| DU CHOIX POUR TOUTES LES OREILLES A LA MJC OULLINS Jeudi 15 et Vendredi 16 février avaient lieu à la MJC Oullins les finales régionales du Printemps de Bourges. Avec huit groupes sur deux soirs, aux styles musicaux variés, les nombreux spectateurs ayant fait le déplacement y ont à coup sûr trouvé leur bonheur, la qualité ne s’étant démentie à aucun moment de ces deux soirées. C’est Bistanclaque qui avait le redoutable privilège d’ouvrir ces finales jeudi soir, face à un public patientant depuis près de quarante-cinq minutes devant la scène. Les Croix-roussiens s’en sont cependant tirés avec les honneurs, délivrant une chanson française dans la plus pure tradition, accompagnée notamment à l’accordéon et à la clarinette. Les textes, à tendance réaliste, parlent de la vie quotidienne, avec cependant un petit côté revendicatif appelant au retour vers des valeurs plus simples. Pendant cinq chansons, Bistanclaque put compter sur l’enthousiasme communicatif d’un petit groupe d’irréductibles fans pour faire passer sa musique auprès du public. Après une importante pause nécessaire à l’installation du matériel, c’est Prohom qui prenait le relais. Le trio, composé d’un guitariste, d’un batteur et d’un chanteur gérant également le sampler, proposait au public un techno-rock alternatif, croisement de musique électronique et de rock indépendant à la française. Sur une base musicale dégageant beaucoup de puissance, mélangeant les sons à tel point que l’on pourrait presque qualifier la guitare "d’électronique", Prohom pose des textes lyriques inspirés de la vie quotidienne, légèrement orientés vers l’écologie et teintés d’une touche de pessimisme. Ajoutant à cela des effets visuels (un écran situé à l’arrière-scène sur lequel des images étaient projetés durant certaines chansons), le groupe parvint à captiver l’assistance, et à faire monter l’ambiance d’un cran. Une ambiance qui allait atteindre son paroxysme avec Motocross. Les six hommes, dont l’apparence sobre à leur montée sur scène laissait les spectateurs dans l’expectative, prirent le public à contre-pied, interprétant pendant une demi-heure un ska-punk festif et terriblement efficace. Déchaînés, les musiciens semblaient toutefois calmes en comparaison de leur chanteur, un véritable forcené sautant de tous côtés. Dès la première chanson, il lança des confettis dans le public, et continua dans cette voie pendant tout le concert. Cotillons, serpentins, balles de ping-pong, eau... tout y passa, pendant que lui-même enlevait la moitié de ses vêtements et les remplaçait par les accessoires les plus inattendus. Outre le spectacle, la musique conquit également le public par sa puissance et sa bonne humeur. Acclamés à leur sortie de scène, Motocross a prouvé qu’il était un groupe derrière qui il ne fait pas bon passer, qu’il s’agisse de l’ambiance ou du nettoyage. Mais Paraffine, le dernier groupe à jouer jeudi soir, s’en tira pourtant avec brio. Le quatuor, dont la musique se situait à la rencontre de Rage Against the Matchine, de la techno et du néo-métal, sut séduire un public alors moins nombreux, mais appréciant véritablement les chansons. Des chansons interprétées dans une ambiance bizarre, créée par des sortes de poires lumineuses pendant des combles jusque sur la scène. Un environnement presque feutré, contrastant avec l’incroyable puissance dégagée par le groupe, qui mélangeait allègrement les sons technoïdes et les guitares sursaturées, le tout agrémenté d’effets multiples et divers. Au final, Paraffine, malgré un petit problème technique, délivra un bon set, net et efficace. Suite le vendredi... Réagir à cette critique |