du 19 au 26 juillet 2008 - Nice (06) Le Nice Jazz Festival accueille depuis 1948 les plus grands noms du Jazz dans les arènes et Jardins de Cimiez sur 3 scènes : Jardins, Matisse et arènes Gallo-romaines.
Dernière actu : LE "NICE JAZZ FESTIVAL" est une flânerie subtile où l'âme des ancêtres croise sans anicroche les technologies les plus turbulentes. Un métissage où la tradition séculaire s'entrechoque harmonieusement avec la vision futuriste de la musique.
Avec :
Archie Shepp Quartet, Avishai Cohen Trio, DB Clifford, Rufus Wainwright, Stacey Kent
Archie Shepp
Saxophoniste, compositeur, pianiste, chanteur, poète engagé, dramaturge, Archie SHEPP est une légende vivante du Jazz ! www.archieshepp.com/
Avishai Cohen
New-Yorkais d'origine israélienne, le contrebassiste Avishaï Cohen est un grand bassiste de jazz (il a joué aux cotés de Brad Mehldau, Chick Corea, Roy Hargrove ou Herbie Hancock) et ses origines le poussent vers l'orient et sa richesse mélodique.
Rufus Wainwright
Cet auteur, compositeur, interprète nous présente ses nouvelles chansons seul au piano : une pop-folk sophistiquée au songwriting racé, magnifiée par sa voix ahurissante de crooner exalté. www.rufuswainwright.com
Hocus Pocus
Hip hop jazzy. Leur musique intègre, en plus d'un dj, de véritables instruments: basse, batterie, fender rhodes... Quelques renforts viennent régulièrement les soutenir sur scène: guitariste, trompettiste, saxophonistes...Hcus Pocus mêlent ainsi les éléments propres au hip-hop (scratch, sample, rap...) à des sons influencés par le jazz, la soul et le funk. hocuspocus.fr | Myspace
Ibrahim Maalouf
Compositeur, arrangeur et virtuose de la trompette, Ibrahim Maalouf compose depuis son plus jeune âge. Suite à différentes collaborations et rencontres, Ibrahim s’oriente vers d’autres couleurs que le jazz, le classique et la musique arabe. C’est ainsi qu’il se redirige vers un univers plus actuel tel que le rock, la pop et la musique électronique. Bien que sa musique et sa façon de jouer de la trompette soit fortement inspirée de sa culture d'origine arabe, l'instrumentation autour de lui (basse, guitare électrique, batterie, percussions arabes et vibraphone) lui permettent de s’installer définitivement sur la scène française de Jazz’ Électro Oriental Rock. www.ibrahimmaalouf.com | Myspace
Barbara Hendricks
Barbara Hendricks est une cantatrice (soprano) née citoyenne des États-Unis, elle est actuellement de nationalité suédoise. Barbara Hendricks interprète des oeuvres variées telles que La Flûte enchantée de Mozart, Les Mélodies françaises ou encore Mélisande de Debussy. Mais, elle ne se cantonne pas seulement à la musique classique et se met au jazz en 1994 dans le cadre du Montreux Jazz Festival. Aujourd'hui, Barbara Hendricks a acquis une renommée internationale, adulée de part le monde.
de 29 à 41 €
Lundi 21 Juillet 2008
Sanseverino - stefano Di Battista - Peter Van Poelh - Diana Krall
Diana Krall
Voix ténébreuse et envoûtante du jazz. Ambiance feutrée incontournable.
Peter Von Poehl
Presque intimiste, mais résolument pop il dévoile des mélodies imparables où les nombreux instruments s'allient dans une harmonie lumineuse. www.petervonpoehl.com
Sanseverino
Chanson swing manouche. Sansévérino a débuté sa carrière au sein de groupes comme Les voleurs de poules ou Les maris jaloux. La musique de Sansévérino s'inspire de sonorités tziganes et manouches. www.sonymusic.fr/sanseverino
+ Maceo Parker & Le WDR Orchestra Big Band - Marcin Wasilewski Trio
Maceo Parker
Saxophoniste de James Brown pendant 25 ans. Il navigue adroitement entre la Soul des JB's de 1960, le Freaky Funk des années 1970 de Clinton, avec des incursions dans le Jazz-Mellow et le Hip-Hop. www.maceoparker.com
The Bad Plus
Originaire d'un Middle West américain, le trio jazz The Bad Plus est aussi à l'aise dans un festival de rock que sur la scène cosy d'un club jazz.
+ Oregon Return to Forever
Nigel Kennedy Le viloloniste Nigel Kennedy s’est imposé aussi bien dans le domaine classique que dans le répertoire contemporain, flirtant même à l’occasion avec la pop music et ses musiciens auxquels il a emprunté le look et les manières peu orthodoxes. de 22 à 31 €
Jeudi 24 Juillet 2008
Hubert-Felix Thiefaine & Paul Personne - Michel Portal trio...
+ The San Francisco Jazz Collective - Alain Bashung - Federico Aubele
Alain Bashung
Chanson rock ténébreuse et fascinante. A 54 ans, Alain Bashung a décidé de rendre hommage à la musique nord-américaine qui l'a tant fait rêver. Celle de Cat Power et de Johnny Cash qui figurent en bonne place dans son panthéon personnel quelque part entre Buddy Holly, Vince Taylor ou Presley, qu¹il écoutait enfant. alainbashung.artistes.universalmusic.fr/
+ John Mayall & The Bluesbreakers - Yael Naïm - Melody Gardot - David Donatien
AaRON
Une pop mélodique et raffinée qui oscille entre les sombres déclamations d'une voix rauque et écorchée, des ritournelles harmonieuses et une rythmique entraînante. www.aaronwebsite.com | myspace.com/aaronrecordings
Yael Naim
Pop folk intimiste. Seule avec sa guitare et un clavier, Yael Naim interprète ses petites chansons intimistes tantôt dans la langue de Molière, tantôt dans celle de Shakespeare, ou encore en hébreux. yaelweb.com | Myspace
John Mayall
John Mayall, parrain du blues anglais, fondateur du groupe mythique les Bluesbreakers.
Craig Adams
Gospel,une figure emblématique des églises noires, l’un des plus talentueux percussionnistes et organistes de Louisiane
JOAN BAEZ
Elle interprète une musique moderne, populaire, influencée par l'Amerique profonde. Joan Baez est une des premières femmes ayant choisi de dire par la chanson ses luttes à travers le monde.
Bonobo
Electro, un groove indéniable orienté vers lla black music des 70's. Signé chez Ninja Tune Myspace
Pink Martini
Ambiance festive, des titres des années swing revisités, avec des musiciens qui viennent de divers horizons. Pink Martini est une formation explosive et énergique. Leur musique se compose de sonorités diverses des percussions, de cuivres, de cordes et de voix. Pink Martini puise sa force autant dans les racines de la musique classique, que dans le jazz ou la musique cubaine. fivepm.free.fr
Nice jazz Festival : Julien Lourau + Dee Dee Bridgewater + The Roots - 23 Juillet 2007 - Arènes de Cimiez - Nice Lundi 23 juillet. Ma dernière soirée sera celle du voyage à travers le monde et ces différents rythmes. Au programme : Julien Lourau, Dee Dee Bridgewater et les Roots.
Ma première destination sera Cuba aux rythmes chauds d’une Rumba façon Julien Lourau. Une belle rencontre née à Paris avec des .../...
Lundi 23 juillet. Ma dernière soirée sera celle du voyage à travers le monde et ces différents rythmes. Au programme : Julien Lourau, Dee Dee Bridgewater et les Roots.
Ma première destination sera Cuba aux rythmes chauds d’une Rumba façon Julien Lourau. Une belle rencontre née à Paris avec des musiciens cubains offre à cette nouvelle formation une énergie débordante de vibrations ! Une petite merveille !
Changement de destination et c’est au Mali que Dee Dee Bridgewater nous emmène. La diva du jazz accompagnée de Baba Sissoko et Tata Bambo, deux voix du Mali sur cette scène haute en couleur ! Le bonheur et la transe continuent…
Et le clou de la soirée attention il arrive! Les jardins sont remplis d’un public impatient, bouillant d’excitation attendant les Roots, groupe Hip Hop de Philadelphie. Ici Messieurs Dames pas d’électronique, nous avons là de véritables musiciens, guitare, basse et tuba, clavier et batterie. Âmes et oreilles sensibles s’il vous plaît circuler, parce que la claque que l’on prend est à la mesure de leur réputation ! Dès le début la couleur est annoncée 23 heures ce n’est pas l’heure d’aller se coucher mais de s’enflammer ! Le public les mains levées répondra à l’appel. Une heure et demie de concert et une pression crescendo jusqu’à un bouquet final explosif !
Ils resteront sur scène à saluer et à distribuer des t-shirts et des baguettes signés à un public fidèle et en folie qui ne voudra plus partir !
Un grand merci à toute l’équipe du Nice Jazz Festival pour cette programmation exceptionnelle et variée, qui sait chaque année nous faire découvrir et redécouvrir des artistes de grand talents.
Ma 3e et dernière soirée au Nice Jazz Festival 2007 a mis un certain temps a réellement démarré mais a finit par apporter quelques instants de magie…
Ca commence avec le cubain Raul Paz. Je ne suis pas réellement fan des musiques sud-américaines, donc ce n’est pas avec un très grand enthousiasme que je m’approche de la grande scène…
Finalement, son set sera plutôt sympa (Raul et ses musiciens sont plutôt souriants et décontractés) et même assez émouvant, car plusieurs chansons sont assez mélancoliques (malgré mon niveau d’espagnol perdu, c’est la magie de la musique qui opère) et Raul fait assez bien passer les sentiments…une bonne petite surprise.
Ensuite place au Jazz…b’en oui, on est au Nice Jazz Festival…Et autant l’avouer je ne suis pas non plus un puriste du Jazz.
On a d’abord droit au nouveau projet du saxophoniste Julien Lourau associé au collectif cubano-chilien Rumbabierta.
Evidemment, ça joue bien mais je trouve que ça manque un peu de vie, notamment Lourau qui n’est pas très communicatif…bon, il fait encore jour et la sympathique scène des arènes est un espace concert assis, d’ailleurs on se fait un peu gronder quand on a l’audace de se tenir debout sur les barrières de sécurité. « Allez merde, tout le monde debout ! »… « Euh, non excusez-moi messieurs dames, passez une agréable soirée ». Bon, je plaisante.
Ensuite encore du Jazz, décidément c’est quoi ce festival de jazz qui programme du jazz…quel toupet ! Cette fois-ci je trouve ça plus enthousiasmant, c’est toujours assis puisque à la scène des arènes et le groupe s’appelle Sakesho.
C’est un quatuor parisien. Piano + Basse + Batterie + Steel pan. Le bassiste est un rasta relativement bien connu des musiciens : Michel Alibo. Putaing, il bouge bien ses dreads mais surtout il assure un max ! Les steel pan ce sont ces percus typiques de musique tropicale. Je le redis : c’est pas ma musique favorite mais je passe plutôt un bon moment. Merci.
Vient l’heure de The Roots, que j’avais vraiment envie de revoir. Direction la grande scène. Hélas, un quart d’heure plus tard est programmé Toumani Diabaté, que j’avais vraiment envie de voir, à la scène des arènes. Va falloir faire un choix difficile…
Depuis le départ de Rhazel, The Roots nous avaient livré un moyennement convainquant the tipping point, mais son récent successeur Game theory est nettement plus enthousiasmant et marque un retour aux roots…euh, suis-je clair ?
Finalement, vu les difficultés rencontrées pour suivre un concert sur la grande scène : sol bosselé, arbres en plein milieu du champ de vision, public bien massé…
je n’ai suivis, avec regrets, qu’un quart d’heure du concert des Roots et j’ai vraiment préféré qu’il y a 4 ans aux eurockéennes. Les chansons du dernier album sont bien explosives sur scène et l’apport d’un tuba énergique est un point positif.
Bref, un quart d’heure bien vitaminé qui fait bien bouger le corps et péter les neurones mais je fais le choix d’aller découvrir Toumani Diabaté à la scène assise des arènes…
Pas un choix facile, mais finalement on a touché les étoiles avec ce concert du musicien malien…
D’abord les conditions sont meilleures ici, ça y est des gens sont debout devant mais on peut y voir quelque chose, le son est très bon et l’ambiance dans les premiers rangs est vraiment très très bonne.
Toumani Diabaté est un joueur de Kora, reconnu dans le milieu de la musique africaine et qui a même récemment eu droit à un bout de célébrité grâce à sa participation au dernier album de Bjork…
Toumani est entouré d’une bonne dizaine de musiciens, chanteur et danseuse (tous originaires d’Afrique de l’ouest mais de pays voisins…) qui nous ont offert un moment magique où tous les repères temporels et matériels se sont vus modifiés.
Toumani s’est adressé parfois au public notamment pour nous évoquer la culture Mandingue de tous ces pays d’Afrique de l’Ouest: Guinée, Côte d’Ivoire, Mali… qui autrefois (avant la colonisation) ne formaient qu’un…Du coup ces propos ont rajouté de l’émotion à ce concert qui n’en manquait déjà pas.
Dans le public quelques africain(e)s sont aussi là et mettent une bien jolie ambiance !
Un voyage assez inoubliable qui se termine en apothéose avec l’arrivée sur scène de Dee Dee Bridgewater (dont le dernier projet musical explore ses racines africaines…) et ses musiciens qui ont joué plus tôt sur la grande scène (bon, je suis pas allé les voir à cause d’un mauvais souvenir persistant d’un tube sirupeux que chantait Dee Dee dans les 80s, désolé).
Donc, une bien belle fin de soirée et j’ai juste le regret que The Roots ait été programmé au même moment.
Dimanche 22 juillet. Une soirée soul avec John Ellison, Salomon Burke, Booker T & the MGS, Isaac Hayes et Charles Walker. Ce soir, je suis là à l’heure et je trouve un John Ellison en forme, débordant d’énergie, prouvant que l’âge ne marque pas certains hommes habités par la soul et le Rythm’n blues. Il nous attire, nous fait bouger et nous chauffe pendant près d’une heure.
Après ça, j’ai un peu de temps avant que Salomon Burke arrive et j’en profite pour aller rassasier une petite faim par une portion de socca (spécialité niçoise) avec un petit rosé bien frais… Je reviens sur la scène des jardins où les fidèles du King of soul sont très nombreux. L’arrivée très attendue de sa majesté Salomon Burke est à la mesure de cet homme très imposant, il entame d’entrée son premier morceau ravi de l’amour d’un public qu’il ne décevra pas. Je dois partir non sans un petit regret au bout de quatre morceaux, car ce soir, je suis là pour Booker T.
Je me dirige donc vers la scène des arènes. Assis à 3 mètres du groupe tout l’esprit et le son de Stax se mêlent au ressenti de la maîtrise et de la sérénité de ces musiciens et compositeurs hors pair.
Après quelques morceaux d’anthologie entrelacés de solos d’un Steve Cropper envoûtant et d’un Booker T hypnotisant, je repars serein et satisfait ne regrettant plus le King.
La soirée se poursuit par un Isaac Hayes décevant mais moins que Sly heureusement !
7 claviers sur scène, pas de cuivres, une prestation un peu somnolente
et un « Joy » où la sensualité de la voix à laisser place à l’ennui.
Je décide de repartir aux arènes où je découvre un Charles Walker explosif. Comme John Ellison ce sexagénaire a su garder une fraîcheur et un dynamisme véritable, me voilà replongé pour la troisième fois dans le passé et quelle joie !