du 1er au 4 Juin - Pennes Mirabeau (13) Unique dans le Sud de la France, original et éclectique, le Prog'sud, festival international de Rock Progressif, est devenu, au fil des éditions, un rendez-vous incontournable dans le circuit progressif mondial et rassemble chaque année un public varié, de tous âges, enthousiaste, curieux et heureux de découvrir cet autre univers musical …
Présentation complète : Le festival PROG’SUD est un festival éclectique car diverses tendances du Rock Progressif y sont présentées par des groupes talentueux à (re)découvrir.
C’est un festival international : depuis la première édition, le public a pu (re)découvrir et apprécier des groupes venant de Marseille et de sa région, mais aussi de toute la France, des Pays-Bas, de Hongrie, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, d’Israel, du Mexique, du Chili, du Pérou, du Brésil, d’Argentine, des Etats-Unis, de Pologne, de Finlande, du Japon, de Suède …
Le festival PROG'SUD a reçu des groupes prestigieux du courant progressif tels que SOFT MACHINE, CARAVAN, Tony LEVIN Band, Jerry MAROTTA, ANGE …
Mais il est surtout, un festival de découvertes : certains groupes invités se produisent pour la première fois en France.
Source : Dossier de presse
La dernière édition
Me 01 juin 2011 (20h30) Tokamak + Eclat + Guillermo Cides
Festival Prog' Sud: Quantum Fantay + Special Providence + Lazuli - 02 Juin 2011 - Jas Rod - Les Pennes-Mirabeau (critique écrite le 04/07/2011 par The Duke Of Prunes) Le Prog’ Sud est un festival particulier pour moi, et, je pense, pour tous ses habitués. Un festival où l’on se rend autant pour la musique que pour l’ambiance et les rencontres. Il faut dire qu’il s’adresse à une petite famille, celle des amateurs de rock progressif. Et lorsque j’utilise le mot .../...
Le Prog’ Sud est un festival particulier pour moi, et, je pense, pour tous ses habitués. Un festival où l’on se rend autant pour la musique que pour l’ambiance et les rencontres. Il faut dire qu’il s’adresse à une petite famille, celle des amateurs de rock progressif. Et lorsque j’utilise le mot "famille", c’est à dessin, tant l’ambiance du Prog’ sud est familiale justement. On y croise, d’année en année, le même public, les mêmes gens, et quelquefois (c’est parfois dommage) les mêmes groupes…
C’est aussi un festival de découverte. J’y ai parfois vu les pires groupes que j’ai jamais vu sur scène, mais surtout j’y ai eu, chaque année, de vrais coup de cœur, les meilleures découvertes que j’ai fait sur scène !!!
En bref, le Prog’ Sud, c’est une sorte de pochette surprise. Certains groupes vous laisseront de marbre, certains vous feront passer un très bon moment, certains vous feront tellement rire que, des années plus tard, vous en reparlerez avec vos amis, et d’autres vous toucherons profondément… Et entre les concerts (ou pendant, lorsque le groupe ne vous accroche pas), vous discutez avec des ami et des habitués que vous retrouvez chaque année au Jas Rod. A mes yeux, c’est tout cela qui fait du Prog’ Sud un festival qui a une âme !!!
Ce soir, trois groupes : Deux découvertes, Quantum Fantay et Special Providence, et un coup de cœur, que je suis depuis quelques années déjà, Lazuli.
Tout jute le temps de manger une grillade, et Quantum Fantay démarre la soirée. Le groupe Belge propose un rock instrumental à base de guitare, basse, batterie, et clavier donc. Des morceaux complexes, de nombreux solos, un claviériste entouré de quatre claviers, nous sommes bien face à un groupe de rock progressif. Si je trouve le premier morceau sympathique, je me lasse toutefois rapidement du groupe. Les morceaux s’enchainent et se ressemblent tous, tout comme les solos. L’ensemble ne respire pas, ne prend pas le temps d’accrocher le public, pas de thème ou de mélodie marquantes, pas de respiration ou de relâchement. Dommage. Reste que le groupe fait preuve d’humour et de bonne humeur sur scène.
Après une petite pause, et un changement de plateau plus tard, Special Providence prend la relève. Le groupe Hongrois nous propose, lui aussi, un rock progressif instrumental, somme toute assez classique. Mais là où je trouvais l’exercice insuffisamment abouti chez Quantum Fantay, Special Providence fait preuve de plus de maturité. Les thèmes se discernent mieux, les morceaux sont plus variés, les ambiances plus changeantes, et les solos prennent le temps de s’installer, tout en évitant de sombrer dans la démonstration stérile. On sent chez les Hongrois des influences jazz-rock, qui participent, sans nul doute, à la diversité de leur propos. Stylistiquement, ce n’est pas ce que j’affectionne particulièrement dans le "prog", mais force est de constater que le groupe assure parfaitement son boulot, et, pour qui aime le "rock à solo", Special Providence est un groupe qui mérite d’être découvert !!!
Vient, enfin, le tour de Lazuli. A ce stade, je me dois de dire que je ne peux, en aucun cas, être objectif concernant ce groupe. Découvert il y a quelques années, au Prog’ Sud justement (quand je vous disais que j’y ai fait certaines de mes meilleures découvertes), je n’ai, depuis, plus cessé de suivre le groupe, j’ai enregistré dans leur studio et les considère aujourd’hui comme des amis.
Ceci dit, je ne suis pas le seul à avoir eu un coup de cœur pour le groupe. Les Gardois sont devenus, depuis leur premier concert au Prog’ Sud en 2006, la coqueluche du festival (c’est leur troisième passage). Le groupe joue donc, pour ainsi dire, à domicile ce soir, devant un public d’habitués, déjà conquis à leur univers ?
Reste toutefois que, depuis leur dernier passage, Lazuli a vu partir la moitié de son effectif : Le percussionniste, le vibraphoniste et le "stickiste" (qui était passé à la Warr Guitar), sont partis, et ont été remplacés par un batteur (qui joue aussi du marimba) et un claviériste (qui joue aussi du cor). Ce soir, le groupe présente donc les "nouveaux" musiciens à la famille, ainsi que les titres de leur nouvel album "4603 battements".
Dès le premier morceau ("Je te laisse ce monde"), Lazuli prouve que leur univers est intact. Mélange improbable de world-music, de métal, de rock, de chanson française, de musique électronique, de rock progressif (quand même), la musique de Lazuli réussi le pari impossible de marier tous ces styles sans jamais tomber dans le stéréotype ou dans le catalogue de "genres". Leurs influences, au contraire, s’avèrent totalement intégrées, digérées et, mêlées les unes aux autres, forment un univers propre au groupe, et en cela difficilement descriptible à qui n’a jamais entendu le groupe. Une musique épique, forte, parfois mélancolique et qui sait être aussi douce qu’elle a été violente l’instant d’avant. Le tout servi par un son impressionnant en live !!! Une musique à découvrir sur scène surtout. Généralement, ceux à qui j’ai fait écouter les disques ne comprennent réellement mon engouement et ne découvrent réellement le groupe qu’après les avoir vu sur scène. Ce constat étrange (et confirmé cette fois encore) vient sans doute du blocage de certains face au chant "en français", trop connoté "chanson française" pour certains amateurs de rock. La puissance scénique du groupe a toutefois tôt fait de conquérir les plus réfractaires à la francophonie.
Visuellement, si la présence sur scène d’une batterie et d’un clavier est un peu plus "classique" que l’ancienne mouture du groupe, le groupe n’a pas perdu leur impact scénique !!! Et puis, de toute façon, la Léode sur scène reste, encore et toujours, impressionnante !!! La Léode ? Un instrument unique, créé par Claude Leonetti suite à un accident. C’est en quelque sorte un contrôleur MIDI tactile, assez proche du stick Chapman en apparence… Difficile à décrire pour qui ne l’a pas vu en action. Il y a toutefois une très bonne vidéo de présentation de l’instrument, que vous devriez pouvoir trouver sur la toile en recherchant "une petite histoire de la Léode".
Bref, une nouvelle fois, Lazuli a confirmé la place particulière qu’il occupe au Prog’ Sud, et dans le milieu du rock progressif en général. Les nouveaux venus dans le groupe sont adoptés, et on attend avec impatiente de les retrouver sur scène !!! En attendant, le nouvel album continue à tourner sur ma platine…
Lazuli (Festival Prog'Sud) - 23 mai 2009 - Jas'Rod - Les Pennes-Mirabeau (critique écrite le 27/05/2009 par Mcyavell) En revenant jeudi de la deuxième soirée de Prog’Sud (qui était censée être la seule à laquelle j’assisterais), je ramène un festivalier tout content de trouver une voiture pour rentrer à Marseille. Patati patata, "Quoi ? Tu connais Van Der Graaf Generator ?" (je le tutoie), patati patata "Quoi ? .../...
En revenant jeudi de la deuxième soirée de Prog’Sud (qui était censée être la seule à laquelle j’assisterais), je ramène un festivalier tout content de trouver une voiture pour rentrer à Marseille. Patati patata, "Quoi ? Tu connais Van Der Graaf Generator ?" (je le tutoie), patati patata "Quoi ? Vous ne connaissez pas Lazuli ??" (il me vouvoie) "Ils sont venus ici il y a trois ans, c’était géant, ils repassent samedi, vous ne devez pas rater ça !" Moi, samedi, j’ai Francesco Bearzatti à Vitrolles. Mais la nature est bien faite et à la sortie de mon concert, je n’ai que 10 kilomètres à parcourir pour mourir moins bête.
Pour le groupe japonais (Rough & Ready), c’était cuit. Mais j’espérais arriver à temps pour la fin des Espagnols de Psicotropia. Amis lecteurs, n’hésitez pas à faire un ajout ci-dessous pour décrire leur performance car je suis arrivé au moment-même où Lazuli entrait sur scène dans la liesse générale. Je devais être un des rares spectateurs à ne pas les connaître. M’en fous, je suis sûr qu’eux ne connaissent pas Bearzatti.
Dès le titre introductif, Laisse Courir, je suis conquis par la léode de Léonetti Claude, instrument qu’il a conçu à la suite d’un accident de moto qui l’a privé de la maîtrise de sa main gauche. Ses sonorités m’évoquent la guitare de Steve Hackett qui essaierait de communiquer avec des baleines. Au jeu de l’instrument le plus original, il devance de peu Sylvain Bayol avec sa Warr guitar, genre de Chapman Stick avec plein de cordes qui doit peser l’équivalent d’un sanglier.
Achevons le chapitre visuel avec le soin indéniable que porte chaque membre du groupe à sa coupe de cheveux. A noter que le dissident capillaire, Yohan Siméon, avec sa coiffure de gendre idéal, est cantonné au fond de la scène, là-bas, au fond à gauche, dans le noir et derrière sa batterie. Bien fait ! L’autre percussionniste (Frédéric Juan) a fait des efforts, lui, de même que Dominique, Claude, Sylvain et Gédéric Byar (guitare).
Parlons plutôt musique : du vrai bon rock progressif avec des débuts de morceaux à la limite de la berceuse. Et puis ça monte, ça monte : six instruments, ça peut faire du bruit, sans compter que la voix de Dominique Léonetti monte aussi en puissance pour crier son message. On pense évidemment à Ange mais avec une voix plus proche de celle de Christophe que de celle de Christian Descamps.
D’ailleurs, ils font une reprise de Capitaine Cœur De Miel. La merveilleuse léode de Claude Léonetti fait cette fois penser aux envolées floydiennes avant que son frère ne m’arrache une larme "Je crache, je râle, poussière dans l’absolu, j’ai le cœur qui remue le couteau dans la plaie…"
Dans le rock progressif, plusieurs écoutes me sont souvent nécessaires pour apprécier. Pourtant Amnésie a fait mouche au premier coup. En revanche, Cassiopée que le public réclamait depuis un moment ne m’a plu que grâce à son putain de final et Mal De Chien m’a laissé sans réaction alors que la salle croulait sous les applaudissements. Les connaisseurs, eux, n’avaient pas besoin de prompteur pour chanter en même temps que Dominique.
Commencent les rappels qui au final dureront pratiquement aussi longtemps que le set.
D’abord trois titres, puis deux dont Mon Marim’Ba avec Alain Chiarazzo (du groupe Eclat et G.O.) en septième percussionniste. Tout le monde a alors troqué son instrument contre des baguettes autour de Frédéric et le résultat est bluffant.
Mais les festivaliers veulent raccourcir le temps d’attente avant la onzième édition. Alors, le groupe montre qu’il n’est pas pressé de rentrer à Alès et leur offre encore deux nouveaux titres.
Le son était encore excellent. Ce soir, l’ingénieur du son était celui de Lazuli. Pour jeudi, j’ai fait ma petite enquête. C’est Ali Laouamem qui était aux commandes aidé au retour par Dany Deroulle (ce dernier a fait les 10 éditions de Prog’Sud). Ils symbolisent à eux deux l’efficacité de toute une équipe emmenée par Eliane.
Le plus bel hommage aux organisateurs a été rendu par Lazuli : le groupe n’a pas oublié que c’est ce festival qui leur a donné leur première chance. Ils ont choisi comme lieu et date pour la sortie de leur nouvel album… ce soir, 23 mai au Jas’Rod ! Respect.
Setlist : Laisse Courir / Film D’Aurore / Mal De Chien / L’Impasse / Capitaine Cœur De Miel / Le Repas De L’Ogre / L’Arbre / On Nous Ment Comme On Respire / La Vie Par La Face Nord / La Belle Noirceur / Amnésie / Cassiopée
Rappels : En Avant Doute / Abime / Aimant / Essentiel / Mon Marim’Ba / Chansons Nettes / La Valse A Cent Ans
Festival Prog'Sud : Sylbàt + The D Project + Eclat - 21 mai 2009 - Jas'Rod - Les Pennes-Mirabeau (critique écrite le 23/05/2009 par Mcyavell) Dixième édition du Festival Prog’Sud et la première pour moi. Le rock progressif, c’était ma nourriture exclusive à la fin des 70’s. Depuis, mes goûts se sont diversifiés au point que je n’en écoute pratiquement plus. Mais la nostalgie surgit en lisant les fiches sur l’historique de cette musique .../...
Dixième édition du Festival Prog’Sud et la première pour moi. Le rock progressif, c’était ma nourriture exclusive à la fin des 70’s. Depuis, mes goûts se sont diversifiés au point que je n’en écoute pratiquement plus. Mais la nostalgie surgit en lisant les fiches sur l’historique de cette musique exposées sur les murs du Jas’Rod : Genesis, Yes, King Crimson, bien sûr et… Van Der Graaf Generator, MON groupe culte.
J’ai raté hier soir Tony Levin (pour la bonne cause) et les échos sont très bons. Il a paraît-il terminé son set en jouant du King Crimson et "c’était grand" me dit un festivalier.
Soirée 100% francophone ce soir, la seule du festival. Vont en effet se succéder deux groupes français et un groupe québécois.
Sylbàt, groupe breton nous propose du rock progressif celte. Le premier titre, Bullmachine ne me laisse rien augurer de bon avec son thème répétitif joué successivement à la harpe (Clotilde Trouillaud) et à la guitare (Hélène Brunet). De plus, le final dudit morceau arrive comme un cheveu sur la soupe. Et puis ils ont la bonne idée de poursuivre avec La Valse Des Loups, pièce d’un tout autre calibre dans laquelle Clotilde, en solo à la harpe en intro nous fait tomber sous le charme. Une jolie mélodie un peu trop musclée à mon goût par la basse d’Hilaire Rama et la batterie de Patrick Boileau qui gagneraient à être plus subtiles.
La harpe, habituée à un climat plus océanique que méditerranéen devra régulièrement être accordée en tout cas au début du set. Le chaud et le froid, c’est aussi au sens figuré dans ce que nous propose le groupe. Le froid, ce sont des titres pas transcendants comme La Gigue Hantesque (humour breton), Menn ou Magmafrica (joué en rappel) dont le joli final ne fait pas complètement oublier le début… Je préfère m’attarder sur le chaud : de véritables réussites comme Androïde (encore un jeu de mot, l’An-Dro étant une danse bretonne). Les doigts de fée de Clotilde Trouillaud parcourent les cordes de la harpe. Cette fois-ci, la rythmique est à l’unisson et le crescendo du morceau me donne des frissons dans le dos.
C’est en plus le moment que choisit Hélène Brunet pour nous gratifier du plus beau solo de guitare de la soirée. Avec ses sonorités à la Robert Fripp, on aurait souhaité qu’il ne s’arrête jamais. Aussi à l’aise quand elle joue du laúd, elle était aussi en solo hier dans la soirée inaugurale. Je vais finir par regretter d’avoir participé à une bonne cause…
Après cette prouesse, elle va boire un coup. Pas de répit en revanche pour "Mélisande" Trouillaud qui nous fait une démo de virtuosité sur Mara, le morceau titre de leur opus. Mara est une petite fille curieuse, fil conducteur de l’album.
Je garde le meilleur pour la fin, la sublime Marche Des Sept Pas. La ligne mélodique, l’enchaînement harpe/guitare, le solo d’Hélène Brunet, les changements d’intensité, tout y est parfait.
Quand tout sera de ce calibre, le rock progressif sera breton.
Les québécois de D Project emmenés par Stéphane Desbiens (d’où le D) se produisent ce soir en France pour la première fois. Le premier titre joué, tiré de leur premier album, est très pêchu grâce à la guitare, la basse et la batterie. Les claviers enregistrés et le violon adoucissent un peu le propos.
On ne peut omettre d’évoquer David Gilmour lorsque Stéphane Desbiens joue de la guitare. Même sonorité, même capacité à faire pleurer un instrument qui ne lui a rien fait. C’est beau. Il pourrait s’en contenter et s’abstenir de jouer du piano (comme sur Red Mountain titre qui évoque l’Everest, montagne qui semble le fasciner). La maîtrise y est beaucoup moins grande (on va dire que c’est parce qu’il n’enlève pas sa guitare pour pianoter et que ça le gêne pour jouer). Il chante aussi. Si à l’issue de la soirée j’en arrive à avoir préféré les deux autres groupes (exclusivement instrumentaux), je me demande si ce n’est pas un peu à cause de son chant qui, sans être désagréable, ne casse pas trois pattes à un canard. Mais les compositions sont de qualité (Shimmering Lights, Radio Sherpa (instrumental), et le remarquable Hide From The Sun joué en final) et toujours ponctuées d’un long solo de Stéphane Desbiens (sa silhouette conjuguée aux effets de lumière et au son de guitare m’ont fait apparaître DG plusieurs fois dans la soirée).
L’originalité du groupe vient du Chapman Stick à 8 cordes de Mathieu Gosselin sur lequel il exerce un tapping à deux mains lui permettant de jouer de la basse de la main gauche et de la guitare de la main droite. Situé juste en face de lui, je n’ai pas perdu une miette de sa technique.
Pas de rappel pour ce groupe (il se fait tard). En regardant les affiches près de la buvette, je vois qu’Eclat se produit dans ce festival pour la septième fois. Ce soir se conjuguent deux événements : les dix ans de Prog’Sud et les vingt ans du groupe qu’ils ont choisi de fêter ici et nulle part ailleurs.
Ils vont nous proposer un survol de ces 20 ans, de Circus (1990) à l’époque où ils s’appelaient Eclat De Vers à des titres très récents (dont un hommage à la maison de disque qui les supporte depuis tant d’années) en passant par La Machine et Mare Nostrum (1997), Le Cri De La Terre, Tri Un, Energies et Mr Z. (2002).
Appuyée sur une rythmique particulièrement efficace (Fred Schneider/basse et Marco Fabbri/batterie), les claviers de Thierry Massé et la guitare d’Alain Chiarazzo jouent de fort sympathiques thèmes mélodiques. Encore une fois, c’est la guitare qui se taille la part du lion avec des soli magiques d’Alain. A noter que j’ai rarement –peut-être même jamais- assisté à un concert avec un son aussi pur. Fred est tout fier de jouer une ballade de sa composition (Médication ?) et lui aussi fait du tapping sur sa basse à 5 cordes (avec une corde en trop comme il dit).
Le jeu d’Alain me fait sur certaines pièces ;-) penser à Gilmour, sur d’autres à Santana (la moustache doit y être pour beaucoup). Les deux hommages de la soirée (Mr Z. à Frank Zappa et surtout Saboka Song (?) à Jerry Marotta m’ont laissé pantois. J’en oublie presque que leurs transitions étaient interminables. C’était peut-être dû à l’émotion provoquée par leur anniversaire. Jean-Marc Nègre les rejoint pour le seul moment vocal du set puis deux ados qui n’étaient pas nés aux débuts d’Eclat déploient une banderole pour célébrer l’événement. Alain Chiarazzo profite du rappel pour gagner le jeu des plus belles distorsions de guitare de la soirée.
Tous les artistes montés sur scène ont tenu à remercier l’accueil et l’organisation, notamment Eliane, à l’origine du projet. Il est vrai que la programmation, le site, la buvette/buffet (irrésistible et délicieuse assiette provençale !) et la qualité du son aident à comprendre la fidélité des spectateurs et de certains groupes à ce festival.