Marianne Faithfull - 7 octobre 2005 - Théatre du Gymnase, Marseille
Photo de Flore-Anne Roth piquée à Pierre Andrieu (qui voudra bien me pardonner)
J'avais déjà vu la légendaire revenante des 60's, Marianne Faithfull il y a quelques années à Istres, sans être .../...
Photo de Flore-Anne Roth piquée à Pierre Andrieu (qui voudra bien me pardonner)
J'avais déjà vu la légendaire revenante des 60's, Marianne Faithfull il y a quelques années à Istres, sans être tout à fait bouleversé malgré une présence et un charisme indéniable. Je ne pensais donc pas y aller cette fois-ci, jusqu'à avoir été pris d'une pensée coupable... "Comment ? Une diva du rock passe 4 jours d'affilée en concert à 200 mètres de chez toi ! Qui es-tu donc, misérable vermisseau, pour oser ne pas te déplacer ??"
Tiraillé par le remords, j'y fus donc, au Théatre du Gymnase et pour assez cher, poser mes fesses sur un strapontin pour ne pas rater l'événement. Après tout outre l'ensemble de son oeuvre dont je ne suis pas forcément fan, la Dame a commis l'an passé un très bel album co-écrit par PJ Harvey, Nick Cave et Damon Albarn. Before the Poison est son nom... c'est aussi celui du spectacle. La salle est pleine - la dame fait donc du sold out encore le troisième soir, ça prouve que ce n'est pas n'importe qui même s'il doit y avoir pas mal d'abonnés au théatre aussi !
Aïe, une première partie... Pas de panique, ce n'est que le guitariste de la Dame (plus tard, il sera présenté par elle : Fernando Saunders) qui vient faire ses gammes : 3 chansons pas désagréables (il a une belle voix soul) et l'occasion pour lui de montrer sa belle guitare moderne (genre où il ne reste que le manche et un fil qui en part). Par contre qu'on nous le présente comme étant un artiste de chez Sony, alors là j'en ai vraiment rien à foutre. Comme si c'était un gage de qualité... on vit une triste époque staracadémique, j'vous jure...
Bref. Court entracte où un roadie vient disposer une tasse, un cendrier, un paquet de clopes ouvert et un briquet. On a beau être rock star, à un certain âge (59 ans) on a droit à son petit confort !! Et voici la dame qui entre en scène et entame son concert par un blues assez sympa. Sa voix inimitable est toujours sur le fil du rasoir, flirtant avec la fausse note, menaçant l'extinction imminente : on a toujours l'impression que le précieux organe est en train de chanter pour la dernière fois (et c'est bien ce qui le rend poignant d'ailleurs !).
J'avais lu que les arrangements de son groupe étaient un peu too much... ça ne m'a pas gêné tant que ça à part quelques nappes de synthé intempestives, et un batteur qui jouait trop fort (mais pas tout le temps). Avec ses chansons, Marianne égrène son carnet d'adresses : Mystery of Love, la fascinante "No child of Mine" et la très, très belle Last Song offertes par son amie PJ Harvey, Crazy Love écrite par Nick Cave (ainsi que l'étrange Don't Forget me je crois), l'émouvante complainte Strange Weather composée par Tom Waits, Time Square écrite par John Barry... et son premier tube d'il y a quarante ans au son délicieusement 60's, As Tears go by écrite par Mick Jagger pour sa copine d'alors.
La dame est classieuse et souriante, et semble contente d'être encore là (elle incarne, par excellence, la survivante des 60's) même si ses déhanchés sont un peu timides (n'allons pas nous faire un tour de rein quand même - oui je suis un mufle, je sais) et qu'elle va parfois curieusement s'asseoir au fond de la scène. Le groupe est à son service et joue bien, sans frime inutile mis à par un vague solo de ci de là. Evidemment on est assis comme au Tremplin Milonga, je n'en suis pas fan mais bon, deux concerts de rock au théatre en moins d'un mois c'est déjà pas mal. Il est vrai que ce théatre est un ancien music-hall, paraît-il le premier où des sièges furent arrachés à la glorieuse époque des yé-yé !...
Hélas, on a été privés de There is a ghost et Before the Poison, deux chansons bouleversantes du dernier opus qui donnent le frisson, et je n'espérais même pas la mythique Who will take my dreams away pour laquelle je me serais pourtant arraché le coeur pour le déposer, encore fumant, aux pieds de la Dame... Cela étant j'ai été assez remué par Workin Class Hero, par Sister Morphine... et par le final où toute la salle debout a reçu un Broken English de grande classe et enthousiasmant !
Au final un beau concert qu'il aurait été dommage de rater. A la prochaine, c'est promis, Marianne... je sais bien que vous ne le ferez pas hélas, mais j'ose rêver d'un concert de vous, où PJ Harvey serait à la guitare, Nick Cave à la basse et Tom Waits aux fûts... Mais vous avez raison, ce ne serait pas raisonnable, ce serait de la concurrence déloyale pour nombre de petites frappes d'aujourd'hui qui essayent désespérément d'incarner le rock anglais aussi bien que vous... Réagir à cette critique
Marianne Faithfull + Fernando Saunders - 03 octobre 2005 - Theatre du Gymnase - Marseille Hier soir j'avais (enfin nous avions) rendez vous avec la grande Marianne Faithfull dans le très approprié cadre du Théâtre du Gymnase ... Marianne Faithfull c'est l'une des quelques belles voix qui .../...
Hier soir j'avais (enfin nous avions) rendez vous avec la grande Marianne Faithfull dans le très approprié cadre du Théâtre du Gymnase ... Marianne Faithfull c'est l’une des quelques belles voix qui ont bercé mon enfance, puisque mon père avait cette compilation sur cassette ou elle se partageait la vedette avec Mélanie, Joan Baez, Linda Ronstadt et Emmylou Harris … Ensuite lorsque en fouillant a la cave je suis tombé sur le vinyle Dangerous Acquaintances je suis littéralement tombé amoureux de cette voix unique et la chanson Tenderness fait partie de mes préférés tout artistes confondus …
Premier d’une série de 5 soirs de concerts je me rends donc du cote de la Canebière (près de chez Philippe) avec une certaine excitation. Je suis bien content de pouvoir assister a la première soirée car de mon expérience la première date est souvent la meilleure (plus spontanée), ce fut en tout cas la cas pour Nick Cave au Roseland Ballroom il y a deux ans. Je prends place au pied de la scène dans un coin … avec mon zoom x3 je ne peux pas me permettre de me mettre plus loin.
Lorsque les lumières s’éteignent on nous annonce qu’il y a une première partie : Fernando Saunders … qui se trouve être un musicien qui accompagne habituellement Lou Reed (et sur cette tournée Marianne Faithfull). Il débarque donc tout seul avec sa guitare pour nous interpréter trois morceaux a lui. Trois morceaux plutôt calmes avec parfois une bande son sur laquelle il posera sa voix et de la basse … assez curieux .. je n’ai pas spécialement accroché mais ça n’a pas duré très longtemps.
Ensuite elle est arrivée du fond de la scène cachée par des lunettes noires et pour moi qui ne l’avait que sur les pochettes de ces disques et sur les affiches … ce fut le choc … car en effet elle ne ressemble pas vraiment a ses photos … passé cette surprise j’ai cela dit tout de suite retrouvé ce timbre magique qui fait toute la beauté de ses chansons.
Très vite elle enlèvera ses lunettes noires, mais elle mettra un petit moment à être tout a fait dans l’ambiance … quelques problèmes de son viendront en effet un peu gâcher la magie de ce concert … en effet quand on l’entend via micro (resté trop proche de sa bouche) se plaindre a son guitariste ou a l’ingé son et que la seconde d’après elle se retourne vers nous tout sourire en disant merci ou je ne sais plus quelle formule de politesse ça tue un peu le truc. J’aurais été moins choqué si une star de sa notoriété avait été plus spontanée et avait arrêté 2 minutes histoire de régler ce problème quitte a nous donner une petite explication … qui a d’ailleurs fini par venir beaucoup plus tard lorsqu’elle aura commencé a se détendre.
Je ne me souviens plus trop de la chronologie des morceaux mais ce qui est sur c’est que j’ai reconnu le (un des ?) morceau(x) écrit(s) par Jarvis Cocker de Pulp, celle écrite par Damon Albarn. Elle a aussi a introduit celui qu’elle a coécrit avec Nick Cave (« that we love and adore » a-t-elle ajouté sur un ton insistant). Un des morceaux qu'elle a jouée avait ete écrit par Roger Waters, jamais enregistré jusqu'à ce qu’il la lui donne. Les deux morceaux écrits par le tandem Mick Jagger / Keith Richards dont la fameuse Sister Morphine et celle par Tom Waits (qui de façon amusante sonnait comme du Jacques Brel) furent aussi tres plaisantes ...
Ses musiciens tous new yorkais Fernando Saunders a la basse, Courtney Williams a la batterie, Daniel Mintseris au clavier et Barry Reynolds (auteur de pas mal de titres de ses chansons) a la guitare, sont bien, effacés juste ce qu’il faut … Bien aimé le morceau pendant lequel le bassiste a pu utiliser sa voix haut perchée pour donner quelques répliques a la voix grave de Marianne .. même ci parfois celui en faisait un peu trop a mon goût … Working Class Hero de Lennon fut aussi assez poignant (avec/malgré sa batterie a la Phil Collins).
Des chansons calmes ou le piano domine, très agréables a écouter bien assis au chaud, d’autres plus nerveuses qui donnent envie de se trémousser, comme les très chouette Guilt et Time Square (touts deux de Barry Reynolds), la seconde etant l’une des préférées de Marianne.
Un peu vers la fin elle échangera quelques mots avec le public au moment ou allumera une cigarette … une personne du public se plaindra de lui ne pas pouvoir fumer a qui elle répondra en plaisantant … c’est la ou elle nous fera pas des problèmes de sons du début.
Pour le rappel / final nous avons eu le droit a un Broken English explosif (dont l’intro m’a fait penser a celle de Billy Jean) dont j’ai enfin écoutée les paroles … étonnement contemporaines avec ses « What are we fighting for ? » et autres « It’s not my reality ».
Ce soir c'était la première d'une série de 5 soirées ... j'imagine que dès le deuxième soir les problèmes de son seront gommés et que Marianne aura retrouvé un peu plus d'aisance … en tout cas apres environ 1h et demi de concert (soit 18 chansons) et malgre les quelques petites reserves emises ci dessus ... on aurait bien aimé que cela continue un peu encore …
A des années-lumière des découvertes du Printemps de Bourges (excellentes cette année) qui débutent leur carrière dans le Berry, Marianne Faithfull - qui a poussé la chansonnette pour la première fois il y a 41 ans ! - a surpris par la qualité de sa prestation vocale, une set list s'autorisant de nombreux retours vers sa – glorieuse – période passée et une joie d’être sur scène presque juvénile…
Relancée par son album précédent – Kissin time – réalisé en compagnie du gratin de la musique pop/rock du siècle dernier (Beck, Billy Corgan, Blur, Pulp… ) et la tournée 2002 – plutôt réussie - qui l’avait suivie, la sulfureuse égérie des inestimables Rolling Stones sixties n’a eu aucun mal à emporter l’adhésion d’un public berruyer venu nombreux pour l’applaudir. Comment en effet ne pas tomber rapidement sous le charme quand Marianne Faithfull est dans un bon jour et qu’elle déploie des trésors de charisme pour interpréter des titres de son dernier album coécrit avec rien moins que PJ Harvey, Nick Cave ou encore Damon Albarn, ainsi que les tubes ayant jalonné sa carrière ? Avec sa voix nicotinée (depuis ses débuts dans la chanson, la belle Marianne a dû fumer des millions de clopes, entre autres excès… ), sa présence quasi magnétique et son incroyable aura, la récente auteure du très bon Before the poisonest quasi irrésistible quand elle navigue à vue deux heures durant dans son répertoire en enchaînant les titres marquants récents (le poignant No Child of mine, le bouleversant Last song, et le fascinant Crazy love… ) les hits planétaires plus anciens (As tears go by, Sister morphine, The ballad of Lucy Jordan, Broken english, Working class hero, toujours imparables des années après leur sortie) ou les morceaux plus obscurs chers à son cœur (un titre de l’album écrit par Angelo Badalamenti). Comme elle est plutôt bien accompagnée par un groupe assez sobre (en particulier son compagnon, le guitariste Barry Reynolds dont les interventions sont souvent pleines d’à propos), le public passe une soirée de rêve en compagnie d’une des dernières divas des années 60. Bien sûr, on aurait souhaité un bassiste et un batteur discrets sur toute la longueur du show (il y eut une ou deux incartades démonstratives hors sujet), mais à part cela, il faut bien avouer qu’on a passé une soirée de rêve en compagnie de Marianne Faithfull ! So long Marianne…
La tête d’affiche avait en plus était précédée sur les planches par la divine Françoiz Breut, toujours aussi douée pour créer des ambiances douces amères avec sa présence presque inquiétante, sa voix superbe et l’apport des musiciens doués qui figurent sur son dernier opus, l’inépuisable Une saison volée... Malgré quelques hésitations sans doute dues à la pression (faire la première partie de Marianne Faithfull, ce n’est pas rien !) et à la proximité du début de la tournée faisant suite à une longue absence, Françoiz et ses acolytes ont dévoilé au public principalement venu pour la star anglaise une série de morceaux écrits et interprétés avec classe… Se sont succédés avec le même « bonheur », entre autres titres chanson/pop/folk impreignés de sons Western : Le ravin, Km 83 (où l’on retrouve la patte de Dominique A), Over all (composé spécialement par un des deux irremplaçables frangins Herman Düne, David Ivar) et Everyone kisses a stranger en final d’un concert définitivement trop court, première partie oblige. Qu’importe, on ne manquera pas de recroiser la route de la mutine femme en noir sou peu.
Marianne Faithfull - 21 octobre 2002 - Olympia, Paris La rencontre avec une icône du rock reste un moment privilégié et Marianne Faithfull sait s'y prendre pour que le public en profite le plus possible, en lui témoignant attention et .../...
La rencontre avec une icône du rock reste un moment privilégié et Marianne Faithfull sait s’y prendre pour que le public en profite le plus possible, en lui témoignant attention et chaleur.
Accompagnée d’un batteur (très appliqué), d’un bassiste (tout aussi appliqué), d’un clavier (rarement vu plus appliqué) et deux guitaristes (au réel talent), cette star a pu poser sa voix surnaturelle sur des mélodies, qui alternent avec bonheur la pop sucrée et le rock alternatif.
Au global, ce fut un concert de retrouvaille entre un public et son idole dans une salle mythique et c’est toujours très impressionnant.
Un petit mot de la première partie, Jack L, pour le complimenter sur sa prestation ingénieuse et portée par une très belle voix. Il passe mardi 22 octobre 2002 à la Boule Noire et je pense que son concert dans une petite salle vaut le détour.
Soirée speciale voix feminine avec une icone des 60's et une marseillaise étonnante, bien belle affiche que ce "nord-sud au féminin".
En ouverture donc, la belle Christina Rosmini qui n'est pas impressionnée de jouer devant autant de monde et met le public dans sa poche avec une choregraphie très sensuelle et des chansons flamenco-pop en français et espagnol. A noter une reprise reussie du "Quizas quizas quizas" de Nat King Cole et une ballade jazzy avec l'à peine plus connue Barbara Scaff.
Une bonne surprise.
Marianne Faithfull arrive ensuite devant une foule d'admirateurs medusés, entre fans de la première heure et "p'tits jeunes" comme moi venus découvrir ce mythe vivace.
Comme Bowie à Nimes, je suis epaté par cette aisance et cette classe dans les mouvements, sans oublier cette voix (pas devenue rauque à cause des cigarettes precisera t'elle) reconnaissable entre milles.
Elle chantera pas mal de morceaux de son recent album "Kissin time" composés par des songwriters aussi talentueux que Tom Waits, Will Oldham, Jarvis Cocker, Damon Albarn et Beck.
Grand moment d'émotion lorsqu'elle rendra hommage à l'égerie du Velvet Underground dans "Song for Nico", et puis on eut aussi droit à "The ballad of Lucy Jordan" que le public reconnait des les premières notes et à la reprise de "Working class hero" de Lennon.
Que dire de plus sinon qu'elle nous a bien fait rire avec son tabouret et ses "fuck" qu'on a pas l'habitude d'entendre chez une star de ce rang, et qu'en un mot elle nous a enchanté. Réagir à cette critique