fort, et surtout empli d'ultra basses qui faisaient mal carrément ! Obligé de mettre les bouchons pour Yelle alors que je les mets rarement dans le Metal ou le rock... En allant chercher un verre au bar, un serveur disait que normalement ils devraient baisser, parce que ca tremblait pas mal niveau gradins.
Alors ce brin de fille qui remue partout a de l'energie et à l'air de se faire plaisir certes, elle réussit tout de même à faire danser et sauter une partie du public, mais cinquante minutes, c'etait une vraie torture...
Du coup, il faut attendre encore plus de trente minutes pour enfin avoir le headliner. Mais comme à chaque fois, l'audience ici est fantastique. Et plus que jamais les gens vont mettre une ambiance du tonnerre. En attendant l'artiste, ca va chanter les titres qui nous sont mis dans l'attente. Pour une fois, j'ai imaginé ce qu'aurait donné un live de Edith Piaf dans ce cadre... Lorsqu'ils ont mis "Milord" après le départ de Yelle, toutes les Arènes reprenaient en choeur le refrain, c'etait beau. Encore pire quand il y a eu "Sweet dreams". Et le plus fun, c'etait ces jeux de bras dans les gradins. Tout un coté balançait les bras d'une certaine manière, en face ils refaisaient pareil, tout le monde s'applaudissait, puis un coté faisait un autre mouvement, repris à l'opposé, et ainsi de suite, plus la ola habituelle, bref l'attente est vite passée en voyant ca de la fosse, vraiment un grand bravo à l'assistance et à l'ambiance en général, festive au possible.
A 22h35 tout s'eteint, et le phénomène se pointe sur les planches aux notes de son méga tube "Relax". Inutile de dire que c'est la folie furieuse dans la nuit nîmoise, tout le monde debout hurlant "Relax, take it ea-ea-syyyyyyyyyyyyyyyyyy" :). Le guitariste est grimé en clown des pieds au visage, la batteuse (quelle cogneuse !) est en orange fluo, les deux choristes sont en vert pailleté, y a des fleurs sur les pieds de micro, bref c'est un déferlement de couleurs chatoyantes. Et ca symbolise bien le monde de Mika. En fait ce mec c'est un gamin. Mais un gamin génial. Un gamin génial qui fait à peu près ce qu'il veut de sa voix ("Stuck in the middle", "Happy ending", "Grace Kelly"...), et qui nous entraine dans son monde acidulé, fait de marionettes géantes, d'une big girl gonflable, de peluches, de gros ballons multicolores et de bonbons balancés dans la foule...
On est un peu sur une autre planète. Mais ce qui pourrait dangereusement sombrer dans le ridicule, cadre parfaitement avec l'artiste et son energie communicative.
On m'avait raconté que c'etait une bête de scène, que j'attendais beaucoup. Bon, c'est pas Freddie Mercury, ou même le chanteur de Dionysos, mais oui en effet il assure vraiment. Il alterne pas mal de parties de piano mi-debout mi-assis, et une frénésie à arpenter la scène. Il gigote de longue. Et il emmène avec lui un public tout acquis à sa cause. C'est très plaisant à voir de l'exterieur, comme spectacle interactif.
Mais ce n'est pas qu'un show, c'est aussi une prouesse vocale, ainsi qu'une véritable qualité musicale. Outre "Relax", "Love today" est un monument de pop, "Grace Kelly" est surpenante, et "Stuck in the middle" envoie le bois comme il faut. A coté de ça, quelques balades calment un peu le jeu (mais je préfère quand ca booste chez lui), il nous reprend "Oh Champs Elysée" de Dassin en accoustique avec ses zicos aux voix (deuxième fois quils la font, après les Francofolies), il nous atomise avec une super cover de "Just can't get enough" de Depeche Mode, il revient au piano seul en rappel pour chanter "Grace Kelly" en francais, sur "Lollipop" c'est un déluge de confettis, alors que les zicos sont dans des costumes de peluches, pendant le break de "Love today" il nous démontre ses talents aux percus, dans un duel avec la batteuse, sur "Happy ending" il pousse son talent vocal au maximum, bref on ne s'ennuit pas tout du long de l'heure vingt passée en sa compagnie. Ce temps de jeu pourrait paraitre court, mais il ne faut pas oublier qu'il n'a toujours qu'un album à son actif, et non pas vingt ans de carrière (mais non je ne vise pas Police, pourquoi dites vous ca fidèles lecteurs :p).
Enfin, le fait qu'il s'exprime en francais naturellement est un plus ici, l'interactivité en est décuplée. Son allant, son energie, son coté enfantin qui n'en a que faire de ce qu'on dit, ses remerciements sincères, son plaisir total de partager ce qu'il aime faire, tout ca m'a enormément plu, et m'a convaincu que c'etait loin d'être une etoile filante dans le paysage musical actuel.
Une dernière chose pour les familles qui emmènent leurs enfants dans de grands concerts comme celui là. C'est génial de voir les bambins danser, sauter, ou sur les epaules des parents. Mais bordel de gnou PROTEGEZ LEURS LES OREILLES !!!! Même si pour Mika ce n'etait pas casse-oreilles, pour de jeunes tympans ca reste fort. Alors ne les handicapez pas pour le futur, qu'ils continuent à entendre de la bonne musique ;)
Setlist :
Relax
Big Girl
My Interpretation
Billy Brown
Holy Johnny
Any Other World
Ring Ring
Stuck In The Middle
Just Can't Get Enough
Happy Ending
Love Today
Grace Kelly
Lollipop
Lenny Kravitz - 9 juillet 2008 - Arènes de Nimes Après un an d'absence dans ce cadre fabuleux des Arènes de Nimes, me voici de retour une première fois pour enfin voir Lenny Kravitz, que j'avais toujours raté jusqu'ici.
Le temps est idéal, le concert est complet, avec une majorité de (très jolies) filles j'ai trouvé, ambiance à la cool, cadre .../...
Après un an d'absence dans ce cadre fabuleux des Arènes de Nimes, me voici de retour une première fois pour enfin voir Lenny Kravitz, que j'avais toujours raté jusqu'ici.
Le temps est idéal, le concert est complet, avec une majorité de (très jolies) filles j'ai trouvé, ambiance à la cool, cadre sensationnel, bref à chaque fois que je fais un live dans ces Arènes j'y ressens une atmosphère que je ne retrouve pas ailleurs. Alors quand en plus la prestation est monstrueuse, on touche à la perfection !! Car autant le dire d'emblée, Kravitz a tout atomisé ce soir là !
Je passe rapidement sur les premières parties, car pendant que l'ex chanteuse de Tricky, à ce qu'on m'a dit, vocalise ses parties, je suis encore en dehors du site à attendre Leslie et compagnie, moi même etant arrivé peu avant. Puis pour Asa, on rentre alors que le set est déjà entamé, et les Arènes pleines comme un oeuf ! On va quand même avoir l'occasion d'apprécier son reggae-soul-je sais pas comment définir pendant plus de 30 minutes. Cette femme a une patate d'enfer, une bonne présence, et un groupe qui assure pas mal du tout. Après je ne suis pas du tout fan du style qu'elle propose, mais au moins c'est bien joué, et ca remporte haut la main l'adhésion du public.
Le temps de se chercher une binouse, de tchatcher avec des connaissances, de parler, puis de parler encore, et puis de faire ci ou ça... Bref le temps se fait long, Kravitz se fait désirer, pratiquement une heure d'attente, ça énerve certains qui commencent à siffler gentillement. Et puis 22h30 pétantes tout s'éteint, et là on passe dans une autre dimension... Celle de Monsieur Kravitz.
Au premier coup de grosse caisse, au premier riff de gratte, à la première vocalise, on reste scotché avec Leslie... Scotchés par un des meilleurs son qui m'ait été donné d'entendre live ! Quelle puissance ! Un poil trop fort pour le premier morceau, mais vite réglé. Les basses qui font pulser les organes internes, les guitares incisives et nettes, la batterie au relief de fou, les cuivres clairs, le piano cristallin... L'ensemble quasiment parfait du fond de la fosse où nous nous trouvions. Que ça fait plaisir une telle sonorisation ! Ça ajoute le petit plus indispensable. On en reparle encore aujourd'hui ! Et j'en reparlerai comme référence pendant des années.
Le groupe est irréprochable niveau musical, niveau attitude, niveau enthousiasme, à tous les niveaux en somme. Il a su s'entourer d'une belle équipe qui le porte parfaitement. J'ai souri en voyant le gratteux soliste, en me disant qu'il avait du grandir avec des posters de Slash (Guns'n roses) dans sa chambre tellement le look et la dégaine étaient similaires :) Tignasse frisée devant les yeux, chapeau dessus, Les Paul en bandoulière, quelques poses familières, et un sacré toucher !
Alors avec tout ça, que pouvait nous proposer Kravitz si ce n'est deux heures quinze de pur plaisir ?! Facile dans ces conditions idéales d'irradier de charisme, et de faire frémir ces milliers de personnes qui lui etaient déjà acquis ! Dès le deuxième titre, "Always on the run", c'est un peu la folie totale dans le coin. Gradins debouts, ca se trémousse de toutes parts, les sourires sont plaqués sur les figures, les mains battent en rythme... Absolument tout concorde pour être un peu hors du temps, ne pas voir passer ce dernier, et se faire plaisir sans concessions ! J'ai du appeler je sais pas combien d'ami(e)s pour leur faire partager cette pure joie ! ;)
Lenny Kravitz enquille les hits à la pelle, alternant du gros rock, avec des passages plus lents, voir même un peu jazzy sur deux morceaux rallongés. C'est ce que je pourrai appeler la seule "faiblesse" du show, au milieu de ce dernier, quand ils sont partis en lente jam jazzy, qui a fait un léger temps retomber le soufflet. Mais c'est vraiment pour chipoter, car les musicos etant tellement à fond dans leur trip, on ne pouvait s'empêcher de les suivres dans leurs pérégrinations instrumentales. Lorsqu'il sussure son "It ain't over till it's over" on se croirait dans un club des années 30 où vingt mille personnes seraient parcourus de frissons et où les couples se déhancheraient lascivement. Lorsqu'il balance des riffs imparables avec ce son de gratte affolant, tels "American Woman", "Love, love, love", "Bring it on" ou l'orgasmique "Are you gonna go my way" final, on en prend plein la tronche, le coeur se décollant de la poitrine tellement ca pulse. Lorsqu'il calme le jeu en jouant "I'll be waiting" sur un piano translucide illuminé, l'audience ne fait plus qu'une personne et entonne encore et encore le magnifique refrain. Lorsqu'il envoie "Stilness of the heart" ou "Be", on ferme les yeux et on écoute ses frissons se propager partout sur sa chair. Lorsqu'il revient sur "Believe", on garde les yeux fermés et on démultplie les frissons déjà présents...
Et lorsqu'il annonce "Let love rule", on ne se doute pas qu'un moment d'anthologie live se prépare... Cette chanson, par laquelle j'ai connu le bonhomme, est fantastique à la base. Mais en concert, je la redécouvre. C'est un modèle de crescendo jusqu'à l'explosion ! Et si ce soir là elle va durer dix bonnes minutes, c'est parce que Kravitz décide de se prendre un bain de foule assez hallucinant ! Alors que les zicos vont faire grimper lentement mais inexorablement la puissance du titre, leur frontman va faire tout le tour des Arènes par les premiers gradins ! Je crois qu'avec Leslie on devait avoir l'air de deux ravis du village tellement on etait incrédules :p Il est passé sur le coté de scène, puis a longé la fosse par les premières rangées de sièges, jusqu'à descendre les escaliers du fond, c'est à dire où nous etions (Lenny à trois mètres, ca le fait pas mal ;)), pour remonter les escaliers lui permettant d'aller longer les autres premières rangées jusqu'à atteindre l'autre coté de la scène pour finir la chanson en apothéose. Les gorilles n'en menaient pas large, parce que Kravitz s'arrêtaient souvent à une rembarde pour haranguer la foule, banguer le bras en l'air au son de ses zicos continuant à jouer sur scène, un vrai furieux ! Il donnait des accolades, serrait des mains, etc... Franchement, si ça c'est pas une attitude rock'n roll, plus rien ne l'est ! Evidemment c'etait le délire total dans le public, une ovation comme j'en ai rarement entendu.
Et quand après çà, pour le dernier rappel, il nous ensorcèle avec "Believe", avant de nous achever avec "Are you gonna go my way", c'est la folie pure. Cet ultime titre remue toutes les Arènes, moi ça me fout la chair de poule de voir une telle electricité positive et de me savoir dedans, de la ressentir avec des milliers de fans.
Si je n'ai qu'un seul regret à formuler, c'est de ne pas avoir eu "I belong to you" qui me tenait à coeur, mais franchement, au vu de tout le reste, je reste scotché par un tel live, et un tel Monsieur. Courez y si vous avez l'occasion. Mille fois bravo, dix mille fois merci.
Setlist :
Bring it on
Always on the run
Dig in
Fields of joy
It ain't over till it's over
Dancin' till dawn
Love, love, love
Be
Stilness of heart
I'll be waiting
Where are we running