Critique de concert The XX + These New Puritans

L’entrée en matière se révèle des plus musclées avec pour débuter les enfants terribles du rock anglais, These New Puritans, combo mené par les frères Barnett, nous proposant leur enthousiasmant album Hidden.
Le set démarre avec le virulent We want war, morceau au rythme dévastateur, ponctué d’une voix monstrueuse et de lourdes percussions pour un résultat d’une violence folle. Rapidement, l’atmosphère se révèle guerrière et anxiogène, les vocaux sont rapides et étouffés tel la bande-son d’une course poursuite nocturne terrifiante : le décor est planté.
Leur performance s’adoucit quelque peu (si l’on peut parler de douceur à propos de ces gens-là), avec un beat proche de l’acid et des échos mystiques, cependant cela se révèle légèrement moins intéressant. Le batteur s’acharne et produit un son très dur mais superbe, qui rappelle presque le jeu de Stephen Morris sur Atrocity Exhibition.
Leur ultime morceau sonne comme une lueur d’espoir au sein de cet univers sombre et brutal, qui même s’il ne plait pas forcément, ne peut laisser indifférent. Au terme de cette première partie, le public est assez mitigé, pour ma part je suis vraiment convaincu par l’implication totale des musiciens dans cette prestation originale.
C’est maintenant au tour des protégés de la presse internationale, portés aux nues dès la sortie de leur premier album éponyme, les XX se jettent timidement dans l’arène de l’Omega Live. Ils débutent avec leur excellent single Crystalised dans une version ralentie et planante, puis enchaînent avec, ce qui est à mon goût le meilleur titre de leur album, Island.
L’émotion dégagée, difficilement descriptible, est néanmoins superbe, avec des voix éthérées et des accords tout en retenue d’une douceur rare. Ces trois jeunes prodiges donnent soudain un aspect plus cold-wave à leur set, rappelant les vocaux d’Alison Statton des Young Marble Giants, puis vient le mystérieux Crystal, aux riffs tendus et précis. Sans jamais laisser se relâcher l’atmosphère, les musiciens nous font partager une profusion de sentiments refoulés et brimés, ils ravivent en nous des sensations adolescentes oubliées.
Les notes légères de VCR sonnent tel un soulagement, un moment de grâce pure, où l’on peut apprécier tout leur savoir-faire dans la composition de mélodies languissantes et mélancoliques. Ensuite, ces trublions nous surprennent en reprenant le racoleur titre funky de Kyla, Do you Mind, la voix du bassiste est enfin réellement mise en avant, on peut admirer toute sa classe tandis que la chanteuse l’accompagne discrètement. L’activité de la boîte à rythme redouble, envoyant même une rythmique ressemblant étrangement à celle du Smalltown Boy de Bronski Beat en plus ralenti.
Certains passages sont véritablement déchirants mais toujours dignes et timides, avec une froideur scénique déconcertante mais contribuant à l’ambiance déconnectée de la réalité. En guise de conclusion, les XX nous proposent Infinity, le charme continue d’opérer quelques minutes encore le temps d’un morceau au rappel à l’image de ce concert, d’une simplicité déstabilisante et touchante avec toutefois une mélodie brillante.
On ressort avec un sourire béat au visage, tant la leçon donnée par ces jeunes gens est magistrale, on ne peut qu’adhérer au talent indéniable de ce groupe que l’on ne saurait tarder à classer au rayon des valeurs sûres de la scène musicale actuelle.
Le set démarre avec le virulent We want war, morceau au rythme dévastateur, ponctué d’une voix monstrueuse et de lourdes percussions pour un résultat d’une violence folle. Rapidement, l’atmosphère se révèle guerrière et anxiogène, les vocaux sont rapides et étouffés tel la bande-son d’une course poursuite nocturne terrifiante : le décor est planté.
Leur performance s’adoucit quelque peu (si l’on peut parler de douceur à propos de ces gens-là), avec un beat proche de l’acid et des échos mystiques, cependant cela se révèle légèrement moins intéressant. Le batteur s’acharne et produit un son très dur mais superbe, qui rappelle presque le jeu de Stephen Morris sur Atrocity Exhibition.
Leur ultime morceau sonne comme une lueur d’espoir au sein de cet univers sombre et brutal, qui même s’il ne plait pas forcément, ne peut laisser indifférent. Au terme de cette première partie, le public est assez mitigé, pour ma part je suis vraiment convaincu par l’implication totale des musiciens dans cette prestation originale.
C’est maintenant au tour des protégés de la presse internationale, portés aux nues dès la sortie de leur premier album éponyme, les XX se jettent timidement dans l’arène de l’Omega Live. Ils débutent avec leur excellent single Crystalised dans une version ralentie et planante, puis enchaînent avec, ce qui est à mon goût le meilleur titre de leur album, Island.
L’émotion dégagée, difficilement descriptible, est néanmoins superbe, avec des voix éthérées et des accords tout en retenue d’une douceur rare. Ces trois jeunes prodiges donnent soudain un aspect plus cold-wave à leur set, rappelant les vocaux d’Alison Statton des Young Marble Giants, puis vient le mystérieux Crystal, aux riffs tendus et précis. Sans jamais laisser se relâcher l’atmosphère, les musiciens nous font partager une profusion de sentiments refoulés et brimés, ils ravivent en nous des sensations adolescentes oubliées.
Les notes légères de VCR sonnent tel un soulagement, un moment de grâce pure, où l’on peut apprécier tout leur savoir-faire dans la composition de mélodies languissantes et mélancoliques. Ensuite, ces trublions nous surprennent en reprenant le racoleur titre funky de Kyla, Do you Mind, la voix du bassiste est enfin réellement mise en avant, on peut admirer toute sa classe tandis que la chanteuse l’accompagne discrètement. L’activité de la boîte à rythme redouble, envoyant même une rythmique ressemblant étrangement à celle du Smalltown Boy de Bronski Beat en plus ralenti.
Certains passages sont véritablement déchirants mais toujours dignes et timides, avec une froideur scénique déconcertante mais contribuant à l’ambiance déconnectée de la réalité. En guise de conclusion, les XX nous proposent Infinity, le charme continue d’opérer quelques minutes encore le temps d’un morceau au rappel à l’image de ce concert, d’une simplicité déstabilisante et touchante avec toutefois une mélodie brillante.
On ressort avec un sourire béat au visage, tant la leçon donnée par ces jeunes gens est magistrale, on ne peut qu’adhérer au talent indéniable de ce groupe que l’on ne saurait tarder à classer au rayon des valeurs sûres de la scène musicale actuelle.
Signature : decapsuleurle 18/02/2010
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Photographe : lartsenic
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