Kavinsky, vos critiques de disques
Kavinsky
Révélé au grand public par la formidable BO du film Drive (où figure son génial titre Nightcall), Kavinsky propose une musique électro house aux réminiscences eighties... En tournée en 2013.
Plus d'info
Artiste : Kavinsky Titre : Outrun
Style : Pop - Rock
La vie est parfois injuste avec les deejays... Autant ce brave Woodkid emmerde son monde alors qu'il s'est fait chier à compiler des tonnes de nappes instrumentales sans parvenir à nous toucher, autant un branleur (supposé) comme Kavinsky frappe directement au coeur de sa cible - les dancefloors, mais parvient aussi par moments à nous émouvoir (eh oui !), par exemple à l'écoute des violons des très réussies Rampage et Roadgame. Le tout sans pour autant user de recettes révolutionnaires : principalement, la science du riff guitare (ou autre instrument synthétiquement rejoué) posé sur un beat archi-compressé, marque de fabrique de l'écurie Ed Banger, mais augmentée de ce que Woodkid n'a pas (hélas pour lui) : un sens inné de la mélodie, de celles qui vous tapent direct au fond du bide et donc par rebond, au fond du cerveau.
Après une intro parlée et grandiloquente, qui sonne pile comme celle d'un thriller routier des 80's, concept global de l'album (il y a aussi dans le livret les images qui correspondent, quelque part entre Risky Business et Christine), Blizzard envoie un premier thème synthé-guitare relativement irrésistible. Juste après, avec son solo de guitare cheesy posé sur beats compressés à mort, Protovision est un pur plaisir régressif, sonnant comme un main theme de John Carpenter remixé par Justice. Divers featurings vocaux sur l'album, tombent pile où il faut pour rendre l'ensemble encore plus groovy, sans jamais être anecdotiques eux-même. Voir par exemple Odd Look, esprit Giorgio Moroder - autre influence majeure du Kavinsky : la basse rappelle un peu l'historique thème Midnight Express. Et même en version hip-hop bling bling, ça le fait encore : Suburbia est une vraie chanson, pas le simple sample d'un rapeur !
Légèrement au delà du supportable putassier quand même, l'ignoble Testarossa Autodrive : on croirait le générique d'une de ces séries motorisées débiles qui ont bercé notre enfance (K 2000, Tonnerre Mécanique etc), où des abrutis brushés ou peroxydés faisaient régner l'ordre à L.A. en terrorisant les chauffards... Il est vrai que le titre Outrun fait référence à l'historique jeu vidéo de la même époque, où chacun d'entre nous a crashé des dizaines de Testa Rossa dans des décors improbables... On y préfèrera quand même NightCall, titre Moroderien en diable et déjà entré dans l'histoire, en tant que l'un des principaux moteurs de l'exceptionnelle B.O.F. de Drive.
A certains moments, l'album peut rappeler ceux du nettement plus cérébral (mais presque aussi jouissif) Turzi (Grand Canyon par exemple) - c'est juste pour dire d'une autre façon son potentiel addictif... Et il se conclut, comme de bien entendu, sur un générique de fin totalement 80's, esprit Mike Olfield : on visualise pratiquement le kid, blessé à la tête après son crash final contre le bad guy, partir en clopinant sur la route brûlant au soleil, en donnant la main à la fille qu'il a secouru, tandis que le cadavre noirci de la Testarossa fume, en flou, au premier plan. Quoi qu'il en soit, cinéphile régressif comme l'auteur de ces lignes ou pas, et sauf à être paraplégique, bien malin qui pourra ne pas onduler du cul ou des cheveux comme une pétasse des Anges de la Télé-Réalité, par exemple à l'écoute de First Blood où l'on croirait entendre Tina Turner, époque Mad Max III...
"Allo, t'aimes l'électro sexy et t'as pas Outrun de Kavinsky ? Allo ? Nan mais allo, quoi ?"
(2013)
Signature : Philippe
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Style : Pop - Rock
La vie est parfois injuste avec les deejays... Autant ce brave Woodkid emmerde son monde alors qu'il s'est fait chier à compiler des tonnes de nappes instrumentales sans parvenir à nous toucher, autant un branleur (supposé) comme Kavinsky frappe directement au coeur de sa cible - les dancefloors, mais parvient aussi par moments à nous émouvoir (eh oui !), par exemple à l'écoute des violons des très réussies Rampage et Roadgame. Le tout sans pour autant user de recettes révolutionnaires : principalement, la science du riff guitare (ou autre instrument synthétiquement rejoué) posé sur un beat archi-compressé, marque de fabrique de l'écurie Ed Banger, mais augmentée de ce que Woodkid n'a pas (hélas pour lui) : un sens inné de la mélodie, de celles qui vous tapent direct au fond du bide et donc par rebond, au fond du cerveau.Après une intro parlée et grandiloquente, qui sonne pile comme celle d'un thriller routier des 80's, concept global de l'album (il y a aussi dans le livret les images qui correspondent, quelque part entre Risky Business et Christine), Blizzard envoie un premier thème synthé-guitare relativement irrésistible. Juste après, avec son solo de guitare cheesy posé sur beats compressés à mort, Protovision est un pur plaisir régressif, sonnant comme un main theme de John Carpenter remixé par Justice. Divers featurings vocaux sur l'album, tombent pile où il faut pour rendre l'ensemble encore plus groovy, sans jamais être anecdotiques eux-même. Voir par exemple Odd Look, esprit Giorgio Moroder - autre influence majeure du Kavinsky : la basse rappelle un peu l'historique thème Midnight Express. Et même en version hip-hop bling bling, ça le fait encore : Suburbia est une vraie chanson, pas le simple sample d'un rapeur !
Légèrement au delà du supportable putassier quand même, l'ignoble Testarossa Autodrive : on croirait le générique d'une de ces séries motorisées débiles qui ont bercé notre enfance (K 2000, Tonnerre Mécanique etc), où des abrutis brushés ou peroxydés faisaient régner l'ordre à L.A. en terrorisant les chauffards... Il est vrai que le titre Outrun fait référence à l'historique jeu vidéo de la même époque, où chacun d'entre nous a crashé des dizaines de Testa Rossa dans des décors improbables... On y préfèrera quand même NightCall, titre Moroderien en diable et déjà entré dans l'histoire, en tant que l'un des principaux moteurs de l'exceptionnelle B.O.F. de Drive.
A certains moments, l'album peut rappeler ceux du nettement plus cérébral (mais presque aussi jouissif) Turzi (Grand Canyon par exemple) - c'est juste pour dire d'une autre façon son potentiel addictif... Et il se conclut, comme de bien entendu, sur un générique de fin totalement 80's, esprit Mike Olfield : on visualise pratiquement le kid, blessé à la tête après son crash final contre le bad guy, partir en clopinant sur la route brûlant au soleil, en donnant la main à la fille qu'il a secouru, tandis que le cadavre noirci de la Testarossa fume, en flou, au premier plan. Quoi qu'il en soit, cinéphile régressif comme l'auteur de ces lignes ou pas, et sauf à être paraplégique, bien malin qui pourra ne pas onduler du cul ou des cheveux comme une pétasse des Anges de la Télé-Réalité, par exemple à l'écoute de First Blood où l'on croirait entendre Tina Turner, époque Mad Max III...
"Allo, t'aimes l'électro sexy et t'as pas Outrun de Kavinsky ? Allo ? Nan mais allo, quoi ?"
(2013)
Signature : Philippe
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Artiste : Kavinsky Titre : Teddy Boy E.p.
Style : Pop - Rock
Véritable mort-vivant assoiffé de revanche - si l’on en croit sa biographie -, Kavinsky revient après son accident d’automobile mortel. Avec la ferme intention de faire danser tout le monde grâce à ses hymnes électroniques clinquants aux sonorités italiennes... Cet étrange personnage hébergé par le label Record Makers a choisi une pochette terrifiante où sa condition de Loup Garou technoïde apparaît au grand jour. Malgré cela, il a des amis, et plutôt doués en plus : Mr Oizo et Arpanet n’ont pas hésité à remixer le titre Testarossa autodrive, déjà très virevoltant, pour le rendre encore plus vrillant. Et oui, chez Kavinsky, les synthés sont des plus kitsch, les sonorités utilisées par Giorgio Moroder pour agrémenter ses hits sont recyclées sans vergogne, les roulements de batterie synthétiques sont légion et les beats toxiques sont sauvagement triturés ; cela devrait en faire fuir plus d'un, c’est vrai, mais les autres devraient bien s’amuser sur le dance floor où chaque pas illumine le sol… A la première écoute, Teddy boy EP pourrait paraître idéal pour circuler nuitamment en Ferrari Testarossa avec le transistor à fond ; mais, attention, contrairement aux compiles éditées par les magazines de Tuning (qui donnent envie de tourner sans fin sur le périphérique, en polluant l'air comme un idiot irresponsable), avec ce disque, on a très envie que le trajet se termine rapidement par un crash abominable à la David Cronenberg. Pour devenir un mort vivant, comme Kavinsky.
Liens : www.recordmakers.com, www.myspace.com/kavinsky.
Janvier 2006 (Record Makers)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Véritable mort-vivant assoiffé de revanche - si l’on en croit sa biographie -, Kavinsky revient après son accident d’automobile mortel. Avec la ferme intention de faire danser tout le monde grâce à ses hymnes électroniques clinquants aux sonorités italiennes... Cet étrange personnage hébergé par le label Record Makers a choisi une pochette terrifiante où sa condition de Loup Garou technoïde apparaît au grand jour. Malgré cela, il a des amis, et plutôt doués en plus : Mr Oizo et Arpanet n’ont pas hésité à remixer le titre Testarossa autodrive, déjà très virevoltant, pour le rendre encore plus vrillant. Et oui, chez Kavinsky, les synthés sont des plus kitsch, les sonorités utilisées par Giorgio Moroder pour agrémenter ses hits sont recyclées sans vergogne, les roulements de batterie synthétiques sont légion et les beats toxiques sont sauvagement triturés ; cela devrait en faire fuir plus d'un, c’est vrai, mais les autres devraient bien s’amuser sur le dance floor où chaque pas illumine le sol… A la première écoute, Teddy boy EP pourrait paraître idéal pour circuler nuitamment en Ferrari Testarossa avec le transistor à fond ; mais, attention, contrairement aux compiles éditées par les magazines de Tuning (qui donnent envie de tourner sans fin sur le périphérique, en polluant l'air comme un idiot irresponsable), avec ce disque, on a très envie que le trajet se termine rapidement par un crash abominable à la David Cronenberg. Pour devenir un mort vivant, comme Kavinsky. Liens : www.recordmakers.com, www.myspace.com/kavinsky.
Janvier 2006 (Record Makers)
Signature : pierre andrieu
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1 à 2 sur 2 critiques trouvées
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