16 avis et critiques de concert
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The Flaming Lips + The National + Archie Bronson Outfit + Josh T. Pearson + Serena Maneesh + Thus:Owls (La Route du Rock 2010) - 15 août 2010 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo (critique écrite le 30/08/2010 par Pierre Andrieu)
Après deux belles soirées de concerts (vendredi 13 août avec Dum Dum Girls, Owen Pallett, Yann Tiersen, The Black Angels et French Cowboy en surprise puis samedi 14 août avec Hope Sandoval, Martina Topley Bird, The Hundred In The Hands, Foals et Massive Attack), la vingtième édition estivale .../...
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Après deux belles soirées de concerts (vendredi 13 août avec Dum Dum Girls, Owen Pallett, Yann Tiersen, The Black Angels et French Cowboy en surprise puis samedi 14 août avec Hope Sandoval, Martina Topley Bird, The Hundred In The Hands, Foals et Massive Attack), la vingtième édition estivale de la Route du Rock à Saint-Malo s'est terminée en apothéose le dimanche 15 août avec les prestations de Thus:Owls, Archie Bronson Outfit, Serena Maneesh, The National, Josh T. Pearson et The Flaming Lips. Récit d'une salve de shows particulièrement marquants avec en feu d'artifice final, le set époustouflant et pharaonique des toujours miraculeux Flaming Lips.
Thus:Owls
Du premier invité de la soirée, Thus:Owls, qui remplace Ganglians au pied levé, l'on ne verra que le long dernier morceau... Une sorte de voyage folk 'n baroque avec voix lyriques, arrangements façon chorale psyché, ambiance follement débridée et vision panoramique sur un univers aussi foisonnant que protéiforme et sur le fil du rasoir émotionnel. Un seul morceau c'est peu, mais il est tellement bon, qu'il suffit à rendre heureux et à attiser la curiosité au sujet de ces extra terrestres dotés de petits pouvoirs spéciaux utilisés à très bon escient.

Archie Bronson Outfit
Après cette très jolie entrée en matière, un petit tour du site (où subsistent quelques stigmates humides des torrents de boue provoqués par la grosse pluie de la veille), place au show titanesque et ultra rock 'n roll d'Archie Bronson Outfit, une troupe de musiciens - habillés comme des gourous prêchant l'apocalypse du son fade ! - sachant pousser le rock dans les affres du psychédélisme et de l'expérimentation. En fait, Archie Bronson Outfit sur scène c'est comme sur disque (où le groupe excelle dans la décharge viscéralement sexuelle avec riffs acérés, chant chamanique et rythmiques dingues) mais en plus hargneux, si c'est possible ! Le public, ravi, est en présence d'une genre de rock tétanisant servis très frais, par des musiciens peu communicatifs mais semblant définitivement partis en transe. Archie Bronson Outfit en direct live, on peut dire que c'est du grand art sonique et que ça mérite absolument le coup d'œil, plutôt deux fois qu'une ! Qui veut prendre une bonne claque en concert, qui ?
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Serena Maneesh
La suite s'avère être un ton en dessous mais pas ratée pour autant... Les néo shoegazers de Serena Maneesh proposent un rock psyché délétère avec des série de poses un peu trop appuyées lors de l'interprétation de leurs morceaux remarquablement déglingués et bruitistes. Si le leader du groupe en fait trop dans le style faussement déjanté voulant s'attirer les faveurs du public et si la sculpturale bassiste est une blonde machine à fantasmes posant à tire larigot, le musique des Danois de Serena Maneesh reste impressionnante en live.

On aurait préféré une prestation sans bla bla et en ombres chinoises comme aux Transmusicales de Rennes il y a quelques années mais malgré cela le court set de cet extrémiste combo permet de se plonger à nouveau avec délectation dans les tempêtes de bruit déclenchées par les cultissimes My Bloody Valentine. Comme pour le concert de ces derniers l'année dernière, le public malouin semble diversement apprécier ces tentatives de pop song saccagées avec une touche arty outrancièrement bruyante. Mais il y a de très belles promesses chez cette bande de turbulents petits jeunes !
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The National
La troisième prestation des New Yorkais de The National au Fort de Saint-Père restera dans les annales de La Route du Rock... Ce soir, dans l'enceinte du festival l'on sent un groupe au sommet de son art, désormais habitué à jouer son dernier album - le long en bouche et excellent High Violet -, plus libéré que lors de sa pourtant déjà mémorable première partie de Pavement au Zénith de Paris début mai 2010, et animé par un prégnant désir de donner le meilleur de lui-même pour une structure et un public qui l'ont toujours soutenu.
Matt Berninger, très énervé par ces réjouissantes retrouvailles, se lance dans des joutes vocales oscillant entre caresses graves et cris sauvages faisant presque décrocher le son du micro... Tout cela est d'autant plus divin que le public, complétement à fond, a l'immense chance d'être en contact rapproché avec le son d'un groupe en état de grâce : les rythmiques basse/batterie des frères Devendorf, les enchevêtrements de guitares des frangins Dessner, les chœurs, le violon ou les synthés de Padma Newsome et la section de cuivres toujours à propos se chargent de créer la bande son idéale à la jouissance pop folk post rock. Issus du dernier opus en date ou piochés avec goût dans la discographie sans tache de The National, les morceaux s'enchainent comme dans un rêve éveillé, faisant régulièrement monter les larmes aux yeux et entrainant souvent la formation de chair de poule dans le dos.

Affichant une générosité scénique sans faille lors de son live, The National prouve également vers la fin de son concert qu'il est généreux dans ses rapports humains en citant et en remerciant Sébastien, un compagnon de route ayant tourné avec le groupe dans l'Europe Entière en tant que conducteur de mini bus et homme à tout faire pendant des années ; l'homme a le droit de monter sur scène avec ses amis et de finir le concert aux premières loges. La générosité s'ajoutant à l'intensité et à la puissance émotionnelle, à la rage sonique, au sens mélodique et à l'inspiration pour les arrangements, The National bénéficie donc de la panoplie complète du groupe génial à voir sans faute sur les planches.
Josh T. Pearson
Alors que l'énorme machinerie des Flaming Lips commence à être mise en place par les roadies et le très expansif leader du groupe en personne, on entend une douce mélopée s'échapper de l'autre côté du site... Le temps de se déplacer de quelques mètres et l'on aperçoit un soie de Jésus (quelle barbe fournie mes aïeux !) armé d'une guitare et d'un micro, en train de proposer un aller simple vers la Terre Promise folk rock... C'est Josh T. Pearson, qui fait une apparition christique à l'opposé de la scène en haut des remparts du fort de Saint Père. Son court set, malheureusement perturbé par les balances des Flaming Lips, permet de constater avec allégresse que l'ex leader de Lift To Experience est encore animé par un feu sacré peu commun. Sa voix hyper émouvante et gorgée d'écho, ses arpèges de guitare vintage et ses morceaux sont d'une prodigieuse classe. A suivre !

The Flaming Lips, définitivement le meilleur groupe du monde pour voyager en première classe au milieu des nuages !
Comme prévu, le final de la Route du Rock, vingtième du nom, le concert des doux dingues de The Flaming Lips se révèle mémorable, le groupe américain réussissant l'exploit de sortir la grosse artillerie pyrotechnique (écran géant en Led, mise en scène hyper travaillée, énormes canons à fumée et à confettis, généreux lâchers de ballons, figurants dansant de chaque coté de la scène, animaux géants faisant des apparitions, lasers sortant des mains géantes de Wayne Coyne, projection sur l'écran du visage de ce dernier etc etc... ) tout en offrant un set de pop 'n folk rock psyché de très haute tenue et presque intimiste... On savait le combo d'Oklahoma City franchement barré – sa prestation au Printemps de Bourges 2006 nous avait laissés sur le cul, la tête dans les étoiles -, mais à la Route du Rock il nous a encore une fois bluffés.

Dès l'intro avec les musiciens sortant un à un de l'étincelant vagin projeté sur l'écran géant, le ton est donné : ce show sera démentiel ou ne sera pas. Le morceau joué s'intitule In Excelsior Vaginalistic et il permet de rentrer de plain pied dans l'univers tourné vers la voute céleste et la vulve magique des Flaming Lips... Juste après, Wayne Coyne se retrouve dans une grosse bulle transparente et se jette à l'intérieur de celle ci dans le public, qui le porte avec joie. La musique hyper planante et cette vue d'une sorte de Jésus slammant sur la foule pour porter la bonne parole fait boum dans le cerveau : l'on se demande si l'on ne vit pas une sorte hallucination collective provoquée par un excès de drogues lysergiques. Mais non, après s'être pincé et avoir manqué de s'étouffer plusieurs fois à force de hurler de joie et de rire de manière incontrôlée, il faut se rendre à l'évidence : on est au paradis de la pop psyché grâce à un groupe doué pour dégager des Good Vibrations et rendre une foule extatique... Les confettis volent dans le vent malouin, les fumigènes donnent l'impression d'assister au décollage d'une fusée vers la Lune et au milieu de ce grand Barnum, Mr Coyne chante comme un illuminé dans son mégaphone, juché sur un ours (!), avec sa voix déraillant admirablement...
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Quel pied ! C'est vraiment le bonheur de passer la totalité d'un concert sur un tapis volant en compagnie d'artistes sachant écrire des chansons du niveau de The Fear, Worm Moutain, She Don't Use Jelly, The Sparrow Looks Up at the Machine, I Can Be a Frog, Yoshimi Battles the Pink Robots, Pt. 1, See the Leaves, Taps, The W.A.N.D. ou Do You Realize?? Déjà hyper trippants sur disque, ces morceaux prennent une autre dimension en live avec le génial son du concert et la mise en scène hallucino dinguo... Et le miracle se produit : impressionnant et saisissant dans les déluges sonores avec ses amis cosmonautes, Wayne Coyne prouve que ses chansons sont aussi bonnes quand il se produit quasiment seul avec sa guitare sans aucun effet ou fracas distordu... Sur les complétement folles I can be a frog ou Yoshimi, on a la troublante impression que le leader de cette troupe d'entertainers classieux chante juste pour nous... même si sa voix est presque fausse. Et en plus il prend le temps de remercier le ciel, clément aujourd'hui, et de faire un petit speech contre la guerre en Irak, en demandant au public de faire le V de la paix avec ses doigts. Mr Coyne est touchant, il est conscient que les "grands" de ce monde ont peu de chance de changer leur comportements suite à une chanson pour la paix, mais la poignante mélodie joué à la trompette et la chanson Taps donnent envie d'y croire, encore un peu...
Après ce joli moment de communion - c'est réconfortant tous ces bons sentiments et cette absence de cynisme ! -, le set des Flaming Lips prend fin de la plus belle des manières : avec l'interprétation du tube Do You Realize ? avec chaque refrain appuyé par force fumigènes et confettis. Juste après, on repart avec des étoiles dans les yeux, une belle provision de mélodies addictives en poche et une énorme envie de propager la bonne parole pro Flaming Lips, définitivement le meilleur groupe du monde pour voyager en première classe au milieu des nuages ! Un peu d'amour et de finesse dans un monde de haine mené à sa perte par des brutes épaisses... Tout cela donne très envie de revoir ce précieux groupe en chair et en os sans oublier de continuer à venir chaque été à La Route Du Rock !

A lire également, le compte rendu du vendredi 13 août à La Route du Rock 2010 avec The Black Angels, Yann Tiersen & Dust Lane Inc., Dum Dum Girls, Owen Pallett, Lonesome French Cowboy, celui su samedi 14 août avec Massive Attack, Foals, Martina Topley Bird, The Hundred In The Hands et la chronique du concert de Hope Sandoval le même jour...
Liens : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, www.facebook.com/routedurock, www.flaminglips.com, www.myspace.com/flaminglips, www.facebook.com/routedurock, www.americanmary.com, www.myspace.com/thenational, www.archiebronsonoutfit.com, www.myspace.com/archiebronsonoutfit, www.myspace.com/serenamaneesh, www.myspace.com/thusowls, www.myspace.com/joshtpearson.
Photos live par Flore-Anne Roth, www.floreanneroth.com
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Massive Attack + Foals + Martina Topley Bird + The Hundred In The Hands (La Route du Rock 2010) - 14 août 2010 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo (critique écrite le 10/09/2010 par Pierre Andrieu)
Samedi 14 août 2010, deuxième jour de la Route du Rock 2010 : après avoir apprécié au plus haut point la prestation de la divine Hope Sandoval au Palais du Grand Large à Saint-Malo (en fin d'après midi), direction le Fort de Saint-Père, malheureusement noyé sous des trombes d'eau. Malgré le .../...
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Samedi 14 août 2010, deuxième jour de la Route du Rock 2010 : après avoir apprécié au plus haut point la prestation de la divine Hope Sandoval au Palais du Grand Large à Saint-Malo (en fin d'après midi), direction le Fort de Saint-Père, malheureusement noyé sous des trombes d'eau. Malgré le ciré jaune, notre moral d'acier et notre grosse tendresse pour la Bretagne, il faut avouer que patauger dans la boue en basket pendant toute une soirée dans le froid et l'humidité, ce n'est pas exactement la joie ! Un peu de sable ou de cailloux n'aurait pas fait de mal pour rendre le site praticable... Mais il faut faire avec, nous avons une mission de la plus haute importance : assister à une série de concerts très prometteurs, ceux de Martina Topley Bird, The Hundred In The Hands, Foals et Massive Attack (Two Door Cinema Club, on n'aime pas sur disque et on jugera sur pièces à Rock en Seine ! Quant à We Have Band, c'est un excellent groupe déjà vu aux Transmusicales de Rennes et qui joue beaucoup trop tard – 2h40 –, surtout par ce temps !). Récit humide :

Martina Topley Bird
19h15, la foule commence à arriver au Fort de Saint-Père mais ce n'est pas encore le raz de marée (ce sera le cas pour Massive Attack, que le public attend principalement), Martina Topley Bird, également chanteuse du groupe originaire de Bristol, propose un set avec son répertoire solo en compagnie d'un batteur guitariste masqué. Comme prévu, c'est sobre, classe et riche de belles promesses : mademoiselle Topley Bird a en effet le mérite de se présenter simplement, de faire des efforts pour parler en français, d'avoir une voix vraiment très suave et de savoir écrire des morceaux qui accrochent joliment l'oreille, tout en sachant les présenter avec trois bouts de ficelle (synthés, batterie, guitare... ). Un moment très agréable donc, la palme revenant à Phoenix, son tube, et à sa version dépouillée de Karmacoma de Massive Attack.

The Hundred In The Hands
Place ensuite à de l'électro pop faite sur mesure pour les hypsters new yorkais : le duo américain The Hundred In The Hands... Avec peu de moyens (guitare, voix, machines), Jason Friedman et Eleanore Everdell arrivent à créer un univers saisissant : voix languide, halètements évocateurs, beats minimalistes, guitare noyée d'effet reverbe et écho... Le mur du son laisse passer des émotions torturées et mélancoliques, tant est si bien qu'on se laisse porter par la vague sonore déclenchée par The Hundred In The Hands. En pensant à The Cure, The Jesus And Mary Chain, The XX, New Order, Blondie et Lcd Soundsystem pour ce qui concerne la musique, et visuellement à The Kills, la très troublante chanteuse ressemblant à un sosie de la vocaliste du duo VV/Hotel. A découvrir !

Foals
Juste après, les très concentrés et fermés Foals se chargent de botter sévèrement les fesses de l'assistance avec un concert à la fois sec, précis, rock 'n roll, dansant et roboratif. Oui, tout ça à la fois ! Le groupe anglais fait son boulot (il paraît qu'il n'aime pas jouer dans les festivals, qui ne servent soi disant qu'à perdre sa virginité... ) mais il le fait avec maestria : pas un instant de répit pour l'auditeur, pris à la gorge par une sorte de post punk mélangé à du math rock, à de l'électro pop et à du punk funk. Les morceaux du groupe anglais sont inchantables sous la douche, certes, mais ils procurent un très excitant effet psyché en concert ! Boosté par des rythmiques proprement démentielles, le très beau gosse chanteur guitariste (parfois percussionniste hystérique quand l'envie lui prend !) semble pris de mini crises d'épilepsies pendant la totalité du concert : intenable, le monsieur... Évoquant le passage à vitesse grand V d'une étincelante comète dans notre petit système solaire personnel, Foals envoie un concert supersonique et sans temps mort, laissant le festivalier complétement vidé. Ouch !!

Massive Attack
La tête d'affiche du festival, Massive Attack, arrive ensuite pour mettre tout le monde d'accord (ou presque !) avec un show à la fois énorme et sobre : comme toujours, les visuels sont très travaillés, faisant passer au second plan les chanteurs, totalement au service des morceaux et peu mis en avant. Pour la tournée Heligoland, le public est soumis à un bombardement ininterrompu de messages politiques anti Sarkozy, anti guerre et anti lobby du pétrole, ce qui est certes un peu convenu mais qui ne mange pas de pain par les désespérants temps qui courent.

L'installation high tech fait un effet énorme sur la rétine du spectateur, renforçant encore la puissance des morceaux, plus que jamais imparables, Massive Attack ayant écrit des morceaux mythiques, sans omettre d'avoir sorti un récent album digne de louanges. Mais, qu'elles soient anciennes ou récentes, les compositions des inventeurs du son trip hop sont présentées dans un parfait écrin sonore et avec moult interventions vocales variées (graves, mystérieuses ou sensuelles, ou les trois à la fois !), ce qui ne gâche rien... En plus des membres " officiels " du collectif de Bristol, Robert Del Naja (aka 3D) et Grant Marshall (alias Daddy G), Horace Andy et Martina Topley Bird se succèdent sans répit au micro, rendant réellement grâce au répertoire.

De United Snakes à Atlas Air, en passant par Babel, Risingson, Girl I Love You, Future Proof , Invade Me, Mezzanine, Angel, Teardrop, Inertia Creeps, Splitting The Atom et Safe From Harm, les titres - souvent réarrangés de manière plus électronique par rapport aux tournées précédentes - forment un tout complétement envoutant. La preuve : on a presque oublié le froid et l'humidité pendant le set... et ce sans fumer de gros oinjs comme une grande partie du public de Massive Attack. Bel exploit !
Rendez vous demain, dimanche 15 août, pour une fin de festival en forme d'apothéose (et sans eau... ) avec The Flaming Lips, The National, Archie Bronson Outfit, Josh T. Pearson, Serena Maneesh, Thus:Owls !
A lire également, le compte rendu du vendredi 13 août à La Route du Rock 2010 avec The Black Angels, Yann Tiersen & Dust Lane Inc., Dum Dum Girls, Owen Pallett, Lonesome French Cowboy
Liens : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, www.facebook.com/routedurock, www.myspace.com/martinatopleybird, www.myspace.com/thehundredinthehands, www.myspace.com/foals, www.myspace.com/massiveattack, http://massiveattack.com.
Photos live par Flore-Anne Roth, www.floreanneroth.com
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Hope Sandoval And The Warm Inventions (La Route du Rock 2010) - 14 août 2010 - Palais du Grand Large, Saint-Malo (critique écrite le 07/09/2010 par Pierre Andrieu)
Hope Sandoval And The Warm Inventions
Hope Sandoval, l'ex chanteuse des divins Mazzy Star, à la Route du Rock dans le cadre du très intimiste Palais du Grand Large de Saint-Malo, que demander de plus pour se laisser aller à un délicieux rêve éveillé ? Public de qualité, réceptif et .../...
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Hope Sandoval And The Warm Inventions
Hope Sandoval, l'ex chanteuse des divins Mazzy Star, à la Route du Rock dans le cadre du très intimiste Palais du Grand Large de Saint-Malo, que demander de plus pour se laisser aller à un délicieux rêve éveillé ? Public de qualité, réceptif et attentif, salle particulièrement adaptée, répertoire simplement parfait : aucun nuage ne vient obscurcir notre bonheur d'être enfin en présence de cette voix fantomatique et de ses compositions superbement nébuleuses. Même si son ex complice, le génial David Roback, n'est plus là pour délivrer ses si caractéristiques sons de guitares atmosphériques, le nouveau groupe de Hope Sandoval, The Warm Inventions (avec Colm O'Ciosoig de My Bloody Valentine), s'y entend parfaitement pour tisser patiemment une mystérieuse toile musicale, laissant s'épanouir pleinement les cordes vocales de la timide, discrète et minuscule (par la taille, pas par le talent !) chanteuse.

L'aura quasi mystique qui se dégage de ce petit bout de femme donne un caractère magnétique à sa prestation : l'auditeur se laisse séduire en un clin d'œil par ce chant émanant d'une sirène bien intentionnée, même si un peu vénéneuse (quelle incroyable sensualité se glisse dans ce filet de voix !)... Seulement éclairés par des projections magiques (réalisées en direct sur un matériel hyper vintage par un petit génie situé juste à côté de nous), le groupe et la fée qui officie au micro apparaissent d'une beauté presque irréelle. Le choc est à la fois visuel et sonore, ce qui permet de prolonger le bonheur pendant la totalité du set, oscillant avec maestria entre ballades aussi sobres que richement arrangées et embardées psychédéliques légèrement plus musclées et torturées. En se limitant à quelques petits mots (pour dire simplement " merci ") et en se cachant derrière la mise en scène, Hope Sandoval maintient un niveau très élevé d'excitation pour sa musique.
Après un ultime titre en rappel, quand cette apparition miraculeuse prend fin et que les lumières se rallument, l'on se sent vraiment tout chose. Comme après avoir vu une pluie d'étoiles filantes ou avoir été ému aux larmes par une communion prolongée avec la nature à l'état brut. Hope Sandoval and The Warm Inventions doit être vu sur scène, sous peine de passer à côté d'instants mémorables, risquant bien d'accompagner le bienheureux spectateur pour très longtemps.
A lire également, le compte rendu du dimanche 15 août à La Route du Rock 2010 avec The Flaming Lips, The National, Archie Bronson Outfit, Josh T. Pearson, Serena Maneesh, Thus:Owls et celui du vendredi 13 août avec The Black Angels, Yann Tiersen & Dust Lane Inc., Dum Dum Girls, Owen Pallett, Lonesome French Cowboy
Liens : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, www.facebook.com/routedurock, www.hopesandoval.com, www.myspace.com/hopesandoval.
Photos live par Flore-Anne Roth, www.floreanneroth.com
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