Le Tour du Pays d'Aix
Pays d'Aix (13) du 30/10 au 19/11
L’association Aix'Qui ? propose, avec cette opération itinérante, de découvrir de jeunes groupes amateurs du coin aux côtés de groupes à la notoriété nationale, voire internationale.
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Le Tour du Pays d'Aix
Le Tour du Pays d'Aix : vos critiques de concert
Présentation complète : Cet automne, le TPA - Tour du Pays d'Aix - reprend la route ! Direction Aix, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Peynier, Peyrolles, Saint-Cannat et les Pennes-Mirabeau. Du hip-hop d’Akhenaton et Faf Larage, au jazz d’Erik Truffaz, la programmation est comme toujours très éclectique. Le tout à un tarif défiant toute concurrence !
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Vieux Farka Touré + Edwin Denninger + Monkey Peeler
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Rastyron & Toko Blaze & Toko Blaze & Saïd & Margaux Simone & Bru & Chaps & Jo Corbeau + Boukan Bucal + Mc Babou & Doc Bernie
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Zone Libre vs Casey & B. James + Solat
11
Vendredi
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2011
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novembre
2011
[21h]
General Elektriks + Antonionian + Deluxe (Complet)
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Le Tour du Pays d'Aix : vos dernières critiques de concert
10 avis et critiques de concert
Erik Truffaz - Les Combis Bleues (Le Tour du Pays d'Aix) - 19 Novembre 2011 - Jas'Rod - Les Pennes Mirabeau 


(critique écrite le 18/12/2011 par Ysabel)
Une seconde soirée pour nous organisée par l'association Aix’Qui, toujours dans le cadre du Festival du Tour du Pays d'Aix ... Mais qui a lieu au Jas'Rod des Pennes Mirabeau cette fois. Une drôle de salle vu de l'extérieur, mais qui est vraiment très sympa une fois qu'on y est. Une scène de belle .../...
Une seconde soirée pour nous organisée par l'association Aix’Qui, toujours dans le cadre du Festival du Tour du Pays d'Aix ... Mais qui a lieu au Jas'Rod des Pennes Mirabeau cette fois. Une drôle de salle vu de l'extérieur, mais qui est vraiment très sympa une fois qu'on y est. Une scène de belle taille et toute proche du public, beaucoup d'espace et un drôle de sol en Formica qui lui donne un joli cachet. Sans parler de la programmation : rien moins qu'Erik Truffaz (trompettiste de la mort-qui-tue). Bref, un bon petit concert, qui se présente sous les meilleurs auspices.
Après les quelques mots de rigueur pour présenter le Festival à ceux qui ne le connaîtrait pas encore, les deux musiciens de Combis Bleues prennent place (ni en combis, ni en bleu d'ailleurs !!) pour assurer la première partie. Ils s'installent face à face, chacun devant son clavier, comme en miroir et nous offrent une musique qui semble plus électro que jazz, mais pas désagréable du tout. Le début semble même quasi expérimental, puis une douce mélodie s'installe. Le public se presse devant la scène dans une ambiance très cool.
Leurs attitudes sont marrantes, dans un jeux presque parallèle (mêmes mouvements de tête, coups d'oeil et sourires complices ...) Ces deux là se connaissent sur le bout des doigts, à n'en pas douter. Niveau son, cela peut faire penser à de la musique de film, avec beaucoup d'effets d'orgue. Un univers qui personnellement m'entraîne dans une BO à la Jacques Tati, mais en plus moderne. Tirant de plus en plus vers le jazz au fur et à mesure que l'on avance dans leur set, comme pour Les Mots D'enfants. Et il faut reconnaître que ce choix de disposition scénique rend vraiment le duo attractif et nous permet de lire sur leur visage un réel plaisir de jouer, qui est tout à fait communicatif.
Franck & Julien ("Puisqu’il faut présenter l’orchestre !!" comme le dit ce dernier) jouent beaucoup sur de petites mélodies à la Amélie Poulain, qui installent tout de suite un univers très personnel. C’est une musique qui laisse libre court à l’imagination, parfaite pour vous faire lâcher la bride et laisser place à la rêverie. Une sorte de dialogue musical, avec les deux claviers qui se répondent.
Pour Eclipse, on passe du piano à l’orgue, puis à la guitare ou à la basse, au gré des choix de sonorité du synthé. Tout est parfaitement synchro. Ils se suivent des yeux en permanence, ce qui me donne cette sensation de les voir installés dans une bulle. Par moment, la musique se fait un peu italienne, à la Nino Rota, comme pour Rosetta qui est, encore une fois, très porté sur l’orgue... On reste dans la musique de film avec ce parcours musical très ludique et empli d’images.
Pour terminer et avant de laisser la place à Erik Truffaz, nos deux musiciens nous en propose une petite dernière : rien de moins que J’irai Danser Sur Les Fils Electriques (je suis un peu dubitatives pour ce qui est des titres des morceaux, sachant que j’ai bien l’impression qu’ils nous baladent avec leurs faux airs de pince sans rire). Mais quoi qu’il en soit et quelque en soit son titre, cette musique nous embarque une dernière fois dans leur monde sonore d’un festif et d’une énergie vraiment vivifiants. Une fort bien belle première partie ma foi !!
Julien Tamisier - Piano & Piano Wurlitzer
Franck Lamiot - Orgue Hammond
--------------------------------------
Après le petit moment de rotation nécessaire au changement de scène entre Les Combis Bleues et Erik Truffaz, le quatuor (dans sa formation habituelle) prend place. Erik est lumineux en chemise blanche et pantalon noir. Avec la disposition de salle offerte par le Jas’Rod, le public se retrouve tout proche de lui. Le son est juste parfait et dès le premier morceau, l’intensité est déjà palpable. Ses doigts, d’une incroyable agilité, parcourent avec fièvre sa trompette et les modulations du rythme permettent d’en savourer chaque note.
Selon les moments, la trompette de Truffaz sait se faire douce et planante ou bien tonitruante. Mais toujours soutenue par une batterie omniprésente et par l’orgue, qui envoie aussi ... Un feu d’artifice qui donne à ce jazz un son moderne et incomparable. Erik Truffaz sait transcender le jazz. Et cette attitude qu’il prend lorsqu’il écoute ses trois compagnons de jeux, cette façon qu’il a de laisser entrer la musique en lui lorsqu’il ne joue pas est juste fascinante. Ceci étant, il n’est pas le seul. Si on se laisse porter, nous sommes nous aussi traversés de par en par. Quand à Marcello, il est carrément faramineux à la basse. Certain morceaux en deviennent volcaniques. Et avec les jeux d’écho, on a même parfois l’impression que ce n’est même plus de la trompette que l’on entend.
Leur voyage fabuleux nous emmène faire un tour au Japon avec Fujin (évocation du dieu des vents). Un morceau très planant et propice à la rêverie. En fait, pour moi, c’est Truffaz qui incarne ce dieu du vent en personne. Ses notes tenues sont à la fois d’une puissance et d’une douceur incroyables. Puis c’est Marcello qui prend le relais avec l’orgue de Benoît et la douceur du début se charge en intensité. C’est une magnifique évocation du Pays du Soleil Levant, dont le point culminant est salué par des sifflets de plaisir de la part du public.
La chaleur monte dans tous les sens du terme. C’est un set très enlevé et mené plutôt tambour battant, avec un Marcello qui a le don de jouer de la basse comme on le ferait d’une contrebasse. C’est magnifique. Tous les musiciens sont véritablement à l’honneur (et vu leur talent respectif, ce serait un crime qu’il en soit autrement !) Le public, de son côté, ne peut retenir des cris d'enthousiasme face à ce déferlement de virtuosité. Et lorsqu’Erik reprend la main, le rythme devient complètement effréné. Ce morceau est juste fabuleux !!
On enchaîne ensuite avec la batterie de Marc Erbetta frappée comme un tambour, à même la peau. Chacune de ces subtilités apportent une couleur différente à chacun des morceaux, mais dans l’ensemble, c’est un set plutôt pêchu. Par moment, Benoît Corboz est tellement embarqué par la musique qu’il nous offre de petits moments de bravoure au clavier, ne tenant quasiment plus assis sur sa banquette (il se retrouve les fesses en l’air une mesure sur quatre !!). Puis le calme revient après la tempête. Une merveilleuse façon de souffler (sans jeux de mot) le chaud et le froid sur un public en totale osmose avec eux. Et il y a bien peu de tête qui parviennent à rester en place croyez moi. Certains morceaux semblant durer une éternité ... De plaisir (bien sûr !)
Avant de commencer In Between, Truffaz plaisante sur la salle qu’il trouve "Difficile à trouver, mais très sympathique ... Juste besoin d’un GPS !" Il y a une grande intensité et un peu plus de nostalgie dans ce morceau. Et je ne vous parle même pas de la beauté de l’image : trompette levée vers le ciel et les yeux clos. La musique paraît d’un autre monde. Son écho se démultiplie à l’infini dans une ambiance irréelle. C’est encore une fois l’assemblage de ces quatre musiciens qui amène puissance et énergie. C’est d’une richesse incroyable.
Pour le dernier morceau du set, Marc Erbetta prend le micro avec une voix robotisée (avec onomatopées et bruitages), plus un peu de basse. Une belle impro qui entraîne le public à frapper dans ses mains. Il se transforme en une sorte de Beat Box jazz à la Magma. Puis les autres vont eux aussi entrer dans le délire, pour finir en apothéose. Quelle fin de set !!
Après leur sortie, bizarrement, tout le monde ne reste pas pour le rappel (bien dommage quand même et peu coutumier ... L’heure du dodo sans doute !) Truffaz opère une sorte de remix du son de sa trompette. C’est très planant, comme au début de ce concert. Comme si la boucle était bouclée. Puis un dernier rappel très dansant fait se trémousser allègrement la salle. Le public crie, frappe, siffle ... On la savoure cette dernière et elle semble être capable de nous emmener jusqu’au bout de la nuit. Ces quatre musiciens sont juste monstrueux. Mais d’un geste de bras, Erik met fin à ce pur moment de bonheur. Il fallait bien que cela arrive !!
Ils nous quittent sur un salut final et quelques mots encore, pour que le plaisir nous accompagne jusqu’au bout. Ils saluent en se tenant tous les quatre par les épaules ... Simples et sincères, comme à leur habitude.
Erik Truffaz - Trompette
Marcello Giuliani - Basse
Benoît Corboz - Synthé & Piano
Marc Erbetta - Batterie
Après les quelques mots de rigueur pour présenter le Festival à ceux qui ne le connaîtrait pas encore, les deux musiciens de Combis Bleues prennent place (ni en combis, ni en bleu d'ailleurs !!) pour assurer la première partie. Ils s'installent face à face, chacun devant son clavier, comme en miroir et nous offrent une musique qui semble plus électro que jazz, mais pas désagréable du tout. Le début semble même quasi expérimental, puis une douce mélodie s'installe. Le public se presse devant la scène dans une ambiance très cool.
Leurs attitudes sont marrantes, dans un jeux presque parallèle (mêmes mouvements de tête, coups d'oeil et sourires complices ...) Ces deux là se connaissent sur le bout des doigts, à n'en pas douter. Niveau son, cela peut faire penser à de la musique de film, avec beaucoup d'effets d'orgue. Un univers qui personnellement m'entraîne dans une BO à la Jacques Tati, mais en plus moderne. Tirant de plus en plus vers le jazz au fur et à mesure que l'on avance dans leur set, comme pour Les Mots D'enfants. Et il faut reconnaître que ce choix de disposition scénique rend vraiment le duo attractif et nous permet de lire sur leur visage un réel plaisir de jouer, qui est tout à fait communicatif.
Franck & Julien ("Puisqu’il faut présenter l’orchestre !!" comme le dit ce dernier) jouent beaucoup sur de petites mélodies à la Amélie Poulain, qui installent tout de suite un univers très personnel. C’est une musique qui laisse libre court à l’imagination, parfaite pour vous faire lâcher la bride et laisser place à la rêverie. Une sorte de dialogue musical, avec les deux claviers qui se répondent.
Pour Eclipse, on passe du piano à l’orgue, puis à la guitare ou à la basse, au gré des choix de sonorité du synthé. Tout est parfaitement synchro. Ils se suivent des yeux en permanence, ce qui me donne cette sensation de les voir installés dans une bulle. Par moment, la musique se fait un peu italienne, à la Nino Rota, comme pour Rosetta qui est, encore une fois, très porté sur l’orgue... On reste dans la musique de film avec ce parcours musical très ludique et empli d’images.
Pour terminer et avant de laisser la place à Erik Truffaz, nos deux musiciens nous en propose une petite dernière : rien de moins que J’irai Danser Sur Les Fils Electriques (je suis un peu dubitatives pour ce qui est des titres des morceaux, sachant que j’ai bien l’impression qu’ils nous baladent avec leurs faux airs de pince sans rire). Mais quoi qu’il en soit et quelque en soit son titre, cette musique nous embarque une dernière fois dans leur monde sonore d’un festif et d’une énergie vraiment vivifiants. Une fort bien belle première partie ma foi !!
Julien Tamisier - Piano & Piano Wurlitzer
Franck Lamiot - Orgue Hammond
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Après le petit moment de rotation nécessaire au changement de scène entre Les Combis Bleues et Erik Truffaz, le quatuor (dans sa formation habituelle) prend place. Erik est lumineux en chemise blanche et pantalon noir. Avec la disposition de salle offerte par le Jas’Rod, le public se retrouve tout proche de lui. Le son est juste parfait et dès le premier morceau, l’intensité est déjà palpable. Ses doigts, d’une incroyable agilité, parcourent avec fièvre sa trompette et les modulations du rythme permettent d’en savourer chaque note.
Selon les moments, la trompette de Truffaz sait se faire douce et planante ou bien tonitruante. Mais toujours soutenue par une batterie omniprésente et par l’orgue, qui envoie aussi ... Un feu d’artifice qui donne à ce jazz un son moderne et incomparable. Erik Truffaz sait transcender le jazz. Et cette attitude qu’il prend lorsqu’il écoute ses trois compagnons de jeux, cette façon qu’il a de laisser entrer la musique en lui lorsqu’il ne joue pas est juste fascinante. Ceci étant, il n’est pas le seul. Si on se laisse porter, nous sommes nous aussi traversés de par en par. Quand à Marcello, il est carrément faramineux à la basse. Certain morceaux en deviennent volcaniques. Et avec les jeux d’écho, on a même parfois l’impression que ce n’est même plus de la trompette que l’on entend.
Leur voyage fabuleux nous emmène faire un tour au Japon avec Fujin (évocation du dieu des vents). Un morceau très planant et propice à la rêverie. En fait, pour moi, c’est Truffaz qui incarne ce dieu du vent en personne. Ses notes tenues sont à la fois d’une puissance et d’une douceur incroyables. Puis c’est Marcello qui prend le relais avec l’orgue de Benoît et la douceur du début se charge en intensité. C’est une magnifique évocation du Pays du Soleil Levant, dont le point culminant est salué par des sifflets de plaisir de la part du public.
La chaleur monte dans tous les sens du terme. C’est un set très enlevé et mené plutôt tambour battant, avec un Marcello qui a le don de jouer de la basse comme on le ferait d’une contrebasse. C’est magnifique. Tous les musiciens sont véritablement à l’honneur (et vu leur talent respectif, ce serait un crime qu’il en soit autrement !) Le public, de son côté, ne peut retenir des cris d'enthousiasme face à ce déferlement de virtuosité. Et lorsqu’Erik reprend la main, le rythme devient complètement effréné. Ce morceau est juste fabuleux !!
On enchaîne ensuite avec la batterie de Marc Erbetta frappée comme un tambour, à même la peau. Chacune de ces subtilités apportent une couleur différente à chacun des morceaux, mais dans l’ensemble, c’est un set plutôt pêchu. Par moment, Benoît Corboz est tellement embarqué par la musique qu’il nous offre de petits moments de bravoure au clavier, ne tenant quasiment plus assis sur sa banquette (il se retrouve les fesses en l’air une mesure sur quatre !!). Puis le calme revient après la tempête. Une merveilleuse façon de souffler (sans jeux de mot) le chaud et le froid sur un public en totale osmose avec eux. Et il y a bien peu de tête qui parviennent à rester en place croyez moi. Certains morceaux semblant durer une éternité ... De plaisir (bien sûr !)
Avant de commencer In Between, Truffaz plaisante sur la salle qu’il trouve "Difficile à trouver, mais très sympathique ... Juste besoin d’un GPS !" Il y a une grande intensité et un peu plus de nostalgie dans ce morceau. Et je ne vous parle même pas de la beauté de l’image : trompette levée vers le ciel et les yeux clos. La musique paraît d’un autre monde. Son écho se démultiplie à l’infini dans une ambiance irréelle. C’est encore une fois l’assemblage de ces quatre musiciens qui amène puissance et énergie. C’est d’une richesse incroyable.
Pour le dernier morceau du set, Marc Erbetta prend le micro avec une voix robotisée (avec onomatopées et bruitages), plus un peu de basse. Une belle impro qui entraîne le public à frapper dans ses mains. Il se transforme en une sorte de Beat Box jazz à la Magma. Puis les autres vont eux aussi entrer dans le délire, pour finir en apothéose. Quelle fin de set !!
Après leur sortie, bizarrement, tout le monde ne reste pas pour le rappel (bien dommage quand même et peu coutumier ... L’heure du dodo sans doute !) Truffaz opère une sorte de remix du son de sa trompette. C’est très planant, comme au début de ce concert. Comme si la boucle était bouclée. Puis un dernier rappel très dansant fait se trémousser allègrement la salle. Le public crie, frappe, siffle ... On la savoure cette dernière et elle semble être capable de nous emmener jusqu’au bout de la nuit. Ces quatre musiciens sont juste monstrueux. Mais d’un geste de bras, Erik met fin à ce pur moment de bonheur. Il fallait bien que cela arrive !!
Ils nous quittent sur un salut final et quelques mots encore, pour que le plaisir nous accompagne jusqu’au bout. Ils saluent en se tenant tous les quatre par les épaules ... Simples et sincères, comme à leur habitude.
Erik Truffaz - Trompette
Marcello Giuliani - Basse
Benoît Corboz - Synthé & Piano
Marc Erbetta - Batterie
General Elektriks + Antonionian + Deluxe (Le Tour du Pays d'Aix) - 11 Novembre 2011 - Espace Ughetti - Luynes 


(critique écrite le 21/11/2011 par Ysabel)
Le concert organisé par Aix’Qui, dans le cadre du Tour Du Pays d’Aix, et qui va réunir ce soir Delux, Antonionian & General Elektriks est annoncé Complet. Initialement prévu à Peyrolles, il a dû être rapatrié sur Luynes, pour cause d’incendie de la salle pressentie ... A la guerre comme à la guerre .../...
Le concert organisé par Aix’Qui, dans le cadre du Tour Du Pays d’Aix, et qui va réunir ce soir Delux, Antonionian & General Elektriks est annoncé Complet. Initialement prévu à Peyrolles, il a dû être rapatrié sur Luynes, pour cause d’incendie de la salle pressentie ... A la guerre comme à la guerre ! Mais le staff a su relever le défi sans aucun doute : Tout est super bien aménagé pour nous recevoir. Quelques derniers essais de lumière saluent notre arrivée dans la salle et le public prend place doucement, se réchauffant petit à petit. Et croyez moi : ce n’est qu’un début !!
Le set de Delux commence par la petite musique d’Emilie Jolie (Philippe Chatel) chantée par Henri Salvador ... et l’arrivée sur scène d’une bande de joyeux drilles, habillés de la manière la plus farfelue possible. Nous avons (dans le désordre) : Une veste léopard, un débardeur de déménageur, une chemise de bûcheron, de magnifiques casquettes ... Mais surtout un superbe Spiderman et une jolie petite joueuse de tennis, avec jupette et visière roses. Sans oublier bien sûr qu’ils sont tous (sauf la demoiselle) affublés d’une moustache touffue ... Bref, un incroyable assemblage, fruit d’une imagination débordante ;) !!
Mais il n’y a pas que leur look qui soit festif. Ils n’arrêtent pas de danser et de sauter dans tous les sens. Exécutent des mini chorés savoureuses et ont l’air d’autant s’amuser que le public. Liliboy, la chanteuse, nous charme avec sa drôle de voix très jazzy et un peu rétro. Elle est rigolote, adorable et charmante. Leur musique est hyper entrainante, un petit côté Wax Taylor funky qui ne peut vous laisser sur place plus de cinq minutes. Ils mélangent savamment la funk, le scratch et le hip-hop "à l’ancienne" mais revisité, avec beaucoup de recherche dans le jeux des sons. Et puis ils ne tiennent pas en place, passent leur temps à jouer aux chaises musicales avec leurs instruments ... C’est vrai un festival. Ils sont imaginatifs, pêchus, créateurs d’énergie. La chaleur monte de plus en plus. On en prend plein les yeux et les oreilles !!Ils annoncent à mi-parcours "On ne vous lâchera pas tant que vous ne chanterez pas !!" Alors répétition générale à capella avant de commencer le morceau. La monotonie n’est décidément pas de mise.
Les morceaux se suivent et pourtant ne se ressemblent pas. Quand au public, il est de plus en plus participatif (comme quoi, la répétition a porté ses fruits !!) et agite les bras dans une ambiance rouge feu. Lorsqu’ils entament I’m Superman, la musique se module une fois de plus et une pointe de reggae se glisse dans la mélodie, ainsi qu’un superbe solo de saxo. Ce qui va donner à Liliboy l’occasion de lâcher un peu plus sa voix, qui prend carrément des intonations à la Amy Winehouse ... Impressionnant !!rnrnNotre joyeuse troupe n’oublie pas de saluer d’un joli coup de chapeau les assos qui ont bossé pour réaliser ce Festival ... Et oui, ce sont souvent les petites et moyennes structures qui font vivre la musiques dans nos ville ! Mais pas d’inquiétude, ce n’est qu’une pause. "Vous voulez vous amuser ? Alors on veut vous voir sourire, transpirer, danser ...!!" Et les voilà repartis de plus belle, avec une belle reprise de It’s Wonderful, démontée et revisitée : un vrai délice !!
Tout le monde se met à bouger (ce n’est que le début de soirée pourtant ... Ça promet !!) et il sera donc prouvé ce soir qu’il est possible de jouer du saxo en sautant sur place. Mais ça chauffe un max tout ça et il ne faut pas moins que la jolie chanteuse pour éponger le front des garçons en nage ! Une nouvelle espièglerie qui va ravir l’assistance.rnrnIls vont finir leur set au plaisir si communicatif par un dernier morceau qui commence tout en douceur. Petit moment de répit semble-t-il. Mais ce n’est que pour relancer la machine, toutes les mains en l’air (les leurs et les nôtres) qui frappent au dessus des têtes et une incoercible envie de bouger. Ce premier set de la soirée est donc gagnant, avec un album dans les bacs le 28 novembre pour que la fête ne s’arrête pas de si tôt.
Après le passage de Delux et en attendant celui de General Elektriks, second volet de la soirée avec Antonionian, constitué par deux transfuges de GE : à savoir Jordan Dalrymple aux samplers & Eric Starsczan à la guitare.rnrnAvec une telle composition, il est évident que nous avons droit à du gros son électro (Même un peu trop fort d’ailleurs ... Limite saturé) et à un jeux de voix irréel. Ils sont au taquet, complètement immergés dans leur bulle et hyper investis pour une interprétation très musclée. Les basses sont extrêmement présentes et la musique prenante, avec un petit parfum de Air (en plus costaud). Par contre, il faut reconnaitre que ce n’est pas hyper captivant niveau visuel et tout de même très statique.
Je pense qu’avec ce style musical, il faut de gros jeux de lumières pour l’accompagner et emplir l’espace. De plus, il est clair que c’est une musique de passionné, faite pour un auditoire averti. Aucun morceau ne se ressemble. Il fait une chaleur démente et il est impressionnant de voir leurs visages qui dégoulinent littéralement. La musique se fait de plus en plus expérimentale et décidément vraiment pas évidente d’accès. Mais leur univers est vraiment beau. Jeux d’ombres, de lumières et de contres jour. Perso, je trouve ça assez planant mais certainement à écouter dans un contexte et un espace différents, pour entrer pleinement dans le truc. Le temps d’un morceau, Hervé Salters (de GE) vient leur porter main forte au clavier. Il se fait discret pour ne pas leur voler la vedette et reste incroyablement sage devant son sampler (et bien oui, Hervé est donc capable de jouer sans sauter dans tous les sens ... Je ne l’aurais pas cru !!). Après son départ, ils vont en faire une petite dernière pour la route. C’est un bel univers, mais il n’était pas évident d’y accéder comme ça ce soir. A revoir sans doute et surtout à réécouter, plus en album qu’en live de mon point de vue.
Après le départ de Antonionian (et pour laisser le temps à Jordan & Eric de se rafraîchir avant de nous revenir sous les traits de General Elektriks) nous profitons d’un temps de pause pour nous désaltérer et faire un peu retomber la température ... Parce qu’il fait chaud à Luynes ce soir.rnrnLe public est impatient de retrouver la très attendue tête d’affiche et à peine Hervé a-t-il posé un pied sur la scène, que des cris enthousiastes se font entendre. Ils se mettent tous les cinq en place : Norbert avec sa magnifique coiffure iroquoise. Jessie et son incomparable look 70’s (coiffure afro et slim Rouge). Eric, Jordan & Hervé avec leurs belles cravates (sans oublier les petits stylos bien rangés dans la poche de la chemise) ... J’adore leur look décalé. Ils attaquent ce set par The Spark (issu du nouvel album Parker Street) et Hervé esquisse déjà un demi sourire. En deux minutes à peine, ils mettent le feu à la scène. Jessie, comme toujours en folie, commence à parcourir la scène dans tous les sens.
Quand à Hervé, il vole déjà à un mètre au dessus du sol et ses mains parcourent le clavier à une telle vitesse que parfois elles semblent le claquer plus que d’en jouer. Il n’en faut pas plus pour que notre Marsupilami déclenche une ovation. Le public est aux anges : On danse, on chante, on frappe dans les mains ... C’est un show d’enfer auquel on a droit. Il nous offre un un savant mélange de son ancien et de son nouvel album, avec un son un peu plus british à mon goût pour ce dernier, avec beaucoup de guitare. Eric s’en donne à cœur joie et Jessie fait son show, frappant des mains au-dessus de sa tête et pointant Hervé du doigt pour attiser les cris du public. L’ambiance est topissime. Ils attaquent Holding From The Fort et qu’est-ce qu’elle pète en Live celle-ci aussi.
Hervé sur scène, c’est juste incroyable ... Je pense qu’il fait de la musique du bout des cheveux à la pointe des orteils. Ils semblent vraiment tous s’éclater et c’est un pur plaisir de les voir s’amuser comme ça. Excellent quand ils se mettent tous à croupi pendant le solo de batterie. La salle est en furie !!rnrnLes nouveaux morceaux, comme The Genius & The Gangster, marquent une évolution vraiment passionnante de General Elektriks. Il est quasi impossible de savoir qui prend le plus de plaisir entre eux et nous. Ce set est très très rock : beaucoup de guitare, de batterie ... Solo de xylophone de Norbert, qui a laissé sa place à Jordan. L’énergie déployée est fabuleuse et le son est incroyable dans cette salle qui n’en est pas vraiment une au départ.rnrn"Ce morceau est hors saison, mais vu la température dans la salle, je crois que ça va coller !!" Petit clin d’œil pour annoncer Summer Is Here. C’est sûr qu’il fait très très chaud et la musique est telle que, je pense, pas une seule personne ne parvient à rester sur place ... C’est juste irrésistible !
Le set nous offre quelques pauses musicales de toute beauté et des finals mains et bras levés. Aux premières notes de Raid The Radio, Hervé nous propose de sauter en l’air tous ensembles ... Et on se retrouve avec une belle salle de Marsupilamis. Il est posté face à face avec Jessie, chacun devant son clavier et synchronisme quasi parfait de leurs mains. Une bonne partie du public se retrouve dans le même état qu’eux : en eau !! Il n’y a même plus à demander quoi que ce soit pour que la salle danse. Et pour le final, elle se transforme carrément en dance floor. Il y a vraiment une ambiance phénoménale (et les fameux roulement de fesses de Jessie n’y sont certainement pas étrangers !!) Ils font je ne sais combien de pauses, juste pour le plaisir d'entendre tout le monde trépigner à chaque reprise. C’est une fin mémorable, tout à fait à l’image du concert tout entier. Après leur départ, on résiste tout de même à la chaleur pour avoir notre rappel.
Hervé se la joue "pause sur image" une main collée à l’oreille pour faire encore monter les cris. Le batteur reste seul pour son solo et lorsque nos mains, à force de clappe, sont prêtes à le remplacer il nous lance un "C’est tout ??!!" qui fait mouche, avant de repartir de plus belle. Puis ils reviennent tous pour le solo de Jessie et c’est reparti pour un tour. Un morceau qui va durer presque aussi longtemps que le concert entier. Il fait super chaud ... A n’en pas douter, le 11 Novembre le plus chaud qu’il n’y ait jamais eu à Luynes !! Pour les derniers morceaux, le calme revient peu à peu, les couples s’attardent et la fin de soirée est plutôt câline ... Ça tombe bien, parce que ça y est : il est minuit passé et c’est mon anniversaire ;) !!! Merci de l’avoir fêté avec moi General Elektriks ... Je m’en souviendrai un moment ...
Setlist
The Spark
Take Back The Instant
Holding From The FortrnHelicopter
The Genius & The Gangster
Central Park
Summer Is Here
Litle Lady
Show Me Your Hands
Raid The Radio
David Lynch Moments
------------------------------
Tu M’intrigues
Mirabelle Pockets
------------------------------
Bloodshot Eyes
Chronique réalisée par l'équipe de Concerts en Boîte
Le set de Delux commence par la petite musique d’Emilie Jolie (Philippe Chatel) chantée par Henri Salvador ... et l’arrivée sur scène d’une bande de joyeux drilles, habillés de la manière la plus farfelue possible. Nous avons (dans le désordre) : Une veste léopard, un débardeur de déménageur, une chemise de bûcheron, de magnifiques casquettes ... Mais surtout un superbe Spiderman et une jolie petite joueuse de tennis, avec jupette et visière roses. Sans oublier bien sûr qu’ils sont tous (sauf la demoiselle) affublés d’une moustache touffue ... Bref, un incroyable assemblage, fruit d’une imagination débordante ;) !!
Mais il n’y a pas que leur look qui soit festif. Ils n’arrêtent pas de danser et de sauter dans tous les sens. Exécutent des mini chorés savoureuses et ont l’air d’autant s’amuser que le public. Liliboy, la chanteuse, nous charme avec sa drôle de voix très jazzy et un peu rétro. Elle est rigolote, adorable et charmante. Leur musique est hyper entrainante, un petit côté Wax Taylor funky qui ne peut vous laisser sur place plus de cinq minutes. Ils mélangent savamment la funk, le scratch et le hip-hop "à l’ancienne" mais revisité, avec beaucoup de recherche dans le jeux des sons. Et puis ils ne tiennent pas en place, passent leur temps à jouer aux chaises musicales avec leurs instruments ... C’est vrai un festival. Ils sont imaginatifs, pêchus, créateurs d’énergie. La chaleur monte de plus en plus. On en prend plein les yeux et les oreilles !!Ils annoncent à mi-parcours "On ne vous lâchera pas tant que vous ne chanterez pas !!" Alors répétition générale à capella avant de commencer le morceau. La monotonie n’est décidément pas de mise.
Les morceaux se suivent et pourtant ne se ressemblent pas. Quand au public, il est de plus en plus participatif (comme quoi, la répétition a porté ses fruits !!) et agite les bras dans une ambiance rouge feu. Lorsqu’ils entament I’m Superman, la musique se module une fois de plus et une pointe de reggae se glisse dans la mélodie, ainsi qu’un superbe solo de saxo. Ce qui va donner à Liliboy l’occasion de lâcher un peu plus sa voix, qui prend carrément des intonations à la Amy Winehouse ... Impressionnant !!rnrnNotre joyeuse troupe n’oublie pas de saluer d’un joli coup de chapeau les assos qui ont bossé pour réaliser ce Festival ... Et oui, ce sont souvent les petites et moyennes structures qui font vivre la musiques dans nos ville ! Mais pas d’inquiétude, ce n’est qu’une pause. "Vous voulez vous amuser ? Alors on veut vous voir sourire, transpirer, danser ...!!" Et les voilà repartis de plus belle, avec une belle reprise de It’s Wonderful, démontée et revisitée : un vrai délice !!
Tout le monde se met à bouger (ce n’est que le début de soirée pourtant ... Ça promet !!) et il sera donc prouvé ce soir qu’il est possible de jouer du saxo en sautant sur place. Mais ça chauffe un max tout ça et il ne faut pas moins que la jolie chanteuse pour éponger le front des garçons en nage ! Une nouvelle espièglerie qui va ravir l’assistance.rnrnIls vont finir leur set au plaisir si communicatif par un dernier morceau qui commence tout en douceur. Petit moment de répit semble-t-il. Mais ce n’est que pour relancer la machine, toutes les mains en l’air (les leurs et les nôtres) qui frappent au dessus des têtes et une incoercible envie de bouger. Ce premier set de la soirée est donc gagnant, avec un album dans les bacs le 28 novembre pour que la fête ne s’arrête pas de si tôt.
Après le passage de Delux et en attendant celui de General Elektriks, second volet de la soirée avec Antonionian, constitué par deux transfuges de GE : à savoir Jordan Dalrymple aux samplers & Eric Starsczan à la guitare.rnrnAvec une telle composition, il est évident que nous avons droit à du gros son électro (Même un peu trop fort d’ailleurs ... Limite saturé) et à un jeux de voix irréel. Ils sont au taquet, complètement immergés dans leur bulle et hyper investis pour une interprétation très musclée. Les basses sont extrêmement présentes et la musique prenante, avec un petit parfum de Air (en plus costaud). Par contre, il faut reconnaitre que ce n’est pas hyper captivant niveau visuel et tout de même très statique.
Je pense qu’avec ce style musical, il faut de gros jeux de lumières pour l’accompagner et emplir l’espace. De plus, il est clair que c’est une musique de passionné, faite pour un auditoire averti. Aucun morceau ne se ressemble. Il fait une chaleur démente et il est impressionnant de voir leurs visages qui dégoulinent littéralement. La musique se fait de plus en plus expérimentale et décidément vraiment pas évidente d’accès. Mais leur univers est vraiment beau. Jeux d’ombres, de lumières et de contres jour. Perso, je trouve ça assez planant mais certainement à écouter dans un contexte et un espace différents, pour entrer pleinement dans le truc. Le temps d’un morceau, Hervé Salters (de GE) vient leur porter main forte au clavier. Il se fait discret pour ne pas leur voler la vedette et reste incroyablement sage devant son sampler (et bien oui, Hervé est donc capable de jouer sans sauter dans tous les sens ... Je ne l’aurais pas cru !!). Après son départ, ils vont en faire une petite dernière pour la route. C’est un bel univers, mais il n’était pas évident d’y accéder comme ça ce soir. A revoir sans doute et surtout à réécouter, plus en album qu’en live de mon point de vue.
Après le départ de Antonionian (et pour laisser le temps à Jordan & Eric de se rafraîchir avant de nous revenir sous les traits de General Elektriks) nous profitons d’un temps de pause pour nous désaltérer et faire un peu retomber la température ... Parce qu’il fait chaud à Luynes ce soir.rnrnLe public est impatient de retrouver la très attendue tête d’affiche et à peine Hervé a-t-il posé un pied sur la scène, que des cris enthousiastes se font entendre. Ils se mettent tous les cinq en place : Norbert avec sa magnifique coiffure iroquoise. Jessie et son incomparable look 70’s (coiffure afro et slim Rouge). Eric, Jordan & Hervé avec leurs belles cravates (sans oublier les petits stylos bien rangés dans la poche de la chemise) ... J’adore leur look décalé. Ils attaquent ce set par The Spark (issu du nouvel album Parker Street) et Hervé esquisse déjà un demi sourire. En deux minutes à peine, ils mettent le feu à la scène. Jessie, comme toujours en folie, commence à parcourir la scène dans tous les sens.
Quand à Hervé, il vole déjà à un mètre au dessus du sol et ses mains parcourent le clavier à une telle vitesse que parfois elles semblent le claquer plus que d’en jouer. Il n’en faut pas plus pour que notre Marsupilami déclenche une ovation. Le public est aux anges : On danse, on chante, on frappe dans les mains ... C’est un show d’enfer auquel on a droit. Il nous offre un un savant mélange de son ancien et de son nouvel album, avec un son un peu plus british à mon goût pour ce dernier, avec beaucoup de guitare. Eric s’en donne à cœur joie et Jessie fait son show, frappant des mains au-dessus de sa tête et pointant Hervé du doigt pour attiser les cris du public. L’ambiance est topissime. Ils attaquent Holding From The Fort et qu’est-ce qu’elle pète en Live celle-ci aussi.
Hervé sur scène, c’est juste incroyable ... Je pense qu’il fait de la musique du bout des cheveux à la pointe des orteils. Ils semblent vraiment tous s’éclater et c’est un pur plaisir de les voir s’amuser comme ça. Excellent quand ils se mettent tous à croupi pendant le solo de batterie. La salle est en furie !!rnrnLes nouveaux morceaux, comme The Genius & The Gangster, marquent une évolution vraiment passionnante de General Elektriks. Il est quasi impossible de savoir qui prend le plus de plaisir entre eux et nous. Ce set est très très rock : beaucoup de guitare, de batterie ... Solo de xylophone de Norbert, qui a laissé sa place à Jordan. L’énergie déployée est fabuleuse et le son est incroyable dans cette salle qui n’en est pas vraiment une au départ.rnrn"Ce morceau est hors saison, mais vu la température dans la salle, je crois que ça va coller !!" Petit clin d’œil pour annoncer Summer Is Here. C’est sûr qu’il fait très très chaud et la musique est telle que, je pense, pas une seule personne ne parvient à rester sur place ... C’est juste irrésistible !
Le set nous offre quelques pauses musicales de toute beauté et des finals mains et bras levés. Aux premières notes de Raid The Radio, Hervé nous propose de sauter en l’air tous ensembles ... Et on se retrouve avec une belle salle de Marsupilamis. Il est posté face à face avec Jessie, chacun devant son clavier et synchronisme quasi parfait de leurs mains. Une bonne partie du public se retrouve dans le même état qu’eux : en eau !! Il n’y a même plus à demander quoi que ce soit pour que la salle danse. Et pour le final, elle se transforme carrément en dance floor. Il y a vraiment une ambiance phénoménale (et les fameux roulement de fesses de Jessie n’y sont certainement pas étrangers !!) Ils font je ne sais combien de pauses, juste pour le plaisir d'entendre tout le monde trépigner à chaque reprise. C’est une fin mémorable, tout à fait à l’image du concert tout entier. Après leur départ, on résiste tout de même à la chaleur pour avoir notre rappel.
Hervé se la joue "pause sur image" une main collée à l’oreille pour faire encore monter les cris. Le batteur reste seul pour son solo et lorsque nos mains, à force de clappe, sont prêtes à le remplacer il nous lance un "C’est tout ??!!" qui fait mouche, avant de repartir de plus belle. Puis ils reviennent tous pour le solo de Jessie et c’est reparti pour un tour. Un morceau qui va durer presque aussi longtemps que le concert entier. Il fait super chaud ... A n’en pas douter, le 11 Novembre le plus chaud qu’il n’y ait jamais eu à Luynes !! Pour les derniers morceaux, le calme revient peu à peu, les couples s’attardent et la fin de soirée est plutôt câline ... Ça tombe bien, parce que ça y est : il est minuit passé et c’est mon anniversaire ;) !!! Merci de l’avoir fêté avec moi General Elektriks ... Je m’en souviendrai un moment ...
Setlist
The Spark
Take Back The Instant
Holding From The FortrnHelicopter
The Genius & The Gangster
Central Park
Summer Is Here
Litle Lady
Show Me Your Hands
Raid The Radio
David Lynch Moments
------------------------------
Tu M’intrigues
Mirabelle Pockets
------------------------------
Bloodshot Eyes
Chronique réalisée par l'équipe de Concerts en Boîte
Casey + B James + Kland Instinct + La cellule 281 - 20 Novembre 2010 - Maison de quartier du Roucas -Vitrolles 


(critique écrite le 22/11/2010 par bertrand)
Soirée Hiphop du Tour du pays d’Aix, ce soir je me déplace à Vitrolles. Dans la tradition du festival itinérant de l’asso Aix Qui ? , c’est un lauréat de l’édition précédente du tremplin Class’Rock qui joue avec un artiste confirmé. Fidèle à sa programmation de qualité, c’est Casey qui s’y colle ce .../...
Soirée Hiphop du Tour du pays d’Aix, ce soir je me déplace à Vitrolles. Dans la tradition du festival itinérant de l’asso Aix Qui ? , c’est un lauréat de l’édition précédente du tremplin Class’Rock qui joue avec un artiste confirmé. Fidèle à sa programmation de qualité, c’est Casey qui s’y colle ce soir, et cette fois ci, même en dehors du projet Zone Libre, je ne la louperais pas…

Mais avant tout, une bonne surprise, j’arrive assez tôt et remarque que la première partie à rameuté un bon fan club. Ce n’est pas Kland’Instinct, mais un autre groupe local : la Cellule 281 qui débute.

Et autre surprise, c’est un rappeur (le Tatoué, et non ce n’est pas Jean Gabin !) accompagné de minots d’à peine une dizaine d’année. Bonne initiative de leur permettre de poser un titre sur scène ! Puis le deuxième mc de la cellule débarque : la Cicatrice.

Du bon rap marseillais, et vous vous en doutez à leur nom de scène : ils ne font pas dans la dentelle... On discerne qu’ils débutent par leur fougue et l’énergie qu’ils ont du mal à gérer, mais ça tourne à leur avantage car cela donne une spontanéité intéressante.
Les instrus sont efficaces, des beats cadencés, dans l’esprit "gangsta rap". La Cicatrice a un flow bien trempé qui ne laisse pas sans rappeler celui de Rohff. Un petit groupe prometteur je l’espère.

Puis c’est Kland’Instinct qui envoie devant une salle moyennement remplie. Les lauréats ont une certaine connaissance du jeu scénique, et ils sont plutôt à l’aise. Le public est assez timide, mais les mcs arrivent bien à le faire réagir.

Leur style musical est similaire au premier groupe, avec un rap encore un peu plus violent. Les instrus bien digitales sont orientées pour illustrer leurs textes plantant leur décor. On arrive à passer au travers de leur carapace avec de titres moins formatés comme celui qui rend hommage aux proches disparus. Un sujet qu’ils arrivent à traiter de manière touchante et sincère.
Ils se revendiquent fièrement de leur quartier de Vitrolles (guettozar), tout en ayant la volonté d’en sortir (plus le temps de penser). Un constat qui va plus loin que les stéréotypes habituels de rap francais.

Une seule chose est dommage, que ce soit pour eux comme pour la cellule, pas de Dj. C’est pour ma part une réelle carence pour un groupe. Malheureusement, c’est bien plus rare à trouver que des mcs (surement car ça demande a première vue plus de travail technique), et cela amène une culture musicale qui enrichit un groupe.


Courte pause et voilà une espèce en voie de disparition : un Dj… Et pas seulement derrière un Mac, avec des platines !

Très bon, d’ailleurs, et ce n’est pas pour rien qu’il fait partie de l’équipe de Casey. Celle-ci rentre accompagnée de B James, Backer. Elle joue devant un public qui à bizarrement changé depuis la pause, qui s’est vieillit quelque peu, et les supporters des premières parties ont apparemment déserté (dommage pour eux…).

La furieuse Casey ne se laisse pas démonter, bien au contraire. Elle envoie les titres de son dernier album : Libérez la bête. Mais aussi de tragédie d’une trajectoire. Incontournable pour tout amateur de rap pour les textes ("conscient"), mais aussi pour le flow qu’il faut suivre surtout en live.

Sa diction est très limpide, ce qui nous permet de prendre un petit cours d’Histoire sur la colonisation
au passage. Les chansons ne sont pas interprétées, mais plutôt vécues, si bien que par moments, son regard peut faire peur, et à d’autres, une joie de vivre me laisse un brin dérouté. C’est le but de sa musique-je pense, faire réagir, ne pas rester apathique.

B James nous fait un titre solo, et c’est une bonne occasion de voir qu‘il est aussi bon qu’en Backer.
Les titres sont mixés savamment par le dj, et cela apporte une énergie accrue. Le public commence à être chaud, mais déjà Casey et ces compères se cassent, du coup les décibels montent, et on a droit à un bon rappel, pour le régal de tous. Elle ne se faire pas prier de monter aussi d’un cran la rage.

Une bonne grosse claque, attendue, mais ça ne fait pas moins mal… Elle rentre donc pour moi dans la catégorie des artistes que j’estime le plus sincère, qui marque au fer rouge. Ces artistes que l’on peut qualifier dans le VRAI rap conscient, à coté de Kery James, Rockin’Squat, AKH, Keny Arkana… Que je peux compter sur les doigts d’une seule main.

Pour ce qui est de l’orga, rien à dire, comme d’habitude, des pros qui arrivent à donner des conditions de concerts agréables, conviviales et toujours là depuis 13ans (pour le TPA) dans le but unique de servir la musique et les musiciens en général.

Mais avant tout, une bonne surprise, j’arrive assez tôt et remarque que la première partie à rameuté un bon fan club. Ce n’est pas Kland’Instinct, mais un autre groupe local : la Cellule 281 qui débute.

Et autre surprise, c’est un rappeur (le Tatoué, et non ce n’est pas Jean Gabin !) accompagné de minots d’à peine une dizaine d’année. Bonne initiative de leur permettre de poser un titre sur scène ! Puis le deuxième mc de la cellule débarque : la Cicatrice.

Du bon rap marseillais, et vous vous en doutez à leur nom de scène : ils ne font pas dans la dentelle... On discerne qu’ils débutent par leur fougue et l’énergie qu’ils ont du mal à gérer, mais ça tourne à leur avantage car cela donne une spontanéité intéressante.
Les instrus sont efficaces, des beats cadencés, dans l’esprit "gangsta rap". La Cicatrice a un flow bien trempé qui ne laisse pas sans rappeler celui de Rohff. Un petit groupe prometteur je l’espère.

Puis c’est Kland’Instinct qui envoie devant une salle moyennement remplie. Les lauréats ont une certaine connaissance du jeu scénique, et ils sont plutôt à l’aise. Le public est assez timide, mais les mcs arrivent bien à le faire réagir.

Leur style musical est similaire au premier groupe, avec un rap encore un peu plus violent. Les instrus bien digitales sont orientées pour illustrer leurs textes plantant leur décor. On arrive à passer au travers de leur carapace avec de titres moins formatés comme celui qui rend hommage aux proches disparus. Un sujet qu’ils arrivent à traiter de manière touchante et sincère.
Ils se revendiquent fièrement de leur quartier de Vitrolles (guettozar), tout en ayant la volonté d’en sortir (plus le temps de penser). Un constat qui va plus loin que les stéréotypes habituels de rap francais.

Une seule chose est dommage, que ce soit pour eux comme pour la cellule, pas de Dj. C’est pour ma part une réelle carence pour un groupe. Malheureusement, c’est bien plus rare à trouver que des mcs (surement car ça demande a première vue plus de travail technique), et cela amène une culture musicale qui enrichit un groupe.


Courte pause et voilà une espèce en voie de disparition : un Dj… Et pas seulement derrière un Mac, avec des platines !

Très bon, d’ailleurs, et ce n’est pas pour rien qu’il fait partie de l’équipe de Casey. Celle-ci rentre accompagnée de B James, Backer. Elle joue devant un public qui à bizarrement changé depuis la pause, qui s’est vieillit quelque peu, et les supporters des premières parties ont apparemment déserté (dommage pour eux…).

La furieuse Casey ne se laisse pas démonter, bien au contraire. Elle envoie les titres de son dernier album : Libérez la bête. Mais aussi de tragédie d’une trajectoire. Incontournable pour tout amateur de rap pour les textes ("conscient"), mais aussi pour le flow qu’il faut suivre surtout en live.

Sa diction est très limpide, ce qui nous permet de prendre un petit cours d’Histoire sur la colonisation
au passage. Les chansons ne sont pas interprétées, mais plutôt vécues, si bien que par moments, son regard peut faire peur, et à d’autres, une joie de vivre me laisse un brin dérouté. C’est le but de sa musique-je pense, faire réagir, ne pas rester apathique.

B James nous fait un titre solo, et c’est une bonne occasion de voir qu‘il est aussi bon qu’en Backer.
Les titres sont mixés savamment par le dj, et cela apporte une énergie accrue. Le public commence à être chaud, mais déjà Casey et ces compères se cassent, du coup les décibels montent, et on a droit à un bon rappel, pour le régal de tous. Elle ne se faire pas prier de monter aussi d’un cran la rage.

Une bonne grosse claque, attendue, mais ça ne fait pas moins mal… Elle rentre donc pour moi dans la catégorie des artistes que j’estime le plus sincère, qui marque au fer rouge. Ces artistes que l’on peut qualifier dans le VRAI rap conscient, à coté de Kery James, Rockin’Squat, AKH, Keny Arkana… Que je peux compter sur les doigts d’une seule main.

Pour ce qui est de l’orga, rien à dire, comme d’habitude, des pros qui arrivent à donner des conditions de concerts agréables, conviviales et toujours là depuis 13ans (pour le TPA) dans le but unique de servir la musique et les musiciens en général.
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