Critique de concert Emilie Lesbros

Une voix brute, chaude, pure, orientale, d’une impressionnante amplitude. Des ponctuations vocales diverses, des claquements de langue simultanés à des vocalises nasales. Le ton est donné avec ce petit Clapotains introductif. Emilie Lesbros a choisi la carte solo, ici comme sur son album Attraction Terrestre très fraîchement sorti. Sa riche technique et sa délirante imagination le lui permettent.

Sur Brushing Your Hair, on pense à Thank You For Hearing Me de Sinéad O’Connor. La voix, soulignée par un trait de guitare qu’un archet transforme en contrebasse y est aussi prenante, l’émotion comparable.
Suivent un divin monologue d’une Castafiore russe sous acide, une complainte où chant et guitare rivalisent d’intensité, un Lullaby de Mozart lyrico-désaxé.

A l’heure où les adeptes des prestations solo multiplient l’utilisation des boucles, Emilie Lesbros n’utilise pas d’artifice. Elle nous propose le fruit de son artisanat musical. Un artisanat soigné produit avec des outils d’un autre siècle : une guitare, un violon, un piano et des cordes vocales alternant prouesses, délires et improvisations inspirées.
A l’exception de Dormez-Vous nettement au-dessous du reste du set, les pièces suscitent l’émotion : la force de Emptiness qu’aurait pu écrire Nico, la poésie d’Attraction Terrestre ponctuée de chants d’oiseaux et de bombes vocales, l’insertion dans 1979 de bribes de Sous Les Ponts De Paris, la beauté brute du morceau final au bouleversant mariage vocalises / violon.

Nous sommes mardi et les habitués des jeudis jazz du Cri du Port ne sont pas venus. Tant pis pour eux et pour l’affluence. Quelques musiciens sont là en revanche, qui ont fait preuve de davantage de curiosité. Parmi eux, François Rossi, batteur de Rosa, le groupe précédent d’Emilie et qui a suivi le déroulé de ce projet solo depuis le début.
Plus de photos ici.

Sur Brushing Your Hair, on pense à Thank You For Hearing Me de Sinéad O’Connor. La voix, soulignée par un trait de guitare qu’un archet transforme en contrebasse y est aussi prenante, l’émotion comparable.
Suivent un divin monologue d’une Castafiore russe sous acide, une complainte où chant et guitare rivalisent d’intensité, un Lullaby de Mozart lyrico-désaxé.

A l’heure où les adeptes des prestations solo multiplient l’utilisation des boucles, Emilie Lesbros n’utilise pas d’artifice. Elle nous propose le fruit de son artisanat musical. Un artisanat soigné produit avec des outils d’un autre siècle : une guitare, un violon, un piano et des cordes vocales alternant prouesses, délires et improvisations inspirées.
A l’exception de Dormez-Vous nettement au-dessous du reste du set, les pièces suscitent l’émotion : la force de Emptiness qu’aurait pu écrire Nico, la poésie d’Attraction Terrestre ponctuée de chants d’oiseaux et de bombes vocales, l’insertion dans 1979 de bribes de Sous Les Ponts De Paris, la beauté brute du morceau final au bouleversant mariage vocalises / violon.

Nous sommes mardi et les habitués des jeudis jazz du Cri du Port ne sont pas venus. Tant pis pour eux et pour l’affluence. Quelques musiciens sont là en revanche, qui ont fait preuve de davantage de curiosité. Parmi eux, François Rossi, batteur de Rosa, le groupe précédent d’Emilie et qui a suivi le déroulé de ce projet solo depuis le début.
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Signature : mcyavellle 23/06/2011
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