Enfin une soirée chaude et réussie au Phénix pour le Printemps de Bourges 2008 ! Avec une programmation infernale réunissant le meilleur du punk rock et des musiques électroniques hype, ce samedi soir de feu fera date pour les 6000 fans de télescopages jouissifs entre les styles réunis sous l'immense chapiteau. A force de danser, hurler, pogoter, boire et fumer, le public a réussi à transformer le phénix en véritable sauna et à provoquer une condensation tombant sur les festivaliers à intervalles réguliers. C'était chaud, on vous disait...
Blood Red Shoes :
Malgré l'horaire (20h) et un public encore en train d'arriver, les Blood Red Shoes ont impressionné par la puissance de feu de leur répertoire basique. Une guitariste/chanteuse et un batteur/chanteur suffisent à entrainer les premières scènes d'hystérie de la soirée (malgré un son mauvais à souhait)... Il faut dire que les morceaux sont percutants et que la guitare électrique se fracasse admirablement sur la batterie et les voix : c'est remuant, sacrément rock 'n roll (voire punk) et accrocheur. On pense à une fusion ingénieuse et brillante des Kills, des White Stripes et des Yeah Yeah Yeahs en un seul groupe formé de deux musiciens inspirés. Blood Red Shoes, le premier triomphe de le soirée...
Gogol Bordello :
Dans un style radicalement différent, le groupe américain Gogol Bordello a lieu aussi cartonné avec sa musique ultra festive entre punk rock, folklore des Balkans et chanson à boire. La troupe bariolée en fait des kilos pour satisfaire le public, qui se lance dans des danses russes hilarantes. C'est la fête ! On oublierait presque le côté répétitif et lourdingue pour apprécier l'ambiance vraiment réjouissante. Au bout de 6 ou 7 morceaux, le Gogol Bordello show devient un peu too much pour nous... Il faut toutefois reconnaitre l'incroyable potentiel festif de ce combo prenant joliment la relève des Pogues et de la Mano Negra.
The Hives :
Comme prévu, les super vedettes de la soirée sont venues du froid (plus précisément de Suède) pour rafler la mise auprès d'un public mis en transe par un tel déploiement de classe rock' n roll. The Hives, puisque c'est d'eux dont il s'agit, ont offert au public de Bourges un concert d'anthologie dont ils ont le secret... Une rafale ininterrompue de tubes extraits de leurs foisonnante discographie (Walk idiot walk, Die all right, Tick tick Boom, Hate to say I told you so, Main Offender, Diabolic Scheme, Bigger Hole to Fill, Two Timing Touch and Broken Bone, Return the Favour etc etc), un son garage punk 'n pop cataclysmique, des lights vrillantes, un groupe impeccable emmené par un chanteur en grande forme, n'en jetez plus, vous tenez là l'un des meilleurs groupes de scène en activité... The Hives, c'est de la dynamite, on le sait depuis longtemps mais à chaque fois on se laisse surprendre par leur show millimétré et archi pro mais pourtant foutrement bordélique : ça hurle, ça couine, ça sature, ça provoque gentiment, ça fanfaronne à tout va... Le résultat est là pour attester de la qualité du show : sous le Phénix, toute le monde hurle sa joie, danse façon petits agités en attendant avec impatience le prochain hit garage et les prochaines facéties de Howlin Pelle Almqvist. Chapeau bas messieurs, et revenez quand vous voulez mettre une mémorable branlée scénique à la plupart des groupes qui se disent rock 'n roll en France...
Justice :
L'essentiel du travail étant fait, il ne reste plus qu'à danser tous ensemble et à communier avec le duo phénomène dont on nous rebat les oreilles depuis 2 ans : j'ai nommé Justice. Même s'ils n'ont rien inventé à proprement parlé, il faut avouer que le show furieux de Justice à Bourges valait le détour : sorte de choc frontal entre les Chemical Brothers, Daft Punk, et les saturations du rock, la musique du duo ultra hype donne envie de se mettre sur la tête en live. Beaucoup moins varié que sur disque, leur univers à la fois sombre et archi dansant est une invitation claire et nette à la fête. Le décorum limite métal gothique (des murs d'amplis encadrent les deux machinistes survoltés) et le light show positivement impressionnant contribuent à la réussite du set de Justice, qui s'attache à remixer ses propres tubes en y rajoutant des bruitages vrillants, des basses vrombissantes et des distorsions sidérantes. Le public, aux anges, finit littéralement à genoux...
Vitalic :
C'est à un autre français - Vitalic - de cloturer cette soirée de rêve avec un set montant doucement (mais surement) en puissance jusqu'à l'explosion finale avec des titres imparablement dansants. En alternant des passages ambient avec des déluges de beats, Vitalic sait comment provoquer la montée du désir : en frustrant légèrement son public, qui veut tout lâcher immédiatement sur le dance floor géant du Phénix. Mais cette tactique maline, très connue des strip teaseuses et autres stars du porno, a un énorme avantage : on jouit encore plus fort à la fin. Et c'est ce qui se passe dans le dernier quart d'heure avec My Friend Dario et consorts joués juste après une citation dispensable de Photonovella par le groupe variétoche Ivan (pour agacer tout le monde avant le grand final ?). Cette fin réellement démoniaque permet à Vitalic de provoquer un joyeux bordel dansant, et de quitter ses platines en héros. Jolie conclusion pour ce Printemps de Bourges 2008 de fort belle tenue...
Deportivo, The Do, The kooks, BBBbrunes 16 avril 2008- Le phénix de Bourges UN bon concert qui commence en pleine action par Deportivo qui savent mettre l'ambiance, suivent The do qui me déçoivent énormément, je sors même de la salle...
Heureusement je reviens pour The Kooks qui m'ont fait hurler à ne plus avoir de voix, .../...
UN bon concert qui commence en pleine action par Deportivo qui savent mettre l'ambiance, suivent The do qui me déçoivent énormément, je sors même de la salle...
Heureusement je reviens pour The Kooks qui m'ont fait hurler à ne plus avoir de voix, je suis même restée bouche bée... Et on finit par Les BB brunes qui ont magnifiquement clôturé ce concert !!
The Do + The Kooks (Le Printemps de Bourges 2008) 16 avril 2008- Le Phénix, Bourges
Deuxième journée sous le soleil au Printemps de Bourges (après le bon concert de la veille avec Adam Green, French Cowboy, Cocoon, Syd Matters, Hushpuppies, La Maison Tellier, Constance Verluca), avec au programme un concert au Phénix (sorte .../...
Deuxième journée sous le soleil au Printemps de Bourges (après le bon concert de la veille avec Adam Green, French Cowboy, Cocoon, Syd Matters, Hushpuppies, La Maison Tellier, Constance Verluca), avec au programme un concert au Phénix (sorte de zénith provisoire mal sonorisé) avec Deportivo, The Do (qui remplacent Babyshambles, Pete Doherty étant en prison... ), The Kooks et BB Brunes. Ne goûtant guère la soupe soit-disant rock de Deportivo et le revival yéyé risible des BB Brunes, c'est le milieu de l'affiche qui nous intéressera aujourd'hui...
The Do :
Cela faisait une année que nous boycottions le Phénix (pour cause de programmation peu intéressante) et dès les premières notes de The Do, l'on se souvient qu'il y avait une autre bonne raison à cette décision : un son proprement infect, le genre de truc à te dégoûter de tout concert dans un zénith, et ce pour longtemps. Aperçu dans de très bonnes conditions - sur une scène plus petite, avec un son digne de ce nom - aux Transmusicales de Rennes, le groupe français qui cartonne en ce moment a fait ce qu'il a pu avec les circonstances du jour : ça résonne ignoblement, on se croirait dans une halle aux bestiaux... Dans ces conditions, difficile d'apprécier à leur juste valeur les chansons délicates et classe de The Do. Malgré tout, la voix superbe de la chanteuse et la qualité des morceaux arrivent à faire passer un bon moment ; mais on est loin du concert enthousiasmant de Rennes. Grâce à ses qualités scèniques, à ses tubes (On my shouders, At last etc) et à sa reprise du Crazy de Gnarls Barkley (refrain repris en choeur par la très jeune chorale de la fosse... ), The Do a presque réussi à faire oublier aux kids la défection des Babyshambles.
The Kooks :
Le public - très jeune et très nombreux - est de toutes façons là pour faire un triomphe aux BB Brunes et aux Kooks, qui sont quand même d'un autre niveau que nos nouvelles stars hexagonales (rires). Dès les premières notes du concert de jeunes Anglais de The Kooks, on revit les scènes d'hystérie collective qu'avaient connues les Beatles en leur temps : fosse en ébullition (tout le monde saute à pieds joints), cris surraigus, aplaudissements interminables, c'est un plébiscite pour la musique tubesque des Kooks ! Sorte de croisement pop/folk/rock entre The Libertines, Bob Dylan, Arctic Monkeys, Supergrass, David Bowie et - ouch ! - Police, la musique du groupe de Luke Pritchard est directe, fraiche, facile d'accès et ultra entrainante. Même si l'on n'est pas une jeune fille toute émoustillée par Luuuuuuuuuke, il faut reconnaitre le côté percutant du show ; les tubes s'enchainent, le son est meilleur que pour The Do et le combo sait varier les plaisirs en alternant rock hystériques et pop songs folk. Certes, le chanteur en fait parfois un peu trop pour impressionner les donzelles (cf ses maniérismes excessifs sur Always where I want to be) mais il faut reconnaitre à ce gamin doué un charisme incroyable et un aplomb impressionnant : il emmène la troupe de main de maître, bien aidé par un guitariste lead en forme, un batteur "lapin Duracell" et un bassiste impeccable. Deux ans seulement après sa première tournée, jouer seul avec sa guitare devant 5000 personnes pour le rappel ne lui fait pas peur non plus ; décidément ce Mr Pritchard assure comme un grand !
Direction la sortie juste après, revoir les BB Brunes deux mois après leur "superbe" prestation à la Coopérative de Mai constituerait un acte de pur masochisme... L'acteur Luis Rego, présent sur le festival, devrait faire son mea culpa public et présenter ses excuses pour avoir offert sa première guitare au jeune Adrien, futur leader des BB Brunes... Sans cet acte aussi irresponsable que criminel, on aurait pu éviter des drames auditifs comme Diiiiiiiiis moooooi. Dommage !
>> Réponse (le 17/04/2008 par H.) Le Phénix / bourges - 16 avril 2008 NON !
Effectivement le son du Phénix était PLUS que lamentable, il était impossible de comprendre un mot de ce que .../...La suite
Louise Attaque 30 avril 2006- Phenix à Bourges Salut,j'ai trouvé leur concert super a part l'attente qui à été très longue avant de les voir (3h pour les autres groupes et 1 heure de louise attaque, c'était dommage!!!!) Réagir à cette critique
Hushpuppies + Katerine + Arctic Monkeys + Deus + Dionysos 29 avril 2006- Bourges (Printemps de Bourges) Le Phoenix n'est pas ma salle de concert préférée (loin de la!) mais cette soirée au Phoenix était simplement exceptionnelle !
Ce sont les Hushpuppies qui ouvrent la soiréé, et ils obtiennent un succès bien mérité! Les hushpuppies nous servent .../...
Le Phoenix n'est pas ma salle de concert préférée (loin de la!) mais cette soirée au Phoenix était simplement exceptionnelle !
Ce sont les Hushpuppies qui ouvrent la soiréé, et ils obtiennent un succès bien mérité! Les hushpuppies nous servent les meilleurs titres de leur album :"single" "Pale blue eyes" et bien sur la géniale "you're gonna say yeah", on a aussi reconnu une des chansons de leur démos "H.P.U.P.P.I". Bref un set court et énergique, avec un son correct (pas habittuel au phoenix), avant de partir le chanteur rappelle le nom du groupe pour ceux qui ne connaissaient pas et remercie le public enthousiaste, seul bemol : leur prestation trop courte.
Pas le temps de faire sécher la sueur dont je suis recouvert que Phillipe Katerine arrive. Je ne connaissais pas ce Katerine que tout le monde adoooooore et je suis maintenant un peu méfiant vis a vis des comiques rockeurs (voir Didier super), mais katerine est largement au dessus du nordiste : il joue avec son groupe une espèce de pop décalée, chante plus ou moins des paroles débiles ou drole (au choix): "j'emmerde" "j'adore" (celle ou il coupe le son!) "poulet n°...." et " Marine Lepen" à mourir de rire....
Un bon quart d'heure plus tard arrivent les très attendus Arctic Monkeys, leur album est un des meilleurs de l'année 2005, assureront ils devant plus de 5OOO personnes ? Oui et Non !
Oui! Ils sont très rodés à l'exercice et livrent un set carré avec toutes les bombes que l'on connait deja par coeur:"Scummy" "dancing shoes" "fake tales of san francisco" "I bet you look good on the Dance floor" plus une nouvelle chanson dont je n'ai pas retenu le titre. Leur bassiste est impassible et delivre ses lignes efficaces sans fioriture.
Non! Le son est un peu propret et nos rockeurs enchainent les chansons avec un professionalisme et un calme presques offensants vu le chaos qui règne dans la fosse, quand le chanteur se prend une basket dans la tête il ne bronche pas et continue... essayez ça avec un sid vicious ou un Doherty vous aurez mal!
Malgré tout un bon concert, on aurait aussi aimé entendre "red lights indicate door are secured".
Voila ensuite DEUS, je ne connais pas trop, ils jouent une pop plutot bien foutue mais trop molle à mon gout (ça n'engage que moi), pas vraiment d'avis sur leur set puisque je l'ai mis a profit pour aller boire un coup...
Enfin voila Dionysos....
Comme chaque fois Mathias malzieu frontman déjanté et sa bande offrent un grand spectacle, ils méritent amplement le haut de l'affiche !
Après leur arrivée sur "l'etrange noël de Monsieur Jack" ils jouent principalement le dernier album (d'ailleurs bien meilleur en live), on retrouve "Giant jack" "cold child" "mister chat" "l'homme qui pondait des oeufs". Le tout suivi par un rappel mémorable d'une bonne demi heure. Mathias a toujours cette energie communicative, il traverse toujours la salle en slam, grimpe sur les piliers de la salle, arrive à faire taire un phoenix entier pour un pogo silencieux, revient chanter a capella après le départ du reste du groupe!
Merci Dionysos ! Merci !
Beaucoup plus excitant que les venues respectives d’Indochine, Cali et Louise Attaque sous le chapiteau de 5500 places du Phénix, le plateau réunissant les excellents Hushpuppies, le doux dingue Philippe Katerine, les survoltés Artic Monkeys, les impeccables dEUS et les déchaînés Dionysos a tenu toutes ses promesses. Avec une foule en délire dès le premier groupe, la soirée s’est déroulée dans une ambiance de feu, qui a presque fait oublier l’acoustique fort discutable du lieu…
Hushpuppies :
Malgré un son ignoble, les Hushpuppies ont provoqué les premiers émois de la soirée… Tous les titres du groupe venant de Perpignan - et désormais basé à Paris - ont reçu un accueil digne d’une tête d’affiche : cris de joie, chant repris en chœur, applaudissements sans fin. Même si tout cela est parfaitement mérité, si l’on considère la qualité des morceaux du premier album et de la prestation du combo français, cela fait vraiment chaud au cœur de constater que le public sait être réceptif à la musique d’un groupe qu’il ne connaît pas forcément… Les membres des Hushpuppies mesurent d’ailleurs parfaitement la chance qu’ils ont de triompher sous un chapiteau bondé : ils en remettent une couche, en appuyant encore sur l’accélérateur sonique pour interpréter leurs tubes punk pop mods. Pris dans l’euphorie, le chanteur chevelu signale qu’ils étaient déjà passés à Bourges, il y a deux ans sur la scène Pression Live (devant un public assis, plus attentif à son kebab qu’au spectacle) et qu’aujourd’hui, ce n’est pas exactement la même chose ! La suite de la tournée marathon des Hushpuppies devrait leur permettre de connaitre d'autres instants de bonheur, et de gagner encore plus de fans…
Katerine :
Toujours dans une atmosphère d’immense fête, Katerine et les ex Little Rabbits (désormais sans Federico Pellegrini, on a bien fait de profiter de sa présence sur scène à Rennes) a propulsé le Phénix au huitième ciel avec ses titres aussi improbables que percutants. Avant même que la première note ne soit jouée, la seule vue de Philippe Katerine - avec une fleur dans les cheveux et un pantalon vert caca d’oie - en train de prendre une pose christique suffit à entraîner une hola dans les rangs du public. Après, c’est le délire pendant toute la durée du concert, l’assistance répond au quart de tour à toutes les facéties du monsieur. 100% V.I.P. et surtout Louxor j’adoooooooore, remportent un succès archi mérité. Sur Louxor j’adore, on frôle même l’hystérie quand le Nantais coupe le son : le chapiteau est à deux doigts de s’effondrer et d’être réduit en cendre (comme Katerine l’avait demandé juste avant). Bien sûr, le groupe en rajoute en restant figé plus longtemps qu’à l’accoutumée. Avant de repartir dans un funk rock effréné. Après cette séance de communion, Katerine hurle fort à propos « Je vous emmerde ! ». Pour casser l’ambiance ? Non ! C’est sa manière à lui d’annoncer un de ses titres phare, vous savez celui où il se plait à dire qu’il est une merde et qu’il emmerde la Terre entière. Merci, ça fait plaisir ! L'ignoble Marine Le Pen a droit, elle aussi, à l'emmerdement de Katerine (et de toute la salle) lors de l'interprétation du titre Le 20.04.2005... Et encore une fois, ça fait du bien ! Pour résumer, le show 2006 de Philippe Katerine est Borderline comme il faut. Avec ses morceaux délirants, sa présence hilarante et son groupe de rock farfelu idéal pour cette tournée, cet être humain joliment barré est paré pour affronter tous les publics.
Artic Monkeys :
Les quatre adolescents d’Artic Monkeys, malgré leur jeunesse, sont eux aussi aptes à se débrouiller devant les plus grandes foules sans rencontrer le moindre problème. Avec leur savoir-faire scénique très anglais (je joue vite, fort et bien, sans en rajouter) et leurs morceaux en forme de tubes imparables, les singes de l’arctique ont prouvé qu’ils étaient un bon groupe de scène, en plus d’être des faiseurs de hits. Sans être génial, leur set a entraîné des soubresauts incontrôlés de joie dans le public, ravi de voir en vrai les petits prodiges dont la presse lui parle tant. Si leur physique n’est pas (encore ?) particulièrement sexy, les quatre musiciens maîtrisent parfaitement leurs instruments, c’est bien là l’essentiel. Le bassiste rondouillard est une véritable machine à groover, mais quand il appuie sur sa pédale de distorsion, il déclenche de véritables cataclysmes soniques. Le batteur cogne, lui, avec un bel enthousiasme sur ses fûts, pendant que le guitariste enchaîne les riffs comme un damé… Le guitariste chanteur, en plus d’interpréter les morceaux avec une voix superbe (entre Bobby Gillespie, Liam Gallagher, Paul Weller et Pete Doherty) possède un sacré savoir-faire pour jouer de la six cordes. Il a également un bel aplomb : le sinistre débile qui lui a balancé une chaussure en pleine figure au milieu d’un morceau n’a pas réussi à le faire mal jouer ou partir de scène : tout juste, a-t-il mis 2 ou 3 secondes pour reprendre ses esprits et enchaîner, en grand professionnel âgé de 19 ans… Ce que l’on retiendra de ce set très prometteur, c’est la joie incroyable ressentie par tout le public sur chacun des morceaux (sous influences Clash, The Jam, Libertines… ) du groupe et particulièrement sur les sensationnels I bet you look good on the dance Floor et Fake tales of San Francisco. Si ces petits gars doués réussisent à rester aussi simples qu’ils le sont actuellement et à se lâcher plus sur scène, ils devraient aller très loin.
dEUS :
Sans déclencher autant d’hystérie que les groupes précédents, dEUS a une fois de plus fait montre de sa classe inestimable, comme il l’avait fait en septembre à la Coopérative de Mai. En alternant les titres atmosphériques truffés d’expérimentations réjouissantes et les tubes aussi tortueux que percutants dont Tom Barman a le secret, dEUS a réussi à combler ses « vieux » fans, tout en gagnant de nouveaux adeptes. Une performance rendue possible grâce à la voix impeccable de Tom Barman (le Tom Waits belge), aux talents des musiciens pour alterner finesse mélodique et gifles soniques, sans oublier la pertinence intacte des morceaux extraits de chaque album des dieux d’outre Quiévrain. Aucun doute là-dessus : Instant street est toujours un véritable trip, Suds and soda rend toujours complètement fou, et les nouveaux morceaux n’ont pas à pâtir de la comparaison malgré leurs atours moins tubesques… Il semble bien que dEUS ait encore de belles pages à écrire dans une histoire pourtant déjà riche en moments forts.
Dionysos :
Et pour conclure en beauté une soirée très réussie, Dionysos a délivré un set de feu, semblable à ceux qu’il propose habituellement, certes, mais toujours aussi vrillant. On a beau voir le groupe de Valence de nombreuses fois sur scène, il réussit à rendre heureux et à provoquer des cris de joie à chacune de ses prestations. Un exploit renouvelé donc… Le groupe au grand complet se fait fort d’être à la hauteur de sa popularité (énorme !) en donnant tout ce qu’il a dans les tripes à chaque apparition : personne n’épargne sa peine, Mathias Malzieu en tête, dans son rôle de Nick Cave/Jon spencer/Johnny Cash volant… Avec ses titres de punk rock blues folk chanson hip hop et le talent de chaque musicien, Dionysos arrive à rendre presque intime un chapiteau dans lequel 5500 personnes se sont entassées, pour leur plus grande joie. Même perdu au milieu de la foule, on ressent des émotions identiques à celles éprouvées dans une salle de taille normale. Et puis le leader maximo n’oublie pas de venir rendre une visite à son public en nageant à une vitesse hallucinante au dessus des têtes, c’est désormais une tradition… Le père de Mathias, tranquillement installé sur son canapé devant la retransmission du concert sur France 4 (et qui aura droit à une petite dédicace), peut être fier de son fiston !