A l’occasion des Nuits Métis, le Nomad Café nous présente une soirée spéciale Méditerranée.
C’est TEMENIK ELECTRIK qui monte sur scène en premier. J’ai la surprise de reconnaître Rit, suivi de Mehdi Haddjeri (de King Medoo) et de Jérôme Bernaudon .../...
A l’occasion des Nuits Métis, le Nomad Café nous présente une soirée spéciale Méditerranée.
C’est
TEMENIK ELECTRIK qui monte sur scène en premier. J’ai la surprise de reconnaître
Rit, suivi de
Mehdi Haddjeri (de King Medoo) et de
Jérôme Bernaudon (Alatoul). Le groupe est censé être la réunion de ces 3 musiciens ainsi que de
Hafid Douli et
Mostefa Merabti. Mais ces derniers ne peuvent être présents sur scène.
Mehdi est toujours plein de dynamisme, un ego surdimensionné mais ayant aussi beaucoup d’autodérision, beaucoup de tchatche et l’art de captiver le public. Comme il le dit, 3 gros ego qui se rencontrent, ce n’est pas facile, mais de toute façon c’est lui qui a le privilège de chanter, accompagné d’une guitare acoustique.
Quant à
Rit, c’est agréable de le voir accompagné d’autres musiciens et sonorités que son spectacle solo. N’étant pas le chanteur principal, il se charge de faire ce qu’il fait le mieux, à la fois homme orchestre et Beatbox humaine.
Assis au milieu de la scène, chapeau sur la tête , il est entouré de tout son attirail, guitare électro-acoustique, pieds nus jouant sur les pédales de guitare et les percus. Nous pourrions reprocher à la nature de ne pas l’avoir doté de 4 bras, il aurait certainement su quoi en faire !
Jérôme, à la basse, assez discret tout au long du concert, fait preuve d’un grand talent de conteur quand son tour vient d’être au devant de la scène.
Leur musique est donc un mélange de folk et de musique méditerranéenne le tout agrémenté par des passages blues mais aussi des envolées électriques faites par les bidouillages sonores de
Rit. On peut retenir également la reprise explosive de
Gloria de
Patti Smith ainsi que l’arrivée, si j’ai bien compris le nom, de
Chico jouant de la derbuka pour un morceau.
Le temps de changer de matériel entre les 2 sets, le Nomad Café nous invite à voir des projections montrant différentes collaborations des Nuits Métis ainsi que les échanges de concerts qu’il y eu entre le Nomad Café et le Maghreb ainsi que les concerts spécial kora.
SAM KARPIENIA commence. Cette fois-ci, Sam délaisse le trio avec cajon pour une formation en quatuor :
Sam et
Daniel Gaglione aux mandoles, accompagnés de
Nabankur Bhattacharya aux tablas et de
Samuel de Agostini à la batterie et tambourins. Je suis assez déçu, non pas par les musiciens, mais par le public dont un tiers avait l’air d’être le fan-club de Mehdi et a déserté pendant le laps de temps entre les deux groupes.
Il y a un an ou deux, j’avais assisté à l’Intermédiaire à un concert totalement endiablé de Dupain (où officiaient Sam et Samuel) qui avait marqué ma mémoire par l’énergie hypnotique qu’il s’en dégageait ainsi que par la reprise des
Bérus Salut à toi. Mais malheureusement, j’avais aussi été marqué par le fait que c’est la seule fois que j’ai quitté un concert à cause des décibels trop élevés. Depuis, j’ai vu
Sam Karpienia 4 fois en concert dans des conditions sonores beaucoup plus acceptables, c’est-à-dire normales, et apprécie d’autant plus.
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La complicité que j’avais déjà vue entre les deux joueurs de mandoles, malgré l’écart qu’il y a entre eux sur scène, est indéniable. Mais ils ne négligent pas pour autant les musiciens aux percus. Tous les 4 sont assis, ne bougent donc pas beaucoup mais dégagent pourtant une énergie communicative.
Une musique où les sonorités méditerranéennes de l’accent de
Sam et des mandoles s’ouvrent à d’autres univers, déjà par leur jeu énergique et l’emploi de pédales à effets, mais aussi par les riches rythmiques des tablas. Le tout rehaussé par la batterie, donnant puissance rock et modernité, et apportant une structure solide à l’ensemble.
Les morceaux s’enchaînent et les titres tels
Celle,
Le Poète ou
Soleil deviennent des classiques du groupe et nous prennent aux tripes. La musique est hypnotisante, la voix de Sam inoubliable et les paroles captivantes.
Les musiciens restent concentrés mais parfois des sourires et des regards se croisent.
Samuel de Agostini, caché derrière la batterie, a l’air de s’éclater. Et
Nabankur Bhattacharya s’amuse par moments à essayer de piéger les collègues aux mandoles en modifiant soudainement les rythmiques.
Il n’est pas facile de donner envie aux gens d’aller voir un concert où des instruments traditionnels sont présents. Cependant je vous garantis que vous aurez rentabilisé votre soirée en dansant. Et la fusion des genres vous laissera, après le concert, une sensation de légèreté qui mettra du temps à disparaître…
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