Critique de concert Bojan Z Piano Solo

Atmosphère feutrée au Cri du Port en ce mercredi 21 janvier 2009. C’est la première des deux soirées pendant lesquelles le pianiste de Belgrade ( je me suis bien renseignée sur lui avant le concert, ne connaissant que son nom et renom… Son site www.bojanz.com/ mérite le détour notamment pour une introduction précise à sa musique et à son univers hétéroclite. On y découvre aussi l’impressionnante collection de prix obtenus par icelui…)
C’est aussi l’occasion pour moi de découvrir ( après dix ans de vie ici !!) la salle du Cri du Port, partagée avec Le Parvis des Arts. La salle d’accueil avec son bar et sa petite cour est chaleureuse et on nous reçoit avec une gentillesse et une humilité touchantes. Chacun murmure et se prépare à l’écoute. On entre dans la salle, apparemment un ancien temple, et il semble que le sacré du lieu se soit infiltré dans les parois des murs car tout le petit monde assemblé là fait silence pour la venue de Bojan Zulfikarpasic.
Le piano à queue occupe toute la scène et la simplicité de la présence du pianiste s’impose avec beauté. Les chaises craquent, les respirations se suspendent. C’est parti pour deux mains aux doigts d’une dextérité majestueuse. Les deux premiers morceaux sont d’inspiration nord africaine nous explique-t-il. Envoûtants, ils installent une écoute particulièrement attentive. "Algerick" et " Fuzzlila", mêlant jazz et gimmicks marocains ce dernier s’épaissit au fur et à mesure, l’improvisation prenant le pas sur des mouvements plus maîtrisés. Le compositeur nous confiera, après le concert ( et oui, c’est ça aussi le côté sympa du lieu : une convivialité et une simplicité des rapports humains, on se retrouve à siroter un verre de vin avec le musicien.) avoir composé ce morceau à Essaouira, saisi par les musiques Gnawas ( nous pensons alors à un de nos rêves : aller en juin à Essaouira pour vivre son festival…).
Il semble que ses inspirations et compositions s’inscrivent souvent dans des rencontres et expériences autant humaines que musicales. C’est de moments d’impro jazz avec différents musiciens que le pianiste se nourrit pour construire ses morceaux. Il change fréquemment de formation, quartet ou duo pour sa dernière venue, déjà au Cri du Port ( avec Julien Lourau), il sait s’entourer des musiciens de renoms (Texier, Portal) et, sans vouloir jouer de la culture ou des expressions de com’, il possède un réel toucher. Le public reste dans son silence respectueux et concentré, même lorsqu’il ponctue ses bravoures de quelques explications teintées d’humour et de connivence ( par moments on a quand même l’impression que les gens dorment ou bien c’est moi qui suis peut-être trop démonstrative !!). Il enchaîne des morceaux de différents albums, différents moments de vie de "Zeven" à "Greedy" qu’il nous présente comme étant le morceau d’actualité au sous-titre révélateur "In goods we trust". Plus inspiré sur certains que sur d’autres le "August Song" est envoûtant ainsi que "Solobsession" qui porte bien son nom. Ses mains sont assez magiques dans la création de rythmiques, parfois vite tentées par la brisure ; on sent l’ascendant des Balkans…
Le concert se termine sans qu’on se soit presque aperçu de sa durée. Un rappel qui finit par des cordes pincées et des applaudissements (toujours "tenus").
Un moment très agréable avec la découverte de cette petite salle au son impeccable ( au passage le piano prévu avec micro est finalement resté en acoustique et les sonorités étaient comme parfaites) et à dimension et accueil très humain. ( ça sonne comme une mauvaise pub mais c’est du vécu !) On y retournerait bien pour découvrir le Ben Aronov Trio jeudi 29 janvier…
www.bojanz.com/
C’est aussi l’occasion pour moi de découvrir ( après dix ans de vie ici !!) la salle du Cri du Port, partagée avec Le Parvis des Arts. La salle d’accueil avec son bar et sa petite cour est chaleureuse et on nous reçoit avec une gentillesse et une humilité touchantes. Chacun murmure et se prépare à l’écoute. On entre dans la salle, apparemment un ancien temple, et il semble que le sacré du lieu se soit infiltré dans les parois des murs car tout le petit monde assemblé là fait silence pour la venue de Bojan Zulfikarpasic.
Le piano à queue occupe toute la scène et la simplicité de la présence du pianiste s’impose avec beauté. Les chaises craquent, les respirations se suspendent. C’est parti pour deux mains aux doigts d’une dextérité majestueuse. Les deux premiers morceaux sont d’inspiration nord africaine nous explique-t-il. Envoûtants, ils installent une écoute particulièrement attentive. "Algerick" et " Fuzzlila", mêlant jazz et gimmicks marocains ce dernier s’épaissit au fur et à mesure, l’improvisation prenant le pas sur des mouvements plus maîtrisés. Le compositeur nous confiera, après le concert ( et oui, c’est ça aussi le côté sympa du lieu : une convivialité et une simplicité des rapports humains, on se retrouve à siroter un verre de vin avec le musicien.) avoir composé ce morceau à Essaouira, saisi par les musiques Gnawas ( nous pensons alors à un de nos rêves : aller en juin à Essaouira pour vivre son festival…).
Il semble que ses inspirations et compositions s’inscrivent souvent dans des rencontres et expériences autant humaines que musicales. C’est de moments d’impro jazz avec différents musiciens que le pianiste se nourrit pour construire ses morceaux. Il change fréquemment de formation, quartet ou duo pour sa dernière venue, déjà au Cri du Port ( avec Julien Lourau), il sait s’entourer des musiciens de renoms (Texier, Portal) et, sans vouloir jouer de la culture ou des expressions de com’, il possède un réel toucher. Le public reste dans son silence respectueux et concentré, même lorsqu’il ponctue ses bravoures de quelques explications teintées d’humour et de connivence ( par moments on a quand même l’impression que les gens dorment ou bien c’est moi qui suis peut-être trop démonstrative !!). Il enchaîne des morceaux de différents albums, différents moments de vie de "Zeven" à "Greedy" qu’il nous présente comme étant le morceau d’actualité au sous-titre révélateur "In goods we trust". Plus inspiré sur certains que sur d’autres le "August Song" est envoûtant ainsi que "Solobsession" qui porte bien son nom. Ses mains sont assez magiques dans la création de rythmiques, parfois vite tentées par la brisure ; on sent l’ascendant des Balkans…
Le concert se termine sans qu’on se soit presque aperçu de sa durée. Un rappel qui finit par des cordes pincées et des applaudissements (toujours "tenus").
Un moment très agréable avec la découverte de cette petite salle au son impeccable ( au passage le piano prévu avec micro est finalement resté en acoustique et les sonorités étaient comme parfaites) et à dimension et accueil très humain. ( ça sonne comme une mauvaise pub mais c’est du vécu !) On y retournerait bien pour découvrir le Ben Aronov Trio jeudi 29 janvier…
www.bojanz.com/
Signature : delphine d
le 26/01/2009
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le 26/01/2009
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le 21 février 2012 - Grand Théâtre De Provence - Aix-en-Provence (par Mardal)

le 25 juillet 2009 - Jardins de Cimiez - Nice (par Mcyavell)
Cri du Port - Marseille


le 10 mai 2012 - Le Cri Du Port - Marseille (par Mardal)
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