Accueil Chronique album : Ty Segall - Possession, par Stéphane Perraux
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Critique d'album

Ty Segall : "Possession"

Ty Segall :

Pop - Rock

Critique écrite le 19 juin 2025 par Stéphane Perraux

Chronique d'un retour solaire aux racines glam et rock seventies... Quinzième album solo, et toujours pas de pilote automatique en vue. Ty Segall, prolifique petit génie de la scène garage rock californienne, prouve une fois de plus qu'il n'a rien perdu de sa capacité à se réinventer tout en gardant l'essentiel : le plaisir d'une musique libre, jouer avec panache. Depuis ses débuts au tournant des années 2010, Ty Segall a empilé les projets comme d'autres empilent les riffs : Fuzz, GØGGS, collaborations avec White Fence ou Mikal Cronin, et bien sûr une discographie solo pléthorique. Il a tout fait : punk abrasif, rock psyché, glam déglingué, folk baroque, prog turbulent... Et s'il flirtait récemment avec des structures complexes et des textures prog sur Three Bells (2023), Possession opère un virage plus direct, efficace mais tout aussi jouissif.L'album s'ouvre avec "Shoplifter", tube beatlesque parfaitement calibré où on croirait parfois entendre un McCartney qui aurait troqué sa basse Hofner contre une fuzzbox. Et la magie opère immédiatement. Le ton est donné et il sera léger, fun, nostalgique, entraînant et sans fautes de goûts. Les influences ? Elles sautent aux oreilles. "Fantastic Tomb" débute comme un clin d'oeil appuyé à Ziggy Stardust, et "The Big Day" prolonge ce flirt glam avec un goût pour le théâtral qui fait mouche. Mais, Ty Segall y injecte aussi son humour avec le très ironique "Another California Song", une nonchalance californienne pleinement assumée sur "Skirts of Heaven", et surtout sa patte inimitable avec des solos de guitare qui tracent des arcs électriques dans le ciel. Magique. Titre après titre, la voix devient incantation, les guitares ondulent, les morceaux s'étirent en rêve d'été californien à la frontière de la perfection. C'est beau, c'est planant, c'est du Ty Segall au sommet de son art. Avec Possession, Ty Segall publie un disque rayonnant, intensément vivant, qui prend tout son sens dans une écoute détendue, fenêtres grandes ouvertes sur le monde, soleil sur la peau. Il y a du classic rock, du psyché, du glam, du riff et surtout une générosité musicale absolue. Et ça, en 2025, c'est déjà remarquable.



 Critique écrite le 19 juin 2025 par Stéphane Perraux

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