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Chronique de Concert

Imaginez Maintenant : Rafaëlle Rinaudo + ...

Imaginez Maintenant : Rafaëlle Rinaudo +  ...  en concert

fort Saint Jean - Marseille 03 juillet 2010

Critique écrite le par


Le cadre avait pourtant était si bien choisi, celui d'une place forte du Moyen-Age que les siècles et l'histoire ont remodelé pour devenir le siège aujourd'hui du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), et c'est peut-être pourquoi tant de curieux se sont assemblés à l'entrée du Fort Saint Jean ce samedi soir.

Là, désagréable surprise de l'entrée au compte-goutte, malheureusement règlementaire nous dit-on, mais bon l'intitulé de la manifestation "jardin-folie au fort Saint-Jean" annonçant danse, théâtre, musique, arts plastiques etc...pour la modique somme de notre patience, fait prendre à notre curiosité le dessus à la station debout pendant que le cadran défile.

En attendant, la brochure laisse entrevoir "la métamorphose en un jardin éphémère, imaginaire et contemporain" mise en œuvre par et en soutien aux jeunes créateurs qui ont investit et sectorisé l'espace, de quoi laisser rêveur. Ca y est, l'entrée est passée, l'accueil se fait par des séquences de motifs projetés sur un des murs en pierre avec pour dénominateur commun l'évocation de la mer.

Un bruitage accompagne ce visuel, très sombre lui aussi, des coups sourds qui résonnent dans l'obscurité comme sonnant un glas. La traversée de la longue montée des canons n'a rien de plus lumineux et replonge dans le contexte historique du bâtiment, un goutte à goutte enregistré humidifie l'atmosphère et l'imagination travaille à la vue des portes grillagées qui partent de droite et de gauche. Enfin, la lumière, celle tamisée du "jardin"...

Ca et là des installations dans cette petite cour, trois ombrières renfermant des espèces méditerranéennes quasi-identiques sensées illustrer des thématiques différentes, certes toutes en rapport avec la Méditerranée. Une grande scène bordée de maxi-transats en bois, une petite scène sur laquelle s'achève le spectacle de danse de Silvia Urbani que la déambulation fait découvrir, il y eut-il eu de la musique que peut-être aurions-nous eu l'occasion d'apprécier plus que les 30 dernières secondes.

Peu importe, un spectacle commence sur une autre scénette, des jeunes acteurs appellent à vivre une expérience d'une vingtaine de minutes. Les gens s'assemblent et là commence pour moi une phase d'ennui à l'origine de laquelle mon imperméabilité face aux écritures contemporaines, pourtant j'ai essayé un tout petit peu, ce soir, de faire preuve d'ouverture d'esprit, au début du moins. Le public est sollicité à participer, à venir s'exprimer entre des temps de jeu où chacun des quatre acteurs interprète un rôle différent dans une histoire elle-même différente mais dont les mots ne racontent pas forcément quelque chose au fond. Le public est frileux à venir s'exprimer sur scène, au troisième temps de liberté, un couple ose monter sur scène et se retrouve bien embarrassé dans son élan.

Le tour est quand même joué, l'atmosphère est dégelée ! Bougeons, dans la caserne, une salle où l'on rejoint les gens assis à même le sol, pour y regarder une vidéo bien particulière : en premier plan des petits poissons dans un aquarium étriqué, style vase rectangulaire, dans lequel une main laisse tomber des petits blocs blancs qui s'entassant coincent certains individus et engendrent un déplacement massifs des autres qui se retrouvent bien à l'étroit. Si on élargit sa vision, on constate, en adéquation avec la scène décrite, que l'aquarium est posé dans des gravats, derrière des bâtiments délabrés aux multiples fenêtres bariolées...

allez, dernière scène pour moi, un peu de musique, au cas où certains se demanderaient pourquoi cette chronique est venue se paumer ici ! Rafaëlle Rinaudo commence son spectacle en se dirigeant lentement vers ses deux harpes sur lesquelles elle fait résonner de petits projectiles (balles et flèches en plastiques) pendant qu'une actualité sonore sur fond de licenciement est diffusée. Non, décidément nous n'assisterons pas à un moment de virtuosité à la harpe, en même temps il fallait s'en douter, et un peu comme Jean-Marc Montera fait résonner sa guitare avec tout ce qui lui tombe sous la main, la jeune femme frotte, frôle, agresse puis successivement et brusquement caresse ses instruments dans une frénésie entretenue par la diffusion de samples qui créent une ambiance et surtout rythment le spectacle.

La mise en scène est bien travaillée, les responsables du son étoffent le tout et le public silencieux...C'était un tout petit aperçu, celui d'une fin de soirée sur 4 des jours consacrés à la jeune création.

> Réponse le 10 juillet 2010, par Pirlouiiiit

Grosse déception pour moi aussi. Rentré à Marseille vendredi soir je me faisais une joie d'entrer dans le Fort Saint Jean pour ce bel évènement très médiatisé ... dans lequel étaient annoncés rien moins que François Rossi, Oh! Tiger Mountain, Under Kontrol, Emilie Lesbros pour ne citer que ceux que je connais. Ayant croisé quelques personnes qui y étaient allé les jours suivants j'avais été prévenu qu'à l'intérieur il était interdit de boire et de faire demi tour (entrée par le Fort Saint Jean et sortie le Mucem) et que plus tôt ans la soirée il y avait une queue immobile qui laissait penser que cela n'avait pas commencé ... par contre je ne m'attendais pas en arrivant si tard à une telle queue. Après un gros quart d'heure d'attente immobile je suis allé demandé aux gardiens de la...  La suite | Réagir

> Réponse le 11 juillet 2010, par Sami

Organisation calamiteuse également dimanche, habitant à coté j'ai pris mon mal en patience, mais quasiment une heure de queue ce soir là, pour s'apercevoir que la jauge est loin d'être atteinte à l'intérieur. Du coup vu que la fin du set de Oh! Tiger Mountain seul avec sa gratte avec une vue imprenable sur le port et les bateaux. Puis une danseuse contemporaine en petite tenue, silence poli et incompréhension des néophytes. Soirée un peu sauvée par le duo de beatboxers Under Kontrol, qui a bien mis l'ambiance avec un show efficace et ludique.  Réagir