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PEDRO ALEDO
De l'Andalousie aux rives du Maghreb, des chants séfarades aux mélodies corses, ce musicien espagnol chemine en Méditerranée... Des traditions réinventées à chaque chanson, accompagnée de sa guitare .
Pedro Aledo : vos critiques de concert |
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|  | Paco Ibanez + Pedro Aledo (Festival Metissons 2005 1/2) - 29 juillet 2005 - Theatre de la Sucriere - Marseille  Aprés quelques recherches cartographiques concernant le Théatre de la Sucrière, nous arrivons dans ce parc ombragé, et pourvu d'un amphithéâtre de béton plutot bien fichu.
Dans le cadre du festival, des conférences ont lieu l'aprés-midi, et des stands d'associations (promotion de la langue espagnole, protection de l'environnement -ils sont .../...
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Aprés quelques recherches cartographiques concernant le Théatre de la Sucrière, nous arrivons dans ce parc ombragé, et pourvu d'un amphithéâtre de béton plutot bien fichu.
Dans le cadre du festival, des conférences ont lieu l'aprés-midi, et des stands d'associations (promotion de la langue espagnole, protection de l'environnement -ils sont partout!-, commerce équitable...), de libraires sont présents pour permettre aux visiteurs d'en savoir plus sur la langue et la culture espagnole et sur le principe du Metissage.

C'est la première fois que j'assiste à ce festival qui malgré le nombre de spectateurs reçus, conserve son côté "artisanal" (vous savez quand il n'y a plus de pain à 20h pour les sandwichs des visiteurs, ou bien plus de bière en fin de soirée , etc...! J'aime bien ça, on est loin des grosses machines bien rodées ou tout est super calé, c'est bien de voir que ce sont des êtres humains qui sont dans l'organisation de ces soirées !

Le vendredi soir, la soirée commence avec Pedro Aledo. J'avais récupéré un album de ce monsieur, il y a longtemps, et dans mon souvenir c'était de la musique d'inspiration méditérranéenne, avec beaucoup d'instruments, beaucoup de chants d'horizons différents.

En fait j'ai trouvé un monsieur accompagné d'un pianiste et qui chantait aussi bien en espagnol (de quelle région, ça....?) qu'en arabe. Au début du concert, il était accompagné par les cigales !

Et de temps à autres, sa fille venait chanter avec lui. Je 'ai pas pu noter les titres des chansons (malgré la gentillesse d'une dame qui m'a prété son stylo durant tout le concert!), mais j'ai retenu Jaleo, jaleo, et également une chanson qui parlait d'une jeune fille aux fenêtres d'un phare en mer, et qui appelait les marins. Pendant cette chanson, j'ai cru voir le tableau de Dali: la jeune fille à la fenêtre.

Il a conclu avec une chanson a capella avec sa fille et une jeune femme à la voix magnifique, c'était un moment émouvant. Je regrette juste l'attitude de Pedro Aledo, même dans des morceaux comme Jaleo qui méritait plus de passion, il a fait preuve d'une retenue à toutes épreuves!

Vient ensuite Paco Ibañez. Un tapis rouge a été installé sur la scène pour ce grand monsieur de la chanson militante espagnole. Il nous propose un parcours de poésie chantée pour le reste de la soirée. OUhai!!!

Tout d'abord : Deja-me en paz amor tirano laisse moi en paix amour tyran! toute l'histoire du sentimnt amoureux espagnol. Vous savez les femmes hysteriques d'Almodovar, et ben, c'est pas faux! ça existe là-bas! C'est la passion !

Puis il chante Francisco de Quevelo avec Es amarga la verdad, et Juan de la Cruz avec sa saga familiale Coplas por la muerte de su padre. On revoit cette jeune femme à la voix si jolie qui vient faire un duo sur l'histoire des femmes espagnoles qui une fois par an vont voir les dieux et reviennent la mine réjouie ! Il enchaine alors avec un poème de Pablo Neruda qui dit à sa femme "J'aime quand tu te tais car tu as l'air absente... heureusement que ce n'est pas vrai"!

Il nous parle du metissage, des langues, de leur beauté, de son histoire avec les langues, demande de l'aide au public pour traduire en français les mots qui lui viennent en espagnol, et nous chante une chanson en basque... Puis vient l'histoire de José Augustin Goytisolo "servir à rien c'est être libre". Cette homme à fait d'un reproche un idéal de vie. Sur certaines chansons, le public chante avec lui.

Puis vient cette chanson qui a été reprise par la Tordue : me lo decia mi abuelito : mon grand-père me le disait, mon père aussi, on me l'a dit plusieurs fois, et chaque fois j'oubliais : travaille mon enfant, il faut travailler pour l'argent et tous les écraser".

Dialogue entre un grand-père et son petit, qui n'a manifestement pas écouté, et il a bien fait! Et pour finir la première partie du concert, il a choisi Garcia Lorca, avec la chanson du chevalier noir, texte imagé sur la guerre et la mort.

La deuxième partie a commencé sur un rappel historique, de la période où régnait en Andalousie un roi qui voulait développer la connaissance, il a été arrêté par les intégristes. Là aussi Paco Ibañez nous rappelle qu'il est un militant (il a dit pas mal de trucs sur les américains, la malbouffe et a remporté un franc succés!).

Le concert s'est terminé sur les chansons que lui réclamait le public qui aprés 3 ovations ne voulait toujours pas laisser partir l'artiste. Jusqu'à la fin il nous délivré son message de liberté, avec A Galopar, moi j'en ai eu la chair de poule et je n'étais pas la seule.

Merci Paco, Merci Métissons qui m'a permis d'assister au récital de ce sexta ou septuagéaire qui a encore la pêche, l'humour et l'espoir pour notre monde. Ca fait du bien!

NdPh : petit carton rouge quand même, pour le stand Paëlla - revendre 8 € de la paëlla de chez Carrefour, et pas pour une oeuvre sauf erreur, au milieu de stands pour le commerce équitable et la nourriture bio, c'est quand même un peu abuser je trouve

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|  | Na Zodorovie + Prodige Namor + Balayeurs du Désert + Eurafrisia (Fiesta des Suds 1999) - 08 octobre 1999 - Dock des suds - Marseille  Soirée d'ouverture de la Fiesta un peu particulière puisque elle était composée exclusivement de groupes du coin ... alors que l'année dernière il y avait Zebda par exemple ... du coup moins de monde à l'intérieure ce qui n'était pas plus mal, notamment au niveau de la queue pour entrer. En tout cas dedans toujours la même ambiance : beaucoup de .../...
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| Soirée d’ouverture de la Fiesta un peu particulière puisque elle était composée exclusivement de groupes du coin ... alors que l’année dernière il y avait Zebda par exemple ... du coup moins de monde à l’intérieure ce qui n’était pas plus mal, notamment au niveau de la queue pour entrer. En tout cas dedans toujours la même ambiance : beaucoup de monde, des expos, des restaus, des bars, un coin internet, ... et surtout deux scènes : une grosse et une petite. La soirée a commencé par un feu d’artifice, une démonstration de pétanque et un truc de tauromachie, étant arrivé à la fin du feu d’artifice ...  Vers 21 h sur la grande scène ont commencé à jouer Eurafrisia, collectif de musiciens (au moins une vingtaine) réunis autour de Pedro Alledo par leur appartenance au bassin méditerannéen. Au début je trouvais ça un peu lourdingue. Très symbolique : espagnoles, africains, italiens, ... pour un orchestre où les instruments ont été remplacés par des individus. Violon, flûte, guitare, micros, batterie, percussions, ... mais pour un résultat moyennement convaincant. Puis des danseuses ont fait leur apparition, pour du flamenco et autres ... un smurfeur est entré en même temps pour provoquer un décalage très réussi. Le point culminant a été la danse de la chanteuse africaine sur la gauche de la scène. époustouflante ! Un petit morceau de Pedro Alledo à la guitare et au chant (façon Ernesto Cavour ou plutôt Paco Ibanez). Et au final un truc pas si mal du tout, même si il y a quand même un peu beaucoup de monde sur scène et qu’on n’en voit pas forcement l’intérêt (en dehors du côté symbolique encore une fois). Pour leur deuxième prestation c’était pas mal. Je ne les ai pas vu jusqu’au bout car à la fin d’un de leurs derniers morceaux, j’ai entendu un son qui m’était familier et agréable, et qui m’a fait quitter le hall principal pour me diriger vers la petite scène : la voix de Yelena et la musique de ....
 Na Zdorovie qui n’avait qu’une demi heure pour accrocher le public (en fait pendant que sur la grande scène ils s’activaient pour changer les instruments pour les Balayeurs du Désert). Il était ensuite annoncé qu’ils reprendraient (toujours sur la petite scène) à minuit en même temps que Prodige Namor (sur la grande). Bref j’ai déjà utilisé tous les superlatifs pour décrire leur musique. Une fois de plus ils ont fait mouche sur un public fasciné, envoûté, ... quelque soit les gens : des plus guindés (la Fiesta c’est chic !) au plus « cools ». Chronique d’un succès annoncé .... Et c’est sous les acclamations du publics qu’ils se sont arrêté en promettant de revenir à minuit. Dommage qu’ils soient passés sur la petite scène, car je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé sur la grande !
 Vers 22h15 Les Balayeurs Du Désert ont attaqué, avec l’intro en anglais vauclusien de Cheb je ne sais plus trop comment, bref Augier. Ils étaient 6 sur scène : chanteur guitariste, guitariste, bassiste-synthé (ex Hélios Mortis), batteur, violoniste et derboukiste. Le son était très (trop au bout d’un moment) fort. Le public est venu nombreux et à accrocher à leur rock oriental façon Négresses Vertes. Personnellement, les ayant vu déjà plusieurs fois, j’ai moyennement apprécié cette prestation là. Trop fort, surtout les samples, les nouvelles compos ne sont pas mes préférés et l’une ressemble un peu trop à Intersidéral Raï qui reste l’une de mes préférés. LA fin de leur set était meilleur que le début. Mais un peu fatigué, avec un tel boucan et un concert un peu moins bon que d’habitude, ça m’a un peu lassé.
Re Na Zdorovie
 Du coup je suis allé revoir Nazdorovie qui ré attaquait. J’ai pu prendre de nouveaux de belles photos (enfin j’étais bien placé, pas ma faute si mon appareil est merdique). Même impression que tout à l’heure en mieux. Le saxo (celui du Gus Weg) a vraiment trouvé sa place et fait partie intégrante du groupe. Il est même devenu indispensable. Brahim (percus) qui se remettait à peine d’une fracture du poignet a assuré comme d’habitude, Toots est toujours aussi magique et inspiré à la guitare, pareil pour Thoms à la Contrebasse (toujours un tabac pendant les solos). Seb guitare chant bien que un peu dans le fond de la scène a la voix parfaite pour répondre à Yelena qui était toujours aussi excitée, portait une tenu très festive et ne peut plus se passer de son sifflet ... grandiose ... Je ne suis pas resté jusqu’au bout pour aller faire la connaissance de ...  Prodige Namor dont j’avais lu le plus grand bien : groupe de rap un peu à part sur la scène marseillaise. Ateliers dans les prisons et même un fille sur les photos du groupe ... La fille avait disparu sur scène. Ils sont trois et sont rentrés chacun à leur tour sur scène pour faire un petit morceau (avec lunettes noirs) puis sont ressortis tour à tour avant de revenir, le DJ (alexis je crois) exhortant la foule à faire plus de bruit pour Prodige Namor. Globalement c'était pas mal, même si ce n'est pas si différent que ça des autres groupes marseillais. Pas de messages particulièrement original. Toujours les même thèmes : Je représente ma famille, le FN, la corruption, ... et une chanson contre la police sur un ton un peu hargneux (mmmouais ...) Sinon ils ne tiennent pas en place. Très dur à photographier. Réagir à cette critique
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