Chronique de Concert
So Floyd
Pendant tout le concert leur engagement artistique a reposé sur la recherche permanente de la qualité, tant dans les arrangements que dans la scénographie. En effet le So Floyd ne néglige aucun détail. Le spectacle est accompagné de projections vidéo, d'effets de lumière sophistiqués et d'un immense écran circulaire, rappelant les concerts légendaires du Pulse Tour de 1994. Les jeux de laser et les projections immersives transforment chaque morceau en expérience visuelle.

Le concert de So Floyd ne se limite pas à un simple enchaînement de morceaux. Il est structuré en actes distincts, chacun représentant une phase clé de l'évolution musicale de Pink Floyd. La band a commencé avec "Sorrow" et "Learning to Fly", deux chansons iconiques de la phase de transition du groupe, puisqu'il s'agit du premier album publié après le départ du membre fondateur Roger Waters. L'interprétation de ces morceaux par le chanteur Gabriel Locane on était fabuleuse et a transporté tout le monde dans le monde des Pink Floyd.

Après quelques morceaux, la scène a été dominée par les trois choristes Nicole Lise, Amandine Griffol et Karine Arenas, qui avec leur solo sur la chanson "A great gig in the sky" ont laissé tout le public bouche bée. Leur étonnement devant leur habileté a été interrompu par les applaudissements nourris du public.

Et bientôt on passe à un autre acte passionnant. Le chanteur Gabriel Locane monte sur scène avec une valise, accompagné par la musique de "Us and Them" également ponctuée par la prestation du saxophoniste Jean-Philippe Scali. Et voilà, il ouvre sa valise et en sort un vinyle avec lequel il réfléchit un faisceau de lumière sur le public comme pour bénir les spectateurs avec le pouvoir de la musique.

Ensuite, la scène est à nouveau dominée par Jean-Philippe Scali et son saxophone, qui a ponctué les notes de la chanson iconique "Money".

Après un nouveau rebondissement, le chanteur Gabriel Locane revient sur scène vêtu d'une camisole de force pour chanter "Brain Damage" un morceau qui a été expliqué par Waters comme faisant référence à l'idée de sortir des sentiers battus (dans la vie ou dans la société) qui est ce qui arrive quand on va trop loin. Et donc en ces circonstances "I will see you on the other side of the moon" l'endroit où les esprits se rendent lorsqu'ils s'éloignent de la réalité.

Dans l'acte suivant, Gabriel Locane a évoqué le 50e anniversaire de l'album "I wish you were here", célébré par la chanson "Shine on your crazy diamond", ponctuée par l'interprétation fidèle des deux claviers Fabrice Di Maggio et . Le public n'a pu contenir son enthousiasme, ce qui s'est traduit par une salve d'applaudissements à la fin de la célèbre intro de la chanson.

Et immédiatement un autre changement de décor. Les choristes entrent en scène en brandissant des drapeaux avec des marteaux croisés représentant le régime oppressif et autoritaire d'une dictature implacable. Il s'agit d'un retour à l'album emblématique "the wall".
Et voilà que le chanteur Gabriel Locane déguisé en dictateur autoritaire monte sur scène et interprète la chanson "In the flash ?". Qui sait si la réalité décrite par Pink Floyd en 1979 se rapproche de plus en plus.
Avec la chanson "Young Lust" l'enthousiasme du public a était sans faille à tel point que tout le monde s'est levé et a chanté les paroles de la chanson à tue-tête. Et tout est fini avec une ovation méritée. Alors que le public était debout et chantait, une grande marionnette est apparue sur la scène, symbolisant un professeur diabolique qui opprime la créativité des étudiants en leur imposant une discipline aveugle. Il est temps de passer à une autre chanson emblématique : "Another brick in the Wall". Heureusement pour nous, le chanteur Gabriel Locane était là pour nous défendre contre ce démon en le battant. Quel moment symbolique.
Et enfin deux chansons romantiques et réfléchies. Premier "wish you were here" la célèbre chanson écrite par Pink Floyd en l'honneur de leur ami et fondateur du groupe Syd Barrett. Il s'agissait sans aucun doute d'un moment romantique où chacun a pensé à l'être cher qu'il souhaitait voir à ses côtés pour partager ce moment magique.
Et en dernier "confortably numb" la célèbre chanson qui aborde les thèmes universels de l'isolement social, du traumatisme et de la difficulté de trouver un sens à sa vie dans un monde souvent écrasant. C'est sur ce moment de réflexion que So Floyd termine son spectacle et quitte le public, mais pas avant d'avoir pris une photo avec l'ensemble des spectateurs.

La précision technique, la passion des musiciens et la mise en scène spectaculaire ont fait de cette soirée un moment inoubliable. So Floyd prouve que la musique de Pink Floyd est toujours vivante et vibrante. En quittant la salle, chaque spectateur emportait avec lui un peu de cette magie intemporelle.
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