Basé à Dundalk, en Irlande, Just Mustard vient de publier son troisième album, WE WERE JUST HERE, un véritable rollercoaster émotionnel estampillé "shoegaze trippant". Un truc qui plonge l'auditeur dans un maelstrom de guitares à la My Bloody Valentine, de voix féminines enfantines à la Cranes/CocteauTwins et de passages planants à la Mogwai/Slowdive. Avec un tel cocktail, rien d'étonnant à ce que Robert Smith de The Cure, grand fan des groupes cités à l'instant, ait gravement craqué sur la musique de ces savants fous aimant pousser le mur du son toujours plus loin. Le secret de fabrication réside dans un savant mélange entre pop songs truffées de mélodies et production bruitistico noisy teintée d'électronique embarquée. C'est très réussi et ça fonctionne à plein régime sur ce disque, comme sur le tube entêtant et majuscule "ENDLESS DEATHLESS", mais aussi avec la furie électro noise "WE WERE JUST HERE", entre autres bombes shoegaze comme "POLLYANNA". Et sur scène, c'est la même - on garde un très bon souvenir d'un concert, pourtant donné en plein jour, dans le cadre du festival Europavox en 2023. D'ailleurs, puisqu'on en parle, ce ne serait pas le refus si un concert commun de Just Mustard & The Cure se présentait à nous l'année prochaine...