Rock bukowskien, sombre et nerveux partousé avec des samples trip-hop et des élans de chansons française. Ils veillent sur l'héritage fielleux du plus génial des ivrognes de la littérature américaine.
Chinaski - 04 juillet 2008 - Le Paradox - Marseille
Ce soir j'ai encore abusé de mon don d'ubiquité ... et ai dit oui à un apéro (du côté de Castellane*), un diner / bbq (du côté de Mazargues*) et je tiens à tous prix à voir Chinaski au Paradox (rue .../...
Ce soir j'ai encore abusé de mon don d'ubiquité … et ai dit oui à un apéro (du côté de Castellane*), un diner / bbq (du côté de Mazargues*) et je tiens à tous prix à voir Chinaski au Paradox (rue d'Aubagne*) … et bien évidemment je ne circule qu'en vélo … * ceux qui connaissent un peu Marseille apprécieront … bref tout ça pour dire que du fait de l'annulation du groupe qui était sensé assurer la première partie lorsque je suis arrivé au Paradox (un peu avant minuit), Chinaski s'apprête à attaquer son deuxième set …
J'ai donc raté la moitié du concert … cela dit je n'ai aucun mal à m'asseoir où je veux car il n'y a pas (ou plutôt plus car certains sont partis vu l'heure tardive) grand monde … Jean Louis monte seul sur la scène et attaque à la guitare pour un Petit bar bien sympathique …. Il sera rejoint dès le morceau suivant par Morgan Manzi qui lui jouera tour à tour de la batterie (mini) ou du piano (et d'autres petits trucs).
Ce soir en effet Chinaski est en train de tester la formule duo, qui on le comprend bien leur permettrai d'être plus économiquement viable sur certaines « petites » dates. Et bien pour moi qui ne les avait pas vu depuis > longtemps et qui ai adoré le nouvel album Noces de zinc (oui je sais je ne l'ai pas encore chroniqué mais ça ne saurait tarder !) j'ai trouvé que ça tenait carrément la route.
Certes Jean Louis a moins de libertés sur scène (puisqu'il est obligé de jouer de la guitare) et du coup les morceaux sont moins mis en scène mais musicalement ils n'en souffrent pas trop et il y a ce côté brut / direct sans artifice qui me plait bien. Pendant l'heure que nous passerons donc ensemble on se baladera dans toute la discographie de Chinaski et je ferai un bon de nombreuses années en arrière en entendant notamment La Grosse !
Il y a chez Chinaski (dans les textes) un côté nostalgique / tristement réaliste / pessimiste paradoxal ... paradoxal car il donne la pêche je trouve ... un peu comme les chansons de Brel. En effet à quelques très rares exceptions près comme la sublime Aujourd'hui (et encore !) elles sont absolument toutes tristes. A la fin déçu de ne pas l'avoir entendue, je jetterai un coup d'œil sur la set list de le première moitié et ne la trouverai pas non plus (ouf ! un peu moins de regrets d'être arrivé en retard).
Chinaski devrait revenir à la rentrée ... surement à 5 cette fois ! Franchement j'ai hâte car voici un groupe qui existe depuis maintenant de nombreuses années qui a toujours des textes aussi bons (en tout cas qui me plaisent et me touchent) et dont le son et la présence sur scène grandit à chaque fois. A noter pendant leur set, deux reprises : l'une de Fersen (sans doute très proche de l'originale) et l'autre de Nougaro : une version rallongée de absolument mémorable !
Chinaski - 18 fevrier 2005 - Machine à Coudre - Marseille Apres une semaine plutôt calme niveau musique, voici une bonne occasion de retourner a la Machine à Coudre (ou je n'ai pas mis les pieds depuis le 06 novembre 2004 ce qui est proprement scandaleux !). .../...
Apres une semaine plutôt calme niveau musique, voici une bonne occasion de retourner a la Machine à Coudre (ou je n’ai pas mis les pieds depuis le 06 novembre 2004 ce qui est proprement scandaleux !). Ayant perdu un bon quart d’heure pour changer le frein arrière de mon vélo (si je ne l’avais pas fait je n’aurais jamais pu m’arrêter au milieu de la rue d’Aubagne pour aller a la Machine) j’arrive une bonne demi heure je pense après le début du concert je rate les 6 premiers morceaux dont le sublime La grosse et le très bon Petit bar (ça m’apprendra !)
Lorsque je rentre dans la Machine je constate qu’elle n’est pas très remplie (remarque avec ce froid polaire dehors, les gens ont du préférer rester sous leur couette) … je montre 4 a 4 les 8 marches qui permettent d’accéder a la salle proprement dite et je vois un public assis pour la plupart très attentif … sur scène Chinaski et les siens : un guitariste, un batteur, un bassiste (tout nouveau parait il) et un clavier (Morgan je crois).
Je ne les avais pas vu depuis 2001 … entre temps ils avaient sorti un nouvel album relativement médiatisé (Toilette intime), toute proportion gardée, puisqu’ils avaient fait le tour des Fnac … mais depuis … pas trop de nouvelles me laissant craindre le pire pour l’avenir du groupe. Et bien non, ils étaient la, et en pleine forme ! Pas facile en plus de tenir tête à un public silencieux assis tout près de vous.
Chinaski c’est tout d’abord une belle voix et des textes qui ne font pas de cadeaux a un quotidien parfois un peu gris. C’est de la chanson sur des musiques parfois bien rock … qui tient autant de Louis Ville que de Bashung. En fait il est/sont un peu dans le même créneau que Prohom. D’ailleurs le comportement du chanteur sur scène m’a beaucoup fait penser à celui de Prohom. Pas mal de plaisanteries entre les morceaux, une gestion des blancs approximative et touchante de sincérité.
Apparemment ils revenaient d’un stage de formation a la Rochelle je crois, ou on leur avait prodigué plein de bons conseils de professionnels (genre pas trop dire merci, ne pas faire de rappel), qu’ils ont mis un point d’honneur semblait il a ne pas respecter. J’ai (re)découvert pas mal de nouveaux morceaux très impressionnants sur scène comme Les Rides qui fut mon préféré. Le cul des filles (très Coutin dans l’esprit) n’était pas mal du tout non plus.
A la fin chacun y est allé de son petit solo bien sympathique … Chinaski en a profité pour se reposer et plaisanter assis sur le bord de la scène et rappeler une nouvelle fois que nous avions de la chance de ne pas habiter à Nice. Ils ont fini par nous accorder un rappel dans lequel ils ont joué Le caméléon mais ou ils n’ont pas joué Clic-clac (que je n’ai pas osé demander de tout façon). Ils ont fini le concert avec Le fiel peut attendre (tiré de leur premier album du même nom)…
Une petite remarque pour finir … j’ai trouvé que Chinaski avait un petit cote Patrick Timsit … peut être plus dans sa façon de s’adresser au public que physiquement … je ne sais pas bien, mais il y avait un truc. Ils nous ont aussi annoncé la sortie prochaine d’un 4 titres … on surveillera ça de prêt !
Chinaski + Miossec - 09 Octobre 2003 - Cinéma Espace Centre - Cagnes Sur Mer L'association A Capella organise régulièrement des concerts dans le cinéma de Cagnes afin de montrer aux élus de la CANCA (Communauté d'Agglomération Nice Cote d'Azur) la nécessité d'une salle de .../...
L’association A Capella organise régulièrement des concerts dans le cinéma de Cagnes afin de montrer aux élus de la CANCA (Communauté d’Agglomération Nice Cote d’Azur) la nécessité d’une salle de moyenne capacité dans ce bassin de vie. Si certains se posent encore la question de la viabilité d’une telle salle, ils ont clairement la réponse : Elle est indispensable. Le concert se jouait sold out. Que la CANCA montre pour la première fois de son existence une utilité, qu’elle serve enfin a autre chose qu’a grossir l’ambition et l’égo de certains élus et à alourdir le formalisme administratif et du coup les impôts locaux déjà énormes !
Il faut dire que je ne me faisais pas grand souci sur la réussite de la soirée tant l’affiche était appétissante, nous offrant le meilleur des beautiful looser. Tout d’abord Chinaski, le niçois ne cesse de progresser, dans la veine des trentenaires désabusés : « j’ai 30 ans, je suis célibataire, alcoolique et malheureux ». Mais putain je n’y comprends rien, pourquoi ça ne pète pas. Dans le style c’est cent fois mieux que Vincent Delerm ou Mathieu Boogarts mais il a par contre encore du travail pour rattraper le maître Miossec qui nous a régalés d’un concert d’anthologie. Il faut dire que le breton a une relation très étroite avec la Côte, ce qui nous promet souvent des rendez vous brûlants. Miossec qui n’avait pas d’album a promouvoir a pu se balader dans sa discographie au gré de ses humeurs. Alors bien sur il n’y a absolument aucune évolution, le thème reste interminablement le même celui d’un mec blessé de la vie, jamais vraiment remis de ses multiples ruptures, qui a beaucoup aimé et donc cela allant de soi beaucoup souffert. Mais ça marche a chaque fois, on est conquis par ce personnage modeste qui doute de tout, au point parfois d’en devenir louche. Si pour vous comme pour moi la mélancolie est le plaisir de la tristesse, si c’est la fêlure qui vous attire le plus chez l’autre, vous ne pouviez qu’être conquis par cette soirée.
Chinaski / Eiffel - 19 Novembre 2002 - Salle 700 Le Nikaïa Nice On a beau dire qu'il ne faut pas se fier aux apparences, je pense qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et que bien que caricaturaux les clichés sont souvent en très grande partie vrais. C'est pourquoi .../...
On a beau dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences, je pense qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que bien que caricaturaux les clichés sont souvent en très grande partie vrais. C’est pourquoi je pense que les gens qui s’habillent en couleur sombre ne respirent pas profondément le bien être. C’est ce que j’ai encore pu vérifier lors du concert inaugural de la salle 700 du Nikaïa. Pour célébrer l’ouverture au public de cette salle (alors que cela paressait il y a encore peu totalement impossible), la très dynamique association sud pop, avait misé sur une valeur sur du département avec Chinaski. Il nous offrit des tranches de vie quotidienne où a l’image de Miossec tout peut paraître perdu d’avance mais où, au fur et à mesure l’espoir perle entre les persiennes du quotidien. Bien qu’un album soit prévu pour février, ils ont préféré les anciens morceaux, en raison d’un changement récent de back line. Ils les interprètent d’une manière plus rock et on apprécie l’évolution du jeu de scène qui se bonifie puisque Jean Louis se lâche de plus en plus. Il interprête ses personnages de beautifuls loosers nous rappelant parfois par sa gestuelle le géant Brel.
En tête d’affiche Eiffel. Enfin un groupe français qui assume son penchant pour les géniaux pixies (d’où leur nom en référence a leur titre Eillec Effeil), malheureusement leur lente évolution vers une pale copie de Noir Désir nous a déçus. Pourtant ce groupe a tout pour plaire : des débuts fracassants avec un 4 titres d’anthologies, mais aussi un look de méchants a belle gueule qui feraient pâlir d’envie n’importe quel apprenti punk. Il leur manque juste la petite étincelle qui ferait d’eux un grand groupe. L’essentiel de cette soirée reste la découverte de la salle qui contrairement à tous les bruits qui courent depuis deux ans s’avère être une réussite. Malgré l’architecture un peu approximative, l’acoustique est parfaite. Cela nous promet de belles heures de musique vivante a Nice. Sinon j’ai aussi eu la confirmation avec Chinaski & Eiffel, que les gens qui s’habillent en noir ne semblent pas profondément heureux.
Poum Tchak + Biocide + Chinaski (sélection Bourges) - 17 novembre 2001 - Affranchi - Marseille Difficile pour y aller à l'Affranchi. Sans bagnole c'était métro Dromel puis Bus 15. Tout ça esquiché entre des hordes de supporters de rugby. Et en plus y avait une grève de métro annoncée à partir .../...
Difficile pour y aller à l'Affranchi. Sans bagnole c'était métro Dromel puis Bus 15. Tout ça esquiché entre des hordes de supporters de rugby. Et en plus y avait une grève de métro annoncée à partir de 21h, fallait prévoir un retour en stop.
Donc soirée de préselection du printemps de Bourges, une dizaine de
groupes du coin, une trentaine d'élus au niveau national, choisis par un jury d'après les vidéos des live. Il y a quelques années j'avais croisé les Daïpivo à Bourges, l'année dernère c'était Rit je crois.
Poum Tchak, déjà vu une fois au Café Julien. Leur qualificatif de swing tsigane leur va bien. Deux grattes acoustique, un violon, un
contrebassiste, un bandonéon (jouait pas dans Attendez! lui ?) et batterie. Première contastation, ils sont en forme ces cons ! Aaargh, ils ont la pêche et ils assurent. l'ambiance est au rendez-vous. Et en plus ce sont de super zicos. On s'plonge rapidement dans une ambiance pays de l'est plutot classique (pas la folie Kustorica). Ils alternent morceaux calmes et plus dansants mais y a pas à dire j'accroche. Ils sont tous excellents mais mention spéciale au guitariste sur son tabouret et au violoniste. Dommage que les morceaux
soient pour la plupart instrumentaux, sur la longueur des fois j'décroche. Mais ils ont terminé sur un excellent morceau chanté en russe par le bandonéeon (sûr que c'est celui d'attendez! maintenant). On s'croyait dans une taverne avec tout le poids d'un chant nostalgique d'un slave alcoolique. Ch'ais pas qui c'est la meuf qui lui a fait de la peine mais ça s'ressentait qu'il avait souffert le mec ;o)
Biocide, j'les avais vu dans un concert de soutien au Sous-Marin il y a quelques années et j'avais un souvenir d'un groupe plus bourrin, d'autant qu'ils sont sur Coriace. Bon, ok, c'est pas des calmes mais l'combo (basse,batterie, deux grattes) fait pas du métal. Rock zarb, avec une drôle de disto sur la gratte du chanteur qui fait parfois pensé à des sons electronique. Un chant avec une voix décalée et une zique qui va parfois là où tu l'attends pas et qui vire un peu à l'obsessionel. Désolé d'être pas plus précis mais difficilement classables les gars. Drôle d'impression même si j'avoue avoir accroché.
Chinaski, aahh. Après une premier concert où j'avais pas trop accroché à la Machine à Coudre, leur deux autres prestation (à l'escale Saint Michel et à Benicassim). Pour repréciser, Chinaski c'est le pseudo de Bukowski dans ses romans. D'où des textes qui tournent autour d'histoire de couple qui tournent mal, de sexe glauque et d'alcool.. Faut pas aller les voir en état de déprime, sinon on s'pend. Fini la boite à rythmes (mais toujours des samples), ils ont un batteur qui donne de l'épaisseur. Un nouveau bassiste
(temporaire) aussi. Ils ont attaqués avec l'histoire du mannequin et
enchainés leur titre. Une mention spéciale pour la grosse et la basse
qui pétait. Musicalement y a un côté Bashung, 16 Horspower, parfois Noir Des (aaargh ce gratteux au jeu nerveux). Un excellent le Petit bar. Deux nouveaux morceaux sur des couples finissant. pas glop j'vous dit. L'chanteur est toujours aussi charismatique, ses mimiques surlignent le côté pervers assumé des textes. Un très bon groupe.
Pas accroché au groupe suivant, Mister Orange, me suis tiré à la soirée Machine à Coudre en esperant y choper Nnecra Packé ou One million gravity. Pas d'chance jy z'étaient déjà passés et j'ai eu droit à la Brokante(pas mon truc)