Accueil Chronique de concert Zita Swoon
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Chronique de Concert

Zita Swoon

Maison de la culture, Amiens 23 Mars 2007

Critique écrite le par

Zita Swoon, groupe d'origine belge que j'avais eu la chance de voir et de découvrir au Paléo Festival de Nyon, en Suisse, le 23 Juillet 2006 (encore un 23...). Un groupe magique, capable d'accrocher son public dès la première chanson, un groupe au style indéfinissable (mais pourquoi toujours chercher à coller une étiquette ?), mélange de claviers, guitare, voix, percu, basse, de sonorités rock, folk, blues, mambo, disco. Tout est bon, tout donne envie de bouger, de danser. J'avais grand hâte de les avoir de nouveau en face de moi.

L'occasion s'est présentée près de chez moi, à Amiens, où un mois avant la date du concert, j'ai vu par hasard qu'ils étaient annoncés à la Maison de la culture. Je n'aurais raté ce concert pour rien au monde et malgré le fait que le groupe ne rende pas aussi bien sur CD, j'ai (avec du mal) réussi à convaincre une amie de venir avec moi.

Il est 20h15, nous arrivons avec un peu d'avance, les instruments sont disposés en cercle au milieu de la salle, face à l'entrée, ce qui est quelque peu surprenant. Des gens sont déjà assis sur les quelques chaises installées dans les gradins (4 grandes marches en fait). On décide de s'asseoir sur la première estrade plutôt que sur une chaise. On n'avait pas l'intention de rester assise pendant le concert, et encore moins de se mettre dans le fond. Et puis on nous annonce que le concept est en fait de s'installer tout autour des instruments, tout autour des musiciens, pour être à leur portée (encore mieux que ce que je croyais). On s'installe donc près du bar pour commencer, on était sûre de ne pas déranger les gens qui préféraient s'asseoir par terre et surtout d'être près du chanteur (il y avait son micro). Un premier problème se pose alors (que je n'avais pas eu en Suisse avec 32°) : les manteaux vont être encombrants. Mon amie a donc l'idée géniale d'aller les reporter à la voiture. Cela nous a permis de pouvoir bouger tout en étant tranquille et de ne pas avoir trop chaud (ça ne nous a pas empêcher de finir en nage).

20h30, les musiciens arrivent. Entrent Stef Kamil Carlens, le chanteur guitariste et auteur-compositeur de génie (enfin, je trouve) un beau blond aux yeux bleus, un peu maigre mais néanmoins charismatique, tout de rouge vêtu, Tom Pintens, claviers, guitares et choeurs, le cheveu foufou, Amel Sera Garcia percussionniste cubain de génie, Joris Caluwaerts à l'accordéon et aux claviers, Aarich Jespers à la batterie, Bart Van Lierde à la basse et à la contrebasse électrique, un peu effacé derrière ses cheveux longs mais indispensable et enfin les "anges d'Afriques" (qui n'étaient que deux ce soir-là), Eva et Kapigna, merveilleuses choristes possédant une voix qui a le pouvoir d'apaiser tous les maux de l'âme. Tout le monde s'installe, fait les derniers réglages sons, le concert commence pour mon plus grand plaisir.

Hey you, whatshadoing?, Intrigue, Thinking about you all the time, Josiesomething, Selfish Girl, Remember to withold, chansons issues de l'album A song about a girls se font entendre. Le public a parfois l'air peu réactif - à peine un balancement de la tête, ou des jambes. Les gens me donnaient l'impression d'avoir peur de se lever, de taper dans les mains, de danser, de chanter, d'attraper au vol le sentiment de liberté que Zita Swoon nous offrait. Le public commence à être chaud au moment de Hot Hotter Hottest et My bond with you and your planet : Disco. Il était temps. Si le public bouge peu pendant les chansons, chacune d'entre elle est tout de même suivie d'un tonnerre d'applaudissements et de bravos. De nouvelles chansons plus intimistes sont également présentées, émouvantes et touchantes : Je range, Big City, I feel alive in the city, The night. J'ai hâte d'avoir le prochain album Big City dans lequel seront présentes ces dernières ! A Song about the Succesfull Recovery of a gal named Maria a également été jouée.

Stef est tellement près de nous que je peux sentir son odeur, je distingue les accords qu'il joue sur sa guitare électrique et sur sa guitare acoustique, qui a certainement vécue beaucoup de choses vu l'état dans lequel elle était. Il n'ouvre que très peu les yeux, semble dans son monde, ce qui donne une certaine aura à son chant.
Parfois, je fais des arrêts sur image, pour retenir un maximum les instants que je suis en train de vivre, profiter à fond du moment présent, je ne sais pas quand j'aurai la chance de les revoir, la tournée s'arrête fin mai et il n'y a plus de date prévue en France. Je regarde bien chacun des musiciens : Tom quand il joue un solo ou qu'il regarde ce que fait Joris ; les choristes quand elles chantent les mélodies profondes ou qu'elles jouent entre elles ou encore, quand elles tournent autour de la "scène", le sourire du batteur tapant sur ses caisses, Joris qui fredonne les notes en même temps qu'il tape sur ses claviers pendant Hot Hotter Hottest ; les clins d'oeil qu'ils se lancent entre eux, les rires échangés entre Joris et Aarich qui se font face, le duel de chant entre Tom et Stef, eux aussi en face à face. L'on sent vraiment qu'ils prennent plaisir à faire ce qu'ils font tous ensemble. Une autre chose très bien que Stef fait : annoncer les chansons avant (pas toujours, mais la plupart du temps, ce qui est très pratique surtout pour que je puisse retrouver ensuite les chansons que je ne connaissais pas encore).

S'il y a eu quelques légers problèmes techniques par moment, je n'arrivais pas à en tenir compte. J'avais l'impression d'avoir rencontré le bonheur. A la fin du concert, les chansons se faisaient plus mélancoliques (the night, Big City) et puis Stef est parti en nous souhaitant de l'amour et du bonheur "love, love, love, happy, happy, happy", a espéré nous voir une prochaine fois sur les différentes routes de France et d'ailleurs. Le bonheur a été présent tout au long de cette soirée. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien, aussi heureuse de vivre.
Le groupe repart en coulisses. Je veux un rappel, certaines personnes commencent déjà à partir (ah les cons !) J'applaudis, je crie au rappel, d'autres connaisseurs font de même, et les voilà revenus pour chanter une chanson d'un groupe de Boston ou du groupe Boston (j'avoue ne pas connaître la chanson, ni ne me rappeler les paroles...) avant de repartir, pour la dernière fois sous les applaudissements.
Cette fois, c'est vraiment fini, une musique d'ambiance qui était présente avant l'arrivée des artistes est lancée de nouveau. On commence à remballer. Le pianiste, Joris, apparaît, je n'ose pas faire comme d'autres et aller demander un autographe. Tant pis... On prend un verre - il faut dire que ça donne soif de sauter comme un marsupilami - c'est au tour du chanteur de venir aider à ranger, quelqu'un va faire signer son album, moi, je n'ai que mon ticket de concert et même pas de stylo, mais je me lance quand même. On est restée encore quelque temps à les regarder ranger le matos, ranger the "band in a box" en quelque sorte. Presque tous les musiciens mettent la main à la pâte, j'admire le travail d'équipe. Je finis par aller m'acheter quelques petits souvenirs : un petit sac et 1 badge sur lequel est marqué un extrait des paroles de Song for a Dead Singer (que j'aurai aimé entendre...) : "Stay in the Spaceship you command". Une leçon à retenir ?

En tout cas, je garderai un souvenir impérissable de ce concert du 23 Mars 2007 de Zita Swoon à la Maison de la Culture à Amiens et j'encourage tout le monde à aller les voir en live au moins une fois.

 Critique écrite le 26 mars 2007 par Hell


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