Accueil Chronique album : Joseph Arthur - Our Shadows Will Remain, par Pierre Andrieu
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Critique d'album

Joseph Arthur : "Our Shadows Will Remain"

Joseph Arthur :

Rock

Critique écrite le 15 janvier 2005 par Pierre Andrieu

Deux ans après Redemption's son, Joseph Arthur revient toujours aussi torturé, si l'on en croit la pochette de Our shadows will remain (pas très gaie, malgré un timide coin de ciel bleu), le livret (des dessins terrifiants signés par ses soins) et les textes (traversé par les fantômes inquiétants de sa jeunesse, de sa vie sentimentale et même celui de Ian Curtis de Joy Division - le titre Leave us alone portait initialement son nom). Sans doute à cause de son côté sombre - doublé d'une attitude peu consensuelle sur scène -, et malgré des concerts excellents, et des disques qui le sont tout autant, Joseph Arthur n'est pas une gros vendeur. Aussi le songwriter new-yorkais a-t-il voulu donner des atours un peu plus accrocheurs à certaines de ses chansons (Can't exist, Even tho, Devil's broom), pour séduire les radios... Les premières écoutes de ce nouvel album se révéleront donc un peu décevantes, la production étant parfois un peu trop clinquante à notre goût. Joseph Arthur n'est en effet jamais aussi bon que quand il est seul avec sa voix (toujours aussi magique), sa guitare auto samplée et son harmonica. On commence donc par se laisser séduire par le magnifiquement sobre A smile that explodes où la voix de Julia Darling fait écho à celle de Joseph sur un lit d'arpèges de guitare sèche et de piano. Et puis, petit à petit, la plupart des morceaux dévoilent leur beauté et la production - plus ample grâce à des cordes, des boucles électro et des effets spatiaux - finit par emporter globalement l'adhésion, malgré quelques intros parfois un peu trop ostensiblement accrocheuses.
Our shadows will remain laisse une part plus importante à la passion de Joseph Arthur pour les machines, de nombreux morceaux sonnent donc trip hop et surprennent par leur puissance rock, leur côté ouvertement pop ou certains accents presque gospel. Mais à la base, il y a toujours une chanson écrite avec maestria et interprétée avec foi, ou pourra le vérifier très prochainement sur scène, espérons-le...

A lire également : une interview de Joseph Arthur datant de mars 2002 et des chroniques de ses concerts à La Coopérative de Mai en mars 2002 et juin 2002, ainsi qu'à Vienne ou Sédières en juillet 2002, et, enfin, des comptes rendus de concerts plus récents donnés notamment en première partie de R.E.M..

Site Internet : www.josepharthur.com.

Octobre 2004 (Vector Recordings)
Vignette Pierre Andrieu

 Critique écrite le 15 janvier 2005 par Pierre Andrieu
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