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pour The Brian Jonestown Massacre

Artiste : The Brian Jonestown Massacre   Titre :  The Singles Collection 1992-2011
Style : Pop - Rock
The Brian Jonestown Massacre - The Singles Collection 1992-2011Toujours actifs au 21éme siècle au niveau des sorties de disques, on se souvient des barrés et inégaux Who Killed Sgt. Pepper ? (2010) et My Bloody Underground (2008), The Brian Jonestown Massacre et son leader magistralement cramé Anton Newcombe n'en continuent pas moins de capitaliser sur la nostalgie de leur succès dû au film Dig !, avec d'excellentes compilations de vieux titres, entre rock velvetien, cold wave étrange et brillant hommage stonesque. Cette fois-ci l'objet (double et idéal pour se mettre complétement en orbite !) s'intitule fort à propos The Singles Collection 1992-2011, présentant sous une belle pochette psyché... une collection des singles sortis par BJM entre 1992 et 2011. Une très bonne occasion de découvrir des plages aussi anciennes qu'imparables – comme Hide & Seek, Not If You Were The Last Dandy On Earth, When Jokers Attack, Prozac VS Heroin... - pour les incurables distraits. Et de redécouvrir une œuvre toujours aussi pertinente pour les fans ayant eu la chance (ou pas) d'assister aux grands messes scéniques époustouflantes de psychédélisme drogué du groupe américain... Cerise sur le gâteau, de bons morceaux récents - Illuminomi (en français mais aux paroles néanmoins imbitables... ) et There's A War Going On (aussi bruitiste que jouissif), viennent accréditer la thèse selon laquelle Mr Newcombe et ses hommes ne sont pas définitivement irrécupérables en 2011... Certes ils ont pris cher avec tous leurs excès, certes leurs compositions sont désormais très tortueuses, mais la flamme du rock psyché brûle encore en eux.

A lire également, des chroniques de Brian Jonestown Massacre en live lors d'un extraordinaire concert en 2006 et d'un très bon set au Printemps de Bourges 2010.

Liens : www.myspace.com/brianjonestownmassacre, www.brianjonestownmassacre.com, www.differ-ant.fr.

Septembre 2011 (Differ-ant)


Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : The Brian Jonestown Massacre   Titre :  Who Killed Sgt. Pepper ?
Style : Pop - Rock / RockPyschéPostPunk
The Brian Jonestown Massacre - Who Killed Sgt. Pepper ?Pas aussi irrécupérable qu’on ne pourrait le penser, Anton Newcombe continue à sortir des disques marquants avec The Brian Jonestown Massacre… Et le moins que l’on puisse dire c’est que le dernier en date, Who Killed Sgt. Pepper ?, a encore une fois de quoi autoriser un magistral trip pour les fans de rock psyché drogué et de post punk borderline. Toujours aussi barré mais plus accessible – le son est un peu moins bruitiste – que le précédent opus intitulé My Bloody Underground, Who Killed Sgt. Pepper ? est une œuvre admirablement malade – à écouter d’un traite puis en boucle – où toutes les fascinations de Mr Newcombe ressortent avec bonheur : Joy Division, My Bloody Valentine, Jesus And Mary Chain, Beatles, Stones et Velvet Underground… Toutefois, point de plagiat ici, notre brillant autant que déjanté songwriter passant le son de ces figures tutélaires par le filtre démoniaque de son cerveau cramé. L’air islandais et les invités présents sur cet opus semblent galvaniser le démiurge de The Brian Jonestown Massacre, qui s’autorise de surprenantes envolées space blues ténébreux (Tempo 116.7, The One, Someplace Else Unknown, Hungur Hnifur), post punk marécageux (This Is The First Of Your Last Warning et le moment de bravoure noise joydivisionesque This Is The One thing We Did Not Want To Have Happen) et groove schizophrénique (Let’s Go Fucking Mental et Feel It, qui font penser à du Primal Scream en plus maniaque). Entre deux interludes bizarres et avant l’élégiaque morceau final où John Lennon tente d’expliquer par l’intermédiaire d’un sample de sa voix pourquoi il a déclaré que les Beatles étaient plus célèbres que Jésus (en tout cas, pour nous autres pauvres pécheurs ils ont plus changé le monde que le soi disant fils de Dieu, qui n’existe sans doute pas, rappelons-le), BJM délivre de véritables perles rares dans le style rock majestueusement satanique créé pour faire danser autour d’un feu de joie et/ou décoller vers les paradis artificiels. Noyée dans un écho de larsens blasphématoires, la voix de zombie venu d’Outre tombe d’Anton Newcombe annonce de nombreuses séances de reconstitution de l’apocalypse sur la prometteuse tournée qui s’annonce… Chouette, la fin du monde tel que nous le connaissons est pour avril 2010 !

A lire également, des chroniques de Brian Jonestown Massacre en live lors d'un extraordinaire concert en 2006 et d'un très bon set au Printemps de Bourges 2010.

Sites Internet : www.myspace.com/brianjonestownmassacre, www.brianjonestownmassacre.com, www.differ-ant.fr.

2010 ("A" Recordings - Differ-ant)


Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : The Brian Jonestown Massacre   Titre :  My Bloody Underground
Style : Pop - Rock
The Brian Jonestown Massacre - My Bloody UndergroundAttention mesdames et messieurs, le très attendu retour discographique d'Anton Newcombe avec son projet The Brian Jonestown Massacre se profile à l'horizon, et son écoute ne va pas être de tout repos ! Son cataclysmique (certains parleront d'un océan de bruit, d'autres diront que ça sature à mort), inspiration pysché/shoegazers très marquée (l'album est une ode déjantée à My Bloody Valentine), 13 morceaux sans concession aucune pour un total de 78 minutes, My Bloody Underground n'est pas un disque facile pour séduire les radios et les maisons de disques, c'est un disque 100% indépendant où le cerveau malade de Mr Newcombe laisse libre court à son infernal penchant pour l'expérimentation sonique la plus extrémiste... Les passages radios, le succès commercial, la haute fidélité, la reproduction de formules destinées à plaire aux fans, c'est pour les autres ! The Brian Jonestown Massacre vient de faire paraître un album difficile d'accès, qui révélera son côté irrémédiablement envoutant à ceux qui se donneront la peine de l'écouter de nombreuses fois, et à fort volume... Les sessions effectuées en août 2007 entre Reykjavik et Liverpool avec Mark Gardener (l'ex chanteur/guitariste de Ride, qui cosigne un bon titre, l'explosé Monkey Power) ont abouti à la création d'un opus drogué refermant des trésors cachés (Bring me the head of Paul McCartney... , Who cares why, Golden – Frost, Just like kicking Jesus, Darkwave Driver / Big Drill Car... ) entre titres dispensables (We are the niggers of the World) et odes au bruit destinées à pousser les systèmes de son dans leurs derniers retranchements (Black Hole Symphony). Sur de nombreux titres, la voix d'Anton Newcombe arrive à peine à émerger des guitares enchevêtrées, comme prise au piège dans un maelström sonore appelé de ses vœux par un groupe aux frontières du mur du son. My Bloody Underground produit des effets puissamment lysergiques sur disque, son interprétation habitée sur scène devrait donner lieu à des séances de transes collectives. Avis aux amateurs...

A lire également, des chroniques de Brian Jonestown Massacre en live lors d'un extraordinaire concert en 2006 et d'un très bon set au Printemps de Bourges 2010.

Sites Internet : www.myspace.com/brianjonestownmassacre, www.brianjonestownmassacre.com, www.differ-ant.fr.

31 mars 2008 (A Records - Differ-ant)


Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : The Brian Jonestown Massacre   Titre :  Give It Back !
Style : Pop - Rock
The Brian Jonestown Massacre - Give It Back !Que celui-ci le veuille ou non, le groupe du très parano Anton Newcombe a été révélé au monde en 2005 par le formidable rockumentaire Dig! d'Ondi Timoner. Celui-ci suivait l'ascension des Dandy Warhols (jeu de mot naze pour un groupe de rock indé américain sans génie, mais sans prétention) face au suicide médiatico-commercial continu de The Brian Jonestown Massacre (jeu de mots encore plus naze, compression du nom de l'ex-Rolling Stone décédé dans les 60's et d'un fait divers), et de son leader, auto-proclamé génial et incompris.
Car si l'on trouve des disque des DW partout, la distribution de ceux de TBJM doit une fière chandelle au film, quand bien même celui-ci ne le montrerait, objectivement, que comme un crétin violent et junkie, un des pires beautiful losers qui parsèment l'histoire du rock. Bref ce disque, dernier né d'une discographie aussi pléthorique que confidentielle, est sorti en 2006. Un emprunt en bibliothèque donne donc l'occase de vérifier sur pièce qu'on est bien en présence d'un type de la dimension de Syd Barrett, George Harrison ou David Bowie...
Immédiatement on se rend compte que cette musique est irrémédiablement bloquée dans la période psychédélique du Summer of Love (1967), date à laquelle Anton, né quinze ans trop tard, devait pourtant encore faire dans ses couches. Car la première chanson n'a de Super-sonic que le nom : de longues plages introspectives d'un riff lent au bottleneck, répété à l'envi, comme sur pas mal de chansons (Salaam, Sue, #1 Hit Jam...). On peut certes imaginer qu'une telle musique puisse avoir un effet psychotrope, quand elle est jouée par un type qui se croit génial, ou écoutée sous l'emprise d'une drogue forte dans le désert... mais à jeun et à la maison, elle laisse songeur.
Le chant, souvent assez approximatif (Malela, Whoever you are), rappelle par son timbre celui de Pete Doherty dans ses bons jours. L'album comporte quelques titres de pop corrects (This is why you love me, Servo ou Before I'm gone, duo avec une voix féminine) qu'aurait parfois pu écrire les DW. La rigolote Not if you were the last Dandy on Earth qu'on voyait Anton enregistrer dans le film, parodie d'ailleurs ostensiblement les Dandy Warhols (refrain débile en 'pa-pa-paaa, ou-ou-ouuh')
Mais le 'génie' s'exprime aussi et surtout dans de longues expériences (censément) hypnotiques comme Sue (8'31) ou Devil May Care (Mom & Dad don't) qui s'écoutent sans déplaisir, mais alors en faisant autre chose en même temps.
L'expérience se finit sur Their satanic majesty second request (encore une référence stonienne) un long trip halluciné et pénible, qui sonne comme l'écoute d'un vinyle des 60's couvert de boue... Alors pour conclure : une démarche artistique intègre et sans compromissions, oui, un revival 60's convaincant, oui si on en ressent le besoin, mais du génie, pffff, faut pas pousser non plus. Pauvre Anton Newcombe, incompris même sur disque... Par contre, à en croire Pierre Andrieu, le trip semble très valable sur scène !
(2006)


Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.dig.fr

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