Mercredi 19 juin 2013 : 10164 concerts, 22026 critiques de concert, 4865 critiques de CD.
Marseille 2013 Off
Marseille - toute l'année 2013 Le Off, l'autre 2013.
Marseille 2013 Off
Marseille 2013 Off : vos critiques de concertPrésentation complète : "Nous organisons un OFF car nous souhaitons replacer l’artiste au centre de l’événement. L’équipe de Marseille-Provence 2013 poursuit manifestement d’autres objectifs, plus économiques et touristiques. Nous ne sommes pas en opposition avec eux. Nous sommes juste différents. Dans cette perspective, le OFF de Marseille 2013 sera une première dans l’histoire des capitales européennes de la culture !" Source : Dossier de pressePlus d'info
(critique écrite le 18/06/2013 par Prakash) Ce soir direction le J1 pour pour ce qui s’annonce comme la soirée de fermeture estivale de ce lieu emblématique de MP2013…… mais organisée par le Off. Je ne cacherais pas que j’avais une sorte d’appréhension sur l’affluence et la longueur de la queue qui m’attendait… Mauvais souvenir de la soirée .../...
Ce soir direction le J1 pour pour ce qui s’annonce comme la soirée de fermeture estivale de ce lieu emblématique de MP2013…… mais organisée par le Off. Je ne cacherais pas que j’avais une sorte d’appréhension sur l’affluence et la longueur de la queue qui m’attendait… Mauvais souvenir de la soirée de lancement du Off.
Mais rien de cela et on se rend vite compte que cet ancien hangar est tout à fait adapté à ce genre d’évènement. Seul incident dramatique, la tireuse à bière qui tombe en panne... mais la bonne humeur des serveurs et les prothèses PIP disséminées le long du bar font oublier l’attente. Surtout, on peut apprécier au dessus du bar l’exposition photo Girls In Connexion d’Orianne Olive. Cette artiste marseillaise dresse ici le portrait de femmes qui apparaissent à la fois douce, fragile mais également dure et sévère mais qui ont pour point commun de donner une image sincère de la femme marseillaise éloignée de tous les clichés.
Coté musique, le premier groupe à entrer en lice est le duo Sugarcraft. J’avais entendu parlé de ce groupe aux influences électro-punk et réputé pour ses prestations scéniques peu communes. Ils me rappellent beaucoup le groupe Bonaparte de par leur accoutrement mais aussi par leur musique dansante.
Malheureusement pour eux, la piste n’était pas déchainée et surtout pas très remplie… Les gens arrivaient tranquillement et l’appel du gosier a été plus fort en ce début de soirée.
Petite pause, le temps de discuter avec les amis rencontrés ici et là et c’est au tour des membres du Zemmour Ballet de faire leur entrée sur la scène. Cette troupe emmenée par Nicolas Zemmour, nous propose une création sur le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus.
Là c’est l’attroupement autour des danseurs qui nous ont offert une jolie prestation qui sera rythmée par Martin Sola et Julien Ruiz, DJ du label Music By Records.
Le public a pu admirer la performance physique, sportive mais surtout artistique de Nicolas Zemmour accompagné des danseuses Nuriya Naguimova, Clemence Chevillotte et Emmanuelle Jay. Seul problème est que tout le monde n’a pas réussi à voir l’ensemble du ballet… Dommage et tant pis pour eux.
Donc très bon et beau moment qui sera suivi par DJ Phonkhead qui lancent les hostilités pour l’occupation du dance-floor. Très bon mix qui aura l’effet de faire bouger la majorité d’entre nous. Les organisateurs ont eu la bonne idée de distribuer l’outillage pour faire des bulles de savon ce qui a ajouté une touche festive et enfantine à la bonne ambiance générale.
Malheureusement, la drague était proscrite pour ceux qui s’étaient adonnés aux plaisirs du fish’n chips marseillais à l’aïoli concocté par Fabien Rugi.
Le relai fut pris par DJ Oil, déjà présent à la soirée de lancement du off, qui permis de continuer la soirée sur la piste. On a également pu apprécier le visuel très bien léché qui accompagnait la prestation du DJ.
Dans le hall d’entrée, on a avait également accès à un mur de suggestions qui demandait l’avis sur le du devenir du J1 On a eu le droit à toutes les propositions des plus sérieuses au plus coquines… Ma préférée reste "la prison à cagoles".
Plus sérieusement, de l’avis général, il serait malheureux qu’un lieu qui offre un tel cadre soit éphémère et que les autorités ne mettent pas à disposition le J1 pour l’organisation d’évènements culturels et musicaux… Preuve en est que le off a réussi ce tour de force de belle manière.
(critique écrite le 13/01/2013 par Pirlouiiiit)
Un jour avant le IN, le OFF donne sa version de l'ouverture de Marseille 2013 capitale de la culture (à noter tout de même que depuis le 01 il s'est déjà passé pas mal de trucs à Marseille, notamment des trucs culturels). Le OFF plutôt de se contenter de labelliser tous les événements culturels .../...
Un jour avant le IN, le OFF donne sa version de l'ouverture de Marseille 2013 capitale de la culture (à noter tout de même que depuis le 01 il s'est déjà passé pas mal de trucs à Marseille, notamment des trucs culturels). Le OFF plutôt de se contenter de labelliser tous les événements culturels qui n'ont pas bénéficié du soutien financier du IN (ce qui aurait été à l'heure des compte une bonne façon de montrer la quantité impressionnante d’évènements culturels qui ont lieu en temps normal) a aussi décidé de soutenir quelques projets qui lui tenaient à cœur (cf ici). Pour cette inauguration le OFF a investi un ancien entrepôt situé sur le haut du Bd National. Pendant les vacances entre Noël et le jour de l'an, une poignet de motivés s'est bougé pour vider le lieu, le rafraichir (et il y en avait besoin !) avant de le décorer ! Nous avons prévu d'y passer tôt sans Lucie (3 ans) mais avec Cyril (4 mois) ... et pourtant en arrivant il y a une jolie queue ... on rentre tranquillement, prend notre adhésion, on passe devant le stand de gaston (la monnaie du OFF 1 gaston = 1,25 euros, histoire que les choses paraissent moins chères ;-)
A vrai dire pendant toute la queue on se demande si on va tous rentrer, si le plancher du premier va supporter autant de monde, ... on est un peu rassurer lorsque une fille de l'organisation vient dire à un des mecs de la secu qu'il ne faudra plus laisser rentrer qu'un certain nombre de gens ... Très vite en effet la porte sera fermée et ils ne laisseront plus rentrer que les gens au compte goutte (à chaque personne qui sort, une qui rentre). La même méthode sera appliquée pour l'accès au premier. Ayant déjà fait la queue une fois nous restons au rez-de-chaussée. Au fond de la salle une certaine Zaza déclame des textes, écrits par d'autres (certains des organisateurs ?), dans une ambiance cabaret.
Du coup personne ne circule et il est un peu difficile de bouger ... à droite un coin pour se faire prendre en photo, à gauche un camion qui fait des cocktails, des trucs qui pendent du plafond, des lumières dans tous les sens (donc aussi dans les yeux) ... le dress-code (rouge annoncé au dernier moment) a été respecté par pas mal de gens. Le numero de Zaza est long ... trop long ... (une) certain(e) ne se gêne pas pour le lui dire en criant aussi fort qu'elle. C'est grossier (de la part de la femme du public) mais c'est vrai que c'est un peu long. Qu'importe nous avons réussi à la contourner ... nous jetons un coup d'oeil amusé à l'expo Phocea Rocks (et à quelques déformations involontaires) prévue dans une coin plus sombre mais qui se retrouve dans un coin un peu trop clean pour elle (pour voir la version en ligne c'est par ici).
Puis nous allons faire un tour dans le coin cinéma où Kino Fada (et non Fotokino comme je l'avais écrit - merci Zane pour la correction) et le Festival du Film Chiant se partagent deux écrans ... on reste un moment au calme et les plombs sautent ... le temps qu'ils remettent en route on retourne dans la salle principales où Zaza tient toujours tête au public .. DJ Oil s'installe tranquillement ... Et puis deux fumigènes qui ont respecté le dress-code sont lachés au milieu de la foule ... Pas de signe de panique mais un certain inconfort. Prévu ? un coup de l'Alter ou du In ? Ca commence à être un peu pénible pour respirer, je demande à un vigile si le coup du fumigène ; sa réponse n'est pas clair mais ça n'a pas l'air de l'affoler (à l'étage ils ont quand même eu un peu peur je crois). On retourne donc au Film Chiant où sera relativement épargné ...
Quand on ressort la piste de danse s'est aérée ... on reste un peu à écouter DJ Oil et puis on se décide à partir à l'assaut de l'étage. 3 longues tables avec de la vaisselle collée parcourent l’intégralité de la grande salle (nous réaliserons un peu plus tard que celle de gauche est de plus en plus basse jusqu'à arriver au sol). Au fond Yvan Cadiou est en train de faire son show avec un assistant (show retransmis sur le mur au rdc). Juste derrière eux 3 musiciens du coin (je reconnais le bassiste) les accompagnent d'air plus ou moins jazzy. Dans 4 woks il concocte un risoto de pennes qui sera ensuite vendu (6 gastons l'assiette).
Dans la salle se croisent, discutent, boivent, fument près des cendriers ?!? (mais sont alors repris gentiment par un mec de la secu : "la loi n'a pas changé") ... des gens de tous les milieux. En effet à l'image des parents du OFF le public est assez mélangés. Parmi eux j’apercevrai Rudy Riccotti, architecte du MUCEM (dur de le rater vu le nombre de gens et d'appreil photos qui tournaient autour de lui), Julien Blaine, poète (merci google) qui se transformera en mascotte du off le temps d'un tour de salle en vociférant, Michel Basly, classieux chanteur-guitariste des Cowboys From Outerspace.
Les parrains étaient à la base sensés faire une éloge de Marseille sous la forme de leur choix, j'attendais avec impatience la montée sur scène de Michel qui devait - parait il - faire un morceau inédit ... mais le démontage du stand de cuisine / vente de brownie trainera si bien qu'il ne sera plus vraiment le moment de monter sur scène pour un morceau ... dommage. Cyril, toujours collé à sa mère, commençant un peu à gigoter nous redescendront .. DJ Oil n'ayant toujours pas cédé sa place à Djel ou Pink nous fileront direction le Lonchamp Palace (blindé lui aussi) faisant donc 2,5 heureux dans la file qui s’allongeait toujours devant le 34 bd National.
Finalement, avec cette ouverture le OFF a montré qu'une poignet de gens motivés pouvait transformer une friche à l'abandon en belle salle de fête. Malgré l'épisode des fumigènes et le fait que tout ne soit pas forcement déroulé comme initialement prévu ils ont su gérer l'affluence record de la soirée de façon très professionnelle et la plupart des ingrédients étaient là pour passer une bonne soirée.