Accueil Chronique de concert Irruption, Primal Age, Arkangel (Marseille Hostile Fest)
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Chronique de Concert

Irruption, Primal Age, Arkangel (Marseille Hostile Fest)

Irruption, Primal Age, Arkangel (Marseille Hostile Fest) en concert

Le Dodu, Marseille 18 avril 2026

Critique écrite le par


Commençons cette petite chronique par un disclaimer : on y connait à peu près rien en hardcore ! 8 groupes d'affilée, c'était clairement hors de notre endurance... Notre objectif en venant à cette soirée était surtout d'aller découvrir (après avoir diné aux Tables de la Friche) à quoi ressemblait Le Dodu, ancien atelier et nouvelle salle de moyenne jauge ouverte tout à côté par Hazem, bien connu propriétaire du Molotov (entre autres), et activiste de la scène musicale (entre autres). Le Dodu, non pas comme lui (je suis sûr qu'on lui a déjà faite), mais comme les petits chiens qui l'accompagnent souvent, et qui semblent en effet assez bien nourris. A noter que ce lieu, Vieux Métaux (c'est le fronton qui le dit), accueille également une formule club, Unité 22. Une salle, deux ambiances, en somme !

Côté Dodu, l'endroit a dégainé il y a deux mois sur un concert de oï et un autre Philippe était là, qui a fait de très belles photos, lui. Les miennes de cette soirée me semblent à peine montrables ; il est vrai que dans une tonalité béton noir, photographier des types habillés sombre et qui s'agitent en tous sens ne serait déjà pas évident avec un appareil photo... Accueil sympa (bon, pas de CB donc un petit tour à la Belle de Mai en bonus !), salle simplement et bien aménagée, un bar qui a trois références de Meteor en pression (ça c'est top ! indépendante et bonne, et alsacienne !), un rooftop/fumoir/merch/chill super agréable : tout est validé en bloc, on était pas trop inquiet.e.s à ce sujet : on va se plaire ici ...

Alors bon, le hardcore, comment dire... C'est un style que je ne maîtrise pas, et dont certains pans entiers me semblent trop austères et/ou répétitifs. Mon côté fleur bleue sans doute : j'ai besoin d'un peu de mélodie quelque part. Oui, de la mélodie ! Même supersonique, riffée à vous en faire roter du sang, growlée par le chanteur ou vous soulevant en infrabasse : tout me va ! Rien à voir, mais ça me fait pareil avec le death metal : il y a des groupes que j'adore et d'autres qui m'emmerdent, selon cette même dichotomie, mélodie vs énergie. Or le Hxc privilégie souvent les ruptures, cassures, changement de ton, basés sur de l'énergie pure. Et on voit bien que son public en redemande, s'agitant en tout sens, traversant le pit avec tous les membres dépliés en essayant (plus ou moins) de s'éviter entre inconnus et de se percuter entre amis : en ce festival Marseille Hostile Fest, il vit sa meilleure vie, et il fait plaisir à voir !

Nous avons donc vu ou aperçu trois groupes et, encore une fois, mon avis est assez ignare ! Irruption, le premier, est emmené par une petite chanteuse super-énergique, secondée par des gros bras qui tabassent. Rien à redire, c'est super carré, puissant et méchant, mais il a précisément ce côté "HxC orthodoxe" qui m'empêche de vraiment décoller. En tout cas dans la fosse c'est un peu l'octogone et on se fait la réflexion que tous ces hommes (a priori de 20 à 60 ans !) sont très physiques voire sportifs - si je mouline comme ça des bras ou des jambes moi, je me blesse, c'est sûr ! Même impression pour Arkangel (mais nous sommes partis pendant le concert !) : emmenés cette fois-ci par un homme super énervé, c'est la tête d'affiche et le public s'y presse (et s'y secoue toujours !). Les riffs me plaisent assez mais c'est la voix qui me semble un peu monocorde, hurlée sur une seule note... Après : super ambiance et leurs fans sont ravis, c'est donc moi qui passe à côté !

Le groupe qui nous a le mieux accroché ce soir-là, c'est Primal Age ! Les Normands, à défaut d'avoir pu amener une grosse fanbase, avaient ce petit plus d'un peu de coloration musicale, la belle envie de gens qui ont fait mille bornes pour venir jouer, un chanteur audible et assez charismatique (je ne dis pas que les autres ne l'étaient pas, hein !). Batteur très tonique, riffs cisaillés, rythme des breaks raisonnable : mon équipe, en hardcore ! Fun fact, une mamie aperçue à plusieurs reprises ce soir-là, les filmait du premier rang... Le metal n'a pas d'âge, le hardcore non plus ! Note pour plus tard, le dress code HxC : en short, et avec au moins un mollet tatoué. Et idéalement, un t-shirt Sabre-Tooth Marseille : ce soir-là bien sûr, Phil "Stryker" était co-producteur !

Setlist (sur scène) : Shadows / Blinded / Devil / My Dear / Passion / Voiceless / While / Walls / False / No Regrets / Morning

Conclusion : chouette lieu, chouette prog pointue (un peu trop pour moi ce soir) : on y reviendra avec plaisir !

Photos : bof. Pas sûr de les mettre...