Critique de concert Festival Chhhhhut : Koonda Holaa + John Makay + Olneyville Sound System

La semaine commence avec une sale nouvelle, la fermeture administrative de l'Enthropy. Marseille, capitale européenne du silence, se révèle à la hauteur de sa réputation (Cf les détails ici. Du coup, l'équipe du Bureau détonnant et de l'Improbable, organisateurs de cette soirée au sein du festival Chhhhhut doivent trouver une solution à l'arrach'. Déjà que certains activistes se bougent sans aucune aide publique pour proposer des affiches de qualité à cette ville, les pouvoirs publics, au lieu d'encourager le mouvement, le sabotent. Quel gâchis ! M'enfing, ces habitué du Do it yourself, plus à l'aise avec la débrouillardise qu'avec les subventions, arrivent à nous dégotter un plan B. La soirée aura lieu au Planète XPress, rue de l'Arc, l'ancienne Cour des Miracles, pour les oiseaux de nuit qui connaissent.
Le lieu a été sévèrement relooké, avec décors d’intérieur de vaisseau spatial des 70's. C'est carrément réussi ! Et surtout le pari de l'Improbable et du Bureau détonnant est réussi, plus d'une centaine de personnes est présente, ce qui relève de l'organisation et de la communication la plus pointue pour un concert déplacé en urgence en moins de 24 heures. Encore une fois, chapeau bas à leur efficacité. Cela ne doit rien au hasard, depuis que ces deux assos s'activent sur Marseiles, elles ont su fidéliser leurs publics grâce à une programmation curieuse, pointue, et qui, avouons le, déchire sa race. Du coup, nous sommes nombreux à chacun de leurs rendez-vous.
J'avais déjà vu Koonda Holaa l'année dernière à Enthropy (Cf chronique.). Il avait joué avec Steve Mackay, saxophoniste de Fun House dans un set psychédélique jubilatoire. Il est ce soir seul sur scène. Ce colosse barbu et dreadeux s'est habillé d'un pantalon moulant à paillette du plus bel effet (hum!). Guitare et voix gutturale, il part sur un blues psyché du meilleur effet. Il faut dire que le lascar n'est pas un débutant, il a accompagné, entre autres les Residents. En solo, il interpelle souvent le public, mais mon anglais déficient ne retiendra que quelques remarques graveleuses. Musicalement, son blues sous peyotl croise du stoner dans des chemins de traverse saturés, ce qui ne peut que me séduire. Il emporte sans effort l'adhésion du public, et je me dit que nombre d'amateur de rock 70's qui ne sont pas là aurait plus qu'apprécié.
Les John Makay sont deux, essentiellement instrumental et peuvent être classé dans la galaxie math-rock, une catégorie qui va du très chiant au jubilatoire. Ici, on est carrément dans la deuxième catégorie, vu que le duo nous emmène souvent où on ne l'attend pas. Entre déferlement de violence, breaks inattendu et errances quai jazzistiques, ils font preuve d'une belle virtuosité sans sombrer dans le démonstratif, un travers fréquent dans le genre. Le son est massif, mais sans être oppressant. Pas de crise d'angoisse à la Overmars a craindre ici. On n'est pas non plus dans la danse effréné de Pneu dont ils partagent la configuration. Certes les rythmes saccadés y sont nombreux, mais les fulgurances imprévisibles sont suffisamment nombreuse pour qu'on soit en permanence pris dans l'ambiance. Et au final, le set me paraitra trop court, vu le plaisir pris.
Olneyville Sound System est aussi un duo, mais les ricains ont opté pour la formation basse / batterie. Là aussi, on est dans l'instrumental massif, mais j'accrocherais moins. Surement la fatigue, vu le nombre d'heures de concerts que j'accumule ce derniers temps (et nous ne sommes que mardi). Le tout me fait penser à un set de drum'n'bass (ben ouaip vu la formation) instrumental, un set techno organique. Trop crevé pour entrer dedans, je manquerais la 2e partie de leur set où Koonda Holaa les rejoint, dommage il a surement du apporter le groove qui me manquait.
Le lieu a été sévèrement relooké, avec décors d’intérieur de vaisseau spatial des 70's. C'est carrément réussi ! Et surtout le pari de l'Improbable et du Bureau détonnant est réussi, plus d'une centaine de personnes est présente, ce qui relève de l'organisation et de la communication la plus pointue pour un concert déplacé en urgence en moins de 24 heures. Encore une fois, chapeau bas à leur efficacité. Cela ne doit rien au hasard, depuis que ces deux assos s'activent sur Marseiles, elles ont su fidéliser leurs publics grâce à une programmation curieuse, pointue, et qui, avouons le, déchire sa race. Du coup, nous sommes nombreux à chacun de leurs rendez-vous.
J'avais déjà vu Koonda Holaa l'année dernière à Enthropy (Cf chronique.). Il avait joué avec Steve Mackay, saxophoniste de Fun House dans un set psychédélique jubilatoire. Il est ce soir seul sur scène. Ce colosse barbu et dreadeux s'est habillé d'un pantalon moulant à paillette du plus bel effet (hum!). Guitare et voix gutturale, il part sur un blues psyché du meilleur effet. Il faut dire que le lascar n'est pas un débutant, il a accompagné, entre autres les Residents. En solo, il interpelle souvent le public, mais mon anglais déficient ne retiendra que quelques remarques graveleuses. Musicalement, son blues sous peyotl croise du stoner dans des chemins de traverse saturés, ce qui ne peut que me séduire. Il emporte sans effort l'adhésion du public, et je me dit que nombre d'amateur de rock 70's qui ne sont pas là aurait plus qu'apprécié.
Les John Makay sont deux, essentiellement instrumental et peuvent être classé dans la galaxie math-rock, une catégorie qui va du très chiant au jubilatoire. Ici, on est carrément dans la deuxième catégorie, vu que le duo nous emmène souvent où on ne l'attend pas. Entre déferlement de violence, breaks inattendu et errances quai jazzistiques, ils font preuve d'une belle virtuosité sans sombrer dans le démonstratif, un travers fréquent dans le genre. Le son est massif, mais sans être oppressant. Pas de crise d'angoisse à la Overmars a craindre ici. On n'est pas non plus dans la danse effréné de Pneu dont ils partagent la configuration. Certes les rythmes saccadés y sont nombreux, mais les fulgurances imprévisibles sont suffisamment nombreuse pour qu'on soit en permanence pris dans l'ambiance. Et au final, le set me paraitra trop court, vu le plaisir pris.
Olneyville Sound System est aussi un duo, mais les ricains ont opté pour la formation basse / batterie. Là aussi, on est dans l'instrumental massif, mais j'accrocherais moins. Surement la fatigue, vu le nombre d'heures de concerts que j'accumule ce derniers temps (et nous ne sommes que mardi). Le tout me fait penser à un set de drum'n'bass (ben ouaip vu la formation) instrumental, un set techno organique. Trop crevé pour entrer dedans, je manquerais la 2e partie de leur set où Koonda Holaa les rejoint, dommage il a surement du apporter le groove qui me manquait.
Signature : mystic punk pinguinle 24/10/2011
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