Critique de concert Low + L'étrangleuse


En première partie, L'Etrangleuse. Un duo s'installe : Mélanie Virot à la Harpe et Maël Salètes à la guitare. Le premier morceau, instrumental est curieux. Il intrigue.

La jeune harpiste pince rapidement et légèrement les cordes de sa harpe qui déclenche par ci et par là des sons furtifs. Au fur et à mesure, l'ambiance s'installe et l'on commence à en saisir le paysage.

Le guitariste est également chanteur, quelques fois suivi par la jeune harpiste. Le duo construit également son rythme au fur et à mesure des boucles qu'ils créent en live.

Le son s'installe et prend forme. Dans les deux cas, les cordes suintent. Les deux musiciens installent une atmosphère intime et légère que l'on prend plaisir à suivre.

Certains morceaux comme "(...)" nous ramènent que ce soit dans le son ou son folklore particulier vers l'univers de Sigur Ros et notamment son album "()".

La chaleur des voix et sons nous emmène également auprès de groupes comme Efterklang que j'eus également le plaisir de découvrir au Marché Gare.

Avec "Collision Time", on accroche plutôt à un paysage froid avec de cours riffs de guitare et de coup secs lancés sur les cordes de la harpe. La voix devient lancinante, lourde, appuyé sur les balancements des sons produits par la Harpe.

Très bonne surprise pour cette première partie. Un duo sympathique et plein de bonnes réserves.

Suit bientôt Low qui installent eux même leur matériel, chose qui m'a étonnée et fait plaisir. Pour leur entrée officielle sur scène, arrive en premier Alan Sparhawk, le chanteur et guitariste, suivi de Mimi Parker (batterie et voix) et Steve Garring à la basse.

Comment décrire ce qui se passe avec Low ? Pour ma part, c'est une entrée directe et facile dans leurs univers. Je n'ai pas de réticence.

En deux voix (masculine et féminine), le groupe réussit à former une voix unique (androgyne et éthérée) qui nous transporte aisément sur le rythme lent de ses arrangements minimalistes.

L'on observe- écoute un "son-paysage", une atmosphère particulière et typique du post rock, un peu à la "Red sparowes". Ce genre d'univers étrange nous offre toujours une expérience unique : l'effet de se sentir proche, seul, de pouvoir partager ou intégrer la musique, de la sentir parfaitement et profondément.

Elle a comme une matière que l'on pourrait saisir. On peut se détacher du jeu scénique des musiciens pour ne se concentrer que sur l'écoute et se porter sur un paysage "intérieur".

C'est assez magique et un beau cadeau de la part de ce groupe américain.
Très beau moment, le rappel, ou le groupe et surtout Alan Sparhawk semble surpris lui-même de l'effet produit sur la foule.

C'est reparti alors pour trois derniers morceaux avant qu'ils ne s'en retournent.

Un Moment Unique comme il y en a peu!
Signature : solveyk
le 04/12/2011
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le 04/12/2011
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