Présentation complète : Depuis maintenant 4 ans, le Festival Les Massiliades, organisé par des étudiants de l'Ecole Centrale Marseille, ne cesse de grandir afin de faire sa place parmi les grands rendez-vous culturels de la ville.
En s'appuyant sur un cocktail efficace mélangeant artistes de renommée nationale et étoiles montantes, le Festival a pour but de faire vivre une véritable expérience musicale. Source : Dossier de presse.
Samedi 18 Février 2012
Massiliades 2012 : Skip the use + Deluxe + Tupaga Vibration + WhiskyBaba
Whiskybaba
Rock festif & chanson française pour des saynètes comiques et oniriques.
Skip the use
Du funk au rockabilly survolté, du reggae au post-punk nerveux, électro en horizon fluo et disco en pluie paillette, avec une voix venue d’ailleurs sur des riffs de guitare acérés, rythmés jusqu'à l'outrage, Skip The Use est un shaker à genres.
Redlight + Crowne + Kabbalah + Debout sur le Zinc (Les Massiliades 2010) - 27 mars 2010 - Espace Julien - Marseille (critique écrite le 11/04/2010 par pirlouiiiit)
Grosse grosse soirée à nouveau à l’Espace Julien. Le lendemain de la soirée Nova (que j’ai séché cette année malgré la présence de Kid Francescoli et des Chinese Men que je n’ai donc encore jamais vu en live, pour aller à la place découvrir la Noche) c’est au tour de l'école Centrale Marseille .../...
Grosse grosse soirée à nouveau à l’Espace Julien. Le lendemain de la soirée Nova (que j’ai séché cette année malgré la présence de Kid Francescoli et des Chinese Men que je n’ai donc encore jamais vu en live, pour aller à la place découvrir la Noche) c’est au tour de l'école Centrale Marseille d’investir le lieu pour un festivbal d’un soir qui regroupe pas moins de 4 groupes allant du local au (inter)national. Sortant tout juste du Daki Ling où je viens de me marrer à écouter le spectacle Paco chante la Paix, j’arrive alors que le premier groupe est déjà sur scène.
Redlight c’est ce groupe que je ne cesse de rater. Bien failli les voir après Watine au Lounge, mais j’étais retourné à l’anniversaire de Massilia Burning / Chavana à la Machine à Coudre et ce n’est donc que tout récemment, après avoir écouté leur album disponible en libre téléchargement sur leur site, que j’ai pris un bonne petite claque avec leur EP What’s going on ?. Sur scène ils sont donc 6 : 1 chanteur, 2 guitariste, 1 bassiste, 1 batteur et 1 clavier.
Il est amusant de remarquer que dans les rangs de ce groupe résolument rock on trouve quelques musiciens qu’on a plutôt l’habitude de voir dans le " reggae " (au sens large). Ainsi le clavier fait partie (entre autres groupes) des excellentissimes Sons of Gaïa et le bassiste est un des chanteurs du non moins excellentissime Cor de la Plana ! Sur la grosse scène bien éclairée de l’Espace Julien il peuvent donner la pleine mesure de leur rock
" west coast " comme j’avais aimé le qualifié précédemment.
Les titres de l’EP sont bien évidemment à l’honneur mais aussi ceux de l’album … dont certains un peu plus electro comme le tres chemical brothers au titre provocateur rock is dead. Je découvre que des passages que je pensais samplés sont en fait chantés par le batteur. Sur premier rang (tenu a 3 metres de la scène à cause d’une banderole de pub qui s’est décrochée) on remarque une brochette de fans enthousiastes. Et sur les rangs suivant l'accueil est plutôt chaleureux aussi. Je ne sais pas si la plupart des gens font partie d’écoles d’ingénieurs mais ça ne ressemble pas au public “habituel” de concerts (ne chercher aucun sous entendu là dedans c’est juste une impression).
Après Redlight ce fut au tour de Crowne groupe anglais dont je n’avais jamais entendu parler avant ce soir. D’après les échos que j’en ai ils sont plutôt cools en loges. Tant mieux. Sur scène ils sont 4 : le classiques guitare / chant, guitare, basse, batterie. Mes yeux se braquent instantanément sur le chanteur ou plus exactement sur sa guitare et sa tenue. C’est bête mais c’est comme le physique c’est la première chose qu’on voit lorsqu’on rencontre quelqu’un. Dans ce cas guitare motif cachemire rouge/rose, t-shirt à carreaux rayés (bleu électrique), pantalon à carreaux marron et chaussures en toile à motifs ... waw !
Musicalement c’est très pop anglaise ... le chanteur est à fond et visiblement très content d’être là. Les autres musiciens sont plus discrets. Un bon petit groupe (grandissant) au pied de la scène semblera plus sensible à la musique que moi ... fatigué et affamé j’irai faire un tour au Café manger une crêpe ! Lorsque je reviens dans la salle le groupe reprends son tube qui doit s’appeler Mexico avec l’aide du public pour les refrains. Sympa et entrainant en effet !
Suivra une longue attente pour le changement de plateau ... pendant laquelle une fanfare compose d’élèves de Centrale (j’imagine) déguisés genre Marcel et Son Orchestre / Raoul Petite voire Village People (selon les musiciens) nous fera quelques classiques (genre Kusturica) au fond de la salle. Bonne idée mais un peu court pour combler le temps (qui me semble long) avant le set de Kabbalah.
Kabbalah dont j’étais impatient de découvrir le nouveau set. En effet je ne les ai plus vu depuis 3 ans (c’était du temps où l’ Intermédiaire faisait encore des concerts avec des groupes à instruments – je les taquine apparemment les nouveaux propriétaire ont décide d’en refaire de temps en temps) et les 2 titres promo sur lesquels j’étais tombé tranchaient pas mal avec le son de Shlomo leur premier album. Seulement lorsqu’ils arrivent sur scène je ne suis plus très réceptif. Jolie entrée en matière avec la violoniste en rouge avec un micro fleuri qui joue d’une boite à musique pourtant ...
Il me faudra quelques morceaux pour rentrer dedans et ce n'est finalement que vers la fin du set que j'apprécierai vraiment. Il faut dire que le mélange jazz, hip-hop, klezmer, … est assez osé. Par moments je regrette que tous les textes soient en hébreu car évidemment je ne les comprends pas. En tout cas si Stéphane (chant, guitare, mandole, ...) et Uli (saxo, xylophone, chant, flutes, …) occupent le devant de la scène, la violoniste (dont j'ai oublié le nom) ne passe pas inaperçue, pas plus que la paire rythmique toujours aussi en place.
Finalement sur l'ensemble du set je ne noterai pas un grosse différence par rapport à avant, peut être justement car ils ont fait pas mal d'anciens morceaux. En tout cas moi qui pensait que le public étudiant serait peu réceptif, je me suis bien trompé. Tant mieux !
S'en suivra une très très longue attente rideaux fermés pour que Debout sur le Zinc se mette en place. La première fois que je les avais vu c'était à l'Intermédiaire en 2001 puis au Poste à Galène 3 ans plus tard. Il semble que leur popularité s'est encore accrue si j'en juge par le nombre de personnes qui se pressent maintenant sur les premiers rangs. Je m'attendais à un groupe de " chanson réaliste " à la Têtes Raides et j'ai (re)découvert ce soir un groupe beaucoup plus varié ! Chanson avec instruments traditionnels certes mais avec des côtés très rock par moments.
Toujours les même musiciens qu'à l'époque avec notamment le (contre)bassiste qui fait peur ;-) Si il semble y avoir un " leader " (chanteur, violoniste, flutiste, …) mais il n'est pas le seul à chanter et sait s'effacer lorsque le " lead " est assuré par le guitariste ou le clarinettiste. Une patate pas possible, un rythme de folie, un set millimétré mais spontané … et un public (souvent jeune) logiquement à fond qui connait pratiquement toutes les paroles par cœur !
Je ne resterai pas jusqu'au bout, à bout de forces mais non seulement je comprends l'engouement du public pour ce groupe mais je le reverrais bien à l'occasion, mais si possible pas après 3 autres groupes. Bref une bien jolie soirée que ces Massiliades avec une programmation riche et variée ! Vivement les prochaines.
Les Massiliades : Rom Buddy Band + Solat + Les Hurlements d'Léo + Big mama - 17 Avril 2009 - Espace Julien - Marseille (critique écrite le 24/04/2009 par Ivan 13RU) Arrivée sous une pluie battante avec mon acolyte et ami Bertrand Mariette un micro stop au "Petit Pernod" avant d'arriver au guichet très bon accueil d'un des employés qui nous file les accrédit’ avec la mention "presse" une petite visite des back stages accompagné de ce dernier et c'est avec un .../...
Arrivée sous une pluie battante avec mon acolyte et ami Bertrand Mariette un micro stop au "Petit Pernod" avant d'arriver au guichet très bon accueil d'un des employés qui nous file les accrédit’ avec la mention "presse" une petite visite des back stages accompagné de ce dernier et c'est avec un certain plaisir que nous endossons le rôle de reporter ainsi confié. Direction la salle où nous sommes surpris par le fait d'apprendre que nous avons loupé le premier groupe Milska groupe de fusion metal-rock reggae qui parait qu’il ont été aussi éclectique dans leurs sons que dynamiques sur scène...
Et oui…l'habitude des démarrages de concert tardifs nous à trahie mais passons, la salle est déjà bien pleine les gens réceptifs les lumières faibles et le doux chant de la voix du Rom Buddy Band nous emporte avec ses ballades, oscillant entre mélancolie et joie sur des tonalités funk reggae rock le tout sur de longs accords de basse et de guitare. Un rock introspectif, doux mais engagé.
Un début calme donc mais bien prenant. Entracte, direction le bar histoire de s'hydrater puis petite pause clope au compte goutte (10 par 10 certainement pour éviter les nuisances).
Heureusement il ne pleut pas, l'occase de faire quelques rencontres sympas et de prendre la température qui est déjà assez élevée...
Retour à la scène et arrivée des zikos de Solat avec des styles vestimentaires très différents. Le chanteur arborant un masque blanc avec une clef de sol stylisée noire lui couvrant la moitié du visage donne le ton direct avec une petite session beatbox bien maîtrisée en guise d'intro puis les musiciens suivent sur un beat hip-hop agrémenté de gros rifs de guitare une amalgame qui prend très bien et ne manque pas de faire soulever le public.
Des lyrics engagés qui dénoncent le star system le profit aveugle et l'injustice générale. Une prestation bien pechue allant du reggae en passant par le rock et le hip hop un savant mélange très harmonieux qui à fait jumper l'Espace Julien !!!
Entracte 2° partie et surprise une fanfare (celle de l'Ecole Centrale de Marseille qui pour info est le principal organisateur du festival) se forme juste derrière nous.
Nous étions au niveau de la rambarde qui délimite la fosse il nous à juste fallu faire un demi tour pour profiter du spectacle et en quelques minutes les gens en "retrait" finissent par se laisser prendre dans l'euphorie provoquée par les cuivres et les tambours. Il faut dire que le public avait déjà eu de quoi faire avec Solat . Une entracte comme on aimerait en voir plus souvent.
Hydratation oblige et arrivée des Hurlements d’ Léo : tête d'affiche de la soirée acclamation de rigueur.
Les Hurlements d'Léo ne sont plus à présenter. Groupe Bordelais fidèle des festivals et de la chanson française, au style festif et entraînant.
Textes touchants, mis en avant par un phrasé parlé et des instruments légèrement en retraits. Heureusement, les cuivres sont toujours là pour dynamiser le tout et égayer l'atmosphère parfois légèrement pesante mais le résultat est là, la communion se fait ; Une bande de musiciens nous racontant leur vision de la société d'aujourd'hui sur des rythmes endiablés et ben ça donne envie de danser !!!!
A fortiori quand les textes et les revendications sont criants de vérités et d'espoir ... Un beau voyage musical reggae ska rock tzigane javano français rien que ça !!!
Juste le temps de nous remettre de nos émotions direction le bar où "Marabout funk system" envoie des galettes funk afrobeat hip hop qui maintiennent la "pression" c'est le cas de le dire...
Grosse ambiance au bar résolument positive qui nous aura mis en condition pour la dernière partie : Big mama qui parallèlement à leur carrières sont aussi à l'origine du Label "Big mama records" fort de deux compiles "fFench reggae party" et "Mano negra illégal" qui on eu un réel succès au près du public...
Les parigots au style Ska-rock-punck-jamaïcano-reggae franco populaire nous on livré une prestation énergique et parfois sombre mais sacrément efficace un petit bémol tout de même les voix étaient complètement étouffées par le niveau des instruments beaucoup trop fort... et les rythmes très rapides mais relativement linéaires on eu pour ma part et paradoxalement l'effet inverse de ceux recherchés par le groupe ; nous faire danser jusqu'au bout !!! Serai-ce la fatigue qui voulait s'exprimer je ne saurais vous dire...
Une chose est sure c'est que les Massiliades nous ont concocté une savante programmation qui à réconcilié les sceptiques et les convaincus que la fusion musicale peut et devra mettre tout le monde d'accord sur un fait : le mélanges des styles et des couleurs ; c'est la plus naturelle des évolution.