Qu'est-ce qui ne va pas avec les Simple Minds ? Comment réaliser un show moyen avec pourtant un public conquis ? Peut-être que c'est parce que le public est conquis ? On travaille moins ? Le son reste médiocre. Les chansons où Mel Gaynor n'est pas là sont bâclées, et en particulier "New Gold Dream", pratiquement jouée en playback. J'ai voulu vérifier ce que "New Gold Dream" donnait en 1982 : la version live faisait un effort par rapport à la version studio, il y avait plus de basse, une batterie et une guitare plus prononcées, bref, une réorchestration du morceau. Et on était en 1982, hein ?
Comment un groupe après 30 ans de scène peut-il manquer à ce point de professionalisme pour, en 2009, ne rien proposer à son public au niveau des réorchestrations des grands morceaux mythiques ? Peut-être le public se satisfait-il du son congelé des Simple Minds ? Quant au jeu de scène, c'est, encore une fois si on compare avec 1982, peu enthousiasmant : Kerr se contente de dire "coucou" à la foule et semble figé, Burchill, qu'on a connu plus énergique, semple s'ennuyer et annone sur sa guitare, avec cette pénible façon de jouer sur le haut du manche, la main droite à deux pouces de la gauche.
Finalement, seul Gaynor tient la route, pour un "Ghostdancing" final rondement mené. Un des rares moments forts du concert, avec "I Travel" et trois nouvelles chansons du dernier album, plutôt bien jouées. C'est dommage parce que le lieu, un espèce d'amphithéâtre en plein air entouré par les pins, se prêtait à un bon exercice. De quoi faire regretter Olivia Ruiz, qui jouait dans les premières parties, beaucoup plus convaincante que les Simple Minds.
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