Accueil Chronique de concert julien doré
Samedi 16 janvier 2021 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

julien doré

julien doré en concert

Théâtre municipal - Anzin 21 fevrier 2014

Critique écrite le par

J'ai hésité à prendre ma place quand j'ai vu que Julien Doré venait nous rendre visite à Anzin. Non pas à cause de lui, dont le dernier album fait l'unanimité et tourne en boucle à la maison, mais à cause de la salle dans laquelle il devait se produire... Le théâtre municipal...
Toutes mes précédentes expériences de concert dans cette salle ayant été "dramatiques" en terme de son...
Certes, mais c'est pas demain qu'il repassera "chez nous" non plus...
J'ai donc finalement acheté les billets...
Dire que j'étais encore inquiète en passant la porte est un euphémisme, mais on s'installe, rang H, bonne visibilité.
Je passerai sur la charmante jeune fille qui a assuré la première partie, je n'étais pas attentive, impatiente de découvrir ce que cachait le grand rideau fermé derrière elle...
Elle sort, la salle se rallume et le rideau s'ouvre.... On distingue les éléments du décor de Julien Doré, mais difficilement, "aveuglés" par des lumières venant de la scène, probablement pour ménager un peu plus le suspens...
L'installation me semble interminable, sur fond de musique classique (??!!). Je ne cesse de me tourner vers la régie, guettant un signe annonçant le début du concert, et je ne vois que le visage fermé et visiblement très concentré de l'ingé son coiffé de son casque qui semble donner des instructions dans un micro... Toi, je t'ai à l'œil, ne sois pas comme les autres... Je me retourne une énième fois vers lui, et à peine me dis-je, ah tiens, il a enlevé son casque, qu'un grand clac sec retentit dans les enceintes au moment où nous sommes plongés dans le noir! Mon image dusse en pâtir, oui, j'ai poussé un cri...
Mais déjà des faisceaux rouges balayent une scéne enfumée et les premières nappes de sons synthétiques de font entendre... Bien, bien..
Rentrent ensuite le batteur et le bassiste, et le premier accord de piano, celui qui débute également le disque, Viborg est lancé. La grosse caisse martèle le tempo, me faisant délicieusement vibrer intérieurement, comme un deuxième cœur de substitution, je suis bien, je suis bien... Et enfin, on distingue l'ombre féline de Julien qui se dirige vers son micro et, et...les premiers mots se font entendre: je suis collée... Le grain, la qualité du son de la voix et l'interprétation! Un truc de dingue! Comme si Julien me parlait au creux de l'oreille.... Je chavire, et suis achevée par le premier refrain: les chœurs, les envolées de guitares, sur les mots "viens, je m'envole", comme si le son décollait lui aussi, c'est majestueux, grandiose magnifique, je suis sans voix, les yeux écarquillés également ravie par la beauté des jeux de lumières! C'est dingue!
On est qu'au premier morceau, mais déjà mes craintes s'estompent, et disparaissent dés le deuxième morceau: le son m'enveloppe, m'entoure, m'envahit, me transporte, me comble: tout est beau, plaisant à entendre, chaleureux, délivrant à la perfection le message de ces brillants artistes, à la fois aux creux de mes oreilles et dans tout mon corps! J'ai assisté à de nombreux concerts dans de nombreux endroits différents, mais c'est la première fois, à 38 ans, que je ressens la musique et le son de façon aussi organique! Bravo!!
Le spectacle se poursuit comme se déroule un rêve, sous des lumières splendides, julien et sa bande de 6 musiciens exceptionnels enchaînent les titres avec un plaisir visible et communicatif, d'ailleurs tout le public est assez rapidement debout! Les interventions "parlées" du chanteur sont drôles et sympathiques, on nage dans un moment hors du temps, dans une sorte de plénitude: c'est génial!
On se régale des diverses trouvailles de mise en scène, que je ne dévoilerai pas, on danse et chante à tue-tête sur un set acoustique frontal et intimiste, on est ému aux larmes par certaines chansons magnifiquement arrangées et interprétées, et, je le redis tellement çà m'a frappée, surtout dans cette salle, délicatement emballées dans un écrin sonore (et lumineux) merveilleux.
Viendra la fin noire du set, avec un Corbeau Blanc, tendu, majestueux, hypnotique, qui nous laissera tous pantelant(es), et même en larmes pour certain(es).
Puissamment rappelés, les 7 mercenaires viendront nous achever avec un "Mon Apache" sublimissime.
Et, encore deux titres pour lesquels Julien est d'abord seul en scène, guitare au cou, avant que ses acolytes ne lui donnent la réplique en chœur, totalement acoustiques, depuis le balcon: émouvant et beau.
Puis, une conclusion, seul au piano, pour une version exutoire de Paris-seychelles que tout le monde chantera avec lui, avant de l'acclamer debout une dernière fois, et de le laisser disparaitre..

Un des meilleurs spectacle que j'ai vu! Vraiment!
Avec, encore, une mention spéciale pour le son, qui était ma hantise!
Oui, on peut faire du super son dans notre théâtre municipal d'Anzin, la preuve!
Pour la petite histoire, je suis allée féliciter l'ingé son, qui avait l'air d'avoir couru un marathon, mais n'était que sourire et étoiles dans les yeux, et.... Oui, bon, c'est une autre (non) histoire. Si vous lisez ces lignes BRAVO!

Et bien sûr, évidemment, BRAVO à Julien et son groupe pour ce show splendide!

Julien Doré : les dernières chroniques concerts

Arcade Fire, Temples, Pixies, Julien Doré, Len Sanders, Le fils du facteur, l'Orchestre Tout puissant Marcel Duchamp XXL (Paléo festival 2017) en concert

Arcade Fire, Temples, Pixies, Julien Doré, Len Sanders, Le fils du facteur, l'Orchestre Tout puissant Marcel Duchamp XXL (Paléo festival 2017) par Lionel Degiovanni
Paléo festival, Nyon, le 19/07/2017
Len Sanders Pour le deuxième jour du Festival Paléo 2017, je démarre les concerts par Len Sanders qui est une jeune suisse. On peut définir sa musique comme de l'électro-pop... La suite

Jamiroquai, Sting, Phoenix, Texas, Julien Doré, Kery James, Justice, Vianney, Petit Biscuit, LP, Olivia Ruiz, Lee Fields, Last Train, Cocoon, Royal Republic, Calypso Rose, Birdy, Lulu Gainsbourg... (Festival Musilac 2017)   en concert

Jamiroquai, Sting, Phoenix, Texas, Julien Doré, Kery James, Justice, Vianney, Petit Biscuit, LP, Olivia Ruiz, Lee Fields, Last Train, Cocoon, Royal Republic, Calypso Rose, Birdy, Lulu Gainsbourg... (Festival Musilac 2017) par Lily Rosana
Aix-Les-Bains, le 13/07/2017
"Les 15 ans de Musilac !", "Déjà !" diront les musilakiens de la première heure. "Seulement !" crieront les gourmands. J'ai eu la chance de pouvoir être spectatrice des 4 jours... La suite

Iggy Pop + Julien Doré + Matmatah (Aluna Festival 2017) en concert

Iggy Pop + Julien Doré + Matmatah (Aluna Festival 2017) par fred
Ruoms, le 15/06/2017
Premier jour de la dixième édition du Festival Aluna à Ruoms. Nous débarquons au fin fond de l'Ardèche (et installons notre tente dans un camping à proximité) principalement pour... La suite

Julien Doré en concert

Julien Doré par Marcing13
Silo Marseille, le 28/01/2015
Quand j'ai dû annoncer à mes amis que j'avais programmé de critiquer un concert de Julien Doré, la plupart d'entre eux en sont tombés des nus. Moi, le fan de musique anglo-saxonne,... La suite

Théâtre municipal - Anzin : les dernières chroniques concerts

Natasha St Pier par Céline (13ans)
Théâtre Anzin, le 15 mars 2003
Natasha en concert, je vous le conseille ! Les chansons sont très bien interprétées, Natasha est super cool, elle fait beaucoup participer le public et revient plusieurs fois sur la scène. A la fin, moi et ma cop attendais un autographe de sa part, mais manque de bol soi-disant Fatiguée, Natasha n'est pas venue...Seul blame ! Tampis, je la... La suite