Critique de concert Les Topinambours surgelés + Fatty Chaos+ Sheeva

« Je traîne les pieds, j'traîne mes casseroles » et j’arrive au Lounge pour y découvrir un étrange mélange des genres : le Fluide glacial tapisse les murs avec son Umour et bandessinées bien à lui dans une ambiance tamisée, plutôt familiale en ce début de soirée, la scène encore vide est encadrée de tentures qui d’un côté nous plongent dans l’univers mirifique de Ganesh, le dieu hindou à tête d’éléphant, et de l’autre dans celui de l’art optique de Vasarely. Louche, non comme association ??

Bref, les tous frétillants Topinambours surgelés amorcent la soirée avec un rock déjanté qui aurait pu être aussi agréable que sur leurs enregistrements si seulement quelques soucis techniques n’étaient pas venus pointer leur nez et atténuer rapidement leur enthousiasme fringant. Essentiellement en français, leurs compositions s’orientent parfois vers le punk. Ne manquant pas d’imagination, ils nous livrent une version très originale et beaucoup plus rock du Chanteur de D.Balavoine, à noter aussi qu’ils sont très doués pour présenter les membres du groupe, les resaluer au cours d’un autre morceau et pour introduire leurs chansons de façon intéressante.

Ils nous « racontent » leur musique. Parmi les morceaux, une spéciale dédicace à tous ceux qui ne sont pas du matin et qui préfèreraient un rythme plus cool, du style : réveil à midi –coucher à 3h du mat’ (sic Théo, le bassiste) … drôle et efficace. On leur souhaite moins de soucis la prochaine fois pour qu’ils puissent vraiment profiter de leur soirée !

Après un très rapide interlude de musique en boîte, les italiens de Fatty Chaos viennent déchirer nos tympans avec un punk/grunge vociférant. Kontu, le chanteur, je me dois de vous le décrire !! Physiquement, il faut s’imaginer le chanteur de Dyonisos un peu plus remplumé toutefois, vocalement (humm, les seules réf en tête risquent de n’être connues que d’un petit nombre) vous vous imaginez plié en deux de douleur avec en sus un mal de tête à vous en faire exploser le crâne et vous poussez de toutes vos forces un cri démentiel tout droit venu de vos tripes. Ah oui, vous rajoutez à Kontu une allure de pantin désarticulé qui n’a de cesse d’enrouler/dérouler le fil de son micro autour de ses bras entre deux convulsions.

Et voilà, ça c’était pour le plus caricatural d’entre eux, le guitariste n’était pas mal non plus à sautiller et se démembrer dans tous les sens et à jouer en l’air. Leur musique, de la destruction sonore avec parfois des éclaircies plus mélodieuses, n’a pas tant effrayé que ça le public qui en a redemandé à la plus grande surprise du groupe a priori habitué à des remerciements moins chaleureux « get out with your noise ». Donc très heureux de rester pour une fois, le rappel a été de la même veine, un brin punky, avec de la bière jaillissant de la gorge éraillée du chanteur. Fin de la nuisance sonore.

Enfin Sheeva, Mortal combat. Du rock à tendance grunge à la française !!! Et ça le fait ! Un trio tout simple mais drôlement efficace avec une batteuse qui ne laisse pas souffler ses compères, les titres s’enchaînent et le chanteur pousse sa voix dans des tonalités hargneuses surtout quand il s’agit de clamer son envie pour sa belle.

Le bassiste, je l’aurais bien vu aux côtés de Bowie à son époque Ziggy stardust tant son attitude m’a rappelée ces quelques paroles « making love with his ego, Ziggy sucked up into his mind… », son jeu de basse l’entraîne dans une transe toute personnelle assez caractéristique des rockeurs. Tout cela met de l’ambiance, on trépigne sur place et on en redemande.
Bref, les tous frétillants Topinambours surgelés amorcent la soirée avec un rock déjanté qui aurait pu être aussi agréable que sur leurs enregistrements si seulement quelques soucis techniques n’étaient pas venus pointer leur nez et atténuer rapidement leur enthousiasme fringant. Essentiellement en français, leurs compositions s’orientent parfois vers le punk. Ne manquant pas d’imagination, ils nous livrent une version très originale et beaucoup plus rock du Chanteur de D.Balavoine, à noter aussi qu’ils sont très doués pour présenter les membres du groupe, les resaluer au cours d’un autre morceau et pour introduire leurs chansons de façon intéressante.
Ils nous « racontent » leur musique. Parmi les morceaux, une spéciale dédicace à tous ceux qui ne sont pas du matin et qui préfèreraient un rythme plus cool, du style : réveil à midi –coucher à 3h du mat’ (sic Théo, le bassiste) … drôle et efficace. On leur souhaite moins de soucis la prochaine fois pour qu’ils puissent vraiment profiter de leur soirée !
Après un très rapide interlude de musique en boîte, les italiens de Fatty Chaos viennent déchirer nos tympans avec un punk/grunge vociférant. Kontu, le chanteur, je me dois de vous le décrire !! Physiquement, il faut s’imaginer le chanteur de Dyonisos un peu plus remplumé toutefois, vocalement (humm, les seules réf en tête risquent de n’être connues que d’un petit nombre) vous vous imaginez plié en deux de douleur avec en sus un mal de tête à vous en faire exploser le crâne et vous poussez de toutes vos forces un cri démentiel tout droit venu de vos tripes. Ah oui, vous rajoutez à Kontu une allure de pantin désarticulé qui n’a de cesse d’enrouler/dérouler le fil de son micro autour de ses bras entre deux convulsions.
Et voilà, ça c’était pour le plus caricatural d’entre eux, le guitariste n’était pas mal non plus à sautiller et se démembrer dans tous les sens et à jouer en l’air. Leur musique, de la destruction sonore avec parfois des éclaircies plus mélodieuses, n’a pas tant effrayé que ça le public qui en a redemandé à la plus grande surprise du groupe a priori habitué à des remerciements moins chaleureux « get out with your noise ». Donc très heureux de rester pour une fois, le rappel a été de la même veine, un brin punky, avec de la bière jaillissant de la gorge éraillée du chanteur. Fin de la nuisance sonore.
Enfin Sheeva, Mortal combat. Du rock à tendance grunge à la française !!! Et ça le fait ! Un trio tout simple mais drôlement efficace avec une batteuse qui ne laisse pas souffler ses compères, les titres s’enchaînent et le chanteur pousse sa voix dans des tonalités hargneuses surtout quand il s’agit de clamer son envie pour sa belle.
Le bassiste, je l’aurais bien vu aux côtés de Bowie à son époque Ziggy stardust tant son attitude m’a rappelée ces quelques paroles « making love with his ego, Ziggy sucked up into his mind… », son jeu de basse l’entraîne dans une transe toute personnelle assez caractéristique des rockeurs. Tout cela met de l’ambiance, on trépigne sur place et on en redemande.
Signature : maryflole 19/04/2009
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Photographe : maryflo
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