Johnny Hawai 3 Février 2010- Enthropy - Marseille "Johnny Hawai" : Derrière ce pseudonyme se cache le guitariste de Kid Francescoli.
La salle de l’Enthropy n’est pas très remplie ce soir mais qu’importe, on est là pour jouer.
Donc après la projection d’un documentaire sur Pavement, Johnny Hawai grimpe simplement sur scène, armé de sa guitare acoustique et d’un harmonica, avec la chemise "de .../... La suite
"Johnny Hawai" : Derrière ce pseudonyme se cache le guitariste de Kid Francescoli.
La salle de l’Enthropy n’est pas très remplie ce soir mais qu’importe, on est là pour jouer.
Donc après la projection d’un documentaire sur Pavement, Johnny Hawai grimpe simplement sur scène, armé de sa guitare acoustique et d’un harmonica, avec la chemise "de bûcheron" qui va bien. Et c’est tout en simplicité et en nonchalance qu’il nous offre ses petites balades un brin absurdes, racontant "l’histoire d’un gars qui pensait qu’il allait faire son affaire mais qui s’était planté" et d’autres textes tout aussi décalés/ loufoques (avec une petite obsession pour le "chicken" ?!), toujours en anglais. Malgré cet espèce de détachement revendiqué et d’ironie ambiante, le chanteur propose des compos travaillées et structurées, si bien qu’on se prend au jeu et que ca marche. Le micro donne un effet distordu à ce brin de voix ténu mais bel et bien présent, voilé, le tout sonne volontairement rétro, "vieilli," old school, on se croit un peu aux States dans les sixties. Il utilise parfois une pédale pour enregistrer des riffs de guitare et ajoute aussi des petites lignes de piano à ses chansons. Johnny Hawai est touchant, drôle et léger, et peuple la salle de son univers vintage, bricolé sur des petits airs un peu country, qui ne paient pas de mines mais vous bercent doucement.
Faites un tour sur son Myspace ! http://www.myspace.com/johnnyhawaii
Anything Maria 27 Janvier 2010- Enthröpy - Marseille Pour annoncer ce concert dans Ventilo (dont je rédige l'agenda), j'avais écrit : "Projet solo rock expérimental de la jeune Provençale.". Il est clair que j'avais tout faux.
AM n'est pas un projet solo, c'est une entité à peine humaine : une apparition à la fois fantomatique (le masque blanc vous empêchant de la regarder lorsque vous vous .../... La suite
Pour annoncer ce concert dans Ventilo (dont je rédige l'agenda), j'avais écrit : "Projet solo rock expérimental de la jeune Provençale.". Il est clair que j'avais tout faux.
AM n'est pas un projet solo, c'est une entité à peine humaine : une apparition à la fois fantomatique (le masque blanc vous empêchant de la regarder lorsque vous vous trouvez face à elle), cinétique (un déhanché et une voix tendue, mimant les décharges électriques qui surgissent de ses machines - synthé et guitare) et d'une sensualité hors-format (des vapeurs froides débordant de ses zygomatiques à ses jambes qu'elle tente sans arrêt de dévisser de ses bottines constamment clouées au sol en position rectiligne).
AM, ce n'est pas rock expérimental. C'est un peu plus que ça. J'avais en mémoire son concert avec Jean-Marc Montera, dans leur projet The Room, à l'Embobineuse le 25 septembre 2009. Bien qu'elle l'ait ce soir encore convoqué sur scène pour l'accompagner (surpris mais corse, il agita d'ailleurs le spectre d'une vengeance qu'on imagine terrible...), ils ne se sont pas cette fois-ci lancés dans une longue dérive (expérimentale dans une acceptation large de ce terme) électrisée. AM, c'est une tentative de faire exploser le cadre de la performance rock à l'aide de toutes les ressources disponibles : des machines balançant des samples réglés pour essayer de suivre l'entité qui sévit sur scène et des chansons déjà entendues mais dont le déroulement semble se décider au moment même où elles sont jouées sur scène (donc sans qu'on ait jamais l'impression de les connaître tout à fait).
Une fois encore, AM est à peinte humaine. Même en cherchant bien, je n'ai pas vu de "jeune Provençale" à Enthröpy, et pourtant ce n'est pas bien grand. Je n'ai pas bien cherché parce que j'avais l'attention toute éprise de la silhouette à la guitare dont j'avais remarqué le vernis rouge sur le chevalet, avant qu'AM n'annonce qu'elle venait de remarquer qu'elle avait le doigt "tout ensanglanté". Soit dit en passant, personne ne lui a tendu de mouchoir.
Mais cela est sans importance. Même si le reste du public pourrait me rétorquer qu'on ne tend pas un mouchoir à un spectre, la critique ne consiste pas à juger un public (qui a fait l'effort de se déplacer pour voir quelque chose de fondamentalement inutile : une manifestation musicale), donc je ne vous en veux pas, bande de balais dans le cul !
J'oubliais : MERCREDI 27 FEVRIER
Musique Anything Maria O!
Apparition bleue fantomatique néo-rock aux allitérations électro-mécaniques douées d'une sensualité glacée.
Enthröpy. 22h. 5 € Réagir à cette critique
Devilish Piranhas + The Lost Communists 23 Janvier 2010- L'Enthropy - Marseille Soirée rock tendance poisseux et torride ce soir à l’Enthropy, décidément the place to be pour les amateurs de musiques sans paillettes ni fioritures. A noter pour les gens pleins de préjugés, que les punk qui tiennent le lieu n’en ont pas vu qu’ils ouvrent leur programmation à du rock indé, du hip-hop, de la cumbia.
Devilish Piranhas est .../... La suite
Soirée rock tendance poisseux et torride ce soir à l’Enthropy, décidément the place to be pour les amateurs de musiques sans paillettes ni fioritures. A noter pour les gens pleins de préjugés, que les punk qui tiennent le lieu n’en ont pas vu qu’ils ouvrent leur programmation à du rock indé, du hip-hop, de la cumbia.
Devilish Piranhas est un groupe garage constitué autour des deux piliers des Dirteez, à savoir la sensuelle et féline Miss Wild Cat lou à la guitare et le plus reptilien Klint Lhazar, accompagnés de deux pistoleros de la jeune garde, Key’s batteuse de pas mal de formation dont les Stewpot et Al Deamon de Vaginal Liquid, trois formations dont on ne pense que du bien.
On s’éloigne de l’influence Crampsienne dont se réclame les Dirteez, pour un set moins langoureux, plus dans l’urgence Ramones / Gun Club, avec un côté parfois Johnny Cash dans la rythmique. Les quatre membres, chacun dans leur genre, assurent avec morgue et surtout grande classe. De la pose rock’n’roll qu’on aimerait voir plus souvent !
The Lost Communists sont plus serrés sur scène : batterie, basse, guitare, orgue et un chanteur, espèce de Prince indo-pakistanais. Vous avez un coup de blues ? Pas le moral ? Une libido en berne ? Foncez voir les Communistes Perdus que le Parti a eut la bonne idée de ne pas envoyer au goulag pour leur rééducation, mais plutôt chauffer les salles de concerts. Parce que sue scène, c’est tout bonnement jouissif !
Un garage qui défouraille, un Farfisa hyper groovy, et parfois limite psyché (le jOhn Lenon qui se tient derrière est complètement surexcité), et ce putain de chanteur, remonté comme pas deux, qui a la soul dans le sang. Le public est complètement à fond, ça danse, les déhanchés sont (plus ou moins selon l’état d’ébriété) sensuel. Tout le monde étant à fond, on sortira de là exsangue et totalement emballé.
>> Réponse (le 30/01/2010 par flag') Je n'aurais pas raté ma soiré...
D'abord, parce que j'ai découvert un lieu, l'Enthropy. Et que force est de constater .../...La suite
La Mort, Last Fucking Delight, Jungle Fever 16 janvier 2010- Enthropy - Marseille surprenante soirée dans un lieu très sympa ou la déco est à voir (à admirer, je dirai...,fresque entre constructivisme et 1984).
premier groupe: la mort, sorte de black atmosphérique avec larsens et montées lancinantes un rien de hardcore dans le fond, le chanteur souffre pour nous. c'est un rien misanthrope, c'est la mort. du Black sabbath revu .../... La suite
surprenante soirée dans un lieu très sympa ou la déco est à voir (à admirer, je dirai...,fresque entre constructivisme et 1984).
premier groupe: la mort, sorte de black atmosphérique avec larsens et montées lancinantes un rien de hardcore dans le fond, le chanteur souffre pour nous. c'est un rien misanthrope, c'est la mort. du Black sabbath revu et corrigé versus Napalm death. Groupe marseillais formé depuis peu, mais dont les membres viennent de différentes formations.
le deuxième groupe, des nantais Last fucking delight : du bon vieux punk bien de chez nous, un petit coté rock 'n'roll, on voit qu'ils sont bien rodés pour la scène, dommage qu'il n'y ait pas assez de monde... car belle énergie.
le troisième c'est Jungle fever un groupe d'Avignon bien connu déjà, la salle se remplit à bloc forcement le public était surtout venu pour eux. ils ont cassé la baraque, c'était fantastiquement génial!!!.
la soirée est monté crescendo du plus calme au plus enivrant. Pogos à gogo, rythme voodoo ensorcelant, une soirée géniale à 5 euros, trois style très différents et finalement c'est peut être ça qui à fait la différence des autres concerts ou les groupes sont souvent si semblables, juste un bémol : en ouverture et fermeture du concert une mauvaise entrée en matière, de la musique sud américaine style salsa...
C'est pas que ce soit mauvais, c'est surtout que pour une soirée à tendance garage (dans l'ensemble) ça gâche un peu le plaisir. une bonne soirée à thème c'est aussi entre les groupes. Merci aux groupes qui nous on fait passer une bonne soirée. Réagir à cette critique
Popo Chanel + 13Hors de la rue + Scribzone + La Korpo + L'Amiral 27 Novembre 2009- Enthropy - Marseille La dernière fois que j’ai eu l’occaz de voir Popo Chanel, c’était à l’Affranchi en première partie de la Rumeur évidemment. J’avais bien apprécié sa prestation mais je suis restée avec l’envie de le revoir car trop en attente de la suite pour lui prêter une oreille suffisamment attentive. Il faut avouer, à ma grande honte que je connais trop peu la .../... La suite
La dernière fois que j’ai eu l’occaz de voir Popo Chanel, c’était à l’Affranchi en première partie de la Rumeur évidemment. J’avais bien apprécié sa prestation mais je suis restée avec l’envie de le revoir car trop en attente de la suite pour lui prêter une oreille suffisamment attentive. Il faut avouer, à ma grande honte que je connais trop peu la scène hiphop locale.
Une soirée rap à l’Enthropy – nouveau lieu du centre ville – me semble donc un début pour y remédier. D’autant que, dans mes représentations, c’est une salle à la coloration plutôt punk et qu’y inviter des rappeurs et mixer les genres et les publics m’apparaît toujours comme une initiative à soutenir.
Le lieu est bien situé, agréable, les organisateurs soucieux de ton confort et l’entrée et les consos carrément pas chères, la classe !
Entre slam et spoken words pour démarrer, désolée j’ai pas capté leur blaze, avec un backer et un guitariste. Pas ma came mais plutôt bien foutu !
Ensuite L’Amiral, bonne ganache, une énergie à la Keny, suffisamment de mots qui lui trottent dans la tète pour t’entraîner, t’engrainer et le suivre. Ce keum a des trucs à dire, écrit plutôt bien et semble tellement se nourrir des réactions et de l’énergie du public qu’il parviens à faire décoller la soirée.
A propos, un public improbable – on parlait de la difficulté à définir le public hiphop non ? J’ai compté une petite demi-douzaine de punks, deux beatles, au moins un nerd, un hippie, une bimbo et bien sûr wesh la famille de scarla ! Ah les bons vieux préjugés au faciès !!! Ceci dit cet aréopage hétéroclite s’est donné dans une bonne énergie.
Sribzone à suivre, un peu moins rentre dedans mais un bon flow ! Ses textes sont travaillés, pas de facilité ni de punch line évidentes mais une vraie implication et une recherche dans les lyrics.
Arrivent Popo Chanel aux platines et 13 hors 2 la Rue. Puis Popo seul au mic ou avec les 13 en backers. Le son de déploie un peu plus, les prods sont bonnes et ça prend alors réellement de l’ampleur. Alors ! Rien de totalement inédit, mais une franchise, une légitimité, une attitude, un flow, des images, une lecture du réel intime et sincère qui t’enracinent dans ton coin de trottoir et te font décoller en même temps de ta zone. Des morceaux que je connaissais comme Buzz, d’autres moins, des freestyle. Du rap quoi et du bon ! Un grand plaisir à assister à ce concert et un public simplement reconnaissant et satisfait d’être là, maintenant.
Merci les gars pour la soirée et rendez-vous à l’Enthropy pour une prochaine soirée hiphop ou tout autre prog si la curiosité m’y prend. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 03/12/2009 par sool famin') Notre Blaze: "LA KORPO" merciLa suite
>> Réponse (le 08/12/2009 par sarah) Dommage que "La korpo" n'ait à ce jour aucun soutien, pourtant ils donnent tout au public , avec des hauts et des bas .../...La suite
L.T.D.M.S. + The Morrigans 4 Novembre 2009- Enthropy - Marseille
L'Enthropy est une nouvelle salle, monté par une bande de punks, portés sur le Do it yourself, qui compense avec énergie et enthousiasme les subventions qu'ils n'auront jamais. Renouant avec la tradition d'activisme, ils annoncent déjà pas mal de concerts, marchant main dans la main avec le seul problème, le local anarcho-punk de leurs voisins de .../... La suite
L'Enthropy est une nouvelle salle, monté par une bande de punks, portés sur le Do it yourself, qui compense avec énergie et enthousiasme les subventions qu'ils n'auront jamais. Renouant avec la tradition d'activisme, ils annoncent déjà pas mal de concerts, marchant main dans la main avec le seul problème, le local anarcho-punk de leurs voisins de la rue Consolat. A l'heure où tant de salles meurent à coup de baisse de subventions et d'acharnement des CIQ, on ne va pas se plaindre de l'arrivée d'un nouvel acteur local.
Le lieu est vraiment bien aménagé : un sas, une belle fresque de style soviétique (mais dénonçant l'aliénation du travail) prend tout un pan de mur, le bar avec pression et vin pas cher. Une ch'tite scène en fond. les couleurs ? ben forcement rouge et noir...A noter que la salle est super bien sonorisée. Le son est clair pour le public, et on entend que dalle dans la rue, entre double mur et sas, l'équipe a assuré.
Ce soir pourtant, après une première semaine sous la signe du hardcore et du crust, le plateau est plutôt noise. On commence avec The Morrigans, trio instrumental aixois que je n'avais jamais vu jusque là. Et ce fut une sacrée découverte. D'obédience sonicyouthienne et mogwaiesque, ils pratiquent une noise qui évite le côté sombre et obsessionnel de la plupart des groupes du style, ils se permettent d'ailleurs plusieurs incursions du côté de la pop.
On a droit à de belles montées, des boucles assez hypnotiques, quelques cassures et dissonances, et de belles mélodies répétitives. Les deux jumelles, batterie et guitare, sont assez impressionnantes chacune dans son rôle. Technique mais pas chiante, la gratteuse jongle entre rythmique et effets, que ce soit en glissant sur ses cordes ou en taquinant les cordes dans la tête de son instrument pour en sortir de sonorités très metaliques.
Le bassiste par dans pas mal de sens différents, délaissant le côté rythmique attribué à son instrument, il se lance dans des solos, maltraite ses cordes, .... Des morceaux qui durent, entre montées brutes et tendues, décharges soniques, et apartés plus aériennes, le groupe nous a bien régalé.
Changement de plateau, les L.T.D.M.S. seront un peu à l'étroit vu qu'ils sont cinq : batterie, basse, deux guitares et flûte traversière. Hein, quoi, une flûte chez les punks ? Oui, oui, vous m'avez bien lu. Il faut dire que le groupe officie plutôt dans un post-rock atmosphérique avec des incursions noise. La flûte est très présente, remplaçant parfois la voix. Des projections de paysages, en accélérés, flous, renforce ce côté musique cinématique.
On est ici plus proche du label Constellations que de Sonic Youth. Malgré deux cassages de cordes, le charme opère. La recette habituelle du genre, avec de longues montées, quelques explosions soniques (ils proviennent pour la plupart de groupes punk), fait quand même la part belle à une musique majoritairement mélodique, et même adoucie par la flute. Comme The Morrigans, ils ne distillent pas d'ambiance oppressante, habituelle de la noise, plutôt une bande-son atmosphérique qui fait son effet.
Deux bons groupes, une salle pleine de promesses, des punks non sectaires sur leur programmation, comme quoi il ne faut pas désespérer de cette ville.