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pour Nick Cave |
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Artiste :
The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project
Titre :
We Are Only Riders
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Style :
Pop - Rock / CountryFolkBluesRock
Très bel hommage rendu à l'immense bluesman punk du Gun Club, Jeffrey Lee Pierce (1958 - 1996), par l'intermédiaire d'un album de titres inédits (sauf un seul : Lucky Jim, auquel Debbie Harry de Blondie rend grâce avec talent) enregistrés par de fervents proches ou d'ardents fans... Initié par un ex musicien de l'auteur de Sex Beat et She's Like Heroin To Me, Cypress Grove, qui a eu l'idée d'exhumer des démos de JLP trouvées dans son grenier, We Are Only Riders est une occasion unique de découvrir des très beaux morceaux - entre country, blues, folk et rock - interprétés avec foi et passion par Nick Cave, Kid Congo Powers, Mark Lanegan, Lydia Lunch, Mick Harvey, David Eugene Edwards, The Raveonettes, Johnny Dowd, The Sadies et Crippled Black Phoenix (entre autres)... Joli casting ! Quelle émotion de découvrir les titres trouvés à l'état de cassettes et sauvés de l'oubli par l'acharnement de Cypress Grove ! Il aurait vraiment été dramatique de passer à côté du magistral Ramblin' Mind (habité par l'impeccable leader des Bad Seeds, puis par David Eugene Edwards et Cypress Grove), de Constant Waiting (que la voix diabolique de Mr Lanegan magnifie et dont les Sadies et Johnny Dowd donnent également des versions réussies), de Free to walk (lacéré de distorsion par les Raveonettes puis génialement "countrysé" par Mark Lanegan & Isobel Campbell) ou encore When I Get My Cadillac, interprété avec une fougue désespérée par la voix impressionnante de Lydia Lunch. Ces démos au son approximatif (dont seule la guitare de JLP a pu être parfois gardée) ont droit à une vie discographique qui se justifie pleinement si l'on considère leurs qualités intrinsèques et le soin porté aussi bien aux arrangements qu'aux interprétations. Souvent repris plusieurs fois mais dans des versions complémentaires, les titres présents ici marquent l'auditeur au fer rouge ; ils transpirent tous d'un dangereux vécu, d'une fascination pour le côté obscur de la vie et d'une envie de tutoyer les étoiles pour mieux aller en enfer juste après... Cela fait de The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project une bonne introduction à l'univers d'un défunt artiste ayant inspiré des œuvres signées par Sixteen Horsepower, Woven Hand, Noir Désir, The White Stripes ou Wim Wenders... Après avoir fini sa vie dans la déchéance la plus totale en 1996, le colérique, inspiré, tourmenté et sombre prêcheur blues punk JLP peut ainsi espérer avoir une reconnaissance posthume pour son apport inestimable à la musique populaire américaine du 20éme siècle.
Liens : www.myspace.com/thegunclub, www.jeffreyleepierce.net, glitterhouse.com, www.differ-ant.fr.
2010 (Glitterhouse - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
Nick Cave / Warren Ellis
Titre :
The Proposition (Bande Originale)
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Style :
Pop - Rock
Il y a plusieurs façons de bâcler la musique d'un film, même pour certains grands maîtres. Les plus courantes sont au pire, de faire appel à l'un des 3 ou 4 tâcherons qui en pondent 50 par an (tels Scorsese, Eastwood, Coppola après le Parrain...), au mieux de réaliser de simples compils érudites mais fainéantes (tels Tarantino, Jarmusch, Aronofski...). Et puis de temps en temps quelqu'un prend la chose au sérieux et fait illustrer son film d'une musique inédite, composée par des artistes - et non par des musiciens. Créant ainsi un nouvel opus dont les thèmes les plus marquants peuvent alors vous obséder pendant des jours, avec les images associées par le cerveau : l'illustration musicale peut même dans certains cas faire un chef d'oeuvre d'un film qui aurait pu n'être qu'une réussite (chacun sait qui a illustré Il était une fois dans l'Ouest, The Virgin Suicides ou La Marche de l'Empereur...).
Eh bien c'est aussi le cas de The Proposition, par Nick Cave & Warren Ellis. Dont il faut signaler d'entrée que Nick Cave, artiste complet, en a également écrit l'histoire, tandis que les cordes de Warren Ellis jouent le premier rôle dans la musique. Western australien crépusculaire, sauvage et magique, dont le plus simple pour ne pas trop en dire est de le qualifier, sans chichis, de PUTAIN de chef d'oeuvre, esthétiquement sublime, joué par des acteurs en état de grâce. Au fait, à moins d'être parisien, vous pouvez le télécharger tranquille, il a été hyper mal distribué en France...
Premier aspect fascinant après l'introduction sur l'air traditionnel There is a Happy Land : des pistes qui reviennent de façon cycliques tout au long de l'histoire, à peine modifiées d'une fois à l'autre. Correspondant à des actions qui se répètent au long de l'histoire : négociation sous la menace d'une arme, chevauchée échevelée, contemplation de coucher de soleil, scènes sanglantes... The Proposition, titre en trois parties, pose et maintient ainsi grâce à quelques notes simples et sinistres de violoncelle, posées sur un fond fiévreux et floydien, l'ambiance mortifère qui plane tout au long du film, dans un pays littéralement sans foi ni loi - chaque fin étant, mais à peine, égayée par quelques notes chantées et apaisées.
The Rider, en 4 parties, est un poème chanté (et magnifique), qui peut aussi s'entendre comme un chant aborigène si l'on n'en retient que la fascinante prosodie. Le deuxième de la série est soudain zébré de guitares en larsen, et de vociférations inquiétantes qui augurent du projet Grinderman. Ce cycle est conclu par The Rider Song, chanson plus apaisée sur le mode crooner auquel s'adonne parfois Nick Cave (époque Nocturama), avec toutefois un violon country apporté en bonus par son collègue barbu... Mais le thème peut-être le plus obsessionnel du film, celui qui risque vraiment de vous vriller le cerveau - 2 violons entremêlés jouant des arpèges sur trois notes de piano, arrive vers la fin Martha's Dream, avant d'être doublé de cimbales sur Queenie's Suite...
Et puis des titres correspondant à des scènes uniques et isolés en style, et dont les deux pistoleros semblent ne pas avoir su quoi faire. Ils se finissent donc par un "thing" péjoratif : The moan Thing (le truc en murmure), The Gun Thing (le truc au flingue), etc. C'est les plus bruitistes donc, pas les moins intéressants ! Enfin, il y a des titres isolés comme Down to the Valley ou Clean Hands, Dirty Hands qui conclut : de vraies Murder Ballads à l'ancienne.
Mr Cave, offrant par cette musique inoubliable, un film majeur à son ami John Hillcoat, recrée à sa façon la regrettée et jamais remplacée symbiose western Leone/Morricone et prouve ainsi, dans une projet ayant précédé de peu le très réussi Dig! Lazarus! Dig!, qu'il est un artiste prolifique, généreux et décidément indispensable.
(2005)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : http://www.youtube.com/watch?v=G7V-CW_SU |
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Artiste :
Nick Cave & The Bad Seeds
Titre :
Dig !!! Lazarus Dig !!!
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Style :
Pop - Rock
Déjà de retour, après une grosse année, le Nick Cave nouveau est arrivé, et c'est un très bon cru ! Après plusieurs albums mineurs (Nocturama and co), le gaillard toujours obsédé par les filles... et la Bible, a retrouvé un peu de sa folle jeunesse avec le formidable projet Grinderman. De cette expérience virile (son meilleur album depuis une décennie), il conserve ici quelques poils (une horrible moustache) et un peu de rugosité dans le son - il s'est aussi interdit une fois pour toutes de jouer du piano, histoire de ne pas finir chanteur pour dames vieillissantes, ce serait le comble pour un ancien punk...
Les retrouvailles avec ses Bad Seeds commencent avec les aventures délirantes de Lazare ressuscité aux USA, racontées un peu à la Tom Waits, et un refrain addictif. Et suivent 10 pistes de bonne facture (la dernière étant une rechute crooner sans gravité), de rock tantôt bluesy (Moonland), tantôt balade (jolie Jesus of the Moon) tantôt garage - le farfisa restant toléré - avec la fort réussie We call upon the author to explain.
Si quelques titres rock sont anecdotiques, quoique plaisants (Lie down there... ou Midnight Man), on est par contre tout à fait fasciné par les titres lancinants comme Hold on to yourself (on pense à Wovenhand pour l'intensité) et plus encore par la basse toxique de Night of the Lotus Eaters, climax de l'album pour ceux qui aiment le côté obscur du grand échalas... Même si on ne peut pas faire 2 chefs d'oeuvre d'affilée, après cette nouvelle démonstration de force, on s'impatiente donc... Plus que quelques jours à attendre avant, enfin, de rencontrer sur scène celui dont la musique nous accompagne discrètement, mais fidèlement, depuis 20 ans et The Carny / From Her to Eternity, live in Der Himmel über Berlin, 1987 !
(2008)
PS post-Dock, avril 2008 : Album fort bien défendu en live, en effet !
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.liveinmarseille.com |
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Artiste :
Nick Cave And The Bad Seeds
Titre :
The Funeral,my Trial
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Style :
Pop - Rock
Dieu merci, il nous reste Nick Cave! il est pour moi le plus grand blues man actuel la terre.Tous ces albums refletent sa personnalité du moment.Pour en citer certains, "Let love in" est une explosion!l'expression d'une nouvelle vie qui démarre,quand j'écoute "the boatman call", nick cave est célibataire, quadragénère et les paroles de ces chansons sont explicites.nick cave est dans l'attente d'un amour fou.cet album prémonitoire est touchant et me fait penser a un feu de cheminée que l'on croit éteint alors qu'en fait, il n'en ai rien et ne fait que couver. quand à "no more shall will part", je dirais que c'est un album parfait.Il est magnifique. peut etre meme trop magnifique.L'image meme de son épouse rencontrée quelques mois aprés la sortie de "the boatman call"....en concert, a cette période, nick cave est d'une sobriété incroyable.Il a retiré toutes ses bagues et ne garde que son alliance, symbole de l'unité du couple.Je trouve que "Nocturama" et "abbattoir blues" ont été durement jugés.cependant, quel changement entre le nick cave au "transbordeur" à lyon en 2001 et le nick cave au Grand Rex a Paris en 2006! Les bagues sont revenues, nick cave s'approchant des 50 ans s'éclatent avec une guitare électrique et quelques potes, dont Warren Ellis...un vrai régal. Tout de même, de tous les albums de nick cave,pour moi, un seul est incontournable.il s'agit de "the funeral, my trial". En dépit du fait qu'en regardant le film des "ailes du désir", j'ai sauté sur mon fauteuil en disant: "c'est qui ce type!"....et oui, je ne le connaissais pas avant...cet album nous entraine vers l'autre coté du réel.Particulièrement une chanson, oubliée de tous, "strangers and kindness" qui, à chaque fois, me fait frissonner. Sans oublier "The carny", bien sûr.un album monstrueux en fait, qui me fascine encore et encore.Même le titre semble prémonitoire. Oui, Monsieur Cave, vous avez essayé, et magnifiquement réussi. Et puis, quel hasard pour moi, de m'apercevoir, au bout de 20 ans, que 2 "véronique" sont dessinées sur la pochette de cet album.A droite, "la sainte", à gauche, "la femme", sensuelle et véritable pêcheresse. Ce pur hasard m'a fait sourire.Merci à Nick cave.Pour tout. Véronique.
Signature : Véronique
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Artiste :
NICK CAVE AND THE BAD SEEDS
Titre :
NOCTURAMA
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Style :
Rock
La tonalité du dernier Nick Cave toujours accompagné de ses Bad Seeds qui sévissent par ailleurs au sein des Dirty Three ou des Einstürzende Neubauten est plutôt calme. Chansons d’amour magnifiquement langoureuses et mélancoliques tantôt optimistes tantôt moins, a l’image de ce Wonderful life qui ouvre l’album ou du I’m still loving you qui a un je ne sais quoi de Imagine par moments. Sur Right of Your hand on croirait entendre Tindersticks. Ce disque dans son ensemble très calme, contient tout de même une réelle rage qui explose (et de quelle manière !) a au moins deux reprises ; dans Dead Man In My Bed et surtout l’anthologique Babe, I’m on Fire. A ce propos si vous pouvez vous procurer la version qui contient en plus un DVD avec le clip de cette chanson de plus de 15 minutes, n’hésitez pas.
2003 (Mute Records)
Signature : pirlouiiiit
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