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Les Nuits Sonoresdu 16 au 20 mai - Lyon La 10ème édition du festival Nuits sonores se déroulera à Lyon du 1er 16 au 20 mai 2012. Comme chaque année, le festival investira une cinquantaine de lieux dans la ville : salles de concert, clubs, bars, galeries, cinémas, musées ou lieux emblématiques du patrimoine architectural de Lyon.
Dernière actu : (26/01/2012) Les légendaires groupes New Order et Mudhoney (+ plein d'autres artistes : Ricardo Villalobos, Matias Aguayo, Sascha Funke, M. Dettmann, Ben Klock... ) seront aux Nuits Sonores à Lyon en mai 2012 : |
Les Nuits Sonores : vos critiques de concert |
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Présentation complète : Nuits sonores est un festival entièrement consacré aux musiques et aux cultures électroniques, numériques et indépendantes.
Il se déroule dans une quarantaine de lieux de la métropole : salles de concerts, friches industrielles, musées, galeries, cinémas, places et rues, bars et clubs... Le festival multiplie les scènes, investit la ville, l'anime et s'offre ainsi à tous les Lyonnais et visiteurs. La volonté de Nuits sonores est d'être le décodeur des cultures innovantes, passées, présentes et futures.
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Nuits Sonores 2012 Day 2 : Marcel Dettmann - Ben Klock...
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Hotel Dieu - Lyon (69)
(14h)
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Ben Klock Ben Klock propose un spectre très large de musique electronique : House minimale tendance "old-school" rappelant le son de Chicago, electro suave plus actuelle et techno froide, sombre...
27 euros 
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Nuits Sonores 2012 Day 3 : Siriusmo - Modeselektor Dj Team...
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Hotel Dieu - Lyon (69)
(14h)
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Modeselektor Hétéroclite, contemporain et urbain ils s’inscrivent dans le courant techno-punk berlinois à base de rythmiques en syncope, nappes deep techno, influences hip hop, orientales…
27 euros 
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New Order
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La Sucrière - Lyon 2ème (69)
(21h)
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New Order Descendant direct du groupe Joy Division après la mort de Ian Curtis, le groupe anglais New Order a révolutionné la musique avec son électro pop ultra accrocheuse... En concert en 2012 !
41 euros 
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4 avis et critiques de concert
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Lydia Lunch Band + Teenage Jesus And The Jerks (Nuits Sonores 2009) - 23 mai 2009 - Marché Gare, Lyon (critique écrite le 03/06/2009 par Pierre Andrieu)
Etonnante séance de torture auditive avec les sets de punk bruitiste et revendicatif de Teenage Jesus and The Jerks puis de Lydia Lunch Band au Marché Gare de Lyon, à l'occasion des Nuits Sonores 2009… Après avoir subi le triste spectacle des très vieillissants New Christs, place est faite .../...
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Etonnante séance de torture auditive avec les sets de punk bruitiste et revendicatif de Teenage Jesus and The Jerks puis de Lydia Lunch Band au Marché Gare de Lyon, à l'occasion des Nuits Sonores 2009… Après avoir subi le triste spectacle des très vieillissants New Christs, place est faite pour le set à double détente d’une autre "vétérante", la très underground Lydia Lunch, avec des morceaux de son groupe Teenage Jesus and The Jerks (circa 1977) puis de Lydia Lunch Band.

Accompagnée dans les deux cas par les excellents Gallon Drunk (Terry Edwards, Ian White et James Johnston), Lydia Lunch interprète ses morceaux avec virulence, morgue et second degré. Avec son physique de mère maquerelle ayant trop longtemps abusé de la défonce, Lydia Lunch est là pour relever les compteurs du punk new yorkais, et elle a bien raison : il est tout à fait normal que la mythique furie de la No Wave récolte un peu de monnaie après tant d’année en tant qu’activiste musical et anti macho. Pendant une vingtaine de minutes, elle surfe sur le bruit viscéral du groupe avec sa voix cabossée, ses paroles ultra perturbantes et sa guitare aussi minimaliste qu'ultra répétitive. C’est à la fois impressionnant et un peu fatiguant à la longue, il faut bien le dire.

Puis, juste après, quand le Lydia Lunch Band se lance dans une belle série de morceaux déstructurés, extrémistes et vrillants, on pénètre enfin dans un univers véritablement infernal. La guitare (désormais laissée aux bons soins d’un membre de Gallon Drunk) vomit des torrents de larsens, pendant que les rythmiques produisent un punk concassé et que Miss Lunch hurle sa rage contre le monde des hommes… En se vautrant dans la fange sonique et en assénant avec conviction quelques phrases bien senties, Lydia Lunch soulève littéralement le cœur de l’auditeur, marqué au fer rouge par la puissance maléfique des musiques et les mantras punk invitant à une révolution dans les rapports humains. Lydia Lunch mérite tout à fait son statut d’artiste culte (pionnière du punk, marquée au fer rouge par le Velvet Underground - elle reprend d’ailleurs une vieille chanson de Lou Reed en rappelant que désormais "il fait de la merde"… -, ayant fructueusement collaboré avec Sonic Youth… ) : ses shows borderline et à la limite de la performance ont vraiment de quoi retourner n’importe quel spectateur, et pour longtemps !
A lire également sur les Nuits Sonores 2009, la critique du concert de Boss Hog, chronique du concert d'Holly Golightly and The Brokeoffs et le compte rendu du show de Chrome Cranks...
Sites Internet : www.nuits-sonores.com, www.myspace.com/lydialunch, www.lydia-lunch.org.
Photo du concert : Flore-Anne Roth
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Chrome Cranks (Nuits Sonores 2009) - 22 mai 2009 - Marché Gare, Lyon (critique écrite le 26/05/2009 par Pierre Andrieu)
On pensait que la messe rock était dite après le set magique de Boss Hog aux Nuits Sonores le 22 mai 2009, et bien non, pas le moins du monde : quelques instants plus tard, les sauvages revenants de Chrome Cranks ont réussi à raviver une seconde fois notre foi en le rock ‘n roll lors d’un .../...
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On pensait que la messe rock était dite après le set magique de Boss Hog aux Nuits Sonores le 22 mai 2009, et bien non, pas le moins du monde : quelques instants plus tard, les sauvages revenants de Chrome Cranks ont réussi à raviver une seconde fois notre foi en le rock ‘n roll lors d’un concert proprement ahurissant de virulence…

Pour mettre le feu aux poudres, ce gang de desperados soniques convoque les influences viscérales de Jon Spencer Blues Explosion, des Cramps, des Stooges et des Doors dans son punk ‘n blues virant parfois en garage psyché… Et la jubilatoire explosion se produit rapidement après le début des hostilités : le terrifiant chanteur hurle comme un dingue, massacre sa guitare avec une saine application et incite ses camarades de jeu dangereux à le suivre gaiement dans l’antre de l’enfer du rock ‘n roll (oui, carrément !). Un guitariste violemment électrique se fait fort de faire resurgir des ténèbres Ron Asheton des Stooges avec moult riffs acides et décérébrants, le batteur et le bassiste se chargeant quant à eux de booster l’affaire avec des rythmiques aussi bringuebalantes qu'imparables… Le terme de "musique du diable" est parfaitement adéquate pour décrire le maelström sonore ourdi par ce combo surpuissant (quel volume sonore !), surarmé (les amplis sont poussés à 12), survolté (un petit remontant avant de monter sur scène ?) et surentraîné (au combat rock)… Sachant admirablement provoquer des envies de pogo avec des titres de punk ‘n blues secs et menés tambour battant, Chrome Cranks s'y entend également pour ralentir la cadence afin de se lancer dans un psychédélisme forcené. Juste après les violentes décharges rock ‘n roll à la Blues Explosion/Cramps/Stooges, le furieux groupe de damnés de la Terre se fait fort d’interpréter de lancinantes odes droguées à l’ouverture des portes de le perception… Le chant se fait Jim Morrissonnesques, les rythmes deviennent aussi lourds que lents et les incantations psychotico sexuelles menées conjointement par les guitares, le chant et les rythmes arrivent à leurs fins ; au bout de plusieurs minutes de travail au corps, le morceau explose en orgasme rock ‘n roll. Ah, ahh, Ahhh, Ahhhh, Ahhhhh, Ahhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!
Comme après le passage d’Attila le Hun ou d’Iggy and The Stooges circa 1969, l’herbe ne repousse plus après la charge de Chrome Cranks : tout est brûlé, saccagé et défoncé… Le spectateur – halluciné par tant de violence – repart chancelant (mais heureux), avec la troublante impression qu’un troupeau de bisons venus des ages farouches lui est passé dessus pendant une heure ; ça fait parfois très mal mais finalement c’est super bon de se vautrer dans cette fange de larsens bestiaux !
A lire également sur les Nuits Sonores 2009, la critique du concert de Boss Hog, chronique du concert d'Holly Golightly and The Brokeoffs et le compte rendu du show de Lydia Lunch Band + Teenage Jesus And The Jerks...
Sites Internet : www.nuits-sonores.com, www.myspace.com/chromecranks.
Photo live : Flore-Anne Roth
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Holly Golightly and The Brokeoffs (Nuits Sonores 2009) - 22 mai 2009 - Marché Gare, Lyon (critique écrite le 25/05/2009 par Pierre Andrieu)
Juste avant le concert magistral de Boss Hog aux Nuits Sonores 2009, le duo anglais Holly Golightly and The Brokeoffs se produisait sur la même scène réservée au rock au Marché Gare de Lyon… Ambiance country & western mâtiné de folk, blues et de punk ! Retour sur un réjouissant moment… .../...
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Juste avant le concert magistral de Boss Hog aux Nuits Sonores 2009, le duo anglais Holly Golightly and The Brokeoffs se produisait sur la même scène réservée au rock au Marché Gare de Lyon… Ambiance country & western mâtiné de folk, blues et de punk ! Retour sur un réjouissant moment…
Malgré un public encore timide et un groupe se demandant un peu ce qu’il fait là à l’affiche au milieu de très nombreux DJs, le concert démarre sur les chapeaux de roues avec une belle enfilade de country rock songs chantées avec une voix authentiquement vintage et jouées à l’ancienne par une chanteuse/guitariste et un guitariste/batteur. Dès l’instant où ils démarrent leur premier morceau, on sent que ces deux-là - Holly Golightly et Lawyer Dave – respirent la passion pour la musique qu’ils interprètent ; c’est en effet avec une ferveur et un enthousiasme juvéniles qu’ils délivrent un set alternant entre les morceaux enlevés, calmes ou langoureux. Influencés par le Bourbon, les Ribs (côtes de porc au barbecue), Howlin Wolf et Lead Belly – c’est eux qui le disent sur leur myspace ! -, Holly Golightly and The Brokeoffs ont le petit truc en plus que n’ont pas les poseurs ou les perdreaux nés dans l’année… Leur musique sonne super vraie et donne envie de se lancer dans des séances de danses country, de crier des "Yeepah !!!!" à la cantonade et de prendre un aller simple pour le Bayou. Les riffs de guitares ultra basiques, le solos en slide, la batterie martelée au pied et les voix de country blues singers se mêlent admirablement ensemble, transportant en un temps record l’auditeur dans le Sud des Etats-Unis dans les années 30…

Le voyage country folk blues est effectué à vitesse grand V dans un esprit garage hérité des nombreuses et fructueuses collaborations d’Holly Golightly avec Thee Headcoatees, Billy Childish, The White Stripes, The Greenhornes, Mudhoney et Rocket from the Crypt… Ce qui donne un concert high energy, classieux et joliment référencé, qui se termine par un rappel demandé chaleureusement par le public et accordé simplement par le groupe : un blues poisseux et humide à rendre raide dingue amoureux de la Terre entière et… d'Holly Golightly and The Brokeoffs ! Définitivement un groupe à voir sur scène et à découvrir sur disque…
A lire également sur les Nuits Sonores 2009, la critique du concert de Boss Hog, le compte rendu du show de Chrome Cranks et la chronique du show de Lydia Lunch Band + Teenage Jesus And The Jerks...
Sites Internet : www.nuits-sonores.com, www.myspace.com/hollygolightlyandthebrokeoffs, www.DAMAGEDGOODS.co.uk.
Photo live : Flore-Anne Roth
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