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Les Transmusicales de Rennes30 nov / 4 dec 2011 - Rennes Début décembre, les Transmusicales de Rennes sont un incontournable des festivals français grâce à la richesse incroyable de leur programmation, à un éclectisme inspiré et à l'expérience conférée par plus 30 années de découvertes marquantes... Un must ! A consulter sur ConcertandCo, les chroniques et les photos de l'édition 2011 des Trans, ainsi que les comptes rendus du festival depuis 2004...
Les Transmusicales de Rennes : vos critiques de concert |
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La dernière édition |
|  |  | Me 30 novembre 2011 (20h30) Rencontres Trans Musicales 2011 : Carte Blanche à Kutu Folk Records : St Augustine + The Delano Orchestra + Zak Laughed + Kutu Folk Records The Band | L'Aire Libre - St Jacques de la Lande (35) |  | Je 01 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Group Rhoda, Bumpkin Island | Salle de la Cité - Rennes (35) |  | Je 01 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Spadassins, Rhum For Pauline, Monkey&Bear, Dissonant Nation | Ubu club - Rennes (35) |  | Je 01 décembre 2011 (20h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Magnifico, Lewis Floyd Henry, Vinnie Who, Saidah Baba Talibah, Christine | Le Liberté - Rennes (35) |  | Je 01 décembre 2011 (20h30) Rencontres Trans Musicales 2011 : Carte Blanche à Kutu Folk Records : Dempster Highway + St Augustine + Hospital Ships + Kutu Folk Records The Band | L'Aire Libre - St Jacques de la Lande (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Haight Ashburry, Sallie Ford & The Sound Outside, Maylee Todd | Salle de la Cité - Rennes (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Juvéniles, Splash Wave, Wonderboy, Shiko-Shiko | Ubu club - Rennes (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (20h) Trans Musicales 2011 : Factory Floor,Hollie Cook,Totally Enormous Extinct Dinosaurs,alexander Tucker,stuck In The Sound,colin Stetson Robin Foster,kakkmaddafakka,fuel Fandango,sbtrkt,sampha,luz,orchestra Of Spheres,wikimix,za,alex Dellage,offshore | Parc expo - Musikhall - Rennes (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (20h) Hanni El Khatib | Les Champs Libres - Rennes (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (20h30) Rencontres Trans Musicales 2011 : Carte Blanche à Kutu Folk Records : Garciaphone + Evening Hymns + Kutu Folk Records The Band | L'Aire Libre - St Jacques de la Lande (35) |  | Ve 02 décembre 2011 (22h) 33emes Transmusicales De Rennes - Pass Week End | Parc expo - Musikhall - Rennes (35) |  | Sa 03 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Epic Rain, Ghostpoet, Backpack Jax | Salle de la Cité - Rennes (35) |  | Sa 03 décembre 2011 (16h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Jesus Christ Fashion Barbe, 50 Miles from Vancouver, Mein Sohn William, Im Takt | Ubu club - Rennes (35) |  | Sa 03 décembre 2011 (20h) Trans Musicales 2011 : Agoria, Don Rimini, Spank Rock, Janice Graham Band, Mexican Institute Of Sound, Holloys, Spoek Mathambo, Zé Brown, Shabazz Palaces, Hanni El Khatib, Wolf People, Janice Graham Band, Rivoli, Senior Picante, Nguzungzu... | Parc expo - Musikhall - Rennes Bruz (35) |  | Sa 03 décembre 2011 (20h30) Rencontres Trans Musicales 2011 : Carte Blanche à Kutu Folk Records : The Delano Orchestra + Kim Novak + Soso + Kutu Folk Records The Band | L'Aire Libre - St Jacques de la Lande (35) |  | Di 04 décembre 2011 (17h) Rencontres Trans Musicales 2011 : Carte Blanche à Kutu Folk Records : Soso, Pastry Case, Kutu Folk Records The Band | L'Aire Libre - St Jacques de la Lande (35) |  | Sa 18 novembre 2006 (20h00) Montevideo + DJ Flow + KTribe | Salle Omnibus - St Malo (35) |  | Me 06 décembre 2006 (20h30) Peter Von Poehl | Aire Libre - Rennes, St Jacques (35) |  | Me 06 décembre 2006 (20h30) Olivier Mellano | Antipode MJC Cleunay - Rennes (35) |  | Je 07 décembre 2006 (16h00) Big Buddha + Les Maitres du Bélé + Danyel Waro | Salle de la Cité - Rennes (35) |  | Je 07 décembre 2006 (20h00) Etha Dam : Liaisons + Wanted Posse :Transendanse | Le Grand Logis - Bruz (35) |
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60 avis et critiques de concert
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Shabazz Palaces + Agoria + Spoek Mathambo + Ghostpoet + Epic Rain + Hanni El Khatib + Carbon Airways (Trans Musicales de Rennes 2011) - 3 décembre 2011 - Salle de la Cité et Parc Expo, Rennes (critique écrite le 06/12/2011 par Pierre Andrieu)
Samedi 3 décembre, c'est déjà la dernière soirée des 33èmes Rencontres Trans Musicales de Rennes... Au programme, de très nombreux artistes émergents programmés à la salle de la Cité dans le très rock 'n roll centre de Rennes (quelle bande d'irréductibles fêtards ces Bretons !) puis au Parc .../...
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Samedi 3 décembre, c'est déjà la dernière soirée des 33èmes Rencontres Trans Musicales de Rennes... Au programme, de très nombreux artistes émergents programmés à la salle de la Cité dans le très rock 'n roll centre de Rennes (quelle bande d'irréductibles fêtards ces Bretons !) puis au Parc Expo (après avoir pris des navettes bondées) pour le feu d'artifice final clôturant trois jours de concerts, de fête, de crachin, de bières, de kebabs, de galettes saucisses et de visites plus ou moins prolongées des bars de l'accueillante cité bretonne.

Après la très réussie création Kütu Folk Records le 30 novembre, une soirée sympa sans plus au Liberté le 1er décembre, un joli vendredi 2 décembre au Parc Expo, place à la fièvre du samedi soir à la mode rennaise, c'est à dire humide et doux à l'extérieur et brulant et hystérique à l'intérieur des salles... Récit :

Epic Rain
La marathon musical de la journée commence pour nous à 18h30 avec le concert d'Epic Rain, un groupe islandais de hip hop teinté de folk pop emmené par un chanteur d'origine libanaise possédant une belle voix grave et un flow passionnant à la Buck 65... Au début du set, on est séduit, les titres aux atmosphères sombres et plutôt marquantes se succèdent agréablement. Toutefois, sans qu'une étincelle ne se produise et rende le public fou. Il est certes un peu tôt et tout le monde ressent les 2 ou 3 jours de concerts dans les jambes, et les oreilles. Mais l'on se dit qu'il manque sans doute un petit supplément d'originalité et de présence scénique à Epic Rain pour vraiment impressionner. Et ce n'est pas le mime (qui est aussi choriste 5% du temps) déguisé et maquillé en joker qui va faire décoller le truc, au contraire...

Ghostpoet
Un peu plus tard dans une salle de la Cité désormais bondée, Ghostpoet fait un carton avec son hip hop teinté d'électro, de dubstep et de jazz 'n rock psyché (il y a un guitariste sur scène)... Avec son flow désabusé et mélancolique, le costaud MC britannique Obaro Ejimwe arrive à provoquer des pensées oniriques et à faire chavirer le public, complétement sous le charme de ce crooner aussi extra terrestre que discret. Malgré le manque de communication et une présentation sur scène très minimaliste (on dira mystérieuse... ) Ghostpoet en live, c'est la bande son idéale d'un début de soirée perché dans les étoiles... A voir sur scène !

Mexican Institute Of Sound
Quand on arrive au Parc Expo (qui affiche complet ce soir : 12 500 personnes) après avoir emprunté un car conduit par un fou du volant (les ronds point sous la pluie à fond, c'est son dada ! Il ne faut pas s'étonner après du surnom de ces convois : " les navettes du vomi "), l'on se précipite pour voir la fin du set de Mexican Institute Of Sound. Bonne idée, puisque le groupe mexicain propose un final cataclysmique à base de hip hop, d'électro rock déjanté, de wolrd music made in Mexico et d'énergie high voltage... Pour le final, les petits agités décident de faire monter le public sur les planches et de jouer un morceau formidablement foutraque se terminant par une sauvage torture de synthés (jetés partout sans précaution aucune). A revoir plus longuement bientôt, si possible !

Carbon Airways
Juste après 22 heures dans un Hall 9 du Parc Expo déjà chaud bouillant malgré un public encore en train d'arriver, le très jeune duo d'électro gothique Carbon Airways casse la baraque, c'est le cas de le dire ! Sous un light show démentiel, avec un son surpuissant, la chanteuse et son frère machiniste hurleur envoient vraiment du lourd, selon l'expression consacrée... Un déluge de beats en folie, de samples grinçants, de synthés torturés, de bruitages apocalyptiques et de cris sauvages. Si ce n'est en apercevant sur scène les frêles silhouettes en ombres chinoises, difficile de se rendre compte que cette électro techno mélangeant Crystal Castles, Prodigy, Atari Teenage Riot, Ministry et autres énervés soient faite par deux ados de 15 ans ! Même si l'on n'écoutera pas ça tous les soirs chez soi, la musique de Carbon Airways (et ses refrains synthético bruitistes fédérateurs) est juste parfaite pour se faire coller au plafond dans un festival en fin de nuit !

Shabazz Palaces
Etrange de savoir que le groupe américain de hip hop Shabazz Palaces soit signé sur le mythique label de Seattle Sub Pop (spécialisé en grunge, folk et pop de qualité)... Mais après quelques minutes de show très prenant, on s'aperçoit que ce qui justifie la signature, c'est la pertinence du son présenté par le combo, entre hip hop old school, abstrakt hip hop et dérapages psyché futuristes. Le set dévoilé aux Trans se révèle envoutant, stimulant pour l'esprit et particulièrement marquant. Grâce à force vocaux percutants, tout en étant nonchalants. Joli coup et très belle découverte ! A découvrir par les fans de Wu Tang Clan, de Cloudhead et du label Anticon en général...

Hanni El Khatib
Déjà vu à Paris au festival des Inrocks pour un set mi figue mi raisin, Hanni El Khatib récidive aux Trans Musicales de Rennes avec un concert sentant très fort le pétard mouillé. Il y a tout pour que ça soit bien et que ça fasse péter les plombs (justement) à l'amateur de rock 'n roll... Mais en fait à part sur une ou deux chansons, il ne se passe quasiment rien en live. On dirait que ce mec (guitariste et chanteur) joue un rôle de rocker, son show en duo avec un batteur est convenu et plat, c'est donc très vite lassant. Si ce n'est pour de raisons de marketing, de beauté plastique et de publicité (mensongère) il est incompréhensible que certains tressent des couronnes de lauriers à Hanni El Khatib.

Agoria
De retour dans le Hall 9, bondé et désormais transformé en énorme dance floor, on assiste à un bout du dj set d'Agoria, DJ lyonnais particulièrement doué pour faire danser et rendre complétement dingues ses congénères. Les remix de S Express ou d'un titre de Madonna, entre autres, sont taillés pour rendre hystérique le public, qui ne demande que ça ! Avec Agoria aux platines, la jeunesse de France (vraiment chargée à bloc à Rennes pendant les Trans !) a assez de munitions pour saccager consciencieusement n'importe quelle salle...

Spoek Mathambo
Après la foule des grands jours dans le Hall 9 (pour des raisons de sécurité les entrées sont filtrées), direction le Hall 4 pour une dernière découverte lors de ces Trans 2011 – plutôt réussies, même si en deçà du millésime précédent –, celle de Spoek Mathambo, un Sud-Africain faisant un électro hip hop assez renversant. La formule gagnante intègre dans son équation des beats bizarres, filtrés et world, un chant pop 'n afro foufou et des sons synthétiques qui font voir des étincelles. C'est remuant et bien dans l'air du temps, ça fait voyager loin en un clin d'œil et au final, ça permet de passer un moment où fraicheur et chaleur s'acoquinent méchamment. A découvrir !

Comme tous les ans, on quitte les Trans exténué et heureux après avoir ingurgité de grandes rasades de découvertes pendant quatre jours. Et comme chaque année, on se souviendra des moments magiques et/ou réjouissants (la création Kütu Folk Records, Lewis Floyd Henry, Sallie Ford & The Sound Outside, Colin Stetson, Ghostpoet, Spoek Mathambo, Hollie Cook, Vinnie Who... ) et on oubliera les déceptions, en gardant en mémoire ce super week end automnal dans la ville la plus rock 'n roll de France, aka Rennes. Rendez-vous pour les 34émes Rencontres Trans Musicales, du 6 au 8 décembre 2012 !
Liens : www.lestrans.fr, www.facebook.com/pages/Rencontres-Trans-Musicales, www.flickr.com/photos/transmusicales (les photos sont toutes extraites de ce site)... Réagir à cette critique |
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Carbon Airways / Don Rimini / Agoria / Breton / Kakkmaddafakka / Stuck In the Sound / Fukkk Offf / Spank Rock / Orchestra Of Spheres / Fuel Fandango (Trans Musicales de Rennes 2011) - 2 et 3 décembre 2011 - Parc des Expos, Rennes (critique écrite le 14/12/2011 par Math G)
"Oublie que t’as aucune chance de voir tous les concerts, vas-y fonce, sur un malentendu ça peut marcher". Ainsi détournée, la formule empruntée au film "Les Bronzés" pourrait assez bien résumer l’angoisse qui parcourt l’échine, au moment où l’on se décide à raconter un vendredi et un samedi .../...
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"Oublie que t’as aucune chance de voir tous les concerts, vas-y fonce, sur un malentendu ça peut marcher". Ainsi détournée, la formule empruntée au film "Les Bronzés" pourrait assez bien résumer l’angoisse qui parcourt l’échine, au moment où l’on se décide à raconter un vendredi et un samedi soir, au cœur des 33e Rencontres Trans Musicales de Rennes. Pourquoi ? Parce qu’avec une cinquantaine d’artistes à l’affiche en deux soirs, quasiment tous inconnus du grand public, ce festival n’est pas vraiment comme les autres. Pas comme les autres également parce que la tenue vestimentaire de rigueur y est plus proche du combo doudoune/bonnet, que du short/casquette, habituellement en vogue lors des festoches estivaux. Ensuite, parce que la prog mitonnée par Jean-Louis Brossard joue résolument la carte de la découverte.
Du coup, deux solutions s’imposent pour profiter de ce festival. La première : arriver sur zone avec une feuille de route des groupes à ne pas manquer. Ce qui aura nécessité au préalable un épluchage en règle de la prog et d’avoir visionné sur Internet les vidéos des 42 groupes programmés pendant ces deux jours. Et la deuxième solution ? Y aller à l’arrache. J’ai opté pour la deuxième solution. Bon, il y avait quand même deux trois artistes qui ne m’étaient pas totalement étrangers. Et le trajet de 20 minutes en navette, pour rallier le Parc Expo, aura permis de faire un rapide repérage du programme des réjouissances.
Impossible, par exemple, de passer à côté de Breton, groupe composé de grands-bretons d’outre Manche, justement. Leur concert, dans un hall 9 encore trop peu rempli, aura quand même laissé entrevoir un joli potentiel pour cette formation.
Cap ensuite sur le hall 3, pour juger en live de la valeur des Norvégiens gentiment loufoques de Kakkmaddafakka. Leur album pop, produit par Erlend Oye (King of Convenience, The Whitest Boy Alive) laissait en effet présager de belles choses. La confirmation est venue de la scène, avec un concert maîtrisé et légèrement déconnant, qui aura enthousiasmé le public.
Des bouts de vendredi :
Après ces deux premières doses de musique, restait plus que Stuck In the Sound sur la shopping liste des concerts à ne pas rater pour ce premier soir. Mais les Parisiens, qui réservaient la primeur de leur prochain album au public rennais, n’étaient programmés qu’à 3h15… L’occasion, pour patienter, de flâner un peu dans, et autour des grands halls du parc des expos. Carrément austères vus de l’extérieur, les bâtiments se révèlent en fait sous un tout autre visage quand on y pénètre. Bars, lieux de restauration et espaces pour se poser, les décorateurs ont envoyé de gros, pour transformer les lieux et plonger les festivaliers dans un univers chaleureux et accueillant. Chapeau.
Le tour du propriétaire effectué, retour sur le chemin des salles de concerts. Hall 3, hall 4, hall 9… Les lives s’y enchaînent, mêlant découvertes déroutantes, telles Orchestra Of Spheres, ou jolies trouvailles comme avec Fuel Fandango. Les allées extérieures, elles, se remplissent doucement et ne se videront que beaucoup plus tard. Bien après avoir assisté à l’excellent concert de Stuck In The Sound, et vidé quelques godets, le retour vers le centre-ville se fait à nouveau en navette, dans une ambiance nettement plus calme qu’à l’aller. Il faut dire qu’il est tard… Ou très tôt. Juste l’heure de foncer au marché de la place des Lices, pour avaler une (voire deux) galette(s) saucisse(s).
L'excellent concert de Stuck in The Sound :
Après une bonne journée très (peu) productive, la deuxième soirée s’annonce forcément plus difficile. Mais la promesse de prendre une grosse tarte sonore avec Agoria, Spank Rock, Don Rimini ou Fukkk Offf, nous pousse à reprendre la navette pour retrouver le Parc des Expos, qui affiche complet ce samedi soir (au total, quelque 50 000 personnes seront venues aux Trans, que ce soit au parc expo ou dans les autres lieux du festival).
L’une des attractions de cette deuxième soirée, c’est aussi le groupe Carbon Airways, composé d’Eléonore, 15 ans, et de son frère Enguerrand, 14 ans, en provenance directe de Besançon. Un temps menacé d’interdiction de festival par la Préfecture du Jura, qui les jugeait un peu jeunots pour monter sur scène à 22 heures, le duo prouve, une fois sous les projecteurs, qu’il est allègrement capable de secouer le hall 9, dans lequel les deux ados se révèlent plus qu’à leur aise. Comme quoi la valeur n’attend pas… Tout ça tout ça… Autre chose qui n’attend pas, ce sont les autres concerts, qui se suivent à toute vitesse.
Des bouts du samedi :
A peine le temps de voir Agoria derrière ses platines, distillant des beats bien dodus dans un hall 9 bondé, que Spank Rock pointe son nez dans le hall 4. Suivront Don Rimini et Fuckkk Offf, pour emmener tout le monde au bout de la nuit rennaise. Une nuit qui se termine, elle aussi, par un retour en navette avec pas mal de cernes sous les yeux et la conviction d’avoir peut-être raté deux ou trois groupes qui valaient le coup. Mais avec également la certitude que l’on entendra parler d’eux cet été dans les autres festivals, dont les programmateurs s’inspirent régulièrement des trouvailles labellisées Trans Musicales.
A lire également, un autre regard sur les Trans 2011 : la très réussie création Kütu Folk Records le 30 novembre, une soirée sympa sans plus au Liberté le 1er décembre, un joli vendredi 2 décembre au Parc Expo et enfin la fièvre du samedi soir à la mode rennaise, le 3 décembre... Réagir à cette critique |
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Hollie Cook + Colin Stetson + Sallie Ford & The Sound Outside + Za! + Robin Foster (Trans Musicales de Rennes 2011) - 2 décembre 2011 - Parc Expo, Rennes (critique écrite le 04/12/2011 par Pierre Andrieu)
Vendredi 2 décembre, avant dernière soirée des 33èmes Rencontres Trans Musicales de Rennes, avec encore une fois une flopée d'artistes programmés dans différents lieu du centre ville au cours de l'après midi puis au Parc Expo en soirée... Après la très marquante création Kütu Folk Records le .../...
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Vendredi 2 décembre, avant dernière soirée des 33èmes Rencontres Trans Musicales de Rennes, avec encore une fois une flopée d'artistes programmés dans différents lieu du centre ville au cours de l'après midi puis au Parc Expo en soirée... Après la très marquante création Kütu Folk Records le 30 novembre, une soirée ayant laissée une impression mitigée au Liberté le 1er décembre, récit de la nuit du vendredi en Trans :

Za !
Début tonitruant et marquant dans Hall 4 du Parc Expo avec le show singulier, énervé et osé des deux Espagnols de Za!, Papa DuPau et Spazzfrica Ehd... Au programme des réjouissances sonores : un cocktail (Molotov) à base de math rock démoniaque, de world music fofolle, de jazz barré et de psychédélisme psychotique. Les morceaux sont infernalement déstructurés, couverts de sutures soniques et lardé de cassures rythmiques...

On passe de riffs de guitares aussi tranchants que secs couplés à une batterie démente à des passages avec rythmes jazz exécutés avec les baguettes à même le sol, sur le manche de la guitare ou sur la structure métallique de la scène. Parfois un saxophone free s'invite à la fête, et ça rajoute encore une couche de schizophrénie jubilatoire. Impossible de prévoir ce qui va se produire dans les 30 secondes qui suivent avec uns prestation scénique de Za!, c'est ce qui fait le charme de ce duo à découvrir sur scène !

Robin Foster
Le concert présenté par le groupe de Robin Foster, songwriter et guitariste anglais basé en Bretagne, est plutôt respectable, il propose avec l'aide du chanteur au chant très emphatique et Bonoesque David Pen (Archive, Birdpen... ) des morceaux pop rock psyché à la Archive et donc à la Pink Floyd.

Tout est bien joué et chanté parfaitement juste, il y a des mélodies accrocheuses et des montées assez puissantes, mais l'émotion est malheureusement absente... On a juste l'impression d'assister à un énième show des inexplicablement populaires Archive, qui ont déjà singulièrement tendance à tourner en rond. Donc, rien de stimulant. Le public semble apprécier la démonstration, pas nous.

Sallie Ford & The Sound Outside
En showcase à l'invitation d'une radio jeune du service public pour une poignée de morceaux, Sallie Ford & The Sound Outside fait extrêmement bonne impression avec son rockabilly country soul sonnant à la fois frais, décalé, rétro, déglingué et branleur. La troupe de musiciens semble à peine débarquée d'une machine à remonter le temps : lunettes rétro et allure pouponne pour la chanteuse à la voix racée, look de redneck moustachu pour le guitariste chanteur etc... Les compositions proposées sont instantanément catchy et, cerise sur le gâteau vintage, la reprise d'un obscur vieux morceaux chantée en duo avec la guitariste (Mr Nonchalance, qui semble jouer au ralenti mais sonne super bien) est à la fois drôle et jubilatoire. A revoir plus longuement très vite !

Hollie Cook
La petite gourmandise de la soirée, c'est le show reggae pop d'Hollie Cook, en promo pour son récent album éponyme, dont la pochette orne fièrement le fond de la scène du Hall 9. La fille du batteur de Sex Pistols et de la chanteuse des Belle Stars a de multiples qualités : sa voix, une authentique sucrerie ultra sexy, susurre des chansons reggae qui dégagent une atmosphère de bien être et de " positive attitude ", sa présence est sympathique (francs sourires, bonne humeur communicative, petits discours rendus rigolos par leurs côtés gentiment enfumés ou alcoolisés) et, enfin, elle est très agréable à regarder se trémousser langoureusement. Certes, le groupe est assez commun et la musique n'apporte rien de particulièrement neuf... Mais au pays de Sinsémilia et autres boulets, les morceaux joués font réellement un bien fou ! Et puis merde, c'est réconfortant de voir toute une foule toute entière communier sur des reggae pop songs ensoleillées en faisant tourner les cigarettes qui sentent l'herbe en provenance de Jamaïque...

Colin Stetson
La soirée se termine pour nous avec le set surprenant de Colin Stetson, une sorte d'ovni musical évoluant entre jazz et rock expérimental... Ses instruments de travail : un énorme saxophone basse ou un sax de taille normale. Sa mission : créer des titres complétement fous, où ses notes de sax sont mélangées à des effets intersidéraux et à ses cris particulièrement inquiétants. Oui, car ce Monsieur signé sur le label Constellation arrive à faire les deux en même temps grâce à une technique de respiration hallucinante. Le résultat : des titres très libres et torturés, qui donnent l'impression à l'auditeur d'assister au spectacle d'un alien. Colin Stetsona tous les atouts pour retourner plus d'un public (ouvert d'esprit, le public) !
Liens : www.lestrans.fr, www.flickr.com/photos/transmusicales (les photos sont toutes extraites de ce site)... Réagir à cette critique |
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