J’arrive donc vers 19h30 pour tenter d’avoir une bonne place pour les photos, mais à peine rentré dans la salle, je constate que des fans sont déjà là, collés contre les barrières pour attendre leur groupe.
A noter que ces barrières sont justes des barrières et non des crash-barrières, derrières lesquelles, nous, photographes, pouvons travailler correctement. Donc, encore une soirée galère coté photo, à se frayer un chemin, à déranger les gens pour quelques clichés.
Vers 20 h, je découvre le groupe
Flangers . Je dis découvre, mais en fait non. Par hasard, j’ai pu les voir en show case quelques temps auparavant au Cultura du Pontet. Et, malgré le fait que le son était bien meilleur pour eux (et encore heureux pour eux, l’inverse aurait été étonnant !!), mon avis quant à leur musique n’a pas trop changé.
Je m’explique :
Le groupe en soit est pro, rien à dire ; c’est carré, bien joué. Les mélodies sont planantes, et je dirai un peu "plates" parfois ; pas de grandes envolées lyriques, ou alors quelques unes, mais assez souvent mal placées.
Le constat que j’ai eu, en les voyant deux fois : je serai incapable de vous fredonner un air d’une de leurs chansons. Pour un groupe qui démarre, ce n’est pas très bon signe.
Je ne doute pas que ce groupe soit de bonne volonté, qu’ils y mettent du leur à fond, mais en tant que simple auditeur lambda, aucun air ne résonne, ne se retient facilement.
Sur le plan scénique ce soir là, le contraste était malheureusement flagrant.
Les gens qui étaient venus ce soir (et je rappelle que le concert était complet !!) sont venus pour voir
Shakaponk , groupe qu’ils connaissent, et qui est connu pour envoyer du lourd. Quand je dis "lourd", c’est bien sûr coté son, mais, et surtout coté scène. Les gens savent que ça va bouger, sauter dans tous les sens (pour preuve par la suite, les nombreux petits ados prêts des barrières qui m’empêchaient de prendre des photos, et qui ont failli foutre mon appareil photo en vrac).
Et là, pour le groupe
Flangers le contraste était flagrant ; sur scène, certes coté son, ça pouvait passer, mais coté scène, la chanteuse était bien fixe, derrière son micro, statique, pas de grand mouvement.
Le guitariste bougeait un peu. Il n’y a que le batteur qui bougeait un peu… les bras…
Je ne veux pas être dur avec ce jeune groupe, mais ce soir là, à coté de
shakaponk, ça faisait ressortir leur différence.
N’oublions pas qu’une première partie est avant tout pour faire découvrir un jeune artiste ; ce fut le cas ; après, c’est le test du public. Ce soir là je n’ai pas vu d’éclats de joie probant à la vue du passage de
Flangers.
Je leur souhaite bonne route tout de même, et pour prolonger cette découverte, vous pouvez aller sur leur myspace ou leur page facebook pour les découvrir.
Après cela, changement de plateau, et l’ambiance monte. Le groupe du singe n’est pas encore arrivé que déjà ça se bouscule. Et le pire, c’est que ce n’est pas pour être plus prêt de la scène, c’est juste que certains jeunes commencent à se défouler, à danser, à faire monter la température tout seul !
Les lumières s’éteignent, et il faut l’avouer, beau plateau scénique : un écran circulaire en fond de scène sur lequel sont projetées des vidéos avec l’emblème du singe, parfois un gorille.
Ce concert est un vrai spectacle à part entière. Le groupe
shakaponk a réussi à allier son et lumière, les deux se complètent bien, l’un va bien avec l’autre.
Dès le départ, le chanteur commence à crier dans tous les sens, et il saute directement, dès le premier morceau dans le public ; au moins le ton est donné.
Le public le reçoit aisément, le supporte dans la salle (le chanteur a l’air bien mince je vous rassure !).
Fin du premier morceau, je suis déjà trempé de sueur, ça a poussé dans tous les sens, j’ai mal aux mollets, et ce n’est que le début.
Sur la scène, le chanteur est accompagné par une chanteuse aussi charismatique que lui ; elle a le style funky, et une voix très rock ; elle envoie du lourd elle aussi, rien à dire.
Derrière eux, les zicos ont l’air bien à fond aussi : tatouages de partout, cheveux longs, barbes, attitude de tueur, ça le fait !!
Et au milieu de tout cela, le clavier, un mec bien portant, à l’allure de viking fort sympathique.
A chaque morceau, le fond de toile circulaire ajoute un petit plus très bien trouvé, qui illustre parfaitement l’ambiance et l’attitude du groupe.
Aux riffs de guitares bien rock s’ajoutent les sons électro bien propres des synthés vintages. Là aussi,
shakaponk allie tout à fait le rock et l’électro.
Comme disait
China Moses lors du passage du groupe sur Canal+ au grand Journal,
shakaponk est un groupe encore trop méconnu. Ils commencent à exploser et en voyant ce concert, ce spectacle, je comprends qu’ils percent.
Ils ont fait leur force en tournant, encore et encore, et envoyant toujours autant dans les concerts ; le bouche à bouche a surement fait son office et je pense que c’est encore la meilleure des publicités qu’un groupe puisse avoir.
Lors du concert, les fans chantaient par cœur les titres, j’avoue que j’étais bien surpris. Aux ¾ du concert, j’ai du demander à un des vigiles derrières les barrières de me sortir, car j’étais crevé de lutter pour sauver mon appareil photo, et aussi j’étais trempé de sueur. La température dans la salle était bien haute, tout le monde transpirait beaucoup. J’ai fini le concert désaltéré par une bonne bière (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé !!), et depuis ce concert, j’ai un bon rhume !
Bref pas grand chose de plus à dire sur ce groupe : une tuerie, ça déchire tout, c’est très bien rodé, l’image au service du son, un spectacle tout simplement à ne pas manquer !
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