|  | Sébastien Martel + St Augustine + Moonflower + Dr Vince - 16 septembre 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
C'est à une fort sympathique soirée d'ouverture de la saison 2006/2007 à laquelle le public clermontois était convié... Sur scène, Sébastien Martel, ses musiciens - impeccables - et ses invités, triés sur le volet : le songwriter folk St Augustine, le groupe de rock stonien Moonflower et l'inénarrable Dr Vince, aux platines brûlantes et à la .../...
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C’est à une fort sympathique soirée d’ouverture de la saison 2006/2007 à laquelle le public clermontois était convié… Sur scène, Sébastien Martel, ses musiciens - impeccables - et ses invités, triés sur le volet : le songwriter folk St Augustine, le groupe de rock stonien Moonflower et l’inénarrable Dr Vince, aux platines brûlantes et à la sélection musicale.
Des morceaux ciselés par un véritable orfèvre pop.
La particularité de ce concert est d’avoir pu voir jouer tout le monde ensemble sur les planches du club de la Coopérative de Mai, malheureusement pas assez rempli. Sébastien Martel et ses acolytes doués commencent par distiller des ambiances intimistes entre folk, blues, pop et rock ; le chant est souvent murmuré, chaque intervention des instruments (percussions, sax, batterie, basse), est mûrement réfléchie. Et exécutée avec un toucher remarquable… Même si cela demande de l’attention avant de se laisser emporter (à l’instar du dernier disque signé par Seb Martel, Coitry ?), après un temps d’adaptation et de concentration, on peut apprécier à leur juste valeur des morceaux ciselés par un véritable orfèvre pop. Sans aucun effet putassier, et avec une volonté de faire exactement ce qu’il a envie de faire (sans se soucier du commercialement correct), Sébastien Martel continue à suivre un chemin musical qui lui est propre. C’est si rare que cela mérite d’être signalé, et salué. Au même titre d’ailleurs que cette volonté de faire participer la scène locale au milieu du concert et non pas en première partie.
Une sensation de communion musicale très réconfortante
Cela permet une rencontre musicale très réussie entre le chanteur/guitariste folk St Augustine et le groupe de Seb Martel. Après quelques répétitions, la mayonnaise a pris entre les deux univers, finalement pas si éloignés que ça. Cela donne l’occasion à St Augustine d’interpréter ses morceaux superbes (qui figureront sur son premier album, en préparation actuellement) avec un backing band de luxe bien décidé à participer à la fête, en finissant un morceau façon musique cubaine (on pense alors à Las Ondas Marteles) ou en rock ‘n roll débridé. Tout le monde semble s’entendre à merveille, ce qui donne une sensation de communion musicale très réconfortante, à l’heure où quasiment tout le monde fait son show sans se soucier des autres artistes.
Ça défouraille sévère !
Cet agréable moment se poursuit puisque St Augustine reste pour faire les choeurs sur une belle série de morceaux signés par Mr Martel, encore une fois marquants. Puis c’est au tour du jeune groupe Moonflower de venir chauffer la salle, avec sa musique fiévreuse entre rock roots, soul et glam. Ces jeunes gens, et particulièrement le chanteur singeant perpétuellement le grand Mick Jagger, semblent là pour enchaîner les poses, se la péter comme s’ils jouaient dans un stade et émoustiller les premiers rangs. Qui se mettent rapidement à laisser échapper des cris stridents de groupies en chaleur. Et la musique dans tout ça ? Après un premier titre de soul glam, un peu mielleux - mais idéal pour les préliminaires -, Moonflower se lance dans une belle série de boogie rock façon Rolling Stones. Ça défouraille sévère : les riffs joliment recyclés, les facéties vocales sexy et les rythmiques caoutchouteuses font leur petit effet, il faut bien le dire.
Peu de temps après ce moment de mini hystérie collective, Sébastien Martel revient « calmer » tout le monde avec sa musique sensuelle et douce. Puis, la soirée, très réussie, se termine par une passe d’arme avec un Dr Vince déchaîné. La saison 2006/2007 semble partie sur de bons rails…

Sites Internet : www.sebmartel.com, www.myspace.com/sebmartel, www.myspace.com/staugustinelovesyou, www.myspace.com/moonflowertheband, www.myspace.com/lacooperativedemai, www.lacoope.org.
Photo Francois-Xavier DUBOIS Réagir à cette critique |
|  | TTC + DJ Orgasmic + Doctor Vince - 19 janvier 2005 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Après la percutante première partie électro hip hop / rock assurée par le scratcheur fou Doctor Vince, suivie d'un warm up bien senti de DJ Orgasmic, quand les mecs de TTC débarquent dans le club de la Coopérative de Mai avec leur dégaine de branleurs moitié thugs moitié nerds, soudain toutes les meufs (et les autres) ressentent quelque chose .../...
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Après la percutante première partie électro hip hop / rock assurée par le scratcheur fou Doctor Vince, suivie d’un warm up bien senti de DJ Orgasmic, quand les mecs de TTC débarquent dans le club de la Coopérative de Mai avec leur dégaine de branleurs moitié thugs moitié nerds, soudain toutes les meufs (et les autres) ressentent quelque chose de bizarre dans leurs cœurs, leurs têtes, leurs jambes et leurs mains… Tout cela se manifeste immédiatement par des cris, des lyrics repris en chœur et une ambiance de feu dans la fosse. Pourquoi attendre plus tard pour se lâcher sur la piste ? C’est TTC qui joue mec, bouge dessus ! Un accueil ultra chaleureux donc pour ce rendez-vous visiblement très attendu… Mais malgré une assistance salement déchaînée, pas de sang sur le dance floor, fort heureusement.
Le chant des trois hommes de TTC (associé au jouissif DJ Orgasmic derrière ses platines) joue parfaitement son rôle galvanisateur. Le hip hop électronique et les rengaines envoyées avec conviction et talent par Teki Latex, Cuizinier et Tido Berman renderont la Coopé complément dingue au cours d’un show de plus d’une heure mené tambour battant. Chaque titre des Bâtards sensibles est quasiment un tube, il est donc extrêmement difficile de ne pas céder aux injonctions virevoltantes concoctées par nos quatre rock stars qui ne savent pas danser (ou presque)… La recette est simple (en apparence) : textes gratinés, fanfarons et drôles, flows façon mitraillette (voire Donald Duck pour Teki Latex), boucles bien trouvées et originales mêlant hip hop, électro et scratches accrocheurs, attitude conviviale.
Les « bâtards » ultra lookés (casquettes, pantalons baggy, parkas camouflage etc) et leurs girlfriends ayant fait le déplacement pour adouber une nouvelle fois TTC après son passage éclair dans la sinistre Maison du Peuple n’ont semble-t-il pas regretté le déplacement. Nous non plus… Après le tube que tout le monde attendait – Dans le club, interprété en rappel à la grande joie de l’assistance survoltée –, la place est laissée à DJ Orgasmic pour clôturer la soirée en beauté.
A lire également, les chroniques des disques de TTC et Doctor Vince.
Sites Internet : www.batards-sensibles.com, www.bigdada.com/, www.v2.fr. Réagir à cette critique |
|  | Adrian Sherwood + Ez3kiel + Lenteur + Dr Vince - 26 septembre 2003 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  C'est devenu une tradition bien ancrée dans la vie nocturne clermontoise, le mois de septembre permet à la Nuit du Dub de drainer vers la Coopérative de Mai un public jeune et avide de son.
Après un DJ set réjouissant et groovy de l'inénarrable Dr Vince, c'est dans une atmosphère qui commence à être un peu enfumée que le public découvre avec .../...
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C’est devenu une tradition bien ancrée dans la vie nocturne clermontoise, le mois de septembre permet à la Nuit du Dub de drainer vers la Coopérative de Mai un public jeune et avide de son.
Après un DJ set réjouissant et groovy de l’inénarrable Dr Vince, c’est dans une atmosphère qui commence à être un peu enfumée que le public découvre avec surprise le spectacle de la troupe Lenteur. Le concept consiste à mêler, l’escalade, le théâtre, le tout sur une excellente bande son dub composée par le groupe lyonnais High Tone. Deux acrobates se contorsionnent et grimpent donc en rythme sur un fronton installé sur la grande scène. Pour un résultat très original…
Un peu plus tard, c’est le grand Adrian Sherwood qui s’installe derrière les platines pour délivrer un set acclamé, à juste titre, par le public. Accompagné par un danseur-percussionniste-chanteur comme lors de son set au Printemps de Bourges 2003, Adrian Sherwood concocte un mix où électro et dub unissent leurs efforts pour entraîner la transe dans les rangs des spectateurs/danseurs.

Après une telle démonstration de talent, les très attendus Ez3kiel ont encore réussi à faire monter la pression avec leur electro/dub ultra puissant. Impossible de ne pas rester complément scotché devant les projections et le son de ce trio basse/machines/batterie. Ça part dans tous les sens, on ne sait plus où donner de la tête, la redescente s’effectue seulement à la fin du concert vers 2 h 30. Complètement groggy, des étoiles plein les yeux, les oreilles vrillées, on se dirige vers la sortie sans avoir l’impression de marcher sur un tapis volant…
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