Critique de concert Nitwits + The Somnambulist

Que n’a-t-on pas écrit dans ces colonnes sur Nitwits ? On adore tout simplement. Le groupe délivre une musique unique sur Marseille, entre rage grunge, déflagrations soniques et cassages de rythmes free. Une originalité rare, une énergie explosive, une présence certaine et une envie de sortir des sentiers battues, entre mélodies presque pop (j’ai dis presque) et une recherche chaotique permanente. On s’enthousiasme à chacun de leur passage sur scène, encore une fois ils ont été impériaux. Relisez nos chroniques de concerts passés, plus développées, et surtout ne les manquez pas lors de leur prochain passage.
The Somnambulist sont une découverte pour moi. Si j’en crois leur bio, ce trio italo-franco-allemand vient de Berlin, comporte le violoniste des Hurlements de Léo en leur saint et délivre du psyché rock progressif. On retrouve bien Rafaël des Hurlements (groupe alterno que j’ai pas mal suivi), son éternelle caquette vissée sur le crâne. Mais la musique est bien différente. D’entrée j’accroche. Bien moins agressive que leurs prédécesseurs, elle n’en manque pas moins de personnalité. Pas mal de montées planantes, quelques riffs quasi noise, un orfèvre à la batterie, et des passages assez oniriques au violon. On navigue entre les Melvins pour le côté free et Silver Mont Zion pour le côté psyché (le violon y est pour beaucoup dans ce rapprochement). Mais pour tout dire, la principale filiation qui me vient à l’esprit, c’est le dEus du début. Et chez moi c’est un putain de compliment ! Certes, il y a un aspect underground plus présent que chez les belges, plus portés sur la mélodie, mais leur son fait écho chez moi à Worst Case Scenario.
On passe de morceaux tourbillonnant, hypnotiques, à d’autres plus lourd. La voix est grave, éloignée, obsédante. Les montées accaparent l’attention et ne te lâchent plus. Mais plutôt que d’exploser en déflagrations soniques, le violon aérien, presque éthéré, vous emporte ailleurs, dans une errance quasi mystique et la fin se fait presque apaisante. C’est sans compter sur le morceau suivant belliqueux et obsessionnel, qui vous plombe et vous assène un upercut alors que vous vous laissiez aller à une hippitude coupable. Le violoniste se laisser aller plusieurs fois à user de la thérémine, instrument qui renforce encore le côté aventureux de elur musique, d'autant qu'il peut être soutenu par des touches jazzy du batteur, voire que celui-ci se saisisse d'un archer pour faire sortir une douce stridence de ses symbales. Et pour finir, un tourbillon envoûtant, un long morceau qui commence avec des subtiles touches de cymbales, une lente mélopée au violon, un délicat arpège à la guitare, et se poursuit dans une boucle obsédante, dont la montée construite de façon riche et fine vous laisse pantois. Le final se fait avec les trois lascards autour de la batterie, pour des rythmes chamaniques qui me laisse convaincu d’avoir fait une belle découverte ce soir.
www.myspace.com/nitwits13 / www.myspace.com/the-somnambulist
The Somnambulist sont une découverte pour moi. Si j’en crois leur bio, ce trio italo-franco-allemand vient de Berlin, comporte le violoniste des Hurlements de Léo en leur saint et délivre du psyché rock progressif. On retrouve bien Rafaël des Hurlements (groupe alterno que j’ai pas mal suivi), son éternelle caquette vissée sur le crâne. Mais la musique est bien différente. D’entrée j’accroche. Bien moins agressive que leurs prédécesseurs, elle n’en manque pas moins de personnalité. Pas mal de montées planantes, quelques riffs quasi noise, un orfèvre à la batterie, et des passages assez oniriques au violon. On navigue entre les Melvins pour le côté free et Silver Mont Zion pour le côté psyché (le violon y est pour beaucoup dans ce rapprochement). Mais pour tout dire, la principale filiation qui me vient à l’esprit, c’est le dEus du début. Et chez moi c’est un putain de compliment ! Certes, il y a un aspect underground plus présent que chez les belges, plus portés sur la mélodie, mais leur son fait écho chez moi à Worst Case Scenario.
On passe de morceaux tourbillonnant, hypnotiques, à d’autres plus lourd. La voix est grave, éloignée, obsédante. Les montées accaparent l’attention et ne te lâchent plus. Mais plutôt que d’exploser en déflagrations soniques, le violon aérien, presque éthéré, vous emporte ailleurs, dans une errance quasi mystique et la fin se fait presque apaisante. C’est sans compter sur le morceau suivant belliqueux et obsessionnel, qui vous plombe et vous assène un upercut alors que vous vous laissiez aller à une hippitude coupable. Le violoniste se laisser aller plusieurs fois à user de la thérémine, instrument qui renforce encore le côté aventureux de elur musique, d'autant qu'il peut être soutenu par des touches jazzy du batteur, voire que celui-ci se saisisse d'un archer pour faire sortir une douce stridence de ses symbales. Et pour finir, un tourbillon envoûtant, un long morceau qui commence avec des subtiles touches de cymbales, une lente mélopée au violon, un délicat arpège à la guitare, et se poursuit dans une boucle obsédante, dont la montée construite de façon riche et fine vous laisse pantois. Le final se fait avec les trois lascards autour de la batterie, pour des rythmes chamaniques qui me laisse convaincu d’avoir fait une belle découverte ce soir.
www.myspace.com/nitwits13 / www.myspace.com/the-somnambulist
Signature : mystic punk pinguinle 27/10/2010
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