Critique de concert Tryo + Manosanta

Après une soirée ratée la veille au Dock pour le concert de M, j'attendais avec impatience la venue de Tryo au Dome.
Tryo, c'est le groupe de reggae acoustique (du moins au départ) que j'écoute avec plus ou moins d'attention depuis une bonne dizaine d'années. Leur style a pas mal évolué depuis leur 1er album, mais j'ai toujours été curieux de les voir en live. Ça faisait plusieurs années que je me réveillait toujours trop tard pour aller les voir. J'avais donc pris les devants en réservant ma place plusieurs mois en avance cette fois ci.
La 1ère partie est assurée par un groupe composé en majorité d'argentins et appelé Manosanta. Le style est assez classique pour de la musique latine. Je ne suis pas assez spécialiste pour juger au mieux. C'est plaisant, mais je ne passerais pas ma soirée à écouter ce genre de musique. Ça sonne toujours un peu pareil à mes oreilles. On se console avec la magnifique joueuse de clavier. Cela dit, niveau technique, ça joue très bien et juste, rien à redire. Le public réserve quand même un accueil chaleureux et a l'air d'apprécier ce qu'il entend.
Tryo monte donc sur scène à 21H30 passées. Les 4 musiciens (Mali, Manu, Guizmo et Daniel) commencent par jouer sur le long bras de scène allant quasiment de la scène à la table de mixage. Je me retrouve donc à moins de 10 mètres d’eux et ne boude pas mon plaisir. Ils entament leur set par des morceaux du 1er album, Pour un flirt avec la crise et La main verte notamment et avec G8, ce qui met l'ambiance d'entrée. Le public chante à tue tête, tape dans les mains. Ça commence donc très bien avec un concert de proximité et acoustique "politico-hédoniste" on va dire!
Les chanteurs,Christophe Mali en tête, parlent beaucoup avec le public, blaguent. Ils sont à l'aise et le public aussi visiblement.

Par la suite, ils se dirigent vers la scène, plus au fond et là, musicalement, on en prend plein les oreilles! On n'a pas un, mais deux batteurs/percussionnistes : Pablo Mendez (pourtant bassiste dans Manosanta, allez savoir pourquoi) et Daniel s'en donnent à cœur joie sur Mrs Roy avec ses sonorités indiennes. Le violoncelliste Frederic Deville complète le trio devenu sextuor. Plusieurs titres de Ce que l'on sème s'enchaînent avec des sonorités africaines et latines, et ce qui frappe, c'est qu'on n'a pas droit à une simple resucée des versions CD. Ça joue dur, ça enchaîne les breaks, les ambiances sont chargées et ça rend vraiment bien avec images "world" sur écran de fond. Tryo n'est donc plus qu'un groupe prônant la légalisation des pétards, leur discours et leur son se sont étoffés.
Contrairement à ce que je m'entends dire à chaque fois que je m'y rends, le son du Dome n'est pas mauvais (je n'ai d'ailleurs jamais eu l'occasion de m'en plaindre en une douzaine de concerts là bas, comme quoi, les idées reçues on la vie dure...). On entend bien chaque nuance, chaque instrument, le son n'est pas trop fort (je n'ai même pas utilisé mes boules quies). Rien à voir avec le concert de la veille donc...
Le groupe passe donc en revue la quasi-totalité de son dernier album, entrecoupé ici et là de morceaux plus anciens. Ca traîne parfois en longueur, c’est vrai, mais après tout il est délicat de trouver des morceaux qui enchantent tout le monde. Et voir les gens autour de moi chanter les paroles de ces morceaux un peu moins rythmés, me fait me dire qu’après tout, ça doit être parce que je les connais moins bien qu’ils me font moins d’effet. Autant certaines paroles me touchent peu ou pas, El dulce de leche en tête, autant musicalement c’est toujours sympa. Manu est quand même hallucinant à la guitare, montrant qu’il sait y faire quel que soit le style (reggae, jazz, rock, hard…).
Les allers retours entre les 2 parties de la scène se multiplient et les musiciens enchaînent les blagues politiques (notre ami Sarko et sa femme en prennent leur grade) et les prises à parti dans le public. On termine bien entendu par Yakamonéyé (proprement jouissif rythmiquement) et L’hymne de nos campagnes repris par la foule.
J’entends bien LA critique qui revient sans cesse à propos de ce groupe : ils sont démagos, leur discours est simpliste, c’est toujours la même chose, et j’en passe. Ca n’est pas totalement faux du reste. Cela dit, ça fait 15 ans que le groupe sillonne la France, en proposant de très bons concerts. Son discours n’a pas changé d’un iota. Plutôt que de verser dans l’alarmisme, ils continuent à faire passer leur message de façon festive et restent positifs. Le spot de Greenpace, l’appel à la signature de la pétition pour l’ultimatum climatique ou le merchandising orienté équitable (Tshirt en coton bio à 15€ ou consigne pour les verres) vont tous dans le même sens. Quelque soit le titre joué, il reste d'actualité qu'il ait été écrit il y a 2 ou 15 ans et c’est un signe qui ne trompe pas il me semble.
Après près de 2H30 de concert passées bien vite (même si l’on sait que tout est bien rôdé, mais après tout, pourquoi leur reprocher d’être de véritables pros ?), on ressort souriant, heureux d'avoir sauté, chanté à tue tête et découvert de nouveaux morceaux. Bref, un très bon concert que je ne regrette absolument pas.
Tryo, c'est le groupe de reggae acoustique (du moins au départ) que j'écoute avec plus ou moins d'attention depuis une bonne dizaine d'années. Leur style a pas mal évolué depuis leur 1er album, mais j'ai toujours été curieux de les voir en live. Ça faisait plusieurs années que je me réveillait toujours trop tard pour aller les voir. J'avais donc pris les devants en réservant ma place plusieurs mois en avance cette fois ci.
La 1ère partie est assurée par un groupe composé en majorité d'argentins et appelé Manosanta. Le style est assez classique pour de la musique latine. Je ne suis pas assez spécialiste pour juger au mieux. C'est plaisant, mais je ne passerais pas ma soirée à écouter ce genre de musique. Ça sonne toujours un peu pareil à mes oreilles. On se console avec la magnifique joueuse de clavier. Cela dit, niveau technique, ça joue très bien et juste, rien à redire. Le public réserve quand même un accueil chaleureux et a l'air d'apprécier ce qu'il entend.
Tryo monte donc sur scène à 21H30 passées. Les 4 musiciens (Mali, Manu, Guizmo et Daniel) commencent par jouer sur le long bras de scène allant quasiment de la scène à la table de mixage. Je me retrouve donc à moins de 10 mètres d’eux et ne boude pas mon plaisir. Ils entament leur set par des morceaux du 1er album, Pour un flirt avec la crise et La main verte notamment et avec G8, ce qui met l'ambiance d'entrée. Le public chante à tue tête, tape dans les mains. Ça commence donc très bien avec un concert de proximité et acoustique "politico-hédoniste" on va dire!
Les chanteurs,Christophe Mali en tête, parlent beaucoup avec le public, blaguent. Ils sont à l'aise et le public aussi visiblement.

Par la suite, ils se dirigent vers la scène, plus au fond et là, musicalement, on en prend plein les oreilles! On n'a pas un, mais deux batteurs/percussionnistes : Pablo Mendez (pourtant bassiste dans Manosanta, allez savoir pourquoi) et Daniel s'en donnent à cœur joie sur Mrs Roy avec ses sonorités indiennes. Le violoncelliste Frederic Deville complète le trio devenu sextuor. Plusieurs titres de Ce que l'on sème s'enchaînent avec des sonorités africaines et latines, et ce qui frappe, c'est qu'on n'a pas droit à une simple resucée des versions CD. Ça joue dur, ça enchaîne les breaks, les ambiances sont chargées et ça rend vraiment bien avec images "world" sur écran de fond. Tryo n'est donc plus qu'un groupe prônant la légalisation des pétards, leur discours et leur son se sont étoffés.
Contrairement à ce que je m'entends dire à chaque fois que je m'y rends, le son du Dome n'est pas mauvais (je n'ai d'ailleurs jamais eu l'occasion de m'en plaindre en une douzaine de concerts là bas, comme quoi, les idées reçues on la vie dure...). On entend bien chaque nuance, chaque instrument, le son n'est pas trop fort (je n'ai même pas utilisé mes boules quies). Rien à voir avec le concert de la veille donc...
Le groupe passe donc en revue la quasi-totalité de son dernier album, entrecoupé ici et là de morceaux plus anciens. Ca traîne parfois en longueur, c’est vrai, mais après tout il est délicat de trouver des morceaux qui enchantent tout le monde. Et voir les gens autour de moi chanter les paroles de ces morceaux un peu moins rythmés, me fait me dire qu’après tout, ça doit être parce que je les connais moins bien qu’ils me font moins d’effet. Autant certaines paroles me touchent peu ou pas, El dulce de leche en tête, autant musicalement c’est toujours sympa. Manu est quand même hallucinant à la guitare, montrant qu’il sait y faire quel que soit le style (reggae, jazz, rock, hard…).
Les allers retours entre les 2 parties de la scène se multiplient et les musiciens enchaînent les blagues politiques (notre ami Sarko et sa femme en prennent leur grade) et les prises à parti dans le public. On termine bien entendu par Yakamonéyé (proprement jouissif rythmiquement) et L’hymne de nos campagnes repris par la foule.
J’entends bien LA critique qui revient sans cesse à propos de ce groupe : ils sont démagos, leur discours est simpliste, c’est toujours la même chose, et j’en passe. Ca n’est pas totalement faux du reste. Cela dit, ça fait 15 ans que le groupe sillonne la France, en proposant de très bons concerts. Son discours n’a pas changé d’un iota. Plutôt que de verser dans l’alarmisme, ils continuent à faire passer leur message de façon festive et restent positifs. Le spot de Greenpace, l’appel à la signature de la pétition pour l’ultimatum climatique ou le merchandising orienté équitable (Tshirt en coton bio à 15€ ou consigne pour les verres) vont tous dans le même sens. Quelque soit le titre joué, il reste d'actualité qu'il ait été écrit il y a 2 ou 15 ans et c’est un signe qui ne trompe pas il me semble.
Après près de 2H30 de concert passées bien vite (même si l’on sait que tout est bien rôdé, mais après tout, pourquoi leur reprocher d’être de véritables pros ?), on ressort souriant, heureux d'avoir sauté, chanté à tue tête et découvert de nouveaux morceaux. Bref, un très bon concert que je ne regrette absolument pas.
Signature : cabaskle 28/11/2009
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Photographe : manu bighelli
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Le Dome - Marseille

le 14 mars 2013 - Le Dome -Marseille (par Gandalf)



















