Critique de concert King's X + Klone

Je n’y pensais plus, n’y croyais plus. Depuis 1994 et la sortie du fameux Dogman du trio magique King’s X, j’attendais, je rêvais depuis tout ce temps de vivre un concert des Américains à un niveau à la hauteur de tout l’amour que je leur porte depuis si longtemps. L’attente fut longue, pénible parfois, mais aujourd’hui je peux l’écrire et le dire haut et fort que ce mercredi 13 avril 2011, c’est chose faite.
Alors pourquoi toute cette excitation de ma part ?
Simplement parce que King’s X est un groupe culte mais malheureusement inconnu pour la plupart d’entres nous, que leur apparition sur le sol français en avril 2011 pour 4 dates dont celle-ci est un petit miracle et un gros évènement pour les connaisseurs ; Qu’hormis une première partie à Bercy en support d’AcDc en 1991 et une date à la saveur mitigée en janvier 2009 au New Morning, ce fut la misère pendant 20 ans.
Lors de la dernière tournée, Ty avait rencontré des gros problèmes de dos le contraignant à freiner son enthousiasme et rendant le concert bancal.30 ans de carrière, 15 albums à leur actif et un DVD fraichement sorti qu’ils défendent sur la route de l’Europe en ce moment, il était plus que temps de plonger dans le trip movie.
Dug, ce grand et élancé métis américain au regard lumineux et taquin a toujours une âme d’enfant malgré ces 60 balais (il en paraît 50). C’est impressionnant ce qu’il dégage ce bonhomme, religieux peut-être, à la sexualité troublée sûrement, incarnant la colère et la douceur avec un talent inouï. C’est un de mes bassistes préférés, je ne peux pas le cacher. Il y a longtemps, il a trouvé l’accordement en Drop D qui a changé et fait évoluer les possibilités de la basse. A l’époque, au cours d’une interview, le bassiste de Pearl Jam, Jeff Ament avait dit, de son point de vue, que Dug Pinnick avait inventé le son Grunge.
J’étais donc prêt à recevoir une pluie de bonheur avec la peur, au fond, de prendre un peu la grêle aussi, prudence. Il est 20h30, on rentre dans ce lieu aux allures de boîtes magiques avec ces cubes multicolores transparents qui font office de mur sur toute la longueur de la salle. A l’intérieur, on trouve du chevelu, du métalleux, du rockeur, des motards, beaucoup d'hommes, peu de femmes, de 30 à 60 balais.
On est dans la salle et Klone finit son set. Les Frenchies jouent une musique qui donne dans un Tool qui aurait mangé des amphétamines avec un chanteur qui peut gueuler sévère. Plutôt efficace ce chanteur, une belle présence sur scène et derrière, malgré le jeu académique et peu bandant du batteur surtout visuellement, les autres assurent plutôt bien. A revoir.
Les rois du X arrivent sur scène à 21h 30 et les 300 personnes présentes garnissent une salle bien foutue avec une belle scène visible de partout. Le premier gros moment, c’est quand Dug fait sonner sa basse, les premiers notes : énorme déjà. C’est parti avec Groove Machine de l’album Tape Head, un titre qui a perdu un peu de sa saveur au fil du temps mais qui permet de commencer en beauté avec un groove simple et efficace.
Les musiciens, Jerry, Ty et Dug qui jouaient la veille à Londres sont visiblement en forme et motivés, les lights sont superbes et ça enchaine avec The Train de Ear Candy de 1996. Comme l’effet du train d’ailleurs, je vois ma vie défiler, ces 20 dernières années, ces souvenirs, ces moments de partage avec mes amis, mes ex, à écouter ensemble King’s X. Cela m’a fait cet effet pratiquement tout au long du concert avec une set list quasi parfaite, entre vieux morceaux, les classiques et du dernier album en date, XV. Pillow de l’album "Dogman", je me souviens, quelle claque, quel son, un Ty de folie assurant des solis de ouf, TYYYYYYY, je t’ai retrouvé, un public à bloc, remonté comme une pendule, des sourires de partout.
Certains morceaux interprétés ce soir ont tout émotionné le fan que je suis, Pray et sa fin de maboul, quelle puissance et quelle intensité. Dogman, bien sûr, le must et cultissime morceau ultime, Summerland qui fut joué en version longue, quel chant mes amis, Dug, t’es trop fort, un gros temps fort cette ballade émouvante à tomber par terre. We were born to be loved m’a renversé. Quel plaisir de voir le groupe à ce niveau, c’est pas une surprise mais là , enfin. Dug, c’est aussi un chanteur hors pair doté d’un feeling et d’un groove rare et tellement beau, bon.
Je dégouline d’adjectifs des plus dithyrambiques sur cet homme, comme fais-tu Dug pour passer de cris stridents et aigus à un chant puissant, grave et mélodique en une fraction de seconde. Un Jimi Hendrix qui aurait dans ses tripes un Jeff Buckley, c'est énorme, tout simplement une telle performance avec une simplicité plutôt déconcertante. Les deux autres compères ne sont pas en reste, loin de là. Pour atteindre ce niveau, ça peut aider d’être trop au taquet à trois, ce fut le cas , cent fois, mille fois.

Une seule fausse note ce soir avec la voix de Ty qui ne sortait pas vraiment bien parfois en raison d’un micro douteux par moments. Mais sur l’ensemble de la soirée, c’est une anecdote. La fin du concert approche, le rappel est déjà là avec trois titres anciens dont l’incontournable Over My Head et sa rythmique incroyable, impraticable et surréaliste, un must.
Il est un peu plus de 23h35, le concert est passé à une vitesse grand V et mes yeux sont humides de bonheur. J’ai pris un pied fou et le rêve s’est poursuivi encore un peu avec une longue séance de dédicace à la sortie 10 minutes après leur prestation.
Chapeau les gars, de faire plaisir à ses fans, j’en ai donc profité un peu, entre poignées de mains, photos, quelques mots échangés avec Dug, merci Nat, je suis reparti avec mes amis sur Paris avec des souvenirs plein la tête et l’âme d’un gosse.
Remerciements Roger, Dom et Base Productions
Nathalie Vidal Pour les photos
http://www.base-productions.com/
Set list:
Groove Machine
The Train
What Is This
Complain
Black Flag
Alright
In the New Age
Pillow
Pray
Dogman
Go Tell Somebody
Summerland
We Were Born to Be Loved
Encore:
Goldilox
Over My Head
Visions
Photos : Nathalie Vidal
Alors pourquoi toute cette excitation de ma part ?
Simplement parce que King’s X est un groupe culte mais malheureusement inconnu pour la plupart d’entres nous, que leur apparition sur le sol français en avril 2011 pour 4 dates dont celle-ci est un petit miracle et un gros évènement pour les connaisseurs ; Qu’hormis une première partie à Bercy en support d’AcDc en 1991 et une date à la saveur mitigée en janvier 2009 au New Morning, ce fut la misère pendant 20 ans.
Lors de la dernière tournée, Ty avait rencontré des gros problèmes de dos le contraignant à freiner son enthousiasme et rendant le concert bancal.30 ans de carrière, 15 albums à leur actif et un DVD fraichement sorti qu’ils défendent sur la route de l’Europe en ce moment, il était plus que temps de plonger dans le trip movie.
Dug, ce grand et élancé métis américain au regard lumineux et taquin a toujours une âme d’enfant malgré ces 60 balais (il en paraît 50). C’est impressionnant ce qu’il dégage ce bonhomme, religieux peut-être, à la sexualité troublée sûrement, incarnant la colère et la douceur avec un talent inouï. C’est un de mes bassistes préférés, je ne peux pas le cacher. Il y a longtemps, il a trouvé l’accordement en Drop D qui a changé et fait évoluer les possibilités de la basse. A l’époque, au cours d’une interview, le bassiste de Pearl Jam, Jeff Ament avait dit, de son point de vue, que Dug Pinnick avait inventé le son Grunge.
J’étais donc prêt à recevoir une pluie de bonheur avec la peur, au fond, de prendre un peu la grêle aussi, prudence. Il est 20h30, on rentre dans ce lieu aux allures de boîtes magiques avec ces cubes multicolores transparents qui font office de mur sur toute la longueur de la salle. A l’intérieur, on trouve du chevelu, du métalleux, du rockeur, des motards, beaucoup d'hommes, peu de femmes, de 30 à 60 balais.
On est dans la salle et Klone finit son set. Les Frenchies jouent une musique qui donne dans un Tool qui aurait mangé des amphétamines avec un chanteur qui peut gueuler sévère. Plutôt efficace ce chanteur, une belle présence sur scène et derrière, malgré le jeu académique et peu bandant du batteur surtout visuellement, les autres assurent plutôt bien. A revoir.
Les rois du X arrivent sur scène à 21h 30 et les 300 personnes présentes garnissent une salle bien foutue avec une belle scène visible de partout. Le premier gros moment, c’est quand Dug fait sonner sa basse, les premiers notes : énorme déjà. C’est parti avec Groove Machine de l’album Tape Head, un titre qui a perdu un peu de sa saveur au fil du temps mais qui permet de commencer en beauté avec un groove simple et efficace.
Les musiciens, Jerry, Ty et Dug qui jouaient la veille à Londres sont visiblement en forme et motivés, les lights sont superbes et ça enchaine avec The Train de Ear Candy de 1996. Comme l’effet du train d’ailleurs, je vois ma vie défiler, ces 20 dernières années, ces souvenirs, ces moments de partage avec mes amis, mes ex, à écouter ensemble King’s X. Cela m’a fait cet effet pratiquement tout au long du concert avec une set list quasi parfaite, entre vieux morceaux, les classiques et du dernier album en date, XV. Pillow de l’album "Dogman", je me souviens, quelle claque, quel son, un Ty de folie assurant des solis de ouf, TYYYYYYY, je t’ai retrouvé, un public à bloc, remonté comme une pendule, des sourires de partout.
Certains morceaux interprétés ce soir ont tout émotionné le fan que je suis, Pray et sa fin de maboul, quelle puissance et quelle intensité. Dogman, bien sûr, le must et cultissime morceau ultime, Summerland qui fut joué en version longue, quel chant mes amis, Dug, t’es trop fort, un gros temps fort cette ballade émouvante à tomber par terre. We were born to be loved m’a renversé. Quel plaisir de voir le groupe à ce niveau, c’est pas une surprise mais là , enfin. Dug, c’est aussi un chanteur hors pair doté d’un feeling et d’un groove rare et tellement beau, bon.
Je dégouline d’adjectifs des plus dithyrambiques sur cet homme, comme fais-tu Dug pour passer de cris stridents et aigus à un chant puissant, grave et mélodique en une fraction de seconde. Un Jimi Hendrix qui aurait dans ses tripes un Jeff Buckley, c'est énorme, tout simplement une telle performance avec une simplicité plutôt déconcertante. Les deux autres compères ne sont pas en reste, loin de là. Pour atteindre ce niveau, ça peut aider d’être trop au taquet à trois, ce fut le cas , cent fois, mille fois.

Une seule fausse note ce soir avec la voix de Ty qui ne sortait pas vraiment bien parfois en raison d’un micro douteux par moments. Mais sur l’ensemble de la soirée, c’est une anecdote. La fin du concert approche, le rappel est déjà là avec trois titres anciens dont l’incontournable Over My Head et sa rythmique incroyable, impraticable et surréaliste, un must.
Il est un peu plus de 23h35, le concert est passé à une vitesse grand V et mes yeux sont humides de bonheur. J’ai pris un pied fou et le rêve s’est poursuivi encore un peu avec une longue séance de dédicace à la sortie 10 minutes après leur prestation.
Chapeau les gars, de faire plaisir à ses fans, j’en ai donc profité un peu, entre poignées de mains, photos, quelques mots échangés avec Dug, merci Nat, je suis reparti avec mes amis sur Paris avec des souvenirs plein la tête et l’âme d’un gosse.
Remerciements Roger, Dom et Base Productions
Nathalie Vidal Pour les photos
http://www.base-productions.com/
Set list:
Groove Machine
The Train
What Is This
Complain
Black Flag
Alright
In the New Age
Pillow
Pray
Dogman
Go Tell Somebody
Summerland
We Were Born to Be Loved
Encore:
Goldilox
Over My Head
Visions
Photos : Nathalie Vidal
Signature : lebonairle 19/04/2011
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