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Samedi 3 décembre 2016 : 11696 concerts, 24176 critiques de concert, 5132 critiques de CD.

Jean-Louis Murat, vos critiques d'albums


pour Jean-Louis Murat en concert

Jean-Louis Murat Chansons - VariétésPop - Rock


Entre folk/pop langoureuse, blues/rock rustique et chanson à textes poétiquement marquants, Jean-Louis Murat publie régulièrement des disques qui tirent l'auditeur vers le haut. En concert en 2015 pour présenter en live l'excellent double album Babel, enregistré avec le Delano Orchestra. Le 15 avril 2016, Jean-Louis Murat sort l'album Morituri chez PIAS.
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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Morituri
Style : Pop - Rock
Jean-Louis Murat - MorituriAprès avoir fait paraître l'un des sommets de sa discographie avec le double album folk rock & pop Babel, Jean-Louis Murat change radicalement son fusil d'épaule avec le très jazzy Morituri. Un virage déjà annoncé par la fin de la tournée précédente qui voyait JLM délaisser le Delano Orchestra, avec qui il avait travaillé sur l'opus précédent, pour s'acoquiner avec le pianiste Gael Rakotondrabe, le bassiste Christopher Thomas et le batteur Stéphane Reynaud, de retour dans l’équipe... Et ce traitement « jazz pop » qui ne fonctionnait pas toujours en live avec les titres de Babel, se révèle être une excellente idée pour créer les ambiances tour à tour très mélancoliques et élégiaques, chargées en spleen et sautillantes délivrées sur un nouveau disque arrivant sous superbe pochette noire (le fond) et blanche (la photo des cygnes). Composé et enregistré au cours de la sinistre année 2015, Morituri évoque de manière détournée, poétique, surréaliste et prophétique (des terrasses sont évoquées alors que les morceaux ont été écrits avant le 13 novembre) l'atmosphère pesante, désespérante et grave qui règne en France actuellement. Mis à part les très enlevés French Lynx (un bon premier single fait pour accrocher l'oreille), Interroge la jument (où Murat parle de Satan sur une pop song légère, en apparence seulement), Nuit sur l'Himalaya et Tarn et Garonne, la plupart des titres se développent lentement et enveloppent doucement l'auditeur dans un brouillard de tristesse, paradoxalement lumineux grâce à des instrumentations hyper classe et des parties vocales de haut vol. Murat, qui n'a sans doute jamais aussi bien chanté et qui est secondé à la perfection par la précieuse voix de Morgane Imbeaud, casse la baraque avec des ballades – où le piano et l'orgue ont souvent le premier rôle – aussi bouleversantes que Franckie, La pharmacienne d'Yvetot, La chanson du cavalier Le chant du coucou ou encore la très belle chanson titre, Morituri. Comme d’habitude, on ne comprend pas tout ce que Murat livre dans ses textes, la sphère mentale du barde d'Orcival se révélant toujours aussi difficile d'accès, tout en étant fertile en beauté, en bons mots et en surprises. Bref, le résultat est un tantinet plus intriguant, mystérieux et même parfois drôle (Tous mourus) que les derniers titres signés Renaud (rires) et Polnareff (re rires). En se vautrant avec délectation dans ses thèmes de prédilection (la mort, le sexe, la nature, la dépression ou encore... le suicide), Monsieur Bergheaud creuse un peu plus son large sillon de poète maudit. Et par là même son tombeau d’artiste (plus ou moins) incompris. C'est là le lot des gens évitant la facilité et le consensuel, ils divisent, remplissent des salles qui ne ressemblent pas à des zéniths et vendent relativement peu de disques de leur vivant. Puis, après leur mort, on les encense, se rendant subitement compte des merveilles généreusement disséminées dans des œuvres au retentissement jusque-là confidentiel. Justement, parmi d'autres perles figurant sur ce très bel opus, la dernière chanson de Morituri, intitulée Le cafard, est une composition de très haut niveau qui mériterait de passer sur toutes les ondes, trop souvent encombrées par de sombres bouses produites par des incompétents notoires. A bon entendeur...



A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

Liens : www.jlmurat.com, www.facebook.com/jeanlouismurat, twitter.com/jeanlouismurat, www.leliendefait.com, www.surjeanlouismurat.com...

15 avril 2016 (Scarlett - Le Label PIAS)

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Artiste : Murat & The Delano Orchestra  Titre : Babel
Style : Pop - Rock / ChansonFolkBluesPop
Murat & The Delano Orchestra - BabelEnregistré en Auvergne avec le groupe clermontois The Delano Orchestra en guise de backing band de luxe, Babel, le nouvel album de l’éternellement inspiré Jean-Louis Murat, est une collection de vingt chansons absolument admirables. Vingt compositions permettant de fréquenter longuement la beauté en compagnie des paroles toujours marquantes du très en voix Monsieur Bergheaud, qui a pris soin d'écrire de superbes morceaux estampillés « chanson folk blues pop ». La réussite de l'ensemble est renforcée par de classieux arrangements à base de trompette, violoncelle, chœurs etc. Clairement, JLM et le Delano Orchestra d'Alexandre Rochon (synthés, banjo, guitare), Christophe Pie (batterie), Mathieu Lopez (basse, guitare), Guillaume Bongiraud (violoncelle, piano) et Julien Quinet (trompette) étaient vraiment faits pour se rencontrer en studio, cet opus aussi magistral que rustique en est l'éclatante preuve ! Car si vous saupoudrez le tout avec les sublimes chœurs de Morgane Imbeaud, vous obtenez une série de plages musicales d'un très, très haut niveau. Petit détail charmant quand on vit à quelques kilomètres de là, l'univers de Babel a la particularité d'être très ancré dans le terroir du Sancy, tout en étant de portée universelle, Murat abordant les passions tourmentant l'être humain. A citer également, Pascal Mondaz, l'ingé son aux doigts de fées qui a réalisé les prises, et Julien Mignot, qui signe la mystérieuse photo de la pochette, deux noms qui complètent une dream team 100% clermontoise (le seul non auvergnat, Oren Bloedow d'Elysian Fields, fait partie de la famille artistique de Murat depuis des lustres). Une équipe de rêve qui s'illustre dans la création de titres aussi renversants que Frelons d'Asie, Le jour se lève sur Chamablanc, Blues du cygne - avec un super riff de six cordes à la JJ Cale -, Dans la direction du Crest, Long John, Mujade ribe, Col de Diane, Les ronces ou encore Noyade au Chambon. Impossible de mentionner toutes les réussites figurant sur l'indispensable et très long en bouche Babel, tant il en regorge ! Bon, sur ce, on va se promener en direction du Sancy pour s'abandonner à la mélancolie (mais pas que), avec un nouveau stock de chansons idéalement adaptées pour alimenter notre playlist intime...





A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

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13 octobre 2014 (PIAS Le Label)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Toboggan
Style : Pop - Rock / ChansonPop
Jean-Louis Murat - TobogganToujours décalé et cyclothymique, Jean-Louis Murat sort Toboggan, un disque très hivernal, au printemps 2013 - sous une pochette évoquant l'été (JLM en chapeau de paille sous le soleil sur son fier VTT) -, avec une tonalité chanson pop & folk jazz synthétique alors que la mode est plutôt au gros blues rock 'n roll (à la Black Keys), style qu'il aimait encore jouer il y a encore peu de temps... Pas exactement le roi du timing donc, le songwriter sexagénaire reste néanmoins un troubadour romantique aux humeurs torturées (les sons de synthés brumeux utilisés ici renforçant cette réputation) qui sait parfaitement faire vibrer la corde sensible. En prenant soin de ne pas se retrouver sur la pente glissante de la mièvrerie consensuelle, Murat a enregistré Toboggan seul chez lui en Auvergne avec le mal nommé ingé son Aymeric Letoquart. Fruit de ce dur labeur, une collection de 10 chansons très intimistes qui convoquent fréquemment les thèmes de l'hiver, de la nature (nombreux bruitages d'animaux... ), de l'amour et de l'enfance. Sans guitare électrique et sans batterie (sauf sur le bon single Over and Over , où Christophe Pie manie les baguettes avec sa subtilité habituelle), les dernières chansons de Murat semblent avoir été écrites pour ses jeunes enfants ; on dirait des berceuses poétiques susurrées au coin du feu pour finir une journée passée au grand air montagnard ou reclus dans la maisonnée à cause de la neige accumulée au dehors. Le très beau Il neige ouvre d’ailleurs le disque, permettant de rentrer en douceur dans un disque certes hors du temps et des modes, mais comportant pas mal de belles réussites appelées à rester : Robinson, Agnus Dei Babe, Extraordinaire Voodoo, Le Chat Noir, Amour n'est pas querelle, Belle. Il y a bien deux ou trois choix d’arrangements discutables : boites à rythmes au son trop cheap, effets de synthétiseurs ringards, violons 100% synthétiques... Mais c'est très bref et ce que l'on garde surtout en mémoire, c'est la qualité intrinsèque des compositions, les paroles, pas toujours faciles à interpréter, ce qui permet à l'auditeur d'y trouver son propre sens - renforçant encore le mystère Murat -, et la voix de JLM, toujours marquante, jusque dans les saisissantes harmonies réalisées. Comme le laisse présager cet album à la cycliste pochette - où il se montre en forme -, Murat est affûté comme jamais pour affronter son Tour de France 2013, qui débute en mars et se poursuivra à l'automne !



A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

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25 Mars 2013 (PIAS)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Grand Lièvre
Style : Pop - Rock / Chanson
Jean-Louis Murat - Grand LièvreInfatigable et toujours pas fatigant, le presque sexagénaire Jean-Louis Murat continue à lâcher régulièrement du lest sous la forme de collections de chansons pop 'n blues élégiaques, poétiques, sensibles et écrites avec soin... Cette fois-ci l'album s'appelle Grand Lièvre (pourquoi ? parce que !), arrive sous une pochette aussi belle qu'énigmatique deux ans pile après Le Cours Ordinaire Des Choses et propose aux fans dix morceaux dans la lignée de l'œuvre muratienne. Mais avec quelques surprises bienvenues. On remarque tout d'abord l'apport d'un nouveau musicien complétant l'impeccable section rythmique Stéphane Reynaud/Fred Jimenez lors d'un enregistrement sonnant joliment live : Slim Batteux, qui officie au piano électrique et à l'orgue, et amène une touche jazz aussi bien sentie que très classe... La présence de nombreux chœurs (réalisés par Christophe Pie, Fred Jimenez, Alain Bonnefont et Laure, la femme de JLM) s'impose ensuite comme une très bonne idée, donnant une touche fraiche, décalée, drolatique et émouvante à des compositions déjà séduisantes à l'origine. Enfin, les thèmes des chansons convoquent la guerre – excellents et poignants Rémi est mort ainsi et Sans pitié pour le cheval – et le sport – imparable Le champion espagnol, à propos de Federico Bahamontes vainqueur du Tour de France 59 et d'une étape en haut du Puy de Dôme la même année –, en plus des traditionnels essais sur la nature, l'enfance, les choses de l'amour et du sexe, la solitude et la mort. En clair, les habitués savoureront au plus haut point la dernière livraison de l'Auvergnat avec, en plus des titres cités plus haut, des sommets nommés Qu'est ce que ça veut dire, Je voudrais me perdre de vue, Alexandrie, Vendre les prés, La lettre de la Pampa et Haut Arverne... Et ceux qui n'aiment pas l'univers de Monsieur Bergheaud ? Et bien Grand Lièvre n'y changera rien, ils continueront à détester ou à ignorer ses disques. Ce qui les privera d'un opus à la fois profond dans les textes, d'apparence légère et enlevée, composé de main de maître et chanté suavement. Sauf contre indication grave (fans de Metallica, Pagny, NOFX, Sardou, Rammstein... ), on ne peut donc qu'inviter à partir à la chasse de ce Grand Lièvre en vinyle, CD ou téléchargement légal.

A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

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26 septembre 2011 (V2 - Universal)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Le Cours Ordinaire Des Choses
Style : Pop - Rock / ChansonRockFolk
Jean-Louis Murat - Le Cours Ordinaire Des ChosesJean-Louis Murat à Nashville, voilà comment on pourrait résumer de manière expéditive le nouvel album du songwriter auvergnat… Même si sur le papier le pèlerinage de JLM dans cette ville mythique pour tout fan de Johnny Cash – qui a beaucoup joué là-bas – et de Jack White – qui y vit et travaille actuellement – est une promesse de nouveauté, la rencontre au sommet entre Murat et les musiciens du cru aux studios Ocean Way accouche d’un disque pas si différent que ça de ses précédents opus. Certes, les super pro américains amènent un incomparable savoir faire forgé au cours de rencontres en studio avec Crosby Stills Nash and Young, John Fogerty, Roy Orbison, R.E.M. ou encore Al Green (des artistes dont les vinyles garnissent la discothèque de monsieur Bergheaud), mais Murat reste Murat, qu’il enregistre dans le Tennessee, le Puy-de-Dôme, à New York ou à Paris ; les thèmes de ses chansons restent quasi immuables (amours délicats, poésie référencée, sexe libéré, mélancolie prégnante, autoanalyse égocentrée, fascination pour les cowboys, joie de vivre en pleine nature, digressions osées sur la vie en 2009… ), ses mélodies demeurent aériennes et l'humeur de ses titres oscille toujours entre blues rock hargneux, chanson langoureuse et pop enlevée... Les fans du chanteur à l’image sombre - la pochette n’arrangera rien, cette fois encore - et ceux qui suivent sa carrière avec attention accueilleront une fois encore avec joie les nouveaux morceaux dans leur paysage, ceux qui le détestent pour des raisons diverses et variés ne seront pas amenés à revoir leur jugement. Le cours ordinaire des choses donc… A part un ou deux dérapages dans la virtuosité démonstrative du guitariste, Le Cours Ordinaire Des Choses est une sorte de sans faute pour Murat, une victoire remportée de haute lutte à l’extérieur, avec une belle série de titres marquants logés dans les filets adverses. D’entrée de jeu, on remarque en effet les énergiques et pugnaces Comme un incendie et M Maudit, qui accrochent joliment l’oreille avec leurs riffs basiques et leurs rythmiques d’airain. Ils deviendront sans aucun doute des classiques scéniques. Les très belles chansons Falling In Love Again (clin d’œil à Elvis… ), Lady Of Orcival (référence à Notre Dame d’Orcival, pour laquelle a été érigé une église située non loin de la maison de l'artiste), Chanter est ma façon d’errer, La mésange bleue et Ginette Ramade prouvent, quant à elles, que JLM sait toujours évoluer gracilement au milieu des chœurs féminins, des violons poignants, des notes de slide et des guitares sèches rustiques… Même les titres les plus légers et les plus mineurs (le coquin 16h00 Qu’est ce que tu fais ? et le très country Comme un cowboy à l’âme fresh) passent bien la barrière des écoute successives. L’album se clôt avec La Tige d’Or et Taïga, deux très belles œuvres muratiennes, qui complètent idéalement ce flambant neuf best of d’inédits.

A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

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21 septembre 2009 (Scarlett - V2 Music - Universal)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Tristan
Style : Chanson française
Jean-Louis Murat - TristanRomantique, délicat et mélancolique, le nouveau disque de Jean-Louis Murat arpente les chemins de l'amour en s'inspirant (librement) du mythe universel de Tristan Et Iseult. Retranché chez lui en Auvergne avec ses guitares vintage, ses carnets de chansons et son inspiration intarissable, Murat a enregistré tout seul, pour la première fois depuis longtemps. Et cette solitude lui va bien, les titres de Tristan sont là pour l'attester... L'alternance entre les disques calmement pop/folk et rock 'n roll permet de ne pas sombrer dans la monotonie, comme dans l'œuvre de Neil Young. Tel un troubadour indécrottablement passionné par les tourments de l'amour, JLM tisse patiemment sa toile entre pop langoureuse, folk alangui et blues rock apaisé... Textes inspirés, voix impeccable, musiques marquées du sceau de la classe, tout cela contribue à créer des chansons aussi charmantes d'irrésistibles... Chante bonheur, L'amour en fuite, Mousse noire, L'hermine, Tel est pris, Les voyageurs perdus et leurs consœurs réunies sur cet énième album de Murat prouvent une nouvelle fois l'élégante courtoisie de son songwriting. Tristan est un disque intime, sexy et brillant, à écouter tranquillement installé chez soi. Un disque qui - comme son prédécesseur Charles et Léo, avec des textes de Charles Baudelaire mis en chansons par Léo Ferré - a la grand mérite de tirer l'auditeur vers le haut, en lui donnant envie de se pencher sur les racines de l'inspiration muratienne.

A lire également, des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

Sites Internet : www.jlmurat.com, www.myspace.com/jlmurat, www.bangbang.fr.fm.

31 mars 2008 (V2 - Universal)

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Artiste : L'Auvergne revisite  Titre : The Velvet Underground & Nico
Style : Pop - Rock
LTrès bel album live regroupant 14 groupes galvanisés par l'enjeu, L'Auvergne revisite The Velvet Underground & Nico 1967-2007 est une heureuse initiative de La Coopérative de Mai visant à faire parler des artistes de Clermont-Ferrand et sa région. Après MC1, back in Clermont-Ferrand et son (bruyant) hommage au mythique Back in The USA du MC5, c'est au tour de l'inépuisable premier album du Velvet Underground d'être célébré... Et pas de n'importe quelle manière puisqu'un concert fleuve a réuni - le 9 octobre 2007 - 24 postulants proposant chacun des versions live de chansons extraites de l'album The Velvet Underground & Nico. 40 ans après leur parution (passée quasi inaperçue à l'époque, sauf pour ceux qui ont fondé un groupe après les avoir écoutés en boucle... ), ces morceaux géniaux ont droit à un lifting 2007 plutôt réussi. Après écoute des bandes, le directeur artistique du projet, Jean-Daniel Beauvallet (Les Inrockuptibles), a choisi les 14 versions - majoritairement réussies - que l'on découvre sur un vinyle au design warholesque. De Sunday Morning, repris de manière surprenante par le groupe de hip hop Shaolin, à European son, interprété par l'inénarrable Jean-Louis Murat (qui muratise à souhait avec ses fidèles musiciens : on dirait le Velvet repris par Creedence Clearwater Revival dans une boîte de nuit interlope), les reprises intéressantes se suivent... et ne se ressemblent pas. Sushi Power délivre une superbe version folk d'I'm waiting for my man, sur Femme fatale, La Position du Tireur Couché traduit le Velvet en français avec sa classe habituelle, Dee Loreleï s'approprie magistralement Venus in Furs, le Run run run de Mustang mélange avec fougue le combo de Lou Reed avec Iggy Pop, Elvis Presley et Carl Perkins, Shädel impressionne durablement avec son All Tomorrow's parties bruitiste, les Elderberries font du Elderberries (Heroin sonne Led Zep à mort), Quidam déchire tout avec sa version Joy Divison/Strokes de There she goes again, Octobre/Novembre synthétise joliment le Velvet avec ses claviers eigties et, enfin, Capitaine Sly de Bruix hynotise avec sa relecture folk trad The Black Angel's death song. Les onze ré-interprétations que l'on retrouvera sur le vinyle (disponible le 3 décembre 2007) seront accompagnées par un 45 tours où figurent les répéchés Cocoon (pour un Sunday morning, sans doute trop calqué sur l'original), le très jeune Zak Laughed, qui joue le même morceau avec son charmant ukulélé et sa voix tremblante, et le duo Jim Yamouridis/Seb Martel, qui propose un remarquable Run run run. Ce vinyle bientôt collector est une énième preuve de l'intemporalité des chansons du Velvet... et de la vitalité de la scène locale auvergnate !

Liens : www.myspace.com/ecouterlevelours, (le disque est écoutable en intégralité à cette adresse), www.lacoope.org, www.myspace.com/spliffmini, http://myspace.com/lacooperativedemai.

3 décembre 2007 (La Coopérative de Mai)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Charles Et Léo
Style : Pop - Rock / Chanson
Jean-Louis Murat - Charles Et LéoProjet original et courageux, Charles et Léo permet à Jean-Louis Murat de rendre hommage en musique à deux monuments, Charles Baudelaire et Léo Ferré. Après trois ans de réflexion, JLM s’est finalement décidé à s’attaquer aux intimidantes démos piano/voix de Léo Ferré transmises par son fils Matthieu. Ce dernier – estimant Murat seul capable de mener à bien cet ambitieux projet – doit être aujourd’hui ravi du résultat ; celui qui avait déjà adapté Baudelaire sur son album Dolorès (Réversibilité, présent dans la set list du sobre dvd piano/voix filmé en juillet 2007) se sortant haut la main d’un traquenard artistique ultra casse gueule. La poésie mise en musique – ici, Les fleurs du mal –, cela peut être en effet rébarbatif, scolaire et soporifique. Mais, si l’album Charles et Léo nécessite de nombreuses écoutes pour convaincre véritablement, il se révèle au final captivant, langoureux et inspiré. Dans une sobriété remarquable (encore plus accentuée dans la magistrale performance filmée figurant sur le dvd bonus), Murat se mue en interprète, en chantant de sa voix grave et marquante le texte cultissime de Baudelaire mis en musique par le génial Léo. Les arrangements – quasi ascétiques – (co-signés avec Denis Clavaizolle) sont parfaitement adaptés, soulignant la puissance émotionnelle et évocatrice des textes. Le petit plus étant la présence aux chœurs de la très douée chanteuse de Cocoon, Morgane Imbeaud, qui illumine de sa présence ce disque précieux. Sorte d’ovni dans le paysage musical français ultra formaté, ce cd/dvd classieux – mais a priori un peu « difficile » – mérite d’être écouté et regardé. Car il en ressort très clairement que Charles, Léo et Jean-Louis étaient vraiment faits pour se rencontrer un jour…

A lire également : des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko), ainsi que les comptes-rendus des concerts à Clermont-Ferrand (Koloko juin 2006), Sédières, Clermont-Fd (pour Koloko 2005), Issoire en avril 2005, au Café de la Danse à Paris, à Aurillac et pour Koloko à Clermont-Fd en 2004…

Sites Internet : www.jlmurat.com, www.leo-ferre.com, www.myspace.com/jlmurat, www.bangbang.fr.fm, www.v2.fr.

1er octobre 2007 (Scarlett / V2 Music)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Taormina
Style : Pop - Rock / Folk
Jean-Louis Murat - TaorminaDans la lignée de ses précédents disques, c’est à dire entre folk/pop langoureuse, blues/rock rustique et chanson à textes poétiquement marquants, le nouvel album de Jean-Louis Murat est néanmoins une sorte de nouveau départ. Car si Taormina est muratien en diable, son processus de création (plus long qu’à l’accoutumée), sa production (il a été autofinancé, après la séparation avec Labels/EMI) et les thèmes abordés (la mort, souvent en filigrane dans ses écrits, est ici omniprésente) tranchent singulièrement avec les derniers albums. Murat signe un disque captivant de bout en bout en compagnie de ses musiciens habituels - les très classe Stéphane Reynaud et Fred Jimenez à la section rythmique, auxquels s’ajoutent sur certains titres la femme de JLM, Laure, aux chœurs et Christophe Pie à la batterie. Grâce à cette équipe de choc, l’auditeur découvre douze morceaux portés par un Murat très en verve au niveau des parties vocales et guitaristiques. D’humeur maussade à cause des aléas de la vie, JLM est parti mesurer sa peine en Sicile, à Taormina, et il en est revenu avec des textes mélancoliques, sombres et lucides, mais illuminés par un amour intact pour les plaisirs de la vie. Si les deux meilleurs titres sont placés à la fin - la superbe envolée rock 'n roots à la John Fogerty, Accueille moi paysage, et le prenant Gengis, joué au piano -, le single Caillou et la plupart des titres intriguent et/ou saisissent, pour mieux emporter dans les méandres de l’univers clair/obscur de Murat (Le chemin des poneys, La raie manta, L’heure du berger... ). En empruntant le chemin des poètes, Murat continue à placer les mots au centre de son œuvre, tout en apportant un soin maniaque à la qualité de ses musiques et de ses mélodies, encore une fois réussies sur Taormina.

A consulter, une interview de Jean-Louis Murat à propos de l'album Taormina...

A lire également : des entretiens avec Murat en octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko), ainsi que les chroniques des derniers albums, et, enfin, les comptes-rendus des concerts à Clermont-Ferrand (Koloko juin 2006), Sédières, Clermont-Fd (pour Koloko 2005), Issoire en avril 2005, au Café de la Danse à Paris, à Aurillac, pour Koloko à Clermont-Fd en 2004, à la Coopé en novembre 2003 et au festival Les Efferv’Essonne en 2003…

Sites Internet : www.jlmurat.com, www.bangbang.fr.fm, www.v2.fr, www.taormina.fr.

28 août 2006 (Scarlett / V2 Music)

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Artiste : Jean-Louis Murat  Titre : Mashpotétisés
Style : Rock
Jean-Louis Murat - MashpotétisésEn multipliant les projets discographiques, Murat a bien réussi son coup : A bird on a poire est sorti depuis à peine quatre mois et on attend déjà avec impatience le prochain qui devrait paraître sous la forme d’un CD intitulé Collin Maillard, le 22 mars 2005… Pour « meubler », un single extrait du dernier album vient d’être publié fin novembre, accompagné de trois inédits. J.L. Murat et sa maison de disques ont fait un choix surprenant, car si Mashpotétisés bénéficie de paroles assez drôles, cette chanson pop sautillante ne fait pas partie des meilleures de l’album… On peut quand même se délecter des mots de JLM qui les expliquait ainsi fin octobre : « Mashpotétisés, ça veut dire que les Américains nous ont bien transformé le cerveau en purée de pomme de terre. En France, on confond Johnny Hallyday et Elvis Presley ! Il y avait une sorte de pop française qui piquait tout aux Américains et qui faisait des versions vulgaires des hits anglais et américains, et c’est devenu un peu la référence pour l’inconscient musical français. Et maintenant, quand on fait des disques, on se retrouve toujours un peu pris en otage dans cette folie, dans cette schizophrénie du public français, qui pense inconsciemment qu’Elvis a tout piqué à Johnny. » Avec ses expressions 100% Murat, ce titre est une bonne tranche de rigolade, à la Rancheros. La suite, l’est moins, JLM ayant écrit pour les inédits des textes qui n’entraient visiblement pas trop dans le concept A bird on a poire. Sur Peu me chaut, il avoue s’être levé du mauvais pied ; dans Samedi soir à Paris, il décrit le quotidien pas folichon d'un couple de bobos parisiens en week-end ; et enfin dans Vu de trois quarts, il intègre des proverbes paysans à des digressions maussades. Comme Fred Jimenez signe, une fois de plus, des musiques fraîches et pop, on se retrouve donc encore avec de bons morceaux à écouter… en attendant mars 2005.

A lire également : des entretiens avec Murat en octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko), ainsi que les chroniques des derniers albums, et, enfin, les comptes-rendus des concerts au Café de la Danse à Paris, à Aurillac, pour Koloko à Clermont-Fd en 2004, à la Coopé en novembre 2003 et au festival Les Efferv’Essonne en 2003…

Sites Internet : www.jlmurat.com, www.labels.tm.fr, http://www.chez.com/murattextes/.

30 novembre 2004 (Labels / EMI)

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