Cette Nuit de la pleine lune a été une longue et douloureuse descente aux enfers... Si on considère le thème de la soirée, c'est un peu normal - de nombreux corbeaux en cuir noir étaient venus pour ça - mais on est en droit de rester perplexe devant cette soirée gothique pas très convaincante.
Pourtant, c'est DJ Jean-Luc qui avait commencé à .../...
Cette
Nuit de la pleine lune a été une longue et douloureuse descente aux enfers... Si on considère le thème de la soirée, c'est un peu normal - de nombreux corbeaux en cuir noir étaient venus pour ça - mais on est en droit de rester perplexe devant cette soirée gothique pas très convaincante.
Pourtant, c'est
DJ Jean-Luc qui avait commencé à remonter le moral des troupes, assez clairsemées, en passant à un niveau disons, élevé, une série de disques bien sentis et parfaitement en adéquation avec le thème de la soirée (
The Cure etc. ).
Puis,
Olen'K fait son apparition dans la grande salle de la Coopé... Ce groupe de Limoges respectant la parité homme/femme semble avoir écouté ses disques de
Dead Can Dance et
The Cure un peu trop longtemps ! Tout ceci est bien fait, bien joué mais on a déjà écouté ça à plusieurs reprises. En plus, ça fait même pas peur... Le teint blafard et les robes noires des deux chanteuses, certes du plus bel effet, n'ont pas réussi à faire oublier des voix trop travaillées pour être réellement inquiétantes...
Dans la petite salle, une troupe intitulée
Teen Machine nous inflige son spectacle. Que c'est gênant de voir quelqu'un se ridiculiser à ce point devant tout le monde sur le thème des filles faciles... Pendant un laps de temps qui semble durer une éternité, une jeune femme raconte les débuts de sa vie sexuelle mouvementée au lycée en prenant un ton de pouffe, le tout entrecoupé de témoignages filmés à la Coopé sur fond de reprises de
Depeche Mode. Etait-ce de l'humour ?
Et ça continue : précédé par une bonne réputation, le groupe
Y Front fait son apparition sur scène. On s'attend à un spectacle dans le style de celui donné par leurs potes de
LT NO à
La Coopé ou au
festival Osmose : déjanté, drôle et ambigu... Si le son de guitare et le look du guitariste ont fait leur petit effet, le chanteur a tout gâché.
Monsieur se trémousse et se coiffe comme une femme (quelle provocation !), il chante comme un métalleux et surtout il prend la pose en permanence ! Où est la violence, le coté dérangeant, méchant et original de ce pot vraiment pourri que nous a servi
Y Front ? De l'électro glam metal entendu des milliers de fois, des slows de hard rock, deux nouvelles chansons fort peu prometteuses, une reprise de
Depeche Mode parce que c'est à la mode, n'en jetez plus les gars.
Avant l'arrivée de
Rosa Crux, dont tout le monde dit le plus grand bien, le clip de
Vincent Volt & Dick Hillowatt débouche les oreilles et détend les yeux grâce à son humour méchant ! Ce combo de psychopathes sonores s'en est donné à cœur joie en mixant des images du groupe avec les bandes de
Kiki Picasso (assez salées !) qu'on pouvait voir lors de leurs prestations scéniques heu... troublantes (
Volcaniques de Mars ,
Nuit des arts électroniques,
festival Osmose) ! Clip à déguster très bientôt sur leur single.
L'attraction de la soirée,
Rosa Crux se présente ensuite et déjà on sent venir le coup de Trafalgar : le leader du groupe vocalise en latin (oui, vous avez bien lu) en exécutant moult solos de guitares chiants sur un lit de piano joué par un(e)
Richard Clayderman habillé en noir. Aie, aie aieeeee !
Certes, la batterie mécanique est impressionnante (c'est lui qui l'a faite), les hells bells (cloches mécaniques) aussi, mais quand deux jeunes femmes viennent agiter des drapeaux
"Rosa Crux" sur le devant de la scène, on sent poindre une irrépressible envie de rallier son lit pour se livrer au culte de Satan loin de
Rosa Crux et de son décorum risible.
Espérons qu'il y aura une deuxième
Nuit de la pleine lune - plus réussie - car l'idée était bonne !
(Photo Yann Dézélus)
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