10 Avril - 3 Mai 2008 - Marseille Rendez-vous dédiés aux musiques urbaines ( rock, électro, pop, disco-funk…) et à leurs évolutions dans un esprit résolument axé sur la découverte. Festival B-Side : vos critiques de concert
La dernière édition
Sa 03 mai 2008 (20h30) Poni Hoax + Jennifer Cardini + Sébastien Bromberger + Dondolo
The Duchess says + Lesbians on Ecstasy (Festival B-Side) - 29 Avril 2008 - Cabaret Aléatoire - Marseille Par précaution, je ne me suis guère aventurée au Cabaret Aléatoire avant 9h30 pour aller observer le phénomène électro lesbien québécois : Lesbians on Ecstasy . Cernée par des écrans projetant des boucles de documentaires animaliers sur les singes et par un public dont la mixité n’était pas .../...
Par précaution, je ne me suis guère aventurée au Cabaret Aléatoire avant 9h30 pour aller observer le phénomène électro lesbien québécois : Lesbians on Ecstasy . Cernée par des écrans projetant des boucles de documentaires animaliers sur les singes et par un public dont la mixité n’était pas réellement à l’ordre du jour, je me mets en position (hum.. enfin, vous m’aurez compris..), pour découvrir le premier groupe The Duchess says , eux aussi francophones d’outre Atlantique.
Un batteur, un homme à quatre ou six cordes, un claviériste et une chanteuse totalement illuminée qui, par sa voix criarde mais travaillée et sa gestuelle de tigresse possédée, suscite l’enthousiasme général. Avec un sens du show très développé, la voici qui se retrouve pied nu à danser avec des filles transpirantes, cernant ses transes gymnastiques en forme de flexions-extensions à même le sol, tandis que le triptyque des musiciens sagement restés sur scène distille un electro-punk énervé, avec des passages franchement grindcore, et ma foi très efficace.
Puis les tant attendues Lesbians montent sur scène, au nombre de quatre filles assez impressionnantes, batteuse électronique avec sifflet d’appoint, claviériste pour le coup bien féminine, bassiste tankée-piercée-tattouée et chanteuse, en casquette de cuir et pantalon à paillettes.
Le show est réellement impeccable, chorégraphié et sans bavures ; tout est savamment orchestré pour faire remuer les centaines de filles aux cheveux courts et lunettes de soleil présentes. La musique sonne electro club et les paroles sont fédératrices « We’ll be waiting all our lives for our sisters to be our lovers », tandis que j’essaye de me fondre dans mon carnet, dissimulant mon honteuse hétérosexualité.
La chanteuse est particulièrement efficace, le rythme dans la peau et la voix bien aiguisée entre chuchotements, joli chant clair et cris extatiques. Je dois dire que je ne suis pas particulièrement sensible à l’electro très club, mais c’était bien fait, donc la pilule est bien passée.
Le rappel donne lieu à une petite surprise pas piquée des vers, avec s’il vous plaît une reprise à capella avec juste la basse et le tambourin de la chanteuse en fond sonore, de I like to move it de… Reel 2 Real ! (fabuleux groupe de dance des années 90, si si vous connaissez). Le Cabaret devient boîte de nuit et la foule hystérique (et accessoirement dans un état second) se déchaîne sur le dancefloor; la reprise une fois achevée, je prépare fébrilement mes affaires mais me fait rattraper par le son du vrai I like to move it , histoire de bien enfoncer le clou musical.
Allez bonsoir.
Non, ne me raccompagne pas en voiture, ça ira, hein voilà_
Black Lips (Festival B-Side) - 17 Avril 2008 - Cabaret Aléatoire - Marseille Foncièrement indépendant et Do it yourself, le Festival B-Side, organisé par les filles d’In The Garage nous enthousiasme toujours autant pour sa 2e édition. Axé sur la découverte, bien loin du mainstream et de la hype, il nous propose, entre autres, cette année le krautrock totalement addictif de .../...
Foncièrement indépendant et Do it yourself, le Festival B-Side, organisé par les filles d’In The Garage nous enthousiasme toujours autant pour sa 2e édition. Axé sur la découverte, bien loin du mainstream et de la hype, il nous propose, entre autres, cette année le krautrock totalement addictif de Zombie Zombie, le garage psyché et complètement barré des Black Lips, les punkettes groovy de Lesbian on Ecstasy et de Partyline, l’électro-rock jouissif de Poni Hoax, …
Pas d'bol par contre avec les 1eres partie locale. La semaine dernière Nation all dust, annule, ce soir c'est le tour d'Aggravation (bon rétablissement Miguel !) puis de leur remplaçant Elektrolux (une sombre histoire de réunion de leur section syndicale en vue de préparer la Révolution à venir).
Malgré l'absence de stars locales et surtout la pluie qui d'habitude fait déserter n'importe quelle salle de concert dans nos contrées, le Cabaret est honnêtement remplacement, avec pas mal de jeunes kids lookés r'n'roll et qui assureront le show ce soir.
Les Black Lips débarque sur scène et comme Emmy, dira la photographe LiM de la soirée, ne sont pas très érotico-rock'n'roll. C'est vrai que les dégaines ne sont pas spécialement dans le ton, contrairement donc aux kids sus-cités. Mais qu'importe ce soir les Black Lips se sont déchaînés ce soir, bien appuyés donc par les jeunes cons (ceci est un compliment) du public.
Même si leur passage à l'Embobineuse il y a trois ans ne nous avait pas convaincu, il faut dire que cette fois j'étais quand même curieux de voir ce que ça allait donner, vu que leur dernière galette, Good Bad Not Evil est des plus efficace, même sur le Pinguin pourtant fort peu amateur de son 60's en général.
Parce que là, dans les 60's on y est à fond les ballons ! Et dès le départ, avec les kids déchaînés qui veulent démonter la barrière de sécurité entre la scène et le public (qu'est-ce que ça fout là ça ? La veille les (excellentissimes) Infectious Grouve n'en avait pas eut besoin, eux) c'est chaud bouillant. Heureusement le groupe et les Girlz calment les gars de la sécu et au bout de 3 morceaux la barrière est évacué et le devant de la scène est envahit pas des kids et kidettes, qui se trémoussent frénétiquement, avec des fringues et des poses que leurs parents n'auraient pas reniés 40 ans auparavant !
Alors vu que le groupe délivre sans compter ses pops songs bien vrillées (tendance Beattles 1ere époque), que ça joue bien et surtout de façon pêchus, que l'esprit est bon, le public chaud bouillant (j'avais à côté de moi un Tigre des Montagnes déchaîné), on s'en sort avec un concert des plus rafraîchissant. Et même si on a l'impression d'avoir déjà pas mal entendu ça, on se retrouve à remuer ses gambettes (même avec une entorse !) sur ce set trépidant. Vu le tarif des plus abordable, que demande le peuple ? Si ce n'est la prochaine édition du B-Side !
Nicholson + Naive New Beaters + Heidi (Festival B-Side) - 10 Avril 2008 - Cabaret aléatoire - Marseille Première soirée du festival B-Side au Cabaret aléatoire, et ce soir au programme de la pop, de l'electro rock, bref de quoi bouger dans cette salle qui n'attend que ça.
L'ambiance du lieu s'y prête et pour une fois qu'on laisse s'exprimer une scène française, c'est une bonne soirée qui .../...
Première soirée du festival B-Side au Cabaret aléatoire, et ce soir au programme de la pop, de l'electro rock, bref de quoi bouger dans cette salle qui n'attend que ça.
L'ambiance du lieu s'y prête et pour une fois qu'on laisse s'exprimer une scène française, c'est une bonne soirée qui s'annonce.
21h30 et entrée en scène du premier groupe, marseillais... Nicholson nous présente leur nouvel album des rastas et des punks », entre son pop et sonorités rock très travaillées. Pour avoir fouillé leur myspace on s'attend à apprécier la scène pop marseillaise, avec de vraies paroles en plus, enfin !
Formation pop/rock classique, Nicholson à la guitare/voix, Gerolson à la basse et à la batterie >Alanson.
On est frappé par les influences diverses du groupe, qui se ressentent autant au niveau de la musique que par la façon qu'a nicholson d'adapter sa voix a chaque morceau. Parfois on sent du Dutronc parfois aérienne parfois chaude a la Daho, parfois rock, on bascule d'un univers a l'autre très vite, même si l'influence reste très pop, elle est travaillée, mélangée, elle bouscule sans les renier les règles du genre.
On a même droit à la reprise du titre mythique Chercher le garçon tout à fait dans la teinte du groupe marseillais.
Alors oui on peut l'affirmer ce soir, la scène pop marseillaise existe, elle est bien présente, et elle n'a rien a envier a ses voisins anglo-saxons.
Dommage que la salle ne se soit pas encore remplie, mais ça ne saurait tarder.
22h30
Après un bref entracte, la scène se métamorphose, la basse disparaît, une guitare électrique posée sur scène et table de son electro.
On s'attend à voir débarquer un trio, mais on s'attend jamais à Naive New Beatter.
Eurobelix se pointe sur scène, et il donne le ton complètement déjanté du groupe.
Costume à paillettes, et accessoires scintillants, il danse comme un possédé sur la scène, et on s'attend d'un coup a un concert hors du commun.
Impression confirmée mille fois, par l'arrivée du chanteur/leader du groupe David Boring, au look pour le moins original, et qui se déhanche volontiers. Martin Luther BB King s'installe a la gratte et ... c'est parti !
D'un coté de la scène ça envoie du gros son electro, d'un autre du gros son rock au bout d'une guitare déchaînée, et surtout dispersé au quatre coin de l'espace, la voix du leader qui donne le rythme effréné du groupe.
De l'autre coté de la barrière, une salle qui s'est remplit, qui s'est rapprochée au plus près de la scène, des enceintes, et qui se déchaîne autant que les trois fous sur scène.
En plus d'un très bon son, très efficace : le jeu de scène est excellent, et entre deux chansons on a droit a un numéro complètement décalé, de David qui s'obstine a nous répéter qu'ils viennent de los-angeles, qui nous sort des vannes tordues sous des airs de pop/star aux élans philosophiques complètement barrés.
On danse surtout, on crie, on rit aussi, et on profite de la contagion d'énergie qui se dégage de la scène et qui fait bouger le public complètement déchaîné.
Une heure ça passe vite dans une ambiance pareille , trop vite, un rappel ça suffit pas, mais bon toute les bonnes choses ayant une fin ... on reviendra !
A ne pas rater , si ils passent près de chez vous, pas d'hésitation possible pour peu que vous ne soyez pas allergique a l'electro/rock , tant qu'il est encore temps de les voir dans des salles aussi conviviale que ce soir.
23h30
Le groupe que j'attendais, pour en avoir écouté souvent, mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir sur scène Heidi .
Groupe marseillais encore, pas que je sois particulièrement chauvine mais ça fait encore plaisir de voir que la scène locale se bouge ! Et c'est bien pour ça que ce genre de festival est indispensable a mon avis, pour faire vivre la scène française.
Le problème c'est que passer après un groupe comme Naive New Beater c'est dur, très dur.
Lionel et les deux David débarquent, le leader , une guitare, et un batteur.
Formation super douée musicalement, je suis frappée par le ton précieux de la musique, le groupe du coup est super exigeant sur la qualité du son, c'est très beau très très travaillé, tous les textes sont en anglais et sont magnifiquement interprété par Lionel.
Dommage que le jeu de scène ne soit pas a la hauteur de ses grands musiciens, mais l'ambiance de cet opus ne se prête pas non plus a des chorégraphies endiablées.
C'est du rock , entre le glam , la pop, et une pointe de sonorité electro.Planant.
Le trio nous montre l'étendue de son talent, Lionel passe du chant a la basse, de la basse a la guitare,
David C. passe volontiers au micro pour un superbe morceau pop, et le batteur David G. se transforme en bassiste.
Entre Placebo et Aaron, a écouter en boucle en cd, a apprécier en concert, bons musiciens et donc de la vraie musique.
Formation musicale exceptionnelle, dommage qu'il soit peut être un peu tard pour que le public apprécie a sa juste valeur le talent du groupe.
Bonne soirée au cabaret aléatoire, ça promet pour la suite du festival B-Side !