Kid Francescoli + Cocoon 17 Mai 2008- Akwaba (Chateauneuf de Gadagne - 84) Enzo le Solo.
La première partie de cette soirée était assurée par le groupe marseillais Kid Francescoli. Enfin pas vraiment le groupe, puisque Mathieu Hoccine est venu en solo faire le tour préliminaire de la ligue des champions de l'Akwaba. .../...
La première partie de cette soirée était assurée par le groupe marseillais Kid Francescoli. Enfin pas vraiment le groupe, puisque Mathieu Hoccine est venu en solo faire le tour préliminaire de la ligue des champions de l'Akwaba. Enfin pas vraiment en solo, puisque le Kid était accompagné de sa guitare, d'un sampler, d'un mini synthé et d'un mélodica. Si la formule du solitaire auto-samplé fait ses preuves depuis quelques années (Joseph Arthur pour commencer, puis Dominique A, ou Troy von Balthazar entre autres), elle reste une épreuve du feu par évidente à réaliser, surtout pour une première partie, surtout quand le groupe de la deuxième partie est attendu comme l'était Cocoon, et qu'il faut réussir à capter l'attention de la salle seul avec son matos. Mais Mathieu a l'expérience de la scène, et ça se voit dés qu'il commence à jouer, ou qu'il prend la parole.
La plupart des morceaux qu'il a joués sont issus de l'album sorti il y a juste deux ans (Kid Francescoli), mêlant des instrumentaux comme le très beau Villa Borghese à des chansons qu'il chante habituellement avec Laetitia Abello (dont la "présence" est assurée ce soir là grâce à la magie de l'électronique) : le tubesque Vincent, un attore ou CFK, qui commence, c'est un comble pour un marseillais (fan de L'O.M.), par "you'll never walk alone") avec de faux air de Air. Sur I'm not John McEntire ou d'autres chanson plus rapides (comme la reprise du Velvet Underground), on pense inévitablement à Grandaddy.
Ça faisait un moment que j'avais envie de voir ce groupe en concert, et même si je suis un peu resté sur ma faim du fait de l'absence des autres membres du groupe (la voix de L. Abello et la basse d'Olivier Scalia présents sur le disque m'ont manqués), je dois dire que j'ai été séduit par la performance du Kid de Marseille. A revoir, en formation complète, incontestablement.
Comme dans un Cocoon.
Que dire à propos de Cocoon… Tout d'abord, ils sont auvergnats, de Clermont. Ils ont gagné le concours CQFD (en 2007) organisé par les Inrockuptibles, ont joué sur la plupart des scènes françaises (faisant de prestigieuses premières parties, comme celles de Echo and The Bunnymen ou Emilie Simon) et devraient jouer avant la fin de cette année 2008 sur celles où ils ne sont pas déjà passés (avec la tournée de quasiment tous les festivals de l'été). Ils passent sur toutes les radios, et ont même fait Taratata !
Que dire qui n'a déjà été dit à propos des concerts de Cocoon ? L'ambiance tout d'abord… Je n'avais pas entendu parler de cette ambiance "Bisounours" qui m'a relativement surpris. Je m'attendais à un concert cool, pas à un groupe qui saute sur scène, pas à des guitares saturées avec un son qui déchire les tympans, pas à un rythme endiablé qui vous empêche de tenir en place : OK, les deux de Cocoon ne font pas parties de ces petits jeunes qui se prennent pour les Rolling Stones (et c'est tant mieux). Mais entre les BB-Brunes et un étalage de peluche et de "polas" cuculs projetés au fond de la scène… Il y avait sans doute de la place pour faire quelque chose d'autre en concert… Le sommet est atteint lors du lancement de leur chanson Baby Seal, pour laquelle une jolie photo d'un très mignon bébé phoque est projetée sur l'écran. Un "ooohhhhh !" contemplatif et troublé monte alors de la salle en émoi… Et je m'éloigne de l'avant scène.
Mo' et Marko (du coup, je me permet des familiarités !) ne sont sans doute pas dupes, et jouent vraisemblablement de ces effets (du moins je l'espère)… Autant quand ils se lancent des peluches que quand ils rappellent à ceux qui ne le sauraient pas qu'ils ne "sont pas ensemble", qu'il sont célibataires, et qu'ils veulent bien donner leurs numéros de portables aux "jeunes filles" (pour Mark) ou aux "jolis garçons" (pour Morgane) après le concert. Bref. Je suis peut-être un peu lourd au sujet de cette ambiance doucereuse, mais c'est principalement parce que d'un autre côté, je suis conquis (comme tout le monde apparemment) par la plupart de leurs chansons, qu'à mon avis, l'ambiance mielleuse a plutôt tendance à desservir (tout comme les blagues "carambar" entre les morceaux, sur lesquelles je ne m'étendrai pas).
Parce que OUI : Mark et Morgane écrivent de magnifiques chansons folk-pop, composent de très belles mélodies, et les interprètent parfaitement. OUI, ces chansons (que je suis, semble-t-il un des seuls à ne pas connaître par coeur) sont entêtantes (dans le bon sens du terme) et raffinées. Et OUI, ils ont tous les deux de très belles voix. Les remarquables Vulture et On my Way ou la dramatique et sublime Cliffhanger auraient certainement pu m'emporter très loin, très haut tant ces chansons sont impeccables. Hummingbird est un vrai bijou. Mais les petites blagues, et les "doudous" accrochés aux instruments de musique n'ont cessé de me ramener sur cette basse terre… Les reprises d'Amy Winehouse (Rehab) ou d'Outkast (Hey Ya) sont également exécutées parfaitement, et l'arrivée d'un ukulélé dans les mains de Mark sur Chupee est une réussite tant cet instrument colle à ce morceau. Bref, il y a chez ces deux beaux gosses célibataires, un bon, un très très bon fond technique et créatif.
Même si les références citées avant Tell Me (Nick Drake, Neil Young entre autres) ne sont si pas évidentes, j'ai par contre beaucoup pensé en les écoutant à Elliott Smith (sur On my Way, la ressemblance est troublante), au grand Sufjan Stevens (sur Hummingbird) ou à Simon et Garfunkel (je ne sais plus trop quand… peut-être quand la salle chantait). Je vous laisse deviner lequel est Paul, lequel est Arthur… Sachant que, comme nos deux Américains des 60's, nos deux petits français sont des gens sympas. Hyper sympas. En tout cas c'est ce qui se dégage d'eux, et c'est ce qui fait que je me sens un peu miteux de les traiter de Bisounours… Mais s'il vous plait, Morgane et Mark, quitte à paraître moins sympa la prochaine fois, faites nous PLANER, parce que vous avez la matière pour le faire : votre album dont le nom n'a rien de mielleux : My Friends All Died In A Plane Crash ("mes amis sont tous morts dans un accident d'avion" !!!) est une réussite.
Un petit mot au sujet de l'Akwaba (la salle où avait lieu ce concert). J'y étais allé pour des expos mais jamais pour un concert et j'avais quelques appréhensions concernant l'acoustique de cette salle. Ces inquiétudes n'avaient aucunement lieu d'être : le son y est très bon. L'a priori plutôt favorable que j'avais pour un endroit qui se définit comme une "coopérative culturelle" a, quand à lui, été confirmé par la bonne humeur et la qualité d'accueil de ses animateurs.
Reverse engineering, Aku-fen, Led Piperz 16/09/2006- Akwaba - Chateauneuf de Gadanne l'affluence a vraiment manqué pour cette soiréé du label Jarring effects. Vraiment très peu de monde au regard de groupes très intéressants. Aku-fen m'a étonné et conquis avec un son électro hip hop très sombre et travaillé couplé à des effets .../...
l'affluence a vraiment manqué pour cette soiréé du label Jarring effects. Vraiment très peu de monde au regard de groupes très intéressants. Aku-fen m'a étonné et conquis avec un son électro hip hop très sombre et travaillé couplé à des effets visuels glacials et angoissants. Reverse engineering était magistral avec son hip hop lourd et martial très entrainant et sans concessions. Les dj's avaient la pêche. La chanteuse qui intervient sur certaines chansons est étonnante de présence et apporte une émotion indéniable. Impressionnant !
Très agréable soirée même si très peu de monde.
Pas grave, c'était "intime" !
Tagada Jones + Lemmings 29 Janvier 2005- Akwaba, Chateauneuf de Gadagne Live report initialement posté sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
Nous voila donc partie en fin d'après midi direction le cul du loup quelque part vers Avignon pour voir une fois de plus les excellents rennais de Tagada .../...
Live report initialement posté sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
Nous voila donc partie en fin d'après midi direction le cul du loup quelque part vers Avignon pour voir une fois de plus les excellents rennais de Tagada Jones. Le voyage sera pépère (quoique un peu torturé) et nous finirons le voyage à l'instinct (orientation styli), les indications reçus pour la route n'étant pas exactement conforme. C'est donc dans un froid apocalyptique et après un détour pizzeria que nous pénétrons enfin dans l'Akwaba, salle de concert du petit village de campagne de Chateauneuf de Gadagne. La salle est sympathique, tout en longueur un peu comme Le Moulin mais en plus long et moins large, et plutôt chaleureuse.
C'est le groupe Ska-Punk local (enfin d'Avignon) Lemmings qui assure la première partie. Vand nous avait dit qu'il n'en avait pas entendu que du bien, l'avantage c'est qu'au moins on a été très agréablement surpris. En effet le quatuor (batterie, guitare, basse et guitare/chant) assure pas mal tout d'abord dans un registre punk français plutôt classique avec un bon chant en français. Le groupe joue bien, est assez énergique et les morceaux claquent pas mal. Avantage d'être du coin et d'avoir tout ses potes dans la salles, dés la première zique, tout le monde bouge, danse et pogote gaiement. Bref pour une fois la première partie bénéficient d'un public chaud bouillant qui connais les chansons presque par cœur. Le groupe nous sort donc quelques bon morceaux punk avec au passage une superbe reprise de Brassens. A mi-concert ils sont rejoint par un saxo et le set vire au bon ska-punk. Cette petite touche de cuivre et de ska ajoute du piment à l'ensemble et le tout n'en est que meilleur avec un public de plus en plus chaud. Rien à dire, le groupe assure comme il faut et c'est au final une très bonne surprise.
Bref après ce bon début place à Tagada Jones, groupe rennais au style difficilement qualifiable, mais qu'on qualifiera pour la forme de Punk-HxC. Le set démarre comme L'envers du décors par Dablju et direct c'est la claque. Le son n'est pas très bon mais ce défaut sera vite corriger et tout rentrera dans l'ordre dés le troisième morceaux. L'avantage c'est que Tagada ça vous met une énorme claque des les premiers accords, le groupe a une telle présence scénique et un telle dextérité que c'est un bonheur de les voir. Ils enchaînent sans répits et à la perfection des morceaux tous plus efficace les uns que les autres. On sent la grosse machine de guerre sur scène. Et quand le groupe prend la parole entre les morceaux on sent une grande chaleur et une grosse communion avec leurs public. Tagada c'est résolument un groupe qui donne tout pour son public et ça ça fait plaisir. Le chanteur assure une fois de plus comme une bête pendant que le second saute dans tout les sens et se déchaîne comme un démon. Bref une claque pour les oreilles mais aussi pour les yeux. Côté morceaux c'est la aussi le bonheur, tout L'envers du décors est bien sur passé en revue avec ses imparables Contre courant, Star System, Ecowar, ... mais aussi celles de Manipulé et bonheur du bonheur des plus vieilles comme Donnez nous le pouvoir, Violence et surtout Hold-Up à la fin (que j'ai attendu tout le concert et que je n'espérai plus). Un set long, violent, maîtrisé, chaud bouillant (avec du gros pogo), chaleureux et efficace. C'était la troisième fois que je les voyais en trois ans et c'est probablement le meilleur des trois. Au plus je les vois au plus je les aime car Tagada sur scène c'est un putain de pur groupe, tout simplement.
Voila le public en a eu pour ses oreilles avec moult morceaux et un set une fois de plus jouissif, tout le monde est heureux. Finish à une heure du mat et rentré pépère pour une bonne grosse soirée qui fait plaisir. En tout cas deux choses à retenir, Tagada Jones sur scène c'est vraiment énorme et Hutchinson c'est vachement torturé quand même. Réagir à cette critique
Raspigaous novembre 2003- Akwaba à Avignon Franchement, c'était de la patate ambulante, une ambiance terrible, un chanteur exceptionnel, un groupe hallucinant... Tout pour donner la pêche et passer une sacrée bonne soirée !
Et bien sur à force de rappel, la chanson la plus folle en dernier .../...
Franchement, c'était de la patate ambulante, une ambiance terrible, un chanteur exceptionnel, un groupe hallucinant... Tout pour donner la pêche et passer une sacrée bonne soirée !
Et bien sur à force de rappel, la chanson la plus folle en dernier qui nous met bien le feu "pet ou collègue..."
Aussi les 3 accapella m'a mis des frissons de parout...
Magnifique... magnifique...
Merci encore Raspi... et faut pas qu'il y est de vitroles numéro 3... Réagir à cette critique
Tété + Fred 7 décembre 2002- Akwaba - Chateauneuf de Gadagne Un concert mystique que je n'oublierais pas de si tôt. En première partie, Fred joue dans le même registre que Tété et m'a impressionné par sa voix et son jeu de guitare. J'connaissais pas et j'ai adoré. Il a sorti un CD 6 titres que je recommande. .../...
Un concert mystique que je n'oublierais pas de si tôt. En première partie, Fred joue dans le même registre que Tété et m'a impressionné par sa voix et son jeu de guitare. J'connaissais pas et j'ai adoré. Il a sorti un CD 6 titres que je recommande. Puis et venu Tété... J'avais adoré son 1er album et je pense que son prochain opus sera aussi génial. En effet Tété nous a joué en version "tout seul" (sans son groupe) pas mal de morceaux de son album à venir. C'était très très sympa d'autant plus que chaque morceaux s'est vu agrémenté d'un petit commentaire, histoire de comprendre de quoi il veut parler (tété donc). TT a également joué d'anciens morceaux et a surpris tout le monde avec sa version de redemption song de Marley (fa-bu-leu!!!!). Après le concert il été assez aisé de discuter avec tété ; ce mec est vraiment sympa et surtout il est simple et se prend pas la tête. Voila vraiment un super souvenir que ce concert à l'Akwaba (c'est à coté d'Avignon faut y aller c'est terrible!). Réagir à cette critique