Style :
Pop - Rock Romantique, délicat et mélancolique, le nouveau disque de Jean-Louis Murat arpente les chemins de l'amour en s'inspirant (librement) du mythe universel de Tristan Et Iseult. Retranché chez lui en Auvergne avec ses guitares vintage, ses carnets de chansons et son inspiration intarissable, Murat a enregistré tout seul, pour la première fois depuis longtemps. Et cette solitude lui va bien, les titres de Tristan sont là pour l'attester... L'alternance entre les disques calmement pop/folk et rock 'n roll permet de ne pas sombrer dans la monotonie, comme dans l'œuvre de Neil Young. Tel un troubadour indécrottablement passionné par les tourments de l'amour, JLM tisse patiemment sa toile entre pop langoureuse, folk alangui et blues rock apaisé... Textes inspirés, voix impeccable, musiques marquées du sceau de la classe, tout cela contribue à créer des chansons aussi charmantes d'irrésistibles... Chante bonheur, L'amour en fuite, Mousse noire, L'hermine, Tel est pris, Les voyageurs perdus et leurs consœurs réunies sur cet énième album de Murat prouvent une nouvelle fois l'élégante courtoisie de son songwriting. Tristan est un disque intime, sexy et brillant, à écouter tranquillement installé chez soi. Un disque qui - comme son prédécesseur Charles et Léo, avec des textes de Charles Baudelaire mis en chansons par Léo Ferré - a la grand mérite de tirer l'auditeur vers le haut, en lui donnant envie de se pencher sur les racines de l'inspiration muratienne.
Artiste :
L'Auvergne revisite Titre :
The Velvet Underground & Nico
Style :
Pop - Rock Très bel album live regroupant 14 groupes galvanisés par l'enjeu, L'Auvergne revisite The Velvet Underground & Nico 1967-2007 est une heureuse initiative de La Coopérative de Mai visant à faire parler des artistes de Clermont-Ferrand et sa région. Après MC1, back in Clermont-Ferrand et son (bruyant) hommage au mythique Back in The USA du MC5, c'est au tour de l'inépuisable premier album du Velvet Underground d'être célébré... Et pas de n'importe quelle manière puisqu'un concert fleuve a réuni - le 9 octobre 2007 - 24 postulants proposant chacun des versions live de chansons extraites de l'album The Velvet Underground & Nico. 40 ans après leur parution (passée quasi inaperçue à l'époque, sauf pour ceux qui ont fondé un groupe après les avoir écoutés en boucle... ), ces morceaux géniaux ont droit à un lifting 2007 plutôt réussi. Après écoute des bandes, le directeur artistique du projet, Jean-Daniel Beauvallet (Les Inrockuptibles), a choisi les 14 versions - majoritairement réussies - que l'on découvre sur un vinyle au design warholesque. De Sunday Morning, repris de manière surprenante par le groupe de hip hop Shaolin, à European son, interprété par l'inénarrable Jean-Louis Murat (qui muratise à souhait avec ses fidèles musiciens : on dirait le Velvet repris par Creedence Clearwater Revival dans une boîte de nuit interlope), les reprises intéressantes se suivent... et ne se ressemblent pas. Sushi Power délivre une superbe version folk d'I'm waiting for my man, sur Femme fatale, La Position du Tireur Couché traduit le Velvet en français avec sa classe habituelle, Dee Loreleï s'approprie magistralement Venus in Furs, le Run run run de Mustang mélange avec fougue le combo de Lou Reed avec Iggy Pop, Elvis Presley et Carl Perkins, Shädel impressionne durablement avec son All Tomorrow's parties bruitiste, les Elderberries font du Elderberries (Heroin sonne Led Zep à mort), Quidam déchire tout avec sa version Joy Divison/Strokes de There she goes again, Octobre/Novembre synthétise joliment le Velvet avec ses claviers eigties et, enfin, Capitaine Sly de Bruix hynotise avec sa relecture folk trad The Black Angel's death song. Les onze réinterprétations que l'on retrouvera sur le vinyle (disponible le 3 décembre 2007) seront accompagnées par un 45 tours où figurent les répéchés Cocoon (pour un Sunday morning, sans doute trop calqué sur l'original), le très jeune Zak Laughed, qui joue le même morceau avec son charmant ukulélé et sa voix tremblante, et le duo Jim Yamouridis/Seb Martel, qui propose un remarquable Run run run. Ce vinyle bientôt collector est une énième preuve de l'intemporalité des chansons du Velvet... et de la vitalité de la scène locale auvergnate !
3 décembre 2007 (La Coopérative de Mai) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
Charles Et Léo
Style :
Pop - Rock / Chanson Projet original et courageux, Charles et Léo permet à Jean-Louis Murat de rendre hommage en musique à deux monuments, Charles Baudelaire et Léo Ferré. Après trois ans de réflexion, JLM s’est finalement décidé à s’attaquer aux intimidantes démos piano/voix de Léo Ferré transmises par son fils Matthieu. Ce dernier – estimant Murat seul capable de mener à bien cet ambitieux projet – doit être aujourd’hui ravi du résultat ; celui qui avait déjà adapté Baudelaire sur son album Dolorès (Réversibilité, présent dans la set list du sobre dvd piano/voix filmé en juillet 2007) se sortant haut la main d’un traquenard artistique ultra casse gueule. La poésie mise en musique – ici, Les fleurs du mal –, cela peut être en effet rébarbatif, scolaire et soporifique. Mais, si l’album Charles et Léo nécessite de nombreuses écoutes pour convaincre véritablement, il se révèle au final captivant, langoureux et inspiré. Dans une sobriété remarquable (encore plus accentuée dans la magistrale performance filmée figurant sur le dvd bonus), Murat se mue en interprète, en chantant de sa voix grave et marquante le texte cultissime de Baudelaire mis en musique par le génial Léo. Les arrangements – quasi ascétiques – (co-signés avec Denis Clavaizolle) sont parfaitement adaptés, soulignant la puissance émotionnelle et évocatrice des textes. Le petit plus étant la présence aux chœurs de la très douée chanteuse de Cocoon, Morgane Imbeaud, qui illumine de sa présence ce disque précieux. Sorte d’ovni dans le paysage musical français ultra formaté, ce cd/dvd classieux – mais a priori un peu « difficile » – mérite d’être écouté et regardé. Car il en ressort très clairement que Charles, Léo et Jean-Louis étaient vraiment faits pour se rencontrer un jour…
1er octobre 2007 (Scarlett / V2 Music) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
Taormina
Style :
Pop - Rock / Folk Dans la lignée de ses précédents disques, c’est à dire entre folk/pop langoureuse, blues/rock rustique et chanson à textes poétiquement marquants, le nouvel album de Jean-Louis Murat est néanmoins une sorte de nouveau départ. Car si Taormina est muratien en diable, son processus de création (plus long qu’à l’accoutumée), sa production (il a été autofinancé, après la séparation avec Labels/EMI) et les thèmes abordés (la mort, souvent en filigrane dans ses écrits, est ici omniprésente) tranchent singulièrement avec les derniers albums. Murat signe un disque captivant de bout en bout en compagnie de ses musiciens habituels - les très classe Stéphane Reynaud et Fred Jimenez à la section rythmique, auxquels s’ajoutent sur certains titres la femme de JLM, Laure, aux chœurs et Christophe Pie à la batterie. Grâce à cette équipe de choc, l’auditeur découvre douze morceaux portés par un Murat très en verve au niveau des parties vocales et guitaristiques. D’humeur maussade à cause des aléas de la vie, JLM est parti mesurer sa peine en Sicile, à Taormina, et il en est revenu avec des textes mélancoliques, sombres et lucides, mais illuminés par un amour intact pour les plaisirs de la vie. Si les deux meilleurs titres sont placés à la fin - la superbe envolée rock 'n roots à la John Fogerty, Accueille moi paysage, et le prenant Gengis, joué au piano -, le single Caillou et la plupart des titres intriguent et/ou saisissent, pour mieux emporter dans les méandres de l’univers clair/obscur de Murat (Le chemin des poneys, La raie manta, L’heure du berger... ). En empruntant le chemin des poètes, Murat continue à placer les mots au centre de son œuvre, tout en apportant un soin maniaque à la qualité de ses musiques et de ses mélodies, encore une fois réussies sur Taormina.
A consulter, une interview de Jean-Louis Murat à propos de l'album Taormina...
28 août 2006 (Scarlett / V2 Music) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
Mashpotétisés
Style :
Rock En multipliant les projets discographiques, Murat a bien réussi son coup : A bird on a poire est sorti depuis à peine quatre mois et on attend déjà avec impatience le prochain qui devrait paraître sous la forme d’un CD intitulé Collin Maillard, le 22 mars 2005… Pour « meubler », un single extrait du dernier album vient d’être publié fin novembre, accompagné de trois inédits. J.L. Murat et sa maison de disques ont fait un choix surprenant, car si Mashpotétisés bénéficie de paroles assez drôles, cette chanson pop sautillante ne fait pas partie des meilleures de l’album… On peut quand même se délecter des mots de JLM qui les expliquait ainsi fin octobre : « Mashpotétisés, ça veut dire que les Américains nous ont bien transformé le cerveau en purée de pomme de terre. En France, on confond Johnny Hallyday et Elvis Presley ! Il y avait une sorte de pop française qui piquait tout aux Américains et qui faisait des versions vulgaires des hits anglais et américains, et c’est devenu un peu la référence pour l’inconscient musical français. Et maintenant, quand on fait des disques, on se retrouve toujours un peu pris en otage dans cette folie, dans cette schizophrénie du public français, qui pense inconsciemment qu’Elvis a tout piqué à Johnny. » Avec ses expressions 100% Murat, ce titre est une bonne tranche de rigolade, à la Rancheros. La suite, l’est moins, JLM ayant écrit pour les inédits des textes qui n’entraient visiblement pas trop dans le concept A bird on a poire. Sur Peu me chaut, il avoue s’être levé du mauvais pied ; dans Samedi soir à Paris, il décrit le quotidien pas folichon d'un couple de bobos parisiens en week-end ; et enfin dans Vu de trois quarts, il intègre des proverbes paysans à des digressions maussades. Comme Fred Jimenez signe, une fois de plus, des musiques fraîches et pop, on se retrouve donc encore avec de bons morceaux à écouter… en attendant mars 2005.
A lire également : des entretiens avec Murat en octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko), ainsi que les chroniques des derniers albums, et, enfin, les comptes-rendus des concerts au Café de la Danse à Paris, à Aurillac, pour Koloko à Clermont-Fd en 2004, à la Coopé en novembre 2003 et au festival Les Efferv’Essonne en 2003…
30 novembre 2004 (Labels / EMI) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
A BIRD ON A POIRE
Style :
Rock « Hello I am Jen, bonjour moi c’est Jean-Louis… » C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui… d’aujourdhuiiiiiii ! La plus que charmante Jennifer Charles a fait le déplacement depuis New York pour chanter en duo les textes de Jean-Louis Murat (dont cet extrait de Elle était venue de Californie) sur des musiques et des arrangements du dernier larron de ce ménage à trois, Fred Jimenez. Cela doit commencer à être énervant pour la concurrence mais avec A bird on a poire, Murat maintient le cap (un excellent album tous les six mois) tout en prenant une autre direction, beaucoup plus pop… et plus collective.
Toutes les musiques de ce disque décalé, rafraîchissant et sexy ont donc été composées par l’amoureux de la pop sixties qu’est Fred Jimenez, bassiste de JLM depuis Le moujik et sa femme. Murat se « contente » d’écrire les textes (tour à tour chauds, bucoliques, drôles voire triviaux sur Mashpotétisés) et partage le micro avec la chanteuse d’Elysian Fields, toujours à même d’affoler les sens avec sa voix et son délicieux accent en français. Les duos permettent au songwriter qui ne craint pas les demoiselles de faire chanter à la troublante Jennifer « I love you my Jean-Louis », le rêve de tout homme hétérosexuel normalement constitué. Le quatuor (Stéphane Reynaud assurant toujours batterie et percussions) alterne entre ballades langoureuses, (A bird on a poire, Elle était venue de Californie, Petite luge, trois chefs d’œuvre), pop sautillante (le single Le temps qu’il ferait, Tu n’auras pas le temps) ou planante (Mirabelle Mirabeau, French kissing) sans dépasser les quatre minutes. Même en cherchant bien, les fans de Neil Young et Creedence Clearwater Revival ne trouveront pas ici de longues chevauchées à la guitare électrique ou de percutants riffs de guitare bluesy. Contrairement à leurs trois derniers disques, JLM et ses acolytes ont en effet confectionné des musiques pop basées sur de cordes majestueuses, une basse élastique, un orgue électrique vintage, une trompette (parfois un peu criarde) et des chœurs béats.
Au final, le résultat de cette nouvelle collaboration fructueuse et osée de JLM est réussi. Par contre, cette histoire a une fin très triste : l’amour s’en va, et elle retourne en Californie. « Bye bye I was Jen, bye bye moi c’est Jean-Louis. »
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview de J.L. Murat en octobre 2003 et un entretien où JLM évoque le concert humanitaire pour Koloko en juin 2003, les chroniques de Lilith et Parfum d'acacia au jardin, les comptes-rendus des concerts pour Koloko 2004, à la Coopérative de Mai en novembre 2003 et au festival Les Efferv’Essonne 2003…
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
PARFUM D’ACACIA AU JARDIN
Style :
Rock Après la réussite du double album studio Lilith - 23 titres publiés fin août 2003 -, on se demandait un peu jusqu’où Jean-Louis Murat irait… La réponse arrive, cinglante, le 17 février 2004 : et bien carrément jusqu’au dvd live en studio avec treize nouveaux morceaux, le tout accompagné par un C.D. audio d’une demi-heure avec cinq versions alternatives et… deux inédits ! Le plus exceptionnel dans cette histoire, c’est que notre homme arrive à concilier production foisonnante et qualité artistique, à une ou deux exceptions près…
Filmées en noir et blanc à l’arrache en une journée par Don Kent, les 71 minutes du dvd sont une occasion unique de découvrir Murat et son groupe en train d’enregistrer au studio Guillaume Tell. On assiste donc à la prestation d’un JLM ultra concentré sur son chant, ses guitares, son piano et son harmonica… On n’est pas là pour rigoler ! Dans un costume noir et une chemise brodée évoquant les riches heures d’Elvis Presley, l’auteur de Parfum d’acacia au jardin se lance dans un brillant numéro avec chant marmonné, mélodies imparables, textes aux petits oignons et musiques percutantes.
Les morceaux sont dans la lignée de ceux de Lilith : blues (Parfum d’acacia au jardin), rock avec guitare abrasive à la Neil Young (La petite idée derrière la tête), ballades magistrales en duo avec Camille (Ce qui n’est pas donné est perdu, Plus vu de femmes), chevauchées débridées avec riffs à la Creedence Clearwater Revival (Ton pire ennemi, Dix mille (Jean) Louis d’or) et bien sûr exceptionnels morceaux folk/rock/pop en solo évoquant parfois Bob Dylan ou Neil Young débranché (Cabaret, En souvenir de Jade, On se découvre en regardant et Qu’entends-tu que je n’entends pas ?)… Seuls les mielleux Elle avait le béguin pour moi et Fille d’or sur le chemin et l’anecdotique Call baby call sont en dessous du lot.
Pour habiller ses chansons, Murat s’est entouré d’une fine équipe qui sait booster certains morceaux, en jouer d’autres discrètement ou même s’effacer quand il n'y a besoin que d’une voix, d’un piano ou d’une guitare. La section rythmique (Stéphane Reynaud et Fred Jimenez) est parfaite, Christophe Pie - le batteur de Rogojine - fait preuve d’une grande finesse dans ses interventions à la guitare Wah Wah ou au Fender Rhodes, enfin la chanteuse Camille confirme tout le bien qu’on pense d’elle : sa voix se marie parfaitement avec celle de JLM et son tempérament volcanique apporte un plus indéniable.
Avec Parfum d’acacia au jardin, on passe donc un moment délicieux en compagnie d’un songwriter d’exception. Ceux qui en redemandent encore pourront se délecter des versions alternatives présentes sur le C.D. audio avec en bonus les inédits Chappaquiddick - un surprenant reggae rock - et Marquis, une très grande chanson. JLM a véritablement plus d’une petite idée derrière la tête... et plus d’un tour dans son sac !
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview de J.L. Murat à l’occasion de la sortie de l’album Lilith et une interview de JLM évoquant le concert humanitaire pour Koloko.
Février 2004 (Labels – EMI Music France) Signature :Pierre Andrieu Page Web Conseillée : www.foutraque.com
Artiste :
Jean-Louis Murat Titre :
LILITH
Style :
Rock Précédé par un bon single, Le cri du papillon, le nouvel album de Jean-Louis Murat vient d’atterrir dans les bacs, un peu plus d’un an après la parution de Le moujik et sa femme. En pleine forme et toujours aussi prolifique, l’Auvergnat stakhanoviste n’a pas fait les choses à moitié, il a en effet composé pas moins de 23 nouvelles chansons qui forment un double album !
Décomplexé, Murat évolue désormais en toute décontraction dans une formule trio avec son « sparring-partner » Fred Jimenez à la basse et Stéphane Reynaud à la batterie et aux percussions. Fort de cette section rythmique sobrement efficace, JLM peut se concentrer sur ses textes, toujours aussi réussis, sa voix, parfaite, et son jeu de guitare, de plus en plus débridé. Le power trio se lance donc dans des chevauchées inspirées par Neil Young And Crazy Horse (Les jours du jaguar) ou Creedence Clearwater Revival (Gel et rosée). Pour ce double album ambitieux, les choses ont été faites en grand : Dickon Hinchliffe des Tindersticks signe des arrangements de cordes majestueux pour de nombreux titres dont le magnifique Se mettre aux anges. Camille et Armelle Pioline du groupe Holden apportent, elles, une touche féminine bienvenue avec leurs chœurs.
Les fans vont être aux anges : avec Lilith, Jean-Louis Murat prouve une fois de plus la qualité de son écriture. Vous en connaissez beaucoup, vous, des artistes français capables de sortir un double album avec autant de chansons convaincantes ? Moi, non…
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview à l’occasion de la sortie de l’album Lilith et une interview à l’occasion du concert humanitaire pour Koloko.