Accueil Chronique album : H-Burns - Midlife, par Pierre Andrieu
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Critique d'album

H-Burns : "Midlife"

H-Burns :

Pop - Rock

Critique écrite le 29 mars 2019 par Pierre Andrieu

La suite de "Kid We Own The Summer", l'inusable album d'H-Burns paru en 2017, arrive enfin, ça tombe bien on commençait à s'impatienter quelque peu... Le disque s'intitule "Midlife" et permet à Renaud Brustlein, le songwriter français qui se cache derrière le nom d'H-Burns depuis un certain temps déjà, de faire un "bilan de la quarantaine" en brossant une galerie de portraits (issus de sa ville, Romans-sur-Isère) qui ne se révèle pas exactement rose. C'est le moins que l'on puisse dire. Comme le disque précédent cité plus haut, "Midlife" est une éclatante réussite à écouter en boucle et à emmener impérativement en voyage, les chansons agrémentant parfaitement un trajet en voiture ou en train... On retrouve ici la belle écriture, aussi classique que classieuse, de Mister Brustlein, qui sait plus que jamais ce que c'est que de raconter des histoires en musique. L'homme a également le chic pour savoir s'entourer de musiciens, producteurs et collaborateurs de haut niveau : après Steve Albini, Rob Schnapf, Chris Bailey ou Denis Clavaizolle, le nouvel opus doit beaucoup à l'immense Stuart Staples des Tindersticks, chez qui les démos ont été faites et qui a conseillé pour l'enregistrement final le renommé studio de Peter Deimel à Angers, Black Box, et le batteur des Tindersticks, l'excellent Earl Harvin. Donc, on résume : des très bons morceaux, des textes à la fois mélancoliques, passionnants et teintés d'humour pince sans rire, un son aux petits oignons, des arrangements à la fois sobres et riches, des musiciens de haut vol, n'en jetez plus ! Sans surprise, cela donne un disque absolument irréprochable, qui a, en plus, la chance d'avoir un tube fédérateur pour attirer la lumière sur lui, le très groovy et catchy "Crazy Ones", qui donne envie de taper du pied, le tout sur un texte un peu désespéré évoquant le fait qu'on est souvent attiré par les gens qui sont un peu, voire franchement, borderline. Outre cette tête de pont qui sera multi diffusée dans les chaumières, "Midlife" est truffé de titres forts et longs en bouche. On pense à "Black Dog", une chanson sur la dépression magistralement produite façon "Series of Dreams" de Bob Dylan (et qui s'avère être également un tube), la bouleversante ballade "Dreamchaser", qui évoque un ami disparu et bénéficie d'un solo trippant à la Neil Young, le très réussi duo avec Kate Stables (de This Is The Kit) sur "Sister" ou encore les titres d'ouverture, "Tigress" et "Actress", qui situent d'emblée le niveau du truc en matière d'indie rock 'n folk pop marqué au fer rouge par Springsteen... Il aurait fallu également parler des titres "Tourists", positivement magistral, et de "Friends", beau à pleurer, et de... Bref, vous avez compris, c'est un disque avec lequel on va vivre un bon bout de temps !

H-Burns sera en concert à La Maroquinerie à Paris le 14 mai 2019 et en tournée française à partir du mois d'avril, toutes les dates sont ici...



A lire, une interview de Renaud Brustlein à propos de l'album "Midlife"...



Liens : www.facebook.com/hburnsmusic, www.h-burns.com, www.instagram.com/hburnsmusic1...



29 mars 2019 (Vietnam Label - Because Music)
Vignette Pierre Andrieu

 Critique écrite le 29 mars 2019 par Pierre Andrieu
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