After Forever / Nightmare / Magica / Mystria - 16 fevrier 2006 - Rockstore de Montpellier C'est parti pour le premier "vrai" concert Metal de l'année, avec pas moins de quatre groupes au Rockstore de Montpellier. Une salle que j'aime beaucoup pour sa convivialité, son son presque toujours trés bon, sa scène assez haute, l'accessibilité aux musiciens, et ses petits lives plus que sympathiques. Seul bémol: les consos au tarif discothèque .../...
C'est parti pour le premier "vrai" concert Metal de l'année, avec pas moins de quatre groupes au Rockstore de Montpellier. Une salle que j'aime beaucoup pour sa convivialité, son son presque toujours trés bon, sa scène assez haute, l'accessibilité aux musiciens, et ses petits lives plus que sympathiques. Seul bémol: les consos au tarif discothèque tout bonnement prohibitifs....
Comme il y a 2 ans, à un mois prés, les hollandais d'After Forever tournent en headliners avec les francais de Nightmare. Les deux groupes sont bien potes depuis cette première tournée commune qui avait ravi un Jas Rod bien plein à l'epoque.
Et pour les accompagner sur ce tour: Magica, plus un groupe local sur cette date: Mystria.
Avec mon Padre et Hervé, nous arrivons à la salle quelques minutes avant le début du show de ces derniers. On reste calé au fond avec Nico (le gratteux de Stéréoxyde ), et le trio féminin parisien des Black Wolf (le début de la gloire ? ;) ), pour assister à une petite demi-heure de Heavy un peu bizarre. Y a des riffs bien lourds et qui donnent envie de banguer dans leurs titres, mais y a aussi pas mal de changements de rythme et autres breaks, qui cassent ledit rythme. Le guitariste soliste taquine son instrument, mais ses soli ne cadrent pas avec les morceaux j'ai trouvé pour ma part. C'est plus de la descente de manche qu'autre chose. Un trés bon chanteur puissant et poussant (trop) souvent dans les aigus à la Rob Halford. Un gratteux rythmique ressemblant à Dimebag Darrell, avec une grosse patate.
C'etait pas déplaisant à regarder, mais par contre c'etait un peu douloureux à entendre....Trop fort les mecs, ca gachait l'ensemble au final. Ils ont de la marge de progression en tous cas.
Le temps de se faire assassiner au bar (15 euros et des poussières pour deux pintes !!), et les Magica entrent en scène. Inconnus au bataillon pour ma part, je vais vite me rendre compte qu'ils pratiquent un heavy/speed melodique à voix lyrique. La chanteuse bien en chair a une bonne voix, elle se déhanche et bouge beaucoup, elle a un grand sourire plaqué sur le visage, rien à redire sur ca. Les zicos sont aussi contents d'etre là, ca joue, et le tout avec un son beaucoup moins tellurique que Mystria.
Quel est le schisme alors ? Ils arrivent tout simplement 5 ans trop tard...Ce style a été surexploité en quelques années, et malgré toute leur bonne volonté, je ne retiens rien de leur prestation mélodiquement parlant. Ca se laisse regarderr, et leur fougue fait plaisir à voir, mais malheureusement pas plus. A noter la reprise de "Nemo" (si je me rappelle bien) de Nightwish pour finir la prestation.
C'est en tous cas bien sympa de voir un groupe roumain en tournée européenne. Je leur souhaite bien du succés.
La soirée file vite entre une discussion sur Maiden et le spectacle de deux Village people sortis d'on ne sait où ! Car c'est déjà au tour de Nightmare de convaincre l'assistance...qui n'a pas besoin d'etre convaincue, une bonne partie du public (dont moi) etant principalement venue pour eux.
Le groupe m'avait mis une sacrée claque sur album puis sur la tournée 2003/2004. Mais le dernier album datant de quelques mois ne m'ayant pas fait la même impression, j'esperais qu'ils equilibreraient leur setlist. Cependant, les morceaux de "The Dominion Gate" joués ce jeudi là sont trés bien passés en live. Le groupe a toujours une méga pêche, c'est rodé et en même temps bien fun. Jo chante toujours parfaitement bien,et s'amuse avec le public. Qui lui repond sans se faire prier.
Les chansons défilent, on a droit à "Cosmovision" enchainé à "Messenger of faith", à un "Mind Matrix Schizophrénia" qui fait hurler l'audience, à un "Invisible World" qui casse un peu le rythme....sans oublier la cover traditionnelle: non pas "Electric Eye" cette fois, mais "Aces High" de Maiden ! Déchainement de poils pour ma part, pour cette reprise assez personnelle. Bravo les mecs, vous nous avez encore fait passer un trés bon moment de Heavy riffu !
Et vous avez intêret à faire le prochain tour en headliner, comme on en parlait après coup.
C'est bien trop court pour un groupe aussi talentueux, avec une bonne carrière derrière, et autant de titres qui meriteraient d'apparaitre live !
Setlist qui doit ressembler à peu prés à ca:
Paranormal Magnitude II (intro)
A Taste Of Armageddon
Secret Rules
Mind Matrix Schizophrenia
Cosmovision
Messenger of Faith
Invisible World
Heretic
Power Of The Universe
The Watchtower
Aces High (cover Maiden)
C'est pas tout ca, mais ca donne soif tout ca, non Nico ? :p On croise Jeep qui a filmé le concert de ses poulains, on essaye de reveiller une Jane fatiguée, sans oublier une Sandrine toute souriante et un Hervé qui se demande ce qu'il fout là :)))
Une fois le matos d'After Forever installé, les lumières s'eteignent et le groupe se ramène, la grande et toujours aussi souriante Floor en tete. Rien à redire sur leur prestation, c'est carré de chez carré, le son est excellent, tous les zicos secouent leurs poils. Ils ont une attitude Metal à laquelle j'adhère totalement ! Floor en impose par sa voix autant que par sa stature, elle ne connait pas de défaillances.
Je ne suis pas fan ultime, adorant seulement "Decipher". Mais leurs titres sont truffés de riffs bien heavy, et lorsqu'ils me jouent "Pledge of Allegiance part 1" ou "Monolith of doubt", je passe au cran supérieur: le démontage de nuque !
Contrairement à d'autres combos du même style, AF est un vrai groupe de scène, qui envoit les watts right in your face ! Les metalheads etaient aussi convaincus que moi ce soir là je crois.
Seul bémol: la cover "For whom the bell tolls" de Metallica, chanté par le gratteux...Pas trés juste parfois au chant, et manquant singulièrement de pêche. On l'a mieux jouée à mon mariage ! :p
J'aurai préféré qu'ils nous reprennent "The final Countdown" !
Setlist qui doit aussi ressembler à ca:
Enter
Come
Boundaries are open
Living shields
Pledge of allegiance Part I
Digital deicit
For whom the bell tolls (cover Metallica)
Face your demons
Being everyone
Follow in the cry
Forlorn hope
Monolith of doubt
Pour la suite c'est tchatchage avec les Nightmare, photo avec Floor pour Hervé qui en est tombé amoureux, et autres délires bon enfant.
Mais la route retour s'annoncant bien monotone, on ne tarde pas à lever le camp.
Une soirée encore réussie au Rockstore, avec de bons groupes proches du public et une ambiance excellente.
Longue vie à cette salle, aux organisateurs qui se bougent pour nous donner du Metal dans le sud, et aux groupes qui ont la foi !
Tobacco Road / Nightmare / Panama / Jaded Heart - 6 oct 2000 - Le Brise Glace - Annecy Dans la série des confrontations à des styles musicaux avec lesquels je ne suis pas particulièrement familier je me suis cette fois frotté au Métal à l'occasion d'un festival co-produit avec l'association annécienne Métal Search. Cette première soirée était plutôt axée hard traditionnel. La moyenne d'âge du public tournait largement autour de la .../...
Dans la série des confrontations à des styles musicaux avec lesquels je ne suis pas particulièrement familier je me suis cette fois frotté au Métal à l'occasion d'un festival co-produit avec l'association annécienne Métal Search. Cette première soirée était plutôt axée hard traditionnel. La moyenne d'âge du public tournait largement autour de la trentaine puisque la soirée attrait surtout un public ayant commencé à prendre quelques rides depuis le début des années 80. Déception côté fréquentation car à peine 250 personnes se sont présentées à cette 1ère soirée. Compte tenu de l'énergie déployée pour ce festival les organisateurs méritaient mieux mais c'est peut être là un signe indiquant qu'il subsiste peu d'adeptes du hard de cette époque. En tout cas cela n'attire visiblement pas du tout les plus jeunes. La critique qui suit émane d'une sorte de troisième oeil portant un regard externe mais sans préjugés sur le monde du métal. J'imagine facilement que le regard porté par un métaleu serait probablement très différent.
Tobacco Road (photo Marc Porral) La soirée a débuté avec les Annéciens de Tobbaco Road qui nous ont offert un échantillon de leur hard à tendance Rock Sudiste durant un set de 30 minutes. Leur musique est largement influencée par des groupes comme Lynyrd Skynyrd ou Aerosmith. Personnellement je ne suis pas trop adepte mais la prestation était correcte.
Nightmare (photo Marc Porral) Sans conteste "l'évènement" de la soirée aussi bien pour les fans que pour les autres... Nightmare est un groupe de hard des années 80 qui a pris le pari fou de faire un come back après 12 ans d'absence. Ils ont même réussi à organiser l'année dernière un concert devant 700 personnes au Summum de Grenoble et à en extraire un double album live. Je pense que je me souviendrai encore longtemps de leur entrée sur scène. J'ai eu l'impression d'être soudainement télé porté plus de 15 ans en arrière. Au niveau visuel et look c'était très tendance Scorpion.Visiblement pour les membres de nightmare le rock s'est arrêté au milieu des années 80 et ce n'est sûrement pas pour déplaire à leurs fans. (photo Marc Porral) Le groupe a profité de ce concert pour nous présenter un nouveau morceau qui figurera sur leur prochain album dont la sortie est prévue pour l'an prochain. Les fans peuvent être rassurés car musicalement ils ne seront pas désorientés : Nightmare s'abreuve toujours à la même source. En dernier rappel on aura eu droit à une reprise du "Metal Heart" de Accept avec comme invité le déjà célèbre guitariste annécien Dominique Leurquin (Ex Dream Child, membre de Stratosfear et Rhapsody). Je n'ai pas accroché au phénomène Nightmare mais l'attitude du groupe aura réussi à me mettre de bonne humeur, surtout après avoir été baptisé à la guitare !... Nightmare se fiche totalement des évolutions et des époques. Ce groupe continuera dans la joie et la bonne humeur à prêcher son hard 80 à tous ceux qui voudront bien l'entendre. Si j'émets des réserves certaines sur ce choix musical j'applaudis par contre leur enthousiasme et leur bonheur à jouer. Voilà au moins une qualité que j'aimerais plus souvent retrouver chez les grosses pointures qui affichent parfois une lassitude consternante.
Panama (photo Marc Porral) Avec les parisiens de Panama on a ensuite navigué en plein hard traditionnel. Le groupe affichait clairement des influences situées entre AC/DC et Led Zeppelin. Le chanteur aura été le seul véritable furieux de la soirée, laissant exploser sa rage et s'agitant dans tous les sens tel un Angus Young survolté par la perte de sa guitare. Ce type là n'était visiblement pas sur scène pour plaisanter et dans son rôle d'énervé il aura été parfaitement crédible. Le guitariste n'a également pas lésiné sur la sueur et s'est même un offert un tour de salle guitare en main. Ce set aura prouvé que la rage est toujours quelque chose d'impressionnant quand elle vient du bide.
Jaded Heart (photo Marc Porral) La prestation de la tête d'affiche de la soirée m'a beaucoup déçu. Ce combo allemand propose un hard que je qualifierai de FM et je n'ai vraiment pas accroché à leurs mélodies mielleuses. Trop d'éléments me rappelaient des groupes comme Europe. Personnellement je suis en quête de vrais émotions, d'instants de rage, de joie, de folie ... et je n'ai pas retrouvé tout ça chez Jaded Heart. (photo Marc Porral) Heureusement que les joyeux lurons de Nightmare ont mis un peu de piment et d'ambiance dans ce set en faisant les coeurs depuis le fond de la salle. J'avoue que pour une fois je suis parti avant la fin du concert. Il en faut cependant pour tous les goûts et le style de Jaded Heart aura sans doute plu à d'autres personnes.
Cette première soirée ne viendra pas alimenter mes souvenirs de moments inoubliables. Le métal des années 80 a vieilli et il ne résiste plus toujours à la difficile épreuve du temps. Beaucoup d'effets ou de clichés paraissent aujourd'hui décalés . Il reste cependant un élément essentiel et commun à la majorité de ces groupes : une formidable envie de jouer et de se faire plaisir. Les hardos semblent avoir survécu pour nous démontrer que l'on peut encore s'amuser en faisant de la musique. C'est peut être la raison pour laquelle l'image dure qu'ils véhiculaient autrefois a évolué vers une image de joyeux fêtards. Réagir à cette critique