Critique de concert 3 Kings + Twist of Fate (festival MIMI - jour 2)

Vendredi et samedi dernier, en fin de journée. Les abords du Vieux Port enregistrent un pic de fréquentation inédit : le trentenaire blanc-bec (faussement ?) mal coiffé est soudain majoritaire. La cause ? Les deux dernières navettes pour le Frioul s’apprêtent à emmener tout ce petit monde au festival MIMI, Mouvement International des Musiques Innovantes, faut-il le rappeler…
C’est la 24e, bande de zouaves, alors chapeau (de paille) bas. Because MIMI, c’est 40% de son public qui vient sans même regarder la prog. Et ouais. Un public fidèle, on appelle ça. Et zut à toutes les pomponettes ayant applaudi un jour Zazie sous la pinède, Abd Al Malik à Longchamp ("c’est si positiffff et si poétiqueeeee, allez ressers moi une autre coupe de champagne") ou Manu Chao au Dôme – "avec votre bouc et votre boucle d’oreille, vous devez être fan de Manu Chao, vous, non ?" non moi c’est Corto Maltese, imbécile !). La bile essorée, jetons nous à l’eau.
Passons sur le bateau qui monte et qui descend (beurk !), les vagues en pleine poire des aventuriers du pont avant, trempés en 20 secondes et grimpons là-haut sur la montagne, tout là-haut au sommet de l’île du Frioul, d’où Marseille redevient belle. On dirait qu’on est vendredi soir.
C’est la merde : il pleuviote, il vente à tout va, c’est presque la cata. Presque. Jean Paul Bourelly et son power trio 3Kings zigzaguent entre les gouttes, le frein à la main. La météo, dans son infinie bonté et son amour du service public appuie sur le bouton stop. Plus de pluie. Pour le vent, démerdez vous. 3Kings arrive donc à se dérider et avec son batteur duracell, c’est plus facile. Ca finit par décoller et prendre feu par instants, à titiller la case Hendrix et puis toujours ce batteur fou qui débotte et débotte et débotte. Dans le public, le clan Queschua s’en fout, il n’a pas froid. Les autres sont des cons. Ils se disent que le lendemain, on ne les y reprendra pas, qu’ils emmèneront une petite laine et qu’heureusement, le set a fini par prendre. Est-ce que le vent est passé sur Radio Nova ?
Samedi, c’est pas tout de suite. D’abord y a Lydia Lunch qui parle de baiser avec des cadavres. Pas aux Eurockéennes qu’un truc pareil arriverait…
Ensuite, c’est presque presque la cata. Mais alors presque : pas une des machines de Philippe Petit ne marche. Et Zgroucikk dans les fils, et zongggg dans le micro et cratch cratch cratch un peu partout dans les enceintes. "Philippe, mets une cassette" lance des potes dans le public, Lydia Lunch ne se démonte pas, harangue la foule, le vent, parle de tsunami, d’un truc qui serait encore moins pire que de baiser avec un cadavre et puis ça finit par partir : c’est pas un mistral à la con qui va emmerder Lydia Lunch, ok ? Donc le son finit par marcher, à peu près. Et la Lunch de scander ses poèmes en jetant les feuilles les unes après les autres. Voilà une femme qui en a. Nous (moi et mon sweat trop fin) quittons les lieux sur ce constat, fendant la nuit électrique en sautillant sur le gravier mais pas trop, y a le vide juste à côté…
Le bateau du retour est une formalité. A demain.
C’est la 24e, bande de zouaves, alors chapeau (de paille) bas. Because MIMI, c’est 40% de son public qui vient sans même regarder la prog. Et ouais. Un public fidèle, on appelle ça. Et zut à toutes les pomponettes ayant applaudi un jour Zazie sous la pinède, Abd Al Malik à Longchamp ("c’est si positiffff et si poétiqueeeee, allez ressers moi une autre coupe de champagne") ou Manu Chao au Dôme – "avec votre bouc et votre boucle d’oreille, vous devez être fan de Manu Chao, vous, non ?" non moi c’est Corto Maltese, imbécile !). La bile essorée, jetons nous à l’eau.
Passons sur le bateau qui monte et qui descend (beurk !), les vagues en pleine poire des aventuriers du pont avant, trempés en 20 secondes et grimpons là-haut sur la montagne, tout là-haut au sommet de l’île du Frioul, d’où Marseille redevient belle. On dirait qu’on est vendredi soir.
C’est la merde : il pleuviote, il vente à tout va, c’est presque la cata. Presque. Jean Paul Bourelly et son power trio 3Kings zigzaguent entre les gouttes, le frein à la main. La météo, dans son infinie bonté et son amour du service public appuie sur le bouton stop. Plus de pluie. Pour le vent, démerdez vous. 3Kings arrive donc à se dérider et avec son batteur duracell, c’est plus facile. Ca finit par décoller et prendre feu par instants, à titiller la case Hendrix et puis toujours ce batteur fou qui débotte et débotte et débotte. Dans le public, le clan Queschua s’en fout, il n’a pas froid. Les autres sont des cons. Ils se disent que le lendemain, on ne les y reprendra pas, qu’ils emmèneront une petite laine et qu’heureusement, le set a fini par prendre. Est-ce que le vent est passé sur Radio Nova ?
Samedi, c’est pas tout de suite. D’abord y a Lydia Lunch qui parle de baiser avec des cadavres. Pas aux Eurockéennes qu’un truc pareil arriverait…
Ensuite, c’est presque presque la cata. Mais alors presque : pas une des machines de Philippe Petit ne marche. Et Zgroucikk dans les fils, et zongggg dans le micro et cratch cratch cratch un peu partout dans les enceintes. "Philippe, mets une cassette" lance des potes dans le public, Lydia Lunch ne se démonte pas, harangue la foule, le vent, parle de tsunami, d’un truc qui serait encore moins pire que de baiser avec un cadavre et puis ça finit par partir : c’est pas un mistral à la con qui va emmerder Lydia Lunch, ok ? Donc le son finit par marcher, à peu près. Et la Lunch de scander ses poèmes en jetant les feuilles les unes après les autres. Voilà une femme qui en a. Nous (moi et mon sweat trop fin) quittons les lieux sur ce constat, fendant la nuit électrique en sautillant sur le gravier mais pas trop, y a le vide juste à côté…
Le bateau du retour est une formalité. A demain.
Signature : renole 21/07/2009
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