Le soleil se lève pour cette dernière journée de festival. On part dans les rues à la recherche de produit frais et on en profite pour suivre les flèches de l’exposition de
Fluoman, ce qui nous emmène sur une belle découverte. La salle passe du noir au jour régulièrement pour faire ressortir la spécificité de cet artiste qui, comme son nom l’indique, peint avec de l’acrylique fluorescent. L’artiste, très engagé dans le mouvement rasta en France, utilise cette inspiration et ce message pour ces peintures. Il en peindra pour des concerts, comme ceux de
Culture,
Ras Mickael, et fera des pochettes de vinyles pour le Label
Jah Live (ex :
Yabby You) et pour d’autres comme
Dillinger,
Steel Pulse,
Burning Spear,…
C’est reparti pour la soirée où l’on apprend que
Mavado ne viendra pas.
Changement de programme, c’est donc
Jah Love Musik, un groupe qui réunit des passionnés
Brigadier Jerry,
Charlie Chaplin,
Josey Wales,
Culture Dan,
un petit Sound System tranquille pour redémarrer.
Arrivée de
Turbulence, qui par son style Dancehall Roots fait bien bouger les choses. A à peine 30 ans, ce chanteur est très prisé.
Il n’a rien à envier auprès de ses grands frères comme
Anthony B,
Sizzla ou
Capleton.
Les sonorités et les flows sont plus variés et avec de bonnes montées.
Ca y est la foule se rapproche : on est dans l’ambiance c’est reparti pour ce soir !
Puis c’est avec
Luciano que l’on poursuit, représentant du mouvement new Roots. Vêtu d’un grand costume vert-jaune-rouge (Ah ! ils aiment se mettre sur leur 31 les Jamaïcains !).
Il propose un show rythmé et dynamisant. On apprécie également la qualité de sa voix.
Mais qu’est ce que le new Roots ou Dancehall Roots ? C’est un retour vers des textes plus conscients et culturels, à l’inverse des textes depuis les années 80 qui parlaient plus d’armes et de sexe.
Au niveau, son, c’est un retour à des choses moins digitales, plus acoustiques.
Et ca continue à envoyer du bon reggae ce soir avec l’arrivée de
Big Youth. Le concert commence d’abord par quelques chansons du guitariste qui jouait avec
Junior Byles la veille. Et on apprécie toujours autant ca voix pure et claire.
Puis le disciple de
U-Roy nous fait une entrée bien rythmée avec cuivres et compagnie. Ca annonce la couleur ca va bouger ce soir !
On ne peut faire un gros festival reggae sans avoir au moins un ancien membre des Wailers dedans. Et c’est
Bunny Wailer qui tiendra ce rôle. Ca commence par l’orchestre qui fait monter la sauce.
Puis arrivée cool avec une musique tranquille, peace. Encore un vieux de la vieille. On reste dans les mêmes sonorités que
Bob Marley et
Peter Tosh. Ils n’ont pas formés les
Wailers pour rien. A noter sa magnifique cape argentée.
Ce soir le public est venu particulièrement nombreux et de multiples drapeaux vert-jaune- rouge flottent dans les airs. Il nous proposera une nouvelle chanson bien sautillante ! Un bon moment passé !
On finira le marathon par abandon…
Jah Cure arrivera trop tard pour nos petites jambes... On l’écoutera de la tente !
Du bon reggae ce soir et les autres soirs aussi d’ailleurs ! Après 3 jours de reggae en continue, on a eu notre dose ! On a pu voir des incontournables et du très bon niveau en zik ! Franchement on remet ca quand vous voulez !
Sinon parlons intendance car c’est important aussi en festival ! Et bien félicitation : encore un festival éco-citoyen : un moyen pratique et économique pour à la fois faire découvrir aux gens de nouvelles possibilités et surtout pour amoindrir l’empreinte écologique qu’on laisse dans ce genre de rassemblement. On retrouve donc les toilettes sèches, les gobelets consignés, ….
Un grand bravo au staff et aux festivaliers car j’ai trouvé le site relativement propre du début à la fin. Je ne saurai vous dire si ce sont les rastas qui ont été consciencieux mais en tout cas j’ai vu le staff s’acharner sans cesse pour notre bien être. Donc encore bravo et merci de vous être démenés pour maintenir un lieu agréable !
Camping également très agréable sur les bords de la Cèze, ce qui a permis aux festivaliers de se baigner en journée et surtout de s’y rafraichir étant donné la chaleur et la rareté des places ombragées. En fin de journée, tout le monde est réuni pour prendre l’apéro d’avant concert. Tout au long de la journée, la musique ne nous aura jamais quittés grâce au Sound System actif de-ci de-là.
Bref un bon festival quoi !
Réagir à cette critique