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Chronique de concert Dua Lipa
Vendredi 20 mars 2026 : 6388 concerts, 27515 chroniques de concert, 5434 critiques d'album.
Chronique de Concert
Dua Lipa
Dua Lipa fait briller Lyon avec son Radical Optimism
La foule s'amassait dès la mi-journée aux abords de la LDLC Arena, sous un soleil printanier et une excitation palpable. Certains fans avaient même dormi devant les grilles. Il faut dire que la nouvelle reine anglo-albanaise de la pop disco, Dua Lipa, faisait escale à Lyon pour présenter Radical Optimism, son tout dernier album. Trois ans après un premier passage à la Halle Tony Garnier, c'est dans cette salle ultra moderne qu'elle revenait retrouver un public visiblement conquis d'avance.

La chanteuse avait donné le ton bien avant l'ouverture des portes, en publiant sur les réseaux des clichés d'un pique-nique détendu au parc de la Tête d'Or. Le message semble clair : Lyon, elle aime. Et Lyon le lui rend bien. Dès l'arrivée du public, on voit défiler paillettes, maquillages irisés et tenues stylisées : le public n'est pas venu seulement pour regarder un show, mais pour le vivre. Le concert s'ouvre sur "Training Season", grosse claque sonore et visuelle. Dua Lipa surgit dans un body argenté étincelant, entourée de ses 12 danseuses et danseurs tous aussi flamboyants.

Le rythme est soutenu, la mise en scène millimétrée, l'énergie intense. "End of an Era" arrive sans transition et Dua Lipa disparaît dans les éléments de scène pour réapparaître, glamour au possible, cachée/dévoilée par des éventails de plume sur "Break My Heart", avançant sur l'extrémité circulaire de la scène qui plonge au milieu de la fosse. Premier effet pyro, les confettis pleuvent ! L'effet est immersif, galvanisant. La LDLC Arena, mieux équipée que l'ancienne Halle Tony Garnier, offre un son massif et une visibilité excellente. On se sent vraiment proches de l'artiste, peu importe la place.

Après une première salve survoltée, la chanteuse disparaît quelques instants tandis que ses danseurs occupent la scène. Elle réapparaît habillée de dentelles rouges et d'une étole en fourrure, glamour à souhait. La suite, plus intimiste, marque un moment suspendu du show : entourée de ses musiciens, en cercle au bout de la scène, elle interprète avec une émotion palpable "Dernière Danse" d'Indila, dans un français quasi parfait. Elle s'en excuse avec une modestie touchante, mais bluffe tout le monde par sa justesse et son respect de la langue. L'instant est magique, et la salle chavire.

Le concert gagne encore en intensité par la suite. Dua Lipa semble plus à l'aise qu'en 2022 : elle descend au contact du public, échange quelques mots, confie son amour pour la ville. Le troisième acte s'ouvre sur "Physical" et s'achève avec "Illusion", deux énormes tubes, repris en choeur par tout le public. Puis un quatrième acte plus théâtral débute : une auréole géante descend au-dessus de la scène circulaire. Sur "Happy For You", un solo de batterie vient clore un moment fort, avant que Dua réapparaisse entourée de flammes. Portée par une plateforme à cinq mètres du sol, elle termine le morceau dans les airs puis enchaîne avec "Anything for Love", simplement accompagnée au piano. Elle vacille presque, émue aux larmes, devant les acclamations qui suivent.

Le concert monte encore d'un cran lorsqu'elle entame "Be The One" debout sur les barrières, soutenue par ses gardes du corps, lançant les refrains au public dans une communion totale. Enfin, après un ultime changement de tenue - noire et dorée, digne d'une impératrice pop - elle livre "Houdini", morceau clé de Radical Optimism. Un dernier uppercut visuel et sonore. Pas de rappel après ça, ce qui peut laisser un petit goût d'inachevé, tant l'osmose était forte. Mais les dernières paroles - "Catch me or I go, Houdini" - résonnent encore longtemps, comme une promesse de retour.

Dua Lipa est aujourd'hui à un tournant de sa carrière. Elle a gagné en maturité, en assurance scénique, et cela se voit à tous les niveaux : la scénographie est ambitieuse, les chorégraphies huilées, la relation au public sincère et généreuse. Son idée de reprendre à chaque date un morceau emblématique du pays visité, dans sa langue, est brillante - un vrai geste d'ouverture. Et vocalement, difficile d'être plus solide : elle impressionne à chaque envolée. On pourra toujours discuter du fond des paroles, un peu trop lisses peut-être, mais l'efficacité est là. On a affaire à une popstar dans la lignée de ce que l'Angleterre sait produire de mieux : visuelle, exigeante, accessible, captivante. Lyon en a eu une preuve éclatante ce soir-là.

Photos : 1, 3, 4 et 6 © Jérôme Chion (www.instagram.com/jerome_clics), les autres : DR.
La foule s'amassait dès la mi-journée aux abords de la LDLC Arena, sous un soleil printanier et une excitation palpable. Certains fans avaient même dormi devant les grilles. Il faut dire que la nouvelle reine anglo-albanaise de la pop disco, Dua Lipa, faisait escale à Lyon pour présenter Radical Optimism, son tout dernier album. Trois ans après un premier passage à la Halle Tony Garnier, c'est dans cette salle ultra moderne qu'elle revenait retrouver un public visiblement conquis d'avance.

La chanteuse avait donné le ton bien avant l'ouverture des portes, en publiant sur les réseaux des clichés d'un pique-nique détendu au parc de la Tête d'Or. Le message semble clair : Lyon, elle aime. Et Lyon le lui rend bien. Dès l'arrivée du public, on voit défiler paillettes, maquillages irisés et tenues stylisées : le public n'est pas venu seulement pour regarder un show, mais pour le vivre. Le concert s'ouvre sur "Training Season", grosse claque sonore et visuelle. Dua Lipa surgit dans un body argenté étincelant, entourée de ses 12 danseuses et danseurs tous aussi flamboyants.

Le rythme est soutenu, la mise en scène millimétrée, l'énergie intense. "End of an Era" arrive sans transition et Dua Lipa disparaît dans les éléments de scène pour réapparaître, glamour au possible, cachée/dévoilée par des éventails de plume sur "Break My Heart", avançant sur l'extrémité circulaire de la scène qui plonge au milieu de la fosse. Premier effet pyro, les confettis pleuvent ! L'effet est immersif, galvanisant. La LDLC Arena, mieux équipée que l'ancienne Halle Tony Garnier, offre un son massif et une visibilité excellente. On se sent vraiment proches de l'artiste, peu importe la place.

Après une première salve survoltée, la chanteuse disparaît quelques instants tandis que ses danseurs occupent la scène. Elle réapparaît habillée de dentelles rouges et d'une étole en fourrure, glamour à souhait. La suite, plus intimiste, marque un moment suspendu du show : entourée de ses musiciens, en cercle au bout de la scène, elle interprète avec une émotion palpable "Dernière Danse" d'Indila, dans un français quasi parfait. Elle s'en excuse avec une modestie touchante, mais bluffe tout le monde par sa justesse et son respect de la langue. L'instant est magique, et la salle chavire.

Le concert gagne encore en intensité par la suite. Dua Lipa semble plus à l'aise qu'en 2022 : elle descend au contact du public, échange quelques mots, confie son amour pour la ville. Le troisième acte s'ouvre sur "Physical" et s'achève avec "Illusion", deux énormes tubes, repris en choeur par tout le public. Puis un quatrième acte plus théâtral débute : une auréole géante descend au-dessus de la scène circulaire. Sur "Happy For You", un solo de batterie vient clore un moment fort, avant que Dua réapparaisse entourée de flammes. Portée par une plateforme à cinq mètres du sol, elle termine le morceau dans les airs puis enchaîne avec "Anything for Love", simplement accompagnée au piano. Elle vacille presque, émue aux larmes, devant les acclamations qui suivent.

Le concert monte encore d'un cran lorsqu'elle entame "Be The One" debout sur les barrières, soutenue par ses gardes du corps, lançant les refrains au public dans une communion totale. Enfin, après un ultime changement de tenue - noire et dorée, digne d'une impératrice pop - elle livre "Houdini", morceau clé de Radical Optimism. Un dernier uppercut visuel et sonore. Pas de rappel après ça, ce qui peut laisser un petit goût d'inachevé, tant l'osmose était forte. Mais les dernières paroles - "Catch me or I go, Houdini" - résonnent encore longtemps, comme une promesse de retour.

Dua Lipa est aujourd'hui à un tournant de sa carrière. Elle a gagné en maturité, en assurance scénique, et cela se voit à tous les niveaux : la scénographie est ambitieuse, les chorégraphies huilées, la relation au public sincère et généreuse. Son idée de reprendre à chaque date un morceau emblématique du pays visité, dans sa langue, est brillante - un vrai geste d'ouverture. Et vocalement, difficile d'être plus solide : elle impressionne à chaque envolée. On pourra toujours discuter du fond des paroles, un peu trop lisses peut-être, mais l'efficacité est là. On a affaire à une popstar dans la lignée de ce que l'Angleterre sait produire de mieux : visuelle, exigeante, accessible, captivante. Lyon en a eu une preuve éclatante ce soir-là.

Photos : 1, 3, 4 et 6 © Jérôme Chion (www.instagram.com/jerome_clics), les autres : DR.
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